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 (cezaia) bullet for the pain.

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Cez Blackbird


( the lone wolf dies )

/ avatar : jack the lad #lhommedemavie.
/ crédits : self (av/sign).
/ autres personnages : betsi (n.peltz), brynn (n.o'neil), kurtis (r.king), sage (c.desjardins), sonny (e.bador), tad (a.piper).
/ nombre de messages : 3921
/ cartes en main : 870
/ âge : 29
/ statut : à terre, l'coeur solitaire ; veuf avant-même de t'être marié.
/ occupation : combattant en infanterie (tireur de précision/sniper).
/ beau bordel : ( m o o d b o a r d )

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MessageSujet: (cezaia) bullet for the pain.   (cezaia) bullet for the pain. EmptyMar 17 Juil - 2:03


cezaia / bullet for the pain /

Ta soeur, tu y tiens comme à la prunelle de tes yeux. Ou peut-être même que tu y tiens encore plus. Parce que c'est vrai, tu préfèrerais être aveugle pour le restant de tes jours plutôt que d'avoir à vivre sans elle pour autant de temps. Ta plus grande erreur, c'est de ne pas lui dire souvent, par pudeur des sentiments. Mais aucun silence n'était capable de taire l'amour fraternel, alors tu t'reposes là-dessus Cez, t'es certain que ça suffit. Après tout, ça fait vingt-sept ans que ça fonctionne. Le problème c'est que t'oublies trop souvent que le trop grand instinct de protection que tu possèdes n'a d'égal que son inquiétude après chacune de tes erreurs. Et y'a quelques jours, t'as bien foiré. Tu t'es pris une balle à l'épaule au cours d'une mission d'infiltration en zone urbaine. Ça t'paraissait pas plus catastrophique de devoir passer une énième fois sous les doigts experts de l'infirmière militaire. Elle est plutôt jolie et parfaitement professionnelle. Sauf que toi, quand t'as décidé d'être con Cez, tu ne fais jamais les choses à moitié. Finalement, c'est là-dedans que t'es l'plus doué. C'était pas compliqué, pauvre imbécile, de nettoyer la blessure tout les jours à l'aide d'un peu d'eau oxygénée ou d'antiseptique comme elle te l'avait demandé après t'avoir soigné. Mais ça te faisait bien trop chier, et t'as pensé à tort que ça ne changerait rien. Résultat des courses, tu morfles tant la plaie s'est infectée. T'es pas certain de tenir parole mais tu te jures que la prochaine fois, tu suivras tout ce qu'on te dit de faire à la lettre, et sans broncher qui plus est. En attendant, c'est Siam qui tique et qui te force à aller aux urgences. Tu te marres, toi. Tu ne vas pas te rendre aux urgences pour ce que tu t'entêtes à qualifier de "petit bobo" malgré la douleur lancinante qui persiste. Néanmoins, c'est bel et bien toi qui finis par capituler face à la brune qui avait déjà commandé au chauffeur familial de t'emmener à bon port. Tu t'sens con à l'arrière de la bagnole, comme si t'étais un gosse attendant de se faire déposer à l'école par papa. Pour autant, tu fermes ta gueule, et une fois arrivé devant l'hôpital, tu n'as pas d'autre choix que d'y pénétrer, au moins pour que ta soeur puisse cesser de s'inquiéter.
Ça pue la mort dans cette salle d'attente pourrie. Ou alors c'est le mélange détestable de tous ces produits médicaux qui rend l'air environnant totalement irrespirable. T'as pas envie d'être là Cez, ça aide pas. Et tu te sens vraiment très con à côté des cas réellement urgents qui achèvent de remplir la pièce (peut-être bien encore plus con que dans la voiture). Tu perds ton temps. C'est pas qu'il t'est précieux, mais quand même. Tu hésites plusieurs fois à te tirer de là, mais tu te ravises toujours pour ne pas avoir à subir le courroux de Siam. L'horloge en face de toi, elle t'agace ; t'as l'impression que ses tic-tac incessants sont en fait dans ta caboche. Tu passes doucement les mains sur ton visage dans l'espoir irraisonné que le temps pourrait passer plus vite, et miraculeusement, ça fonctionne. Enfin. « Monsieur Blackbird ? » Tu mets quelques secondes à réagir avant de finalement te lever de ton siège pour signifier ta présence. Il était temps, tu commençais à avoir mal au cul. C'était peut-être pas une veine sur ce point-là, mais quand ton attention se porte enfin sur l'infirmière en question, t'as envie de remercier tous les Dieux auxquels tu ne crois même pas pour le cadeau. « Vous me suivez ? » Un hochement de tête pour toute réponse, tu te contentes de talonner la jeune femme non sans profiter du paysage qui t'était offert alors que tu restes un mètre en arrière. Tu regrettes presque d'arriver si vite dans l'autre pièce.  « C'est pas très beau à voir. », que tu lâches de but en blanc sans même expliquer quoi que ce soit. « J'ai une plaie qui s'est infectée », tu ajoutes tout de même sans attendre que l'infirmière ouvre la bouche. « C'est dégueulasse et ça fait un mal de chien. » Sans ajouter un mot, tu relèves finalement la manche de ton t-shirt afin de découvrir le carnage. C'est moche. Très moche. Et bordel, ça fait vraiment mal.

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Gaia Andreani


( call myself a chameleon )

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MessageSujet: Re: (cezaia) bullet for the pain.   (cezaia) bullet for the pain. EmptyJeu 8 Aoû - 13:37

il y a des jours avec et des jours sans. des jours où tout file comme sur des roulettes et d'autres où ça coince. des jours où les urgences se ressemblent toutes et d'autres où la diversité s'invite un peu dans le paysage. où les blessures et les cas se distinguent de ce qu'ils ont tous l'habitude de voir. parce que les êtres humains sont tous les mêmes. leurs quotidiens sont sensiblement identiques et leurs erreurs les entraînent toujours vers les mêmes destinées. y'a qu'à regarder ta propre vie gaia. quand tu voyais le monde autour et que tu le comparais à ce que tu vivais avec finn, tu te disais que vous étiez au-dessus de tout ça. que les séparations, c'était pour les autres. tandis que vous, vous seriez plus forts que ça, toujours ensemble même dans vingt ans. tu te pensais à l'abri de toutes ces conneries nouvelle génération, la lassitude qui s'installe et le reste. et finalement, t'avais fini exactement comme eux. à l'image des autres mecs de cette planète, il avait fuit loin de toi. avec si on ose le souligner, le petit détail qui fait la différence, c'est qu'il s'est tiré sans rien t'expliquer. en fin de compte, vous étiez peut-être même bien pire que les autres couples. elle soupire quand elle repense à tout ça gaia, parce qu'elle ne sait rien. parce que les questions se bousculent perpétuellement dans sa tête, parce qu'elle culpabilise sûrement pour rien. sauf qu'elle ne peut pas s'empêcher de se répéter qu'elle devait y être pour beaucoup s'il était parti sans lui adresser un mot. et ça la mine, ça complique ses journées et ses relations avec les autres. ça fout un vent mauvais dans tout ce qu'elle vit depuis, peut-être que ça l'a changé un peu aussi. sans qu'elle ne veuille vraiment s'en rendre compte. elle secoue la tête, comme pour chasser ces vilaines pensées qui lui empoisonnaient l'existence chaque jour qui passait. alors elle reprend ce pourquoi elle est là, elle se noie dans le travail pour tenter d'oublier ce qui la ronge. elle se trouve un nouveau but, là où elle avait perdu sa raison d'exister. depuis sa naissance, l'amour avait été le moteur de gaia, son ancre, son port d'attache. aujourd'hui, c'était son job qui avait comblé le vide, le trou béant laissé derrière lui. reprenant ses gestes quotidiens, elle débarrasse son chariot de soins, le nettoie et se prépare psychologiquement à aborder un autre patient. de ceux qui se bousculaient dans les couloirs des urgences. imaginant déjà mille-et-un scénarios sur ce qui avait pu le mener dans les parages. à peine le temps de quitter la pièce qu'on lui refile déjà de quoi s'occuper pour les prochaines minutes. ça, c'était si elle avait de la chance. elle offre un vague sourire à la collègue en question et s'approche de la foule pour mettre la main sur le prochain blessé. monsieur blackbird ? un regard circulaire est jeté pour prendre la température, pour jauger l'assistance, dans l'attente que ses iris se pose sur l'homme. il se lève et elle met enfin un visage sur un nom. vous me suivez ? l'interrogation est presque inutile, il n'était pas venu jusqu'ici pour se défiler maintenant que son tour était arrivé. imposant le pas, elle indique le chemin à prendre, le type sur les talons. ne s'arrêtant qu'une fois à l'abri des oreilles et des regards indiscrets. alors qu'elle enfilait déjà une nouvelle paire de gants, elle lui fait signe de s'installer. si elle voulait faire les choses bien, chaque protagoniste se devait d'être à l'aise, dans les meilleures conditions possibles. dites-moi, qu'est-ce qui vous amène ? elle questionne en s'approchant pour identifier la cause de sa présence en ces lieux. c'est pas très beau à voir. j'ai une plaie qui s'est infectée, c'est dégueulasse et ça fait un mal de chien. elle retient une grimace, imaginant assez bien ce qu'il pouvait ressentir. c'était un mal assez fréquent. j'peux savoir depuis quand vous avez ça ? elle relève encore un peu la manche pour ne pas être entravée dans ses mouvements, et examine l'étendue des dégâts d'un oeil avisé. vous avez nettoyé votre plaie tous les jours depuis ? ne serait-ce qu'à l'eau et au savon. les mots franchissent la barrière de ses lèvres, alors qu'elle connaissait déjà la réponse. sa plaie ne serait pas dans un si sale état, si il avait suivit les instructions qu'un collègue avait dû lui donner. c'est sur une solution saline qu'elle jette son dévolu, pour que la blessure n'empire pas davantage. et c'est à l'aide d'une compresse imbibée qu'elle tente d'effacer ce qui enlaidit le tout. le sang et le reste disparaissent peu à peu, sous son passage. qu'est-ce qu'il vous est arrivé, sans indiscrétion ? peut-être n'aurait-il pas envie d'étaler sa vie, surtout face à une inconnue. elle posait la question quand même gaia, ne serait-ce que pour installer un climat plus agréable. et un peu aussi pour satisfaire sa curiosité.

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me and my heart we got issues, don't know if i should hate you or miss you. damn i wish that i could resist you, can't decide if i should leave you or kiss you.
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Cez Blackbird


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MessageSujet: Re: (cezaia) bullet for the pain.   (cezaia) bullet for the pain. EmptyMer 30 Oct - 17:10

cezaia / bullet for the pain /

T'as envie de faire demi-tour quand t'entends ton nom. T'as envie de faire demi-tour quand elle te demande de la suivre - elle ; l'âme charitable à deux doigts de la bonne action. Tu t'sens comme un putain de gamin. Vulnérable. Chétif. Captif dans une position de victime qui te donne envie de gerber. Parce que t'es pas une victime Cez, même si tu donnes l'impression d'avoir tout de l'ignoble clébard qui vient de se faire renverser par une bagnole qui roulait un peu trop vite - au même rythme que t'enchaînes les emmerdes. Beaucoup trop vite. Pourtant, tu veux pas de leur aide Blackbird, à tous ces bien-pensants qui se persuadent de pouvoir t'aider à sortir de ton putain de trou. Tu veux pas de ça. Parce qu'un bâtard, ça crève bâtard, après avoir traîné trop longtemps sa sale carcasse dans le caniveaux en croyant un peu naïvement qu'c'était en fait un survivant. Un truc pas loin de la vérité ; putain de rescapé - de la vie, de l'amour, et de la mort qui l'avait choisie, elle plutôt que toi. C'est comme ça, même le pire choisit le meilleur. Alors toi, t'encaisses, craches sur les paumes tendues pour un semblant de dignité, un résidus d'orgueil qui te cramera la peau jusqu'à l'os.
L'oeil est sévère, la mâchoire crispée. Le corps se veut fermé et réfractaire à recevoir ne serait-ce qu'un geste bien intentionné. Pourtant, tu te fais violence Cez, tentes de t'accrocher au reste de bon sens qui ne s'est pas encore fait la malle pour ne pas jouer au con - pour une putain de fois, tu peux faire ça. « Vous avez nettoyé votre plaie tous les jours depuis ? Ne serait-ce qu'à l'eau et au savon. » Le silence prend ses droits et semble répondre pour toi quand tu n'autorises qu'un soupir lourd de sens à franchir la barrière de tes lèvres. Tu te demandes pour toi-même si elle en a d'autres des comme ça, quand l'état de la blessure elle-même souligne l'évidence. « J'ai p'tet oublié une fois ou deux, j'sais pas », tu grommelles indistinctement, plus intéressé par ce que l'infirmière entreprend de faire que sur les informations qui, sommes toutes, n'allaient pas changer les choses si tu les balançaient maintenant. Alors il t'écorche à peine la gueule, le mensonge. Il sera toujours moins laid que la plaie purulente sur ton épaule - toujours moins laid que la plaie béante au milieu du palpitant. « Ça va, j'vais pas en crever. » La belle ne s'insurge pas, laisse les mots revêches se tuer dans le vide. « Qu'est-ce qu'il vous est arrivé, sans indiscrétion ? » Tu grimaces un peu lorsque le produit touche la blessure,  ça t'empêche de l'envoyer chier trop vite. Blackbird, l'oiseau noir comme la mort - aussi mystérieux qu'elle. Imperméable. Tu détestes qu'on gratte pour en savoir plus. « Tu parierais sur quoi, toi ? » Le "tu", insolemment frivole, s'impose de lui-même comme si tu t'adressais à une connaissance, et les scrupules ne le rattrapent pas. « Le voisin taré qu'a tenté de me buter parce que j'ai baisé sa femme ? Une guerre de gangs qu'a mal tourné ? Un putain de ricochet pas calculé ? Vas-y. » Sourcils haussés, silence impatient. Le regard azuré l'interroge avant que les mots ne le fassent à leur tour. « J'me pose une question, ça va changer quelque chose sur ta façon de me soigner de savoir ça ? » Le sarcasme, acéré, râcle le fond de ta gorge sur son passage avant de lui éclater à la gueule comme une putain de grenade. Elle a pourtant rien demandé, ne te gracie que de sourires engageants en dépit de ton attitude incommodante et n'a, très probablement, que de bonnes intention envers toi. Alors, contre toute attente, le molosse baisse (temporairement) sa garde. « Une mission qu'a mal tourné. Je suis dans l'armée. », tu lâches simplement, sans ajouter un seul détail de trop. « Si tu m'amputes j'vais être au chômage alors fais les choses bien, s'teuplaît. » Tu déserres brièvement les lèvres qui s'étirent alors en un fin sourire, presque imperceptible. « Tout repose sur tes épaules ; la mienne peut plus supporter grand chose. » L'oeil narquois dévisage la jolie jeune femme avant que tu ne portes à nouveau (à contre-coeur) ton attention sur la plaie. « Alors, ça donne quoi ? »
Un rire sans joie traverse ton crâne, mais reste inexplicablement silencieux - il se moque de toi.
Parce que tu l'sais déjà, Cez ; ça donne c'que la vie t'a toujours donné.
De la laideur, du dégoût - un calamiteux fiasco.
Et d'la souffrance en prime.

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