Partagez | 
 

 (maxanne) we got the future in the past.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar


/ avatar : jack the lad #lhommedemavie.
/ crédits : balaclava/avatar, moi/sign.
/ autres personnages : betsi (n.peltz), kurtis (r.king), sage (c.desjardins).
/ nombre de messages : 347
/ cartes en main : 246

/ âge : 27
/ statut : à terre, l'coeur solitaire ; veuf avant-même de t'être marié.
/ occupation : combattant en infanterie (tireur de précision/sniper).
/ beau bordel :

MessageSujet: (maxanne) we got the future in the past.   Mer 18 Juil - 22:39


maxanne / we got the future in the past /

Prise d'otage périlleuse. Mobilisation des forces de l'ordre. Mission délicate du haut de l'immeuble d'en face, l'oeil dans l'viseur. Concentration jusqu'au bout des cils, jusqu'à ce que tu croies reconnaître quelqu'un, là-bas, tout en bas. La silhouette zoomée dans la lunette, elle semble passer comme une comète. Et puis plus rien. Elle a filé en te rappelant à tes responsabilités, loin de la douce distraction qu'elle avait été à ton coeur il fut un temps. Alors tu fais l'vide, la mission au coeur et l'coeur dans la mission.
(...)
T'as la tête comme une pastèque, conséquence prévisible de ton récent service. La bonne nouvelle, c'est que la situation est désormais sous contrôle, et que, comme le narrent les belles histoires, "tout est bien qui finit bien". Force est de constater que c'est pas toujours d'la connerie, en dépit de tout c'que tu penses à ce sujet. Tu laisses les gars disposer, aimant à traîner sur les lieu dans ta précieuse solitude. Tu r'gardes les véhicules en contrebas et les gyrophares qui dansent en java sur les pavés parisiens. Tu prends une grande inspiration et t'engages finalement dans les escaliers extérieur pour rejoindre la terre ferme de la grosse pomme, ton attirail sur le dos. Le dernier escalier aurait pu sonner la fin d'cette soirée mouvementée. Au lieu d'ça, c'est une bousculade figurée, une secousse hasardeuse que t'as envie de remercier et de cogner en même temps. Elle est là la jolie météore, juste en face de toi, et elle te rappelle brusquement que l'illusion fugace de sa présence une heure plus tôt n'était en fait rien d'autre qu'une réalité. Une réalité qu't'aimerais bien fuir comme un dégonflé. Parce que t'as beau pas être lâche, t'as jamais apprécié d'être confronté au passé. L'présent, c'est déjà bien suffisant pour te faire chier dessus. Tu descends une marche, puis deux, et tes guibolles se soudent finalement au fer rouillé des escaliers le temps d'un instant. Le temps d'observer le fantôme de chair et d'os qui se trouve juste en bas. L'impertinence à l'orée des pupilles, tu détailles Maxine d'un coup d'oeil indiscret. Elle est à la fois si semblable et si différente de celle que t'as connue. Sans même que tu ne t'en rendre compte, tes yeux balaient ces nouvelles courbes que t'as jamais eu le loisir d'admirer à l'époque où vous étiez encore qu'des grands gamins. Elle est toute en valeur Max, malgré l'uniforme peu flatteur qui devrait pourtant dissimuler chaque volute de son indéniable féminité. Tu t'racles la gorge, tu t'donnes une contenance. T'essaie d'aligner des pensées cohérentes plutôt que de t'attarder sur les détails de c'qui s'était effacé sous les ruines du temps et qu'tu retrouves trop violemment aujourd'hui. A cet instant précis t'es un sale galérien Cez, parce que tu vois qu'ça : un souvenir à la saveur oubliée, matérialisé devant tes yeux. Pourtant, en dépit de tout c'que t'as minutieusement enfoui dans les vieilles archives de ta mémoire, tu l'aurais reconnue entre mille, Maxine. Tu reconnais sa façon de se tenir quand elle est gênée. Tu reconnais sa mine et l'air boudeur qu'elle se donne parfois pour jouer à la dure. Tu reconnais son regard aussi, et l'éclat de malice qui s'y repose. Tout ça, ça t'revient en pleine gueule comme un boomerang que t'as pourtant balancé au vent y'a bien trop longtemps. C'est sans doute ça l'pire, toutes ces petites choses restées intactes, ces infimes broutilles accessoires qui te ramènent sans aucun tact à ce que t'as perdu.
Le silence prend ses droits. Tu restes planté là alors que le temps s'écoule, te laissant en contrepartie quelques secondes d'éternité au goût amer. Quelques secondes où tu t'sens peut-être un peu con. « Max. », tu finis par laisser échapper. T'aurais pu trouver quelque chose de mieux pour la saluer après toute ces années mais t'en es pas encore à ce stade de réflexion. D'ailleurs, tu sais même pas si elle t'as vu, elle, et si c'est l'cas, elle a p't'être bien oublié ta gueule depuis longtemps. Tu passeras pour un idiot et tu te tireras d'là, toujours comme un idiot. T'es pas à ça près de toute façon. Après avoir enfin autorisé ton regard à quitter la jolie brune, tu retires une clope coincée sous la sangle de ton sac à dos. T'en caches toujours une ou deux dans l'coin quand t'es en mission, même si c'est proscrit. Y'a que la nicotine pour t'calmer les nerfs, sans doute que ça t'intoxique suffisamment la tronche pour anesthésier tes impulsions et ton éternelle turbulence. En tant que sniper, t'as pas l'droit de perdre le contrôle alors en soi, c'est qu'une petite entorse de rien du tout s'avérant être un mal pour un bien si l'on s'place sous un certain angle.  Tu crames l'embout dans la hâte souvent incomprise de t'enfumer les poumons et l'cerveau avec, et tu restes silencieux les quelques minutes suivantes. Tu sais pas vraiment combien, tu t'en fous pas mal, mais tu te décides finalement à pas être chien et à accorder un petit peu plus d'attention à Maxine – du moins, une attention autre que celle d'un type qui reluque une jolie gonzesse. « Tu dates. » De meilleures entrées en matière, t'aurais pu en trouver des tas, mais tu restes ce crétin réticent, frileux à l'idée de se frotter au passé. Encore plus lorsqu'il s'agit du tien. Parce que ton passé à toi, il t'ramène à pas grand chose de bien, Cez. C'est un tête à tête incessant entre toi et ta vie d'merde, dangereux echo à cet étonnant face à face : toi, Max et les quelques taffes restantes de nicotine pour t'soutenir.

_________________

si loin de toi, un grain de poussière au combat. si loin de toi, un grain de poussière ici bas -----------------------------
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t761-cez-grain-d-poussiere-au-combat http://savethequeens.forumactif.com/t838-cez-comme-un-seisme


avatar


/ avatar : vikander.
/ crédits : (av.) ultraviolences (sign.) astra. (gif) tumblr.
/ autres personnages : rory.
/ nombre de messages : 164
/ cartes en main : 265

/ âge : 30
/ statut : tu sais pas trop où tu en es. tu aimes, tu n'aimes plus. tu penses à lui et puis l'autre vient s'immiscer dans ton esprit. t'es paumée. complètement paumée.
/ occupation : t'es flic, cap'taine même. t'aimes bien ton boulot, t'es pas trop relou non plus alors on a tendance à t'apprécier. et puis, tu fais ton boulot malgré tout alors tes supérieurs ne te prennent pas la tête. multi-tâche quoi, quand on y réfléchi bien.
/ zone du queens : queens contemporain.
/ beau bordel :

les écrits en cours

denzel - cez - rp3 - rp 4

MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Ven 20 Juil - 15:37


maxanne / we got the future in the past /

journée particulière. journée interminable. journée fatigante. journée prenante. une prise d'otage, toutes les forces armées mobilisées. les esprits qui s'échauffent, le temps qui défilent. il y a ceux qui perdent patience, il y a ceux qui gardent espoir. et puis, il y a toi. toi et ton optimisme sans faille, toi et ta force de persuasion. tu calmes les âmes bagarreuses, tu prends sur toi, tu restes à ta place. toujours. et puis, tu cours un peu partout aussi parce que ton supérieur, il a décidé que tu serais chargée de la coordination entre les patrouilles. c'est pas ton boulot normalement. d'habitude, toi, tu te contentes de fixer l'objectif, derrière ton arme, planquée derrière la portière de ta voiture. t'es pas en train de courir partout. jamais. t'apprendras sur le tas qu'il t'avait dit. le type chargé de ce travail, il est malade et il a confiance en toi le patron. est-il au moins au courant que, toi, t'as pas confiance en tes capacités ? t'as pas vraiment le choix, il s'en fout comme de sa dernière couche-culotte. c'est toi qui prendra ce rôle et t'as pas ton mot à dire. entre deux ordres donnés, t'entends un nom de famille qui te rappelle des souvenirs enfouis. tu t'arrêtes un instant. peut-être que tu as mal compris, que ce n'est pas ce que tu penses. peut-être que c'est une hallucination due à ces quelques photos que tu regardes de temps à autres. peut-être un peu plus en ce moment que tout part en vrille dans ta vie. tu dois avoir mal entendu alors tu reprends ta course. jusqu'à ce que toute cette histoire soit réglée, tu ne peux pas te permettre d'être déconcentrée.

tout est enfin sous contrôle, tu peux à nouveau respirer. la pression qui retombe, la fatigue qui commence à se faire sentir. tu voudrais prendre le large, reposer ton esprit, reposer ta tête qui se fait si lourde. tu t'éloignes un peu mais t'es bien vite rattrapée pour un débriefing. comme si c'était le moment de faire ça. comme s'ils avaient besoin de te prendre la tête à peine tout ça terminé. attendre une heure ou deux, ça n'aurait rien changé. ils veulent une réaction à chaud et toi, t'as pas envie. t'as plutôt envie de vomir après tant de stresse. t'as des hauts le coeur, tu te retiens parce que ça ne ferait pas très glamour de vider ton estomac sur les chaussures de tes supérieurs. c'est déjà bien, on ne t'a pas collé devant les journalistes. t'es pas du genre à aimer t'exprimer devant eux. t'es pas une très grande oratrice, tu ne l'as jamais vraiment été. pourtant t'as les mots qu'il faut, tu les trouves toujours. tu serais parfaitement capable. si seulement tu croyais un peu plus en toi. on te remercie finalement. prenez donc congés capitaine qu'on te dit. et tu comptes bien le faire. tu penses qu'une petite semaine de vacances ne te ferait pas de mal. serais-tu pour autant capable de te le permettre ? on te laisse enfin à ta solitude et toi, tu viens prendre appuis contre ce mur. tu t'y adosses, chancelante, tes mains sur tes genoux, tête en bas. tu prends une grande inspiration. trop d'émotions pour une seule journée. et toi qui pensais que ce serait terminé. douce illusion. ton prénom prononcé par une voix qui avait effleuré tes oreilles des années plus tôt. une voix que tu reconnaîtrais entre milles pourtant parce qu'elle t'a marqué, parce qu'elle t'a manqué aussi. tu te redresses assez maladroitement et tu le cherches des yeux. comme si tu avais une autre hallucination. jusqu'à ce que tes prunelles accrochent les siennes. ta bouche qui s'entrouvre mais aucun son qui n'en sort. parce que tu as du mal à y croire, comme une illusion, un songe qui s'est créé dans ton esprit. il faudra que tu clignes trois fois des yeux et que tu te pinces l'avant bras pour être certaine de ce que tu as devant tes prunelles, couleur noisette. t'avais pas mal entendu le nom de famille tout à l'heure. ce n'était pas un tour joué par ton cerveau sous pression. impression de légèreté soudaine, ton cœur qui s'accélère sans que tu ne maîtrises quoi que ce soit. tu déglutis comme tu le peux en observant chacun de ses gestes. tu le détailles comme si tu ne le connaissais pas alors que chaque parcelle de ton corps est encore imprégnée de ce que tu as vécu à ses côtés. réminiscences du passé. est-ce que t'es prête à remonter le temps maxine ? est-ce que t'es prête à te rendre la vie impossible au point de ne plus savoir où donner de la tête ? tu sais pas. t'en sais rien. cez ... que tu souffles, comme le murmure d'une fine brise d'été. il n'a pas grand chose de ce qu'il a été. mais tu l'vois dans ses yeux. tu y vois tellement de choses, toutes aussi contradictoires les unes que les autres. que se passe-t-il dans ta tête blackbird ? t'aimerais bien t'y immiscer comme tu le faisais avant. mais ce serait bien trop déplacé. tu ne peux pas te le permettre. tu n'as pas le droit de jouer sur la corde sensible. tu n'as pas le droit de remettre le passé sur la table, comme ça, comme s'il ne s'était pas écoulé une dizaine d'années entre hier et aujourd'hui. tu dates, ça oui. tu le sais bien. et lui alors ? un fin sourire sur tes lèvres, tu étouffes un rire. tu te mords la lèvre inférieure. t'agis comme une enfant, une gamine nerveuse. il a encore ce pouvoir sur toi et tu t'en veux. parce que t'es pas comme ça, tu ne l'es plus. sniper hein ? que tu demandes en un léger mouvement de tête vers tout l'attirail qu'il porte sur son dos. qui l'eu cru ? que tu ironises. dans tes souvenirs, t'aurais jamais pu imaginer que ça se finisse ainsi. ça non, c'était même pas envisageable. comme quoi tout change. y a un sourire sur tes lèvres, y a le passé dans tes yeux et y a ton cœur qui s'emballe. ton palpitant qui comprend alors que toi, t'es dans l'brouillard.


_________________


a night under the stars
et elle s'invente une vie, paumée dans ses bouquins, pour oublier qu'elle n'arrive plus à gérer ses propres regrets.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t700-maxine-sans-dessus-ni-dessous http://savethequeens.forumactif.com/t781-max-chased-down-all-my-demons


avatar


/ avatar : jack the lad #lhommedemavie.
/ crédits : balaclava/avatar, moi/sign.
/ autres personnages : betsi (n.peltz), kurtis (r.king), sage (c.desjardins).
/ nombre de messages : 347
/ cartes en main : 246

/ âge : 27
/ statut : à terre, l'coeur solitaire ; veuf avant-même de t'être marié.
/ occupation : combattant en infanterie (tireur de précision/sniper).
/ beau bordel :

MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Lun 10 Sep - 1:27

maxanne / we got the future in the past /

« Cez... » Tes pupilles à l'éclat soudainement ardent retrouvent à nouveau la silhouette de la jeune femme. C'est drôle, sa voix ne t'a jamais semblé aussi douce qu'à cet instant, comme si l'amertume de tes souvenirs avait détérioré tout ce qui avait pu un jour te faire sentir trop faible. Tout d'elle. Ça va de des intonations qu'elle emploie jusqu'aux sourires discrets, comme celui qu'elle tente maladroitement de dissimuler devant ton regard incisif. Et, alors que tous ces détails te reviennent en mémoire avec une troublante précision, tes muscles se crispent, cherchant à compenser les défaillances d'antan que tu refuses de voir revenir. Aussi, tu détournes farouchement la tête pour pas qu'elle s'aperçoive que toi aussi tu souries. « Sniper hein ? Qui l'eu cru ? » T’étouffes un rire embrumé d'une nervosité railleuse. Qui l'eut cru ? Certainement pas elle qu'a jamais réellement cru en toi. Au fond tu peux pas lui en vouloir, personne ne l'a jamais fait, pourquoi elle ? Elle était déjà trop différente de tous ces gens Maxine, sur bien des plans, sous bien des angles. Elle n'était pas comme les autres. Mais jusqu'au jour où elle a bâti la barrière imaginaire signant à coup de regrets la fin de votre histoire, elle n'a jamais été suffisamment idiote pour espérer te voir changer un jour, à part peut-être pour le pire. A l'époque, c'était beaucoup plus simple de croire en tes capacités de voyou plutôt qu'en tes capacités de soldat. T'étais tout au plus qu'un soldat des rues, pas encore l'arme au poing mais l'poing en tant qu'arme. Sans doute que sans Joy t'en serais toujours là. Quoi qu'y'a qu'en surface que t'y es plus, parce que t'es pourri jusqu'à la moelle Cez, depuis toujours. Ton métier, c'est une vie parallèle à celle que t'as soigneusement foirée, le masque faussement bonifiant qui dupe tout l'monde, même toi. Mais il te change pas. Alors non, elle croyait pas en toi Maxine, et ça te crevait toi, parce que tu croyais en elle. Ça t'fais sourire d'ailleurs, parce que c'est probablement la seule chose que t'as fait d'bien dans ta putain d'vie. Regarde-la Cez. Elle est devenue tout ce qu'elle a toujours voulu être. Si ça risquait pas d'être déplacé, tu s'rais fier d'elle. Mais au lieu d'avouer l'indicible, tu te contentes de hausser les épaules pour toute réponse à sa question, aussi rhétorique soit-elle. « J'suis p't'être pas si indécrottable que ça finalement », tu lâches comme si t'essayais de lui prouver quelque chose. Tu pourrais lui faire croire que t'as pris en maturité, qu'tu t'es posé et qu't'es devenu un gars bien, mais finalement, tu vas pas plus loin, préférant ne pas mentir, mais ne pas t’épancher non plus sur les innombrables aspects de toi qui pourraient te desservir encore aujourd'hui. Tu tires simplement une nouvelle taffe dans le confort du silence, jusqu'à ce que Max ne reprenne la parole. « Comme quoi tout change. » Tu prends le "tout" pour un "même toi", et t'as la sensation qu'elle te tire une balle dans l'dos. Tu sens bien qu'elle a cessé de plaider ta cause y'a bien longtemps, et qu'elle t'a jeté dans l'bac des causes perdues en même temps. Pourtant même toi t'as été assez faible pour subir les conséquences de la vie. Parce que l'amour ça change les gens, et la mort aussi. Les deux en même temps, c'est trop d'dégât. Les deux en même temps, c'est toi et ta sale carcasse le résultat. Ça s'voit bien qu'c'est pas glorieux malgré ton rang respectable et ta conscience professionnelle. « La vie est pleine de surprises. » qu'tu commences sans trop savoir si tu dois aller jusqu'au fond de tes pensées. Pourtant, tu finis par le faire. « Regarde-nous », tu poursuis en hochant négligemment la tête. « A s'retrouver là après tout c'temps. Personne n'y aurait cru non plus, même pas toi, pas vrai ? » Tu crois pas qu'on a tous les deux l'air cons Max, à faire marrer la vie pendant qu'elle se joue de nous ? C'est long dix années. Suffisamment pour que t'aies arrêté de croire à un éventuel retour, aussi infortuit soit-il. Pourtant, vous étiez des adeptes de l'éternel recommencement vous, des équilibristes de l'amour tentant désespérément de maintenir le fil sous vos pieds. Mais elle l'a cisaillé Maxine. Depuis y'a plus d'retour. Plus de vous. Jusqu'à aujourd'hui. Et à chaque fois que tu daignes lever tes iris azurée vers l'objet de ton désir passé, tu t'prends une nouvelle claque dans la gueule. Et tu tires une nouvelle taffe pour compenser la douleur abstraite, dans l'espoir qu'la muraille de fumée suffise à repousser les émois d'autrefois qui foncent en plein sur ta gueule. Parce que t'as pas le coeur à ça, Cez. T'as plus l'coeur à ça.

_________________

si loin de toi, un grain de poussière au combat. si loin de toi, un grain de poussière ici bas -----------------------------
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t761-cez-grain-d-poussiere-au-combat http://savethequeens.forumactif.com/t838-cez-comme-un-seisme


avatar


/ avatar : vikander.
/ crédits : (av.) ultraviolences (sign.) astra. (gif) tumblr.
/ autres personnages : rory.
/ nombre de messages : 164
/ cartes en main : 265

/ âge : 30
/ statut : tu sais pas trop où tu en es. tu aimes, tu n'aimes plus. tu penses à lui et puis l'autre vient s'immiscer dans ton esprit. t'es paumée. complètement paumée.
/ occupation : t'es flic, cap'taine même. t'aimes bien ton boulot, t'es pas trop relou non plus alors on a tendance à t'apprécier. et puis, tu fais ton boulot malgré tout alors tes supérieurs ne te prennent pas la tête. multi-tâche quoi, quand on y réfléchi bien.
/ zone du queens : queens contemporain.
/ beau bordel :

les écrits en cours

denzel - cez - rp3 - rp 4

MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Mar 11 Sep - 10:59


maxanne / we got the future in the past /

mémoires oubliées, souvenirs enfouis. y a tout qui remonte à la surface alors que toi, t'es pas bien. cette prise d'otages t'as filé le plus grand stress de ta vie. parce que t'as imaginé le pire, toi. un peu comme tout le monde que tu penses. mais toi, t'es plus sensible, plus fragile que tu ne le devrais. oh t'es forte maxine, bien plus que tu ne le laisses paraître. mais tu n'en restes pas moins une femme d'une douceur inégalable. tu te feras bouffer maxine, tu le sais et pourtant tu te cramponnes à l'espoir que d'être toi-même puisse changer la donne. t'as la nausée depuis que c'est fini. t'as la nausée parce que t'étais pas prête à avoir autant de responsabilités. capitaine barnes. baptême du feu, baptême de l'air. t'as brillé dans ce chaos étouffant. tu ne sais même pas comment tu as fait pour t'en sortir. instinct volontaire, instinct perfectionniste. t'avais pas le droit de te planter, ça non. t'aurais sombré dans la démence si ça avait été le cas. alors t'as voulu souffler, prendre une pause. prendre l'air malgré tout ce temps passé à l'extérieur. quand les choses tournent mal, c'est comme si l'oxygène se figeait, qu'il disparaissait peu à peu pour laisser place à une chaleur si intense qu'elle fait suffoquer. tu manques d'air, t'as la gerbe et pourtant, tu te contiens. parce qu'il y a cette voix qui s'infiltre dans tes oreilles, qui prend le contrôle de ton être. vestige d'un passé lointain que tu pensais disparu. ça réchauffe ton cœur, glacé par cette journée insoutenable. tu le cherches du regard, comme s'il n'était qu'un rêve, une envie trop pressante de ton cœur meurtri. parce que les photos que tu possèdes n'ont capturé qu'un passé torturé, entrecoupé de moments de tendresse. c'était pas commun, ça faisait parler pour un rien, comme si ce n'était qu'une mascarade alors que toi, toi tu l'aimais. tu t'étais même promise de l'aimer toujours. promesse secrète que certains n'auraient pas approuvé. et toi, de toute façon, tu t'en fichais des autres, parce que tu l'avais lui et que c'était le plus important. amoureuse d'un fantôme, ton cœur s'emprisonne dans ton adolescence. y a des prunelles qui trouve les siennes et ton cœur qui le reconnait aussitôt. tu ne l'as pas oublié, t'as tenu ta promesse comme tu les tiens toujours. son surnom qui s'envole entre tes lèvres tremblantes. t'as pensé que c'était un mirage pendant un instant mais son regard azur te transperce intensément, ça, tu ne peux pas l'inventer. réminiscence du passé que tu te prends en pleine gueule. t'es pas au bout de tes peines, t'es pas au bout de tes surprises non plus. parce que lui, il a changé, il a grandit. l'intensité qu'il dégage, c'est tellement fort que ça t'embarquerait presque, te ferait tomber à la renverse. t'es faible ma pauvre maxine. regardes-toi, à flancher pour un oui, pour un non. tout ça, c'est de ta faute après tout. pauvre conne. toi, t'ironises sur son métier. tu te rends pas compte que ça peut faire mal, t'y penses même pas. t'es paumée, gamine que tu redeviens en un claquement de doigts. t'étais pourtant si grande maxine, regardes-toi, perdre dix ans l'espace de quelques secondes. tu redeviens une enfant, un âme égarée. et puis, sa réflexion, le ton de sa voix aussi, ça te fait redescendre sur terre. t'as plus dix-huit ans, t'as grandi, t'as mûri. faut que tu vois les choses en face maxine. les choses sont différentes à présent, tu ne peux pas te permettre de tout prendre à la légère comme tu avais pu le faire autrefois. c'est vrai ... ce petit sourire en coin qui ne te lâche pas depuis que tes yeux se sont posés sur lui. pathétique ma pauvre maxine, pathétique. j'suis contente pour toi. maladresse des mots que tu ne veux pas sortir de cette façon. 'fin j'veux dire que c'est bien, qu't'as réussi et qu't'as dû fermer la bouche de tous ceux qui pensaient qu't'y arriverais pas. tu te rattrapes aux branches parce que t'es mal à l'aise. parce qu'au fond, toi aussi t'as douté de lui. t'aurais pas dû, t'étais pas celle que tu es aujourd'hui. t'as changé, t'es plus calme, t'es moins sauvage. j'ai eu tord de ne pas croire en toi ... et j'en suis désolée. tu baisses la tête, gênée. parce que tu te rends compte de ton erreur. t'aurais jamais dû le sous-estimer, jamais. et tu t'en veux, mais qu'est-ce que tu t'en veux. parce que tu sais pas, toi, tout ce qu'il a pu vivre. parce que, dix ans, c'est long mine de rien et il peut se passer tellement de choses. tu ne sais rien maxine. fermes ta gueule et fuis. ne retombe pas dans le piège de ce tourbillon infernal pourtant si attirant. fais pas ça maxine, t'sais pas où ça te mènera. mais toi, toi tu ne veux pas partir, tu ne veux pas lui tourner le dos. pas encore. tu l'as bien souvent fait et la dernière fois fut celle de trop, celle qui a marqué la fin d'une erre aussi douloureuse que fabuleuse. alors toi, tu balances que tout change. même toi t'as changé après tout. mais si seulement tu savais ce que ça lui fait, à lui, tes simples mots. mais tu sais pas toi, alors t'enfonces le clou, comme la pauvre idiote que tu es. c'est pour ça que quand il te dis que, même toi, tu n'y aurais pas cru, toi, t'es pas bien. comme s'il ne croyait pas en toi. en même temps, comment pourrais-tu le blâmer ? t'as pas cru en lui, toi. pauvre conne que tu es. tu croyais quoi cap'taine barnes, hein ? y a ton nez qui se fronce, y a toi qui te gratte l'arrière de la tête. j'l'ai espéré ... longtemps ... et puis j'ai fini par me dire que si ça devait arriver, ça arriverait. tu hausses les épaules. t'es patiente, tu l'as toujours été. c'est peut-être bien pour ça que ça avait fonctionné entre vous. c'était pas tout beau, c'était pas tout rose, mais ça avait fonctionné. ça fait du bien d'te r'voir. que tu lâches sans trop savoir pourquoi. le manque de filtre dans tes paroles, le manque d'assurance aussi. peut-être bien que t'es un peu trop secouée pour te soucier de faire attention à ce que tu dis, à comment ça pourrait être pris. sauf que tu sais pas toi, tout ce qu'il s'est passé en dix ans. peut-être bien que ta gueule ne lui avait pas manqué, peut-être bien que ça ne lui fait rien, à lui. tu sais pas, t'en sais rien. alors tu fourres tes mains dans les poches de ce pantalon qui est loin de te mettre en valeur. j'veux pas t'ret'nir si jamais t'es ... j'sais pas ... pressé ou qu't'as un truc à faire hein. et tu t'écrases, comme la clope qu'il tient entre ses doigts, cette cigarette qui finira par mourir sur le bitume. t'es qu'une merde maxine, même pas capable de garder la tête haute, de t'en foutre royalement. parce que, malgré tout ça, il compte pour toi. toujours. tout le temps. même après autant de temps séparés, loin l'un de l'autre. c'est bizarre, hein ? ou alors c'moi qui déraille ? que tu demandes à haute voix alors que t'aurais peut-être bien préféré que ça reste dans ta tête. trop tard. t'avoues à demi mot ta gêne, l'angoisse de cet instant. t'es pas à l'aise et pourtant, y a ce sourire qui ne te quitte pas, y a ces mimiques qui font qu'on te reconnait aisément. ça va aller maxine. t'es conne, mais c'est pas de ta faute. ça va aller.


_________________


a night under the stars
et elle s'invente une vie, paumée dans ses bouquins, pour oublier qu'elle n'arrive plus à gérer ses propres regrets.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t700-maxine-sans-dessus-ni-dessous http://savethequeens.forumactif.com/t781-max-chased-down-all-my-demons
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   

Revenir en haut Aller en bas
 
(maxanne) we got the future in the past.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» in this bright future you can't forget your past. ▲ (08/02 - 14:50)
» [M] ▲ ALEXANDER SKARSGARD - The past screams louder than the future. The future is mute, but it’s not deaf.
» Why Haiti Can't Forget Its Past
» kimitori, la future mangaka
» Scratch Built - Future Wars

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SAVE THE QUEENS ::  :: rising like a skyscraper-
Sauter vers: