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 à la terre comme au ciel (cez)

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MessageSujet: à la terre comme au ciel (cez)   à la terre comme au ciel (cez) EmptySam 8 Juin - 12:05


à la terre comme au ciel.
cez & thelma

Mort le soleil.
Mort le sourire.
Mort le rire.
Morte sous la pluie.


Les dédales de pierres sont dur à gravir. Le marbre où s'étiole les lettres d"or pour marquer le début et la fin d'un être. Tombe de pierre pour dernier lit. Thelma n'en observe aucune, ses doigts plissant le plastique d'un bouquet de fleurs apportés pour l'occasion. Anniversaire jamais oublié. Impossible d'en décrocher la date de l'esprit hanté par son absence. Le corps est criblé de maux assassins, présents douloureux d'une lutte acharnée de la veille, suspect rattrapé avant son grand saut vers la liberté. Première bonne action Thelma mais pas assez pour en sourire. Pas assez quand aujourd'hui, on souffle les bougies de la naissance d'une morte. Sa mère a refusée de venir, cloîtrée dans son appartement miteux, clope au bec, cernes aux yeux, teint jaunâtre pour seul maquillage. Sa mère qui, chaque année à la même période, laisse tomber le sourire et le rire qui sonne faux pour porter le deuil sans artifices. Pourtant, Thelma s'est fait jolie. Elle a essayé. Les mèches en queue de cheval, pas un cheveux qui ne puisse dépasser des épingles planter sur le crâne, le khôl bordant les yeux pour donner du relief aux bleus qui ne murmure que la tristesse, les lèvres dénudées car la couleur n'a pas su être choisie. Le rouge trop séducteur ou le rose trop enjoué. Elle n'a rien mis. Robe d'un jaune ensoleillé pour seul affaire, elle a l'air d'une enfant courant un pré pour y rejoindre une sœur encore apte à la recevoir. Tu m'aurais ouvert les bras, m'aurait murmuré les bons mots car tu les as toujours eue. Les lèvres ne sourient pas, les yeux tentent de ne pas déborder des larmes qui s'y accumulent, le deuil jamais fait. Maladie sans remède. Chaque pas vers le dernier lit de sa sœur rouvre les plaies jamais cicatrisées, leurs sanglots pourpres dégoulinant du cœur battant dans les entrailles, souffrance silencieuse bordée par le chant des oiseaux, par les murmures des passants, par les pierres qui crissent sous chacun de ses piétinements. Le monde se tait peu à peu, comme pour laisser place au silence, aux prières, aux aveux qu'on jette à la pierre qui n'entend rien. Et elle est enfin là Joy, souriante, blonde et belle. La photo savamment choisie pour qu'on ne garde d'elle qu'un souvenir de bonheur. Mon soleil, ma seule étoile, ma moitié arrachée. Le souffle est tremblant lorsqu'elle la fixe, lorsque les dates se troublent sous les flots, océan salin voulant mourir sur les joues encore pâles. L'envie de parler sans jamais savoir quoi lui dire. L'envie de pleurer mais elle maintient par orgueil ou pour ne pas troubler les dormeurs éternels. L'envie d'hurler sa haine et ses promesses de vendetta. L'envie de tout et surtout de rien. L'envie de sa présence mais c'en est une autre qu'elle entend approcher. Les yeux ne quittent pas la photo, attente interminable que l'ombre finisse par la dépasser pour la laisser à sa réflexion. J'ai tant de choses à te dire Joy. A t'avouer aussi. Je n'ai pas de bateau, je n'ai pas de mer pour maison, je n'ai pas de voyages à raconter. Mes épopées sont tâchées de sang et de coupables, à présent. J'erre sans savoir sur la Terre, à défaut d'errer sur la mer. Les lèvres tremblent sans s'entrouvrir. Toujours, ses pensées restent nébuleuses dans l'esprit, jamais formées en mots. Les pas ont cessés et c'est quand les premières larmes meurent sur la peau qu'elle détourne enfin les yeux pour y trouver le parfait coupable. Elle reste bouche-bée, un seul bruit craquant du fond de sa gorge mais ne formant aucune insulte, aucune parole. Le silence épouse la distance qui les séparent. Cez et son faux chagrin. Cez et sa condamnation à mort. Cez et Joy. Cez et ses yeux qu'elle ne veut pas croiser. Les bras se crispent brutalement sur le bouquet de fleurs, dérangent le néant quand la haine étreint à nouveau son corps. Qu'est-ce que tu fiches là ? Question idiote. Question égoïste. Question fielleuse. Thelma qui devient chienne devant le veuf, colère noire illégitime dégringolant de la langue mais elle n'y peut rien, ne respire jamais mieux lorsqu'il est là. Souvenirs de repas de famille à tenter de cacher la rancœur derrière des sourires crispés, à ne jamais rire de ses blagues, à ne jamais rien offrir de plus qu'un Bonjour, Au revoir pour des piques plus amères quand Joy avait le dos tourné. Elle n'a pas appris à partager avec lui. Pas même à partager le chagrin. C'est sous tes yeux qu'elle a soupiré une dernière fois, sous ton regard trop eu attentif qu'elle s'est éteinte. Je ne pardonnerais jamais. Gestes nerveux d'une main chassant vivement ses larmes, elle retourne à sa contemplation, vibrante d'une tempête prête à exploser. Tu ferais mieux de dégager. Elle ne veut pas te voir. Et moi non plus. Pas aujourd'hui. Pas maintenant. L'éternité ne suffira jamais à ce que je t'offre le pardon.

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Cez Blackbird


Cez Blackbird


( the lone wolf dies )

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MessageSujet: Re: à la terre comme au ciel (cez)   à la terre comme au ciel (cez) EmptyDim 7 Juil - 4:32

celma / à la terre comme au ciel /

Les dalles de pierre se dessinent derrière l'opacité du brouillard, dressées comme autant de braves petits soldats condamnés à veiller le dernier repos des guerriers. Elles semblent s'aligner devant toi, t'indiquer un chemin que tu connais déjà par coeur pour y avoir usé tes godasses. De toute façon, le matériel, c'est tout c'que tu peux encore abîmer ; l'âme déjà souillée par la mauvaiseté des hommes - les derniers lambeaux de coeur réduits à néant depuis qu'elle a offert au monde son dernier souffle. C'était aujourd'hui. Un aujourd'hui d'une autre année. La page du calendrier n'avait jamais mué, fixée au mur comme le plus douloureux des rappels. Fixée dans ta mémoire avec les clous d'un putain de crucifié. Parce que c'est c'que t'es, Cez, depuis ce jour ; accroché à la vie sans nul autre choix, sur le point de crever sous ton propre poids - et le poids de la solitude. et le poids des regrets. et le poids de la culpabilité. et le poids du monde tout entier. Et tu traînes ce fardeau Cez, jusqu'à sa tombe - pour y retrouver l'oppression de chair et d'os qui vivait du même sang. Thelma. Thelma et le couteau dans la plaie. Thelma et l'infection de la blessure. Thelma et tout ce qui fait mal à chaque mot, chaque pas - chaque fois. « Qu'est-ce que tu fiches là ? » Tu restes muet, les opales azurées irrémédiablement attirées par le portrait qui, avec le temps, s'était gravé de lui-même sur le muscle que tu dissimules derrière ta cage thoracique. Les traits fins, la beauté immuable. Elle avait tout de celle qu'on ne pouvait oublier. Rien que tu ne puisses oublier. Tu fermes momentanément les paupières comme pour t'éveiller à ces souvenirs, initier une prière qui ne lui parviendra sûrement jamais, pour c'que t'y crois, Blackbird. T'as jamais été pieux de toute façon, pas même pour croire qu'on lui avait ouvert les portes du paradis - mais parfois peut-être pour croire qu'on t'accueillerait un jour en enfer ; une opinion sans doute partagée par la plus jeune Galloway dont l'animosité se ressentait à travers chaque consonne prononcée, plus tranchante encore qu'un couperet. « Tu ferais mieux de dégager. Elle ne veut pas te voir. » Un rire sans joie se fait la malle hors de tes lippes. « Tu parles aux morts toi maintenant ? », tu railles en enfonçant tes mains au plus profond de tes poches, les poings serrés par l'agacement. Quel vent t'avait murmuré les mots de Joy, Thelma ? Quel lune avait mis la lumière sur ses plus intimes pensées ? Tu secoues la tête. Rien d'elle ne pouvait l'avoir atteint quand toi-même n'avait reçu que le silence de son absence. Un silence qui jamais n'avait cessé son vacarme. C'est à ces mêmes harmonies que tu aimerais qu'elle s'aligne Thelma, ne serait-ce que pour arrêter de cracher de telles aberrations. « C'est là tout l'avantage d'avoir une planche en bois au dessus de la tête. », tu soulignes alors, l'attention toujours fermement portée au lit de marbre étendu à tes pieds - un berceau si dur pour un être si tendre. « T'es pas obligé de voir ce que t'as pas envie de voir. », tu termines avant de daigner enfin lui accorder un regard. Froid le regard. Mais pas encore haineux. Il cherche, attend quelque chose, comme une réaction à analyser derrière un banal rictus, un bref clignement d'oeil ou une minime crispation de mâchoire. Mais elle détourne le visage et semble s'empêcher de démontrer une quelconque émotion. Et tu vois Cez, comme devant un miroir, quelqu'un d'aussi vide que toi. Mais ça ne dure qu'un temps ; elle n'est pas toi. « De nous trois, c'est elle la chanceuse. » La seule libérée de tout. Dans son linceul, libérée de vous.

_________________

fuis-moi comme le cholera parce que j'suis un voyou, c'est comme ça qu'on dit. et au pire, ça t'donnera envie d'me cracher à la gueule.
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