Sujet: Re: je fous ma vie en l’air à chercher la lumière et des vrais sentiments. (Owen) Jeu 7 Nov - 17:33
☆ ☆ ☆ { Je fous ma vie en l’air, à chercher la lumière, Et des vrais sentiments } crédit/ tumblr ☆ w/@Owen Swaguer
Elle se souvient, Cassey. Combien il était furieux du déroulement catastrophique que prenait cette première soirée passée ensemble. Lui, il était agacé, frustré, pendant qu’elle, gardait ce joli sourire sur les lèvres. Et elle ne sait pas si c’est de le voir prendre autant à cœur ce rendez-vous, mais il y a quelque chose chez lui qui l’a touchée ce soir-là. Elle n’avait pas besoin d’être impressionnée. Aujourd’hui encore, ce n’est pas le cas. Elle peut s’émerveiller d’un bijou, d’une robe somptueuse ou de beaucoup d’autres choses, Cassey. Mais ce n’est pas ce qui la fait tomber amoureuse. Ce n’est pas ce qui retient son cœur. Elle a besoin qu’on la surprenne, besoin qu’on la retienne. Besoin que l’on éveille cette flamme en elle. Et Owen, vingt ans plus tôt, il y était arrivé. Sans fioriture ni paillettes, juste en étant lui-même. Mais le tendre souvenir qu’il lui fait revivre disparaît vite, beaucoup trop vite, alors qu’il entame un tout autre sujet. C’est beaucoup plus pénible, plus difficile surtout de s’y confronter. Elle n’a aucune idée des sentiments qu’elle a pu lui inspirer par son silence. Ce n’est pas en lui, en vérité, qu’elle n’a pas confiance. C’est juste qu’elle ne veut pas y repenser. Alors, en parler, c’est bien au-dessus de ses forces. Mais il insiste, Owen. Il persiste. Il cherche à tout prix à éveiller sa douleur. Elle ne comprend vraiment pas où il veut en venir. Elle ne comprend pas ce qu’il cherche à lui faire dire. – Mais tu cherches à me faire dire quoi ? Je ne vais pas te dire que je vais mal si je vais bien ! C’est tout à son honneur de vouloir garder son calme. Elle, on ne peut pas dire qu’elle en fasse autant. Elle n’a aucune envie de se mettre en colère, encore moins de se disputer avec lui. Mais elle se sent de plus en plus étouffée. C’est pire encore alors qu’il affirme vouloir veiller sur elle. – Je suis une grande fille, je n’ai pas besoin que l’on « veille sur moi ». Elle a peut-être fait des erreurs, elle le concède. Mais ses problèmes sont derrière elle, désormais, alors qu’attend-il d’elle ? Pour la jeune femme, la conversation n’a plus lieu d’être. Elle est même déjà en train de doucement dévier le sujet. En vérité, elle s’en veut de s’être légèrement emportée alors qu’il est aussi tendre depuis qu’il est arrivé. Elle ne veut pas le repousser, ce n’est pas ce dont elle a envie. Vraiment pas. En tout cas, pas consciemment. – Je veux que tu sois présent aussi... Mais pas pour veiller sur elle. Pas pour la forcer à dire ce qu’elle n’a pas envie de s’avouer. C’est peut-être trop facile, ce qu’elle fait, Cassey. Elle ne prend de lui que ce qui l’arrange. Sa main contre sa cuisse, ses lèvres viennent à la rencontre de son cou. Doux sourire qui apparaît à l’entente de ses mots, elle murmure, la voix enchanteresse. – Totalement accro. Elle est en train de le charmer, Owen. Elle sait ce qu’elle doit dire, elle sait ce qu’elle doit faire. Peu à peu, elle le voit faiblir. Il a beau tenter de la ramener à la raison, il est déjà prêt à succomber à la tentation. Et c’est lui, le premier, qui vient enfin l’embrasser. Un baiser enivrant, brûlant, qui vient tout de suite réveiller cette chaleur en elle. La belle prolonge avec la même fièvre ce baiser enflammé, glissant sur ses genoux avec agilité. Assise à califourchon sur lui, elle savoure ses caresses contre sa peau alors qu’elle laisse glisser ses doigts dans ses cheveux. Brièvement, elle interrompt leur baiser pour retirer son haut. Elle le laisse tomber au sol, derrière elle, laissant apparaître son corps à demi-nu alors qu’elle plonge à nouveau contre les lèvres d’Owen. Sa main, décidément baladeuse, retourne déjà se glisser le long de son torse pour atterrir jusqu’au bouton de son pantalon. Elle a tout contrôle sur la situation.
Sujet: Re: je fous ma vie en l’air à chercher la lumière et des vrais sentiments. (Owen) Ven 8 Nov - 11:59
☆ ☆ ☆ { Je fous ma vie en l’air, à chercher la lumière, Et des vrais sentiments } crédit/ tumblr ☆ w/@Owen Swaguer
Il laisse tomber. Owen Swaguer laisse tomber. Elle se poserait des questions si elle n’était pas aussi soulagée qu’il le fasse. Peut-être qu’il s’inquiète véritablement pour elle, en réalité, peut-être qu’il pense qu’elle va trop mal pour se confronter à elle. Comme s’il ne la jugeait pas en état pour se mesurer à elle. Ce serait pire que tout en vérité. Mais sa réaction arrange beaucoup trop la jeune femme pour qu’elle puisse protester ou, même seulement, s’interroger. Elle veut juste oublier ce calvaire. En finir avec cet enfer. Mais tu fais ce que tu fais toujours, Cassey. Tu brûles les étapes, tu ne vois pas plus loin. Et tu te perds en chemin.
Et elle refuse la main qu’on lui tend.
C’est tout le contraire qu’elle choisit. Elle se réfugie dans ce contact charnel qui lui fera du bien. Qui ne pourra lui faire que du bien. Les baisers d’Owen ont le don de l’envoûter, celui de lui faire tout oublier. Assise sur lui, au plus proche de lui, elle savoure chacun de leurs baisers avant de recommencer. Ses mains ne sont pas en reste, partant redécouvrir ce corps qu’elle connaît déjà par cœur. Il paraît totalement avoir cédé. Jusqu’à oublier qu’il ne voulait pas craquer. Il est sous son emprise et, quelque part, cela lui fait du bien. Elle se dit que c’est peut-être ce dont elle a besoin. Elle se sent enivrée par ce contact, par ses doigts qui glissent contre sa peau, par cette chaleur qui se dégage entre leurs deux corps fiévreux.
Elle oublie, Dans ses bras, elle s’oublie.
Elle laisse cette douce chaleur envahir son corps. Un soupir de désir s’échappe de ses lèvres quand elle sent la main de son amant glisser contre la chute de ses reins. Tout son corps frissonne alors qu’elle se retrouve collée à lui, ses courbes féminines glissant contre son torse musclé. Sans prévenir, il inverse la tendance, Owen. Il se retrouve au-dessus d’elle, comme une poupée, elle est sous son contrôle. Et elle aime ça. Elle aime ça, d’habitude. Elle ferme les yeux instinctivement lorsqu’elle sent ses lèvres glisser contre ses seins. Sa main vient se nicher une nouvelle fois dans les cheveux du jeune homme comme pour l’inciter à poursuivre. Continuer son ascension dans les degrés de température. Elle sent en même temps son jean se déboutonner pour qu’il glisse sa main entre ses cuisses. Il passe la barrière de la dentelle pour retrouver son intimité. Brûlante de désir, il n’a pas besoin de plus pour laisser ses doigts glisser en elle. Mais il y a quelque chose de différent.
Ce n’est pas comme d’habitude. Toi, tu n’es pas comme d’habitude.
Perdue entre plaisir et confusion, elle est soudain frappée par des images. Pas seulement des images. Elle a l’impression de revivre cette scène, dans cet entrepôt désaffecté, cette scène avec cet homme au-dessus d’elle. Ses mains, son odeur, son corps trop lourd contre le sien. Cela paraît tellement réel que, pendant un instant, elle croit revivre la scène. Elle se redresse brutalement, repoussant Owen au passage sans ménagement. Le pauvre ne doit rien comprendre. Toi non plus, tu n'y comprends rien. Tu te jures d’aller si bien. Elle sent encore les battements effrénés de son cœur, elle sent encore cette chaleur en elle, et en même temps, ce dégoût, cette honte. Elle est incapable de dire un mot, c’est comme si elle était paralysée. Comme si elle n’était plus vraiment, ici, à ses côtés. Comme si plus rien n'existait.
Sujet: Re: je fous ma vie en l’air à chercher la lumière et des vrais sentiments. (Owen) Sam 9 Nov - 15:00
☆ ☆ ☆ { Je fous ma vie en l’air, à chercher la lumière, Et des vrais sentiments } crédit/ tumblr ☆ w/@Owen Swaguer
La douce chaleur devient soudain étouffante. Oppressante. Elle l’enserre comme un piège qui se referme sur elle, un piège dont il détient, lui, les rênes. Le désir fulgurant laisse place à ce sentiment d’étranglement. Comme si elle suffoquait, comme si elle ne pouvait plus respirer. Comme si elle n’était pas avec Owen mais avec cet homme, cet homme qui a profité d’elle. Comme un flash-back, les images lui reviennent violemment. Brutalement. C’est elle, pendant ces secondes, qui a l’impression d’être retournée en arrière. L’impression de revivre cette scène. Elle peine à respirer quand, par instinct de survie, elle parvient tout de même à se libérer. Le corps encore brûlant, mais soudain bien plus tremblant. Elle n’est plus maîtresse de la situation, encore moins d’elle-même.
Elle n’est pas ici, Pas avec lui, Elle est loin, elle est ailleurs, Plongée dans sa torpeur.
Loin, si loin, elle ne voit plus rien. Elle n’entend pas la voix d’Owen. Il n’y a que le souffle de cet homme contre sa peau, cette odeur qui envahit l’atmosphère. Et elle qui continue de manquer d’air. Aucune réponse, elle ne donne, à sa demande. Elle se redresse simplement, sans rien n’y comprendre. Elle n’a pas même conscience de ce qui est en train de se passer. Quand il pose ses mains sur sa taille, elle sursaute, un peu trop. Trop pour que ce soit normal. Trop pour cacher combien elle se sent mal. Toujours silencieuse, elle paraît avoir perdu sa langue quand tous ses autres sens sont en éveil. Elle sent un haut-le-cœur l’envahir tandis qu’elle se relève brusquement en direction de la salle de bains. Les mains tremblantes se posent sur l’évier, tandis qu’elle essaie à nouveau de respirer. Il lui faut plusieurs secondes pour relever lentement la tête sur son propre reflet.
Pale comme une poupée de porcelaine, Une que l’on aurait brisée de l’intérieur.
Elle déglutit difficilement avant d’ouvrir le robinet pour se mettre un peu d’eau sur le visage. Elle ose tout juste se retourner vers Owen. Owen qui subit cette scène. – Je dois couver un truc. elle lance, comme toujours dans le déni. C’est trop tard, elle a compris. Ils ont compris. Mais elle est trop secouée pour parler. Elle attrape son haut pour l’enfiler avant de relever la tête vers lui, désolée. – J’suis… désolée. Elle se doute que, pour lui, ce ne doit vraiment pas être agréable. La voir l’aguicher pour finalement… se faire rejeter. Elle passe fébrilement la main dans sa longue chevelure. Elle lui paraît lourde tout à coup. Lourde comme tout le reste. – J’en avais envie, tu sais. Elle ne veut pas qu’il pense que ce n’était pas le cas. Qu’elle se forçait. C’est bien cela le plus compliqué. Elle en avait envie, puis soudain, elle s’est sentie oppressée. Comme dépossédée d’elle-même.
Sujet: Re: je fous ma vie en l’air à chercher la lumière et des vrais sentiments. (Owen) Dim 10 Nov - 12:57
☆ ☆ ☆ { Je fous ma vie en l’air, à chercher la lumière, Et des vrais sentiments } crédit/ tumblr ☆ w/@Owen Swaguer
Jamais elle n’a ressenti une chose pareille. Jamais elle ne s’est sentie aussi faible, aussi... secouée. Comme si quelque chose lui avait brutalement arraché les ailes. Comme si elle n’avait plus, l’espace d’un instant, le contrôle sur elle. Il y a tout son corps qui tremble encore alors que son esprit revient lentement, trop lentement à la réalité. Ce n’est pas la faute d’Owen. Il n’a rien fait de mal, Owen.
Tu ne le vois même pas, Comme si tu n’étais plus vraiment là.
Elle s’est laissée submerger par des émotions sorties de nulle part. Sorties de son inconscient, peut-être. Parce qu’elle a beau se bercer de ses illusions, elle ne va pas bien. Elle a été marquée par ce qui lui est arrivé. Une histoire loin d’être aussi terminée qu’elle le voudrait. Parce que tu aimerais tout oublier. Tourner la page et recommencer. Mais c’est peut-être au-dessus de tes forces. C’est elle pourtant qui l’a voulu. Elle qui a tout initié, elle qui l’a désiré. Loin de penser qu’elle ne serait pas capable d’aller jusqu’au bout. Cassey, elle est comme ça. Elle se laisse porter là où ses envies la mènent. Elle se laisse guider là où va sa liberté.
Cassey, Oiseau libre qui refuse d’être prise au piège, Oiseau libre à qui l’on a pourtant brisé les ailes.
Diminuée. Affaiblie. Elle revient auprès d’Owen pour tenter de lui faire face. Sans pour autant être capable d’affronter son visage. Elle ne veut pas l’inquiéter, mais se refuse d’en parler. Elle n’a pas raconté ce qui s’est produit entre cet homme et elle, quand ils se sont retrouvés seuls. Elle ne l’a pas raconté à son frère, ni à personne. Même les policiers n’ont pas encore entendu sa déposition qu’elle traîne à aller faire. Qu’elle refuse d’aller faire. Elle ne veut surtout pas revivre ce moment. Pourtant, c’est déjà ce qu’il s’est passé, il y a tout juste quelques instants. Elle a vécu à nouveau ce moment. Incapable de se débattre face aux paroles d’Owen, la jeune femme se plonge dans le silence. Elle n’a pas la force de l’affronter, pas cette fois, elle préfère laisser couler. Elle accepte même docilement de s’asseoir quand il l’attire jusqu’au lit. Elle ne prononce aucun mot, toujours aussi affaiblie. Elle est dans un état de demi-conscience, ici sans être vraiment là. Elle ne réagit pas quand il s’en va, pas plus quand il revient. Elle saisit sans protester le verre qu’il lui tend pour en boire quelques gorgées. Plus difficile qu’il n’y paraît. Elle a la gorge nouée, comme si quelque chose la serrait, comme si sa main était toujours autour d’elle en train de l’étrangler. Elle pose machinalement la sienne contre son cou.
Te rappeler qu’il n’est pas là, Qu’il ne peut plus être là.
Elle ferme brièvement les yeux avant de rendre le verre à Owen. Elle ne se sent même pas la force de se pencher pour le poser elle-même sur le meuble juste à côté. – Je ne suis pas en hypoglycémie. dit-elle, pas sûre de vouloir accepter le morceau de sucre qu’il lui tend. Mais, devant son regard insistant, elle s’en saisit pour le croquer. C’est encore plus facile que de parler. – Je ne sais pas. elle avoue, incapable de répondre à son interrogation. Elle se pose les mêmes questions. – J’ai cru… J’ai cru qu’il était là. Elle se dit qu’il va penser qu’elle devient folle. Peut-être qu’elle devient folle. Mais cela avait l’air si réel… Elle ne sait même plus s’il s’agissait d’un flash, une réminiscence ou bien une hallucination. – Il est mort, je le sais. Mais, pendant un instant, je… je sais pas. C’est comme si… comme si j’étais toujours là-bas. Et elle s’en voudrait de devoir encore l’inquiéter. Même quand tout devrait être réglé. Mais, même ça, tu n’y arrives même plus. T’es beaucoup trop perdue.
Sujet: Re: je fous ma vie en l’air à chercher la lumière et des vrais sentiments. (Owen) Dim 10 Nov - 17:26
☆ ☆ ☆ { Je fous ma vie en l’air, à chercher la lumière, Et des vrais sentiments } crédit/ tumblr ☆ w/@Owen Swaguer
C’est la première fois. La première fois qu’un souvenir lui revient aussi violemment. Ce n’est pas le souvenir, en réalité, qui est venu à elle. C’est comme si c’était elle qui était revenue à lui. À lui. Elle s’est sentie prise au piège de cet instant. Comme si elle ne s’en rappelait pas simplement, comme si elle le revivait. C’était aussi brutal, aussi frappant que la première fois. Elle s’est sentie happée, attrapée par quelque chose de bien plus fort qu’elle. Quelque chose qui a enveloppé tout son psychisme pour en effacer la réalité, pour lui imposer des images qu’elle est incapable d’oublier. Pendant ces quelques secondes, elle n’était plus avec Owen. Et même s’il est là, Owen, tout près d’elle, cela ne change rien. Cela ne lui ôte en rien cette peur qu’elle a ressentie. Cette terreur qu’elle a vécue une nouvelle fois. Elle aurait pu être avec n’importe qui, n’importe où, en train de faire n’importe quoi. Elle a la sensation que cela n’aurait rien changé.
Tu t’es sentie dépossédée de toi-même, Par ce souvenir qui t’a prise au piège.
Ce n’est pas bien plus évident, après. Elle se sent, comme, diminuée. Comme si elle avait perdu, en quelques secondes, toute sa vitalité. Face à l’insistance d’Owen, la jeune femme accepte à contrecœur le morceau de sucre qu’il lui impose. Pas certaine que cela change quelque chose. Mais elle n’a pas la force de protester, ni même celle de se cacher. C’est l’air plus vulnérable que jamais qu’elle essaie de lui expliquer. Si seulement elle-même comprenait. Il glisse son bras autour de ses épaules sans qu’elle ne cherche, cette fois, à y échapper. De même pour son baiser. Il est tellement protecteur avec elle, tellement aux petits soins pour elle. Il fait tout pour veiller sur elle. Et cela la toucherait profondément, en temps normal. Cela la toucherait profondément si elle ne se sentait pas aussi mal. Si elle n’était pas déjà loin, trop loin, pour même le réaliser. Mais, au moins, elle a conscience maintenant de sa présence.
Et tu réalises que ce n’est pas lui qui avait disparu, Mais toi qui, soudain, l’a perdu, Lui, et toute la réalité, au profit d’un souvenir, Un simple souvenir…
Les prunelles fixées droit devant elle plutôt que sur lui, elle lui avoue sans plus réfléchir ce qu’elle a ressenti. – Mais c’est comme si tu n’étais plus là… ou comme si… moi je n’étais plus là, avec toi mais… là-bas. Là-bas. Avec lui. Lui, elle parle de Lui. C’est tellement évident dans sa tête qu’elle ne réalise pas qu’il n’en est pas forcément de même pour Owen. Elle n’est pas capable de prononcer son nom, peu importe, il comprend tout seul celui dont elle parle. Celui qui lui a fait du mal. Elle baisse les yeux devant les questions de son interlocuteur, envahie de cette douleur. – Je sais pas... Elle ne sait pas comment prendre sa proposition. Elle ne sait même pas si elle a envie d’accepter ou bien de refuser une telle invitation. Elle se sent, juste, trop fatiguée. L’esprit trop fatigué. – Il y a Arya qui va peut-être revenir, je… J’ai envie de rester avec elle. elle confie finalement alors qu’elle se tourne enfin vers lui. – Ça va aller. C’est normal que ça me travaille, non ? J’ai juste besoin de quelques jours pour réaliser que c’est bien terminé. Et elle ne sait plus si c’est lui qu’elle essaie de persuader, ou elle-même qu’elle veut rassurer. Mais elle y arrivera, bien sûr, elle n’a pas d’autre choix.