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 (maxanne) we got the future in the past.

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MessageSujet: (maxanne) we got the future in the past.   Mer 18 Juil - 22:39


maxanne / we got the future in the past /

Prise d'otage périlleuse. Mobilisation des forces de l'ordre. Mission délicate du haut de l'immeuble d'en face, l'oeil dans l'viseur. Concentration jusqu'au bout des cils, jusqu'à ce que tu croies reconnaître quelqu'un, là-bas, tout en bas. La silhouette zoomée dans la lunette, elle semble passer comme une comète. Et puis plus rien. Elle a filé en te rappelant à tes responsabilités, loin de la douce distraction qu'elle avait été à ton coeur il fut un temps. Alors tu fais l'vide, la mission au coeur et l'coeur dans la mission.
(...)
T'as la tête comme une pastèque, conséquence prévisible de ton récent service. La bonne nouvelle, c'est que la situation est désormais sous contrôle, et que, comme le narrent les belles histoires, "tout est bien qui finit bien". Force est de constater que c'est pas toujours d'la connerie, en dépit de tout c'que tu penses à ce sujet. Tu laisses les gars disposer, aimant à traîner sur les lieu dans ta précieuse solitude. Tu r'gardes les véhicules en contrebas et les gyrophares qui dansent en java sur les pavés parisiens. Tu prends une grande inspiration et t'engages finalement dans les escaliers extérieur pour rejoindre la terre ferme de la grosse pomme, ton attirail sur le dos. Le dernier escalier aurait pu sonner la fin d'cette soirée mouvementée. Au lieu d'ça, c'est une bousculade figurée, une secousse hasardeuse que t'as envie de remercier et de cogner en même temps. Elle est là la jolie météore, juste en face de toi, et elle te rappelle brusquement que l'illusion fugace de sa présence une heure plus tôt n'était en fait rien d'autre qu'une réalité. Une réalité qu't'aimerais bien fuir comme un dégonflé. Parce que t'as beau pas être lâche, t'as jamais apprécié d'être confronté au passé. L'présent, c'est déjà bien suffisant pour te faire chier dessus. Tu descends une marche, puis deux, et tes guibolles se soudent finalement au fer rouillé des escaliers le temps d'un instant. Le temps d'observer le fantôme de chair et d'os qui se trouve juste en bas. L'impertinence à l'orée des pupilles, tu détailles Maxine d'un coup d'oeil indiscret. Elle est à la fois si semblable et si différente de celle que t'as connue. Sans même que tu ne t'en rendre compte, tes yeux balaient ces nouvelles courbes que t'as jamais eu le loisir d'admirer à l'époque où vous étiez encore qu'des grands gamins. Elle est toute en valeur Max, malgré l'uniforme peu flatteur qui devrait pourtant dissimuler chaque volute de son indéniable féminité. Tu t'racles la gorge, tu t'donnes une contenance. T'essaie d'aligner des pensées cohérentes plutôt que de t'attarder sur les détails de c'qui s'était effacé sous les ruines du temps et qu'tu retrouves trop violemment aujourd'hui. A cet instant précis t'es un sale galérien Cez, parce que tu vois qu'ça : un souvenir à la saveur oubliée, matérialisé devant tes yeux. Pourtant, en dépit de tout c'que t'as minutieusement enfoui dans les vieilles archives de ta mémoire, tu l'aurais reconnue entre mille, Maxine. Tu reconnais sa façon de se tenir quand elle est gênée. Tu reconnais sa mine et l'air boudeur qu'elle se donne parfois pour jouer à la dure. Tu reconnais son regard aussi, et l'éclat de malice qui s'y repose. Tout ça, ça t'revient en pleine gueule comme un boomerang que t'as pourtant balancé au vent y'a bien trop longtemps. C'est sans doute ça l'pire, toutes ces petites choses restées intactes, ces infimes broutilles accessoires qui te ramènent sans aucun tact à ce que t'as perdu.
Le silence prend ses droits. Tu restes planté là alors que le temps s'écoule, te laissant en contrepartie quelques secondes d'éternité au goût amer. Quelques secondes où tu t'sens peut-être un peu con. « Max. », tu finis par laisser échapper. T'aurais pu trouver quelque chose de mieux pour la saluer après toute ces années mais t'en es pas encore à ce stade de réflexion. D'ailleurs, tu sais même pas si elle t'as vu, elle, et si c'est l'cas, elle a p't'être bien oublié ta gueule depuis longtemps. Tu passeras pour un idiot et tu te tireras d'là, toujours comme un idiot. T'es pas à ça près de toute façon. Après avoir enfin autorisé ton regard à quitter la jolie brune, tu retires une clope coincée sous la sangle de ton sac à dos. T'en caches toujours une ou deux dans l'coin quand t'es en mission, même si c'est proscrit. Y'a que la nicotine pour t'calmer les nerfs, sans doute que ça t'intoxique suffisamment la tronche pour anesthésier tes impulsions et ton éternelle turbulence. En tant que sniper, t'as pas l'droit de perdre le contrôle alors en soi, c'est qu'une petite entorse de rien du tout s'avérant être un mal pour un bien si l'on s'place sous un certain angle.  Tu crames l'embout dans la hâte souvent incomprise de t'enfumer les poumons et l'cerveau avec, et tu restes silencieux les quelques minutes suivantes. Tu sais pas vraiment combien, tu t'en fous pas mal, mais tu te décides finalement à pas être chien et à accorder un petit peu plus d'attention à Maxine – du moins, une attention autre que celle d'un type qui reluque une jolie gonzesse. « Tu dates. » De meilleures entrées en matière, t'aurais pu en trouver des tas, mais tu restes ce crétin réticent, frileux à l'idée de se frotter au passé. Encore plus lorsqu'il s'agit du tien. Parce que ton passé à toi, il t'ramène à pas grand chose de bien, Cez. C'est un tête à tête incessant entre toi et ta vie d'merde, dangereux echo à cet étonnant face à face : toi, Max et les quelques taffes restantes de nicotine pour t'soutenir.

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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Ven 20 Juil - 15:37


maxanne / we got the future in the past /

journée particulière. journée interminable. journée fatigante. journée prenante. une prise d'otage, toutes les forces armées mobilisées. les esprits qui s'échauffent, le temps qui défilent. il y a ceux qui perdent patience, il y a ceux qui gardent espoir. et puis, il y a toi. toi et ton optimisme sans faille, toi et ta force de persuasion. tu calmes les âmes bagarreuses, tu prends sur toi, tu restes à ta place. toujours. et puis, tu cours un peu partout aussi parce que ton supérieur, il a décidé que tu serais chargée de la coordination entre les patrouilles. c'est pas ton boulot normalement. d'habitude, toi, tu te contentes de fixer l'objectif, derrière ton arme, planquée derrière la portière de ta voiture. t'es pas en train de courir partout. jamais. t'apprendras sur le tas qu'il t'avait dit. le type chargé de ce travail, il est malade et il a confiance en toi le patron. est-il au moins au courant que, toi, t'as pas confiance en tes capacités ? t'as pas vraiment le choix, il s'en fout comme de sa dernière couche-culotte. c'est toi qui prendra ce rôle et t'as pas ton mot à dire. entre deux ordres donnés, t'entends un nom de famille qui te rappelle des souvenirs enfouis. tu t'arrêtes un instant. peut-être que tu as mal compris, que ce n'est pas ce que tu penses. peut-être que c'est une hallucination due à ces quelques photos que tu regardes de temps à autres. peut-être un peu plus en ce moment que tout part en vrille dans ta vie. tu dois avoir mal entendu alors tu reprends ta course. jusqu'à ce que toute cette histoire soit réglée, tu ne peux pas te permettre d'être déconcentrée.

tout est enfin sous contrôle, tu peux à nouveau respirer. la pression qui retombe, la fatigue qui commence à se faire sentir. tu voudrais prendre le large, reposer ton esprit, reposer ta tête qui se fait si lourde. tu t'éloignes un peu mais t'es bien vite rattrapée pour un débriefing. comme si c'était le moment de faire ça. comme s'ils avaient besoin de te prendre la tête à peine tout ça terminé. attendre une heure ou deux, ça n'aurait rien changé. ils veulent une réaction à chaud et toi, t'as pas envie. t'as plutôt envie de vomir après tant de stresse. t'as des hauts le coeur, tu te retiens parce que ça ne ferait pas très glamour de vider ton estomac sur les chaussures de tes supérieurs. c'est déjà bien, on ne t'a pas collé devant les journalistes. t'es pas du genre à aimer t'exprimer devant eux. t'es pas une très grande oratrice, tu ne l'as jamais vraiment été. pourtant t'as les mots qu'il faut, tu les trouves toujours. tu serais parfaitement capable. si seulement tu croyais un peu plus en toi. on te remercie finalement. prenez donc congés capitaine qu'on te dit. et tu comptes bien le faire. tu penses qu'une petite semaine de vacances ne te ferait pas de mal. serais-tu pour autant capable de te le permettre ? on te laisse enfin à ta solitude et toi, tu viens prendre appuis contre ce mur. tu t'y adosses, chancelante, tes mains sur tes genoux, tête en bas. tu prends une grande inspiration. trop d'émotions pour une seule journée. et toi qui pensais que ce serait terminé. douce illusion. ton prénom prononcé par une voix qui avait effleuré tes oreilles des années plus tôt. une voix que tu reconnaîtrais entre milles pourtant parce qu'elle t'a marqué, parce qu'elle t'a manqué aussi. tu te redresses assez maladroitement et tu le cherches des yeux. comme si tu avais une autre hallucination. jusqu'à ce que tes prunelles accrochent les siennes. ta bouche qui s'entrouvre mais aucun son qui n'en sort. parce que tu as du mal à y croire, comme une illusion, un songe qui s'est créé dans ton esprit. il faudra que tu clignes trois fois des yeux et que tu te pinces l'avant bras pour être certaine de ce que tu as devant tes prunelles, couleur noisette. t'avais pas mal entendu le nom de famille tout à l'heure. ce n'était pas un tour joué par ton cerveau sous pression. impression de légèreté soudaine, ton cœur qui s'accélère sans que tu ne maîtrises quoi que ce soit. tu déglutis comme tu le peux en observant chacun de ses gestes. tu le détailles comme si tu ne le connaissais pas alors que chaque parcelle de ton corps est encore imprégnée de ce que tu as vécu à ses côtés. réminiscences du passé. est-ce que t'es prête à remonter le temps maxine ? est-ce que t'es prête à te rendre la vie impossible au point de ne plus savoir où donner de la tête ? tu sais pas. t'en sais rien. cez ... que tu souffles, comme le murmure d'une fine brise d'été. il n'a pas grand chose de ce qu'il a été. mais tu l'vois dans ses yeux. tu y vois tellement de choses, toutes aussi contradictoires les unes que les autres. que se passe-t-il dans ta tête blackbird ? t'aimerais bien t'y immiscer comme tu le faisais avant. mais ce serait bien trop déplacé. tu ne peux pas te le permettre. tu n'as pas le droit de jouer sur la corde sensible. tu n'as pas le droit de remettre le passé sur la table, comme ça, comme s'il ne s'était pas écoulé une dizaine d'années entre hier et aujourd'hui. tu dates, ça oui. tu le sais bien. et lui alors ? un fin sourire sur tes lèvres, tu étouffes un rire. tu te mords la lèvre inférieure. t'agis comme une enfant, une gamine nerveuse. il a encore ce pouvoir sur toi et tu t'en veux. parce que t'es pas comme ça, tu ne l'es plus. sniper hein ? que tu demandes en un léger mouvement de tête vers tout l'attirail qu'il porte sur son dos. qui l'eu cru ? que tu ironises. dans tes souvenirs, t'aurais jamais pu imaginer que ça se finisse ainsi. ça non, c'était même pas envisageable. comme quoi tout change. y a un sourire sur tes lèvres, y a le passé dans tes yeux et y a ton cœur qui s'emballe. ton palpitant qui comprend alors que toi, t'es dans l'brouillard.


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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Lun 10 Sep - 1:27

maxanne / we got the future in the past /

« Cez... » Tes pupilles à l'éclat soudainement ardent retrouvent à nouveau la silhouette de la jeune femme. C'est drôle, sa voix ne t'a jamais semblé aussi douce qu'à cet instant, comme si l'amertume de tes souvenirs avait détérioré tout ce qui avait pu un jour te faire sentir trop faible. Tout d'elle. Ça va de des intonations qu'elle emploie jusqu'aux sourires discrets, comme celui qu'elle tente maladroitement de dissimuler devant ton regard incisif. Et, alors que tous ces détails te reviennent en mémoire avec une troublante précision, tes muscles se crispent, cherchant à compenser les défaillances d'antan que tu refuses de voir revenir. Aussi, tu détournes farouchement la tête pour pas qu'elle s'aperçoive que toi aussi tu souries. « Sniper hein ? Qui l'eu cru ? » T’étouffes un rire embrumé d'une nervosité railleuse. Qui l'eut cru ? Certainement pas elle qu'a jamais réellement cru en toi. Au fond tu peux pas lui en vouloir, personne ne l'a jamais fait, pourquoi elle ? Elle était déjà trop différente de tous ces gens Maxine, sur bien des plans, sous bien des angles. Elle n'était pas comme les autres. Mais jusqu'au jour où elle a bâti la barrière imaginaire signant à coup de regrets la fin de votre histoire, elle n'a jamais été suffisamment idiote pour espérer te voir changer un jour, à part peut-être pour le pire. A l'époque, c'était beaucoup plus simple de croire en tes capacités de voyou plutôt qu'en tes capacités de soldat. T'étais tout au plus qu'un soldat des rues, pas encore l'arme au poing mais l'poing en tant qu'arme. Sans doute que sans Joy t'en serais toujours là. Quoi qu'y'a qu'en surface que t'y es plus, parce que t'es pourri jusqu'à la moelle Cez, depuis toujours. Ton métier, c'est une vie parallèle à celle que t'as soigneusement foirée, le masque faussement bonifiant qui dupe tout l'monde, même toi. Mais il te change pas. Alors non, elle croyait pas en toi Maxine, et ça te crevait toi, parce que tu croyais en elle. Ça t'fais sourire d'ailleurs, parce que c'est probablement la seule chose que t'as fait d'bien dans ta putain d'vie. Regarde-la Cez. Elle est devenue tout ce qu'elle a toujours voulu être. Si ça risquait pas d'être déplacé, tu s'rais fier d'elle. Mais au lieu d'avouer l'indicible, tu te contentes de hausser les épaules pour toute réponse à sa question, aussi rhétorique soit-elle. « J'suis p't'être pas si indécrottable que ça finalement », tu lâches comme si t'essayais de lui prouver quelque chose. Tu pourrais lui faire croire que t'as pris en maturité, qu'tu t'es posé et qu't'es devenu un gars bien, mais finalement, tu vas pas plus loin, préférant ne pas mentir, mais ne pas t’épancher non plus sur les innombrables aspects de toi qui pourraient te desservir encore aujourd'hui. Tu tires simplement une nouvelle taffe dans le confort du silence, jusqu'à ce que Max ne reprenne la parole. « Comme quoi tout change. » Tu prends le "tout" pour un "même toi", et t'as la sensation qu'elle te tire une balle dans l'dos. Tu sens bien qu'elle a cessé de plaider ta cause y'a bien longtemps, et qu'elle t'a jeté dans l'bac des causes perdues en même temps. Pourtant même toi t'as été assez faible pour subir les conséquences de la vie. Parce que l'amour ça change les gens, et la mort aussi. Les deux en même temps, c'est trop d'dégât. Les deux en même temps, c'est toi et ta sale carcasse le résultat. Ça s'voit bien qu'c'est pas glorieux malgré ton rang respectable et ta conscience professionnelle. « La vie est pleine de surprises. » qu'tu commences sans trop savoir si tu dois aller jusqu'au fond de tes pensées. Pourtant, tu finis par le faire. « Regarde-nous », tu poursuis en hochant négligemment la tête. « A s'retrouver là après tout c'temps. Personne n'y aurait cru non plus, même pas toi, pas vrai ? » Tu crois pas qu'on a tous les deux l'air cons Max, à faire marrer la vie pendant qu'elle se joue de nous ? C'est long dix années. Suffisamment pour que t'aies arrêté de croire à un éventuel retour, aussi infortuit soit-il. Pourtant, vous étiez des adeptes de l'éternel recommencement vous, des équilibristes de l'amour tentant désespérément de maintenir le fil sous vos pieds. Mais elle l'a cisaillé Maxine. Depuis y'a plus d'retour. Plus de vous. Jusqu'à aujourd'hui. Et à chaque fois que tu daignes lever tes iris azurée vers l'objet de ton désir passé, tu t'prends une nouvelle claque dans la gueule. Et tu tires une nouvelle taffe pour compenser la douleur abstraite, dans l'espoir qu'la muraille de fumée suffise à repousser les émois d'autrefois qui foncent en plein sur ta gueule. Parce que t'as pas le coeur à ça, Cez. T'as plus l'coeur à ça.

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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Mar 11 Sep - 10:59


maxanne / we got the future in the past /

mémoires oubliées, souvenirs enfouis. y a tout qui remonte à la surface alors que toi, t'es pas bien. cette prise d'otages t'as filé le plus grand stress de ta vie. parce que t'as imaginé le pire, toi. un peu comme tout le monde que tu penses. mais toi, t'es plus sensible, plus fragile que tu ne le devrais. oh t'es forte maxine, bien plus que tu ne le laisses paraître. mais tu n'en restes pas moins une femme d'une douceur inégalable. tu te feras bouffer maxine, tu le sais et pourtant tu te cramponnes à l'espoir que d'être toi-même puisse changer la donne. t'as la nausée depuis que c'est fini. t'as la nausée parce que t'étais pas prête à avoir autant de responsabilités. capitaine barnes. baptême du feu, baptême de l'air. t'as brillé dans ce chaos étouffant. tu ne sais même pas comment tu as fait pour t'en sortir. instinct volontaire, instinct perfectionniste. t'avais pas le droit de te planter, ça non. t'aurais sombré dans la démence si ça avait été le cas. alors t'as voulu souffler, prendre une pause. prendre l'air malgré tout ce temps passé à l'extérieur. quand les choses tournent mal, c'est comme si l'oxygène se figeait, qu'il disparaissait peu à peu pour laisser place à une chaleur si intense qu'elle fait suffoquer. tu manques d'air, t'as la gerbe et pourtant, tu te contiens. parce qu'il y a cette voix qui s'infiltre dans tes oreilles, qui prend le contrôle de ton être. vestige d'un passé lointain que tu pensais disparu. ça réchauffe ton cœur, glacé par cette journée insoutenable. tu le cherches du regard, comme s'il n'était qu'un rêve, une envie trop pressante de ton cœur meurtri. parce que les photos que tu possèdes n'ont capturé qu'un passé torturé, entrecoupé de moments de tendresse. c'était pas commun, ça faisait parler pour un rien, comme si ce n'était qu'une mascarade alors que toi, toi tu l'aimais. tu t'étais même promise de l'aimer toujours. promesse secrète que certains n'auraient pas approuvé. et toi, de toute façon, tu t'en fichais des autres, parce que tu l'avais lui et que c'était le plus important. amoureuse d'un fantôme, ton cœur s'emprisonne dans ton adolescence. y a des prunelles qui trouve les siennes et ton cœur qui le reconnait aussitôt. tu ne l'as pas oublié, t'as tenu ta promesse comme tu les tiens toujours. son surnom qui s'envole entre tes lèvres tremblantes. t'as pensé que c'était un mirage pendant un instant mais son regard azur te transperce intensément, ça, tu ne peux pas l'inventer. réminiscence du passé que tu te prends en pleine gueule. t'es pas au bout de tes peines, t'es pas au bout de tes surprises non plus. parce que lui, il a changé, il a grandit. l'intensité qu'il dégage, c'est tellement fort que ça t'embarquerait presque, te ferait tomber à la renverse. t'es faible ma pauvre maxine. regardes-toi, à flancher pour un oui, pour un non. tout ça, c'est de ta faute après tout. pauvre conne. toi, t'ironises sur son métier. tu te rends pas compte que ça peut faire mal, t'y penses même pas. t'es paumée, gamine que tu redeviens en un claquement de doigts. t'étais pourtant si grande maxine, regardes-toi, perdre dix ans l'espace de quelques secondes. tu redeviens une enfant, un âme égarée. et puis, sa réflexion, le ton de sa voix aussi, ça te fait redescendre sur terre. t'as plus dix-huit ans, t'as grandi, t'as mûri. faut que tu vois les choses en face maxine. les choses sont différentes à présent, tu ne peux pas te permettre de tout prendre à la légère comme tu avais pu le faire autrefois. c'est vrai ... ce petit sourire en coin qui ne te lâche pas depuis que tes yeux se sont posés sur lui. pathétique ma pauvre maxine, pathétique. j'suis contente pour toi. maladresse des mots que tu ne veux pas sortir de cette façon. 'fin j'veux dire que c'est bien, qu't'as réussi et qu't'as dû fermer la bouche de tous ceux qui pensaient qu't'y arriverais pas. tu te rattrapes aux branches parce que t'es mal à l'aise. parce qu'au fond, toi aussi t'as douté de lui. t'aurais pas dû, t'étais pas celle que tu es aujourd'hui. t'as changé, t'es plus calme, t'es moins sauvage. j'ai eu tord de ne pas croire en toi ... et j'en suis désolée. tu baisses la tête, gênée. parce que tu te rends compte de ton erreur. t'aurais jamais dû le sous-estimer, jamais. et tu t'en veux, mais qu'est-ce que tu t'en veux. parce que tu sais pas, toi, tout ce qu'il a pu vivre. parce que, dix ans, c'est long mine de rien et il peut se passer tellement de choses. tu ne sais rien maxine. fermes ta gueule et fuis. ne retombe pas dans le piège de ce tourbillon infernal pourtant si attirant. fais pas ça maxine, t'sais pas où ça te mènera. mais toi, toi tu ne veux pas partir, tu ne veux pas lui tourner le dos. pas encore. tu l'as bien souvent fait et la dernière fois fut celle de trop, celle qui a marqué la fin d'une erre aussi douloureuse que fabuleuse. alors toi, tu balances que tout change. même toi t'as changé après tout. mais si seulement tu savais ce que ça lui fait, à lui, tes simples mots. mais tu sais pas toi, alors t'enfonces le clou, comme la pauvre idiote que tu es. c'est pour ça que quand il te dis que, même toi, tu n'y aurais pas cru, toi, t'es pas bien. comme s'il ne croyait pas en toi. en même temps, comment pourrais-tu le blâmer ? t'as pas cru en lui, toi. pauvre conne que tu es. tu croyais quoi cap'taine barnes, hein ? y a ton nez qui se fronce, y a toi qui te gratte l'arrière de la tête. j'l'ai espéré ... longtemps ... et puis j'ai fini par me dire que si ça devait arriver, ça arriverait. tu hausses les épaules. t'es patiente, tu l'as toujours été. c'est peut-être bien pour ça que ça avait fonctionné entre vous. c'était pas tout beau, c'était pas tout rose, mais ça avait fonctionné. ça fait du bien d'te r'voir. que tu lâches sans trop savoir pourquoi. le manque de filtre dans tes paroles, le manque d'assurance aussi. peut-être bien que t'es un peu trop secouée pour te soucier de faire attention à ce que tu dis, à comment ça pourrait être pris. sauf que tu sais pas toi, tout ce qu'il s'est passé en dix ans. peut-être bien que ta gueule ne lui avait pas manqué, peut-être bien que ça ne lui fait rien, à lui. tu sais pas, t'en sais rien. alors tu fourres tes mains dans les poches de ce pantalon qui est loin de te mettre en valeur. j'veux pas t'ret'nir si jamais t'es ... j'sais pas ... pressé ou qu't'as un truc à faire hein. et tu t'écrases, comme la clope qu'il tient entre ses doigts, cette cigarette qui finira par mourir sur le bitume. t'es qu'une merde maxine, même pas capable de garder la tête haute, de t'en foutre royalement. parce que, malgré tout ça, il compte pour toi. toujours. tout le temps. même après autant de temps séparés, loin l'un de l'autre. c'est bizarre, hein ? ou alors c'moi qui déraille ? que tu demandes à haute voix alors que t'aurais peut-être bien préféré que ça reste dans ta tête. trop tard. t'avoues à demi mot ta gêne, l'angoisse de cet instant. t'es pas à l'aise et pourtant, y a ce sourire qui ne te quitte pas, y a ces mimiques qui font qu'on te reconnait aisément. ça va aller maxine. t'es conne, mais c'est pas de ta faute. ça va aller.


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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Mar 16 Oct - 2:09

maxanne / we got the future in the past /

L'ange du passé semble si réel. T'as l'impression qu'ta tête fait trois tours après une bonne paire de claques. Pourtant, c'est même pas assez pour te remettre les idées en place. Heureusement que t'as l'cul posé dans les escaliers, sans quoi t'aurais pu t'sentir tanguer comme un berlot. Parce qu'elles sont violentes les retrouvailles, aussi brusques qu'inattendues. Etonnantes aussi, en vue de c'que t'es devenu. Mais elle est délicate Max, elle te félicite. « C'est vrai ... J'suis contente pour toi. 'Fin j'veux dire que c'est bien, qu't'as réussi et qu't'as dû fermer la bouche de tous ceux qui pensaient qu't'y arriverais pas. » Tu hausses les épaules. Comme d'habitude, tu prends tout à la légère, préférant jouer au gars détaché. A vrai dire, tu l'as pas vraiment fait pour toutes ces têtes de cons qui pensaient dur comme fer que tu finirais en taule. Tu l'as pas fait non plus pour que tes vieux soient fiers de toi. Tu l'as même pas fait pour ton bon plaisir. Nan, tu l'as fait pour elle, et si cette simple réussite peut réellement fermer la bouche de tous les abrutis qui croyaient pas en toi, toi tu souhaiterais qu'elle puisse faire mouvoir les lippes de Joy une dernière fois. Pour te sourire. Pour te dire merci. Un voile tissé de peine et de déchirure embrume tout à coup l'azur de tes iris, assombrissant dans le même temps l'éclat aussi infime fut-il du sourire que tu avais esquissé quelques minutes auparavant. Une vague de colère te ronge les tripes. Ta mâchoire se crispe. Ta clope s'écraserait presque sous tes doigts rageux. Pourtant tu fais genre de rien Cez, t'es un as en la matière, tantôt arborant le masque de fer, tantôt arborant le masque de pierre. Mais jamais celui de la transparence. T'as beau avoir l'goût du risque, celui qu'on puisse un jour percer ta gueule à jour ne fait définitivement pas partie de ceux que tu veux prendre. T'inspires une bouffée de nicotine pour t'empêcher de cogner ton poing contre l'mur le plus proche dans un excès de rage incontrôlé. La seule raison pour laquelle tu te retiens, c'est Maxine. D'abord, elle comprendrait pas. Et puis c'est pas comme ça qu'elle allait croire au coup du gars mature. Tu serres les dents pour garder le contrôle, et la voix de la jolie brune t'aide miraculeusement dans ce processus lorsqu'elle s'élève à nouveau pour fendre le silence. « J'ai eu tord de ne pas croire en toi ... et j'en suis désolée. » Un éclat tout particulier mêlant surprise et incompréhension éveille instantanément tes pupilles alors que ses propos dépassent la barrière de ses lèvres. T'as du mal à capter les ondes de son soutien en cet instant parce que tu l'sens calculé. Tu crois quand même ressentir une pointe de gratitude au fond d'toi mais tu ne lui en fais pas part pour la simple et bonne raison qu't'as aucune envie d'accueillir ses félicitations et tous les bons sentiments qui vont avec. Parce que ça, t'en avais besoin avant. Et qu'c'est trop tard. Déplacé, comme la nacelle de temps qui relie désormais votre passé au présent. Pourtant, en dépit de l'inconfort qui suit ses excuses, t'es touché Cez. L'truc c'est qu'il faut pas qu'tu coules. Alors tu t'interdis pour toi-même de lui montrer en face que ses mots, même près de dix ans plus tard, sont encore capables de penser tes maux d'antan. Des maux qu't'a jamais eu le cran de dévoiler alors que tu te battais en permanence avec toi-même, dans la crainte irraisonnée de laisser tes faiblesses de gamin prendre le dessus. Mais t'es plus un môme Cez. Tes faiblesses, t'as tout fait pour les étouffer sous chaque infime parcelle de toi qui a grandit. « Y'a déjà bien longtemps qu'c'est plus ton rôle de faire ça. J'ai passé l'cap de t'en vouloir. » Y'a prescription il paraît. De toute façon, t'es peut-être un peu con mais t'es pas naïf. Les yeux enjôleurs de la vie qui bat des cils pour te couillonner ensuite, tu connais. T'es pas dupe. Max, tu savais qu'elle finirait par tout abandonner jusqu'aux minuscules espoirs qu'elle avait placés en toi il fut un temps. Tu savais qu'elle lâcherait prise sous le poids impitoyable d'une passion carnassière. Parce que tout est néfaste chez toi, même l'amour. Sans doute que t'as jamais su comment ça fonctionnait. De toute façon t'es pas plus doué qu'avec la notice d'un meuble Ikea sous les yeux. Alors ouais, tu savais qu'elle te quitterait. Pour de bon. T'es bien incapable de la blâmer pour quelque chose d'aussi légitime ; elle était faite pour toi mais toi t'étais pas fait pour elle. Un soupir songeur s'échappe de tes lèvres en même temps qu'la fumée cancéreuse. T'aurais voulu que ça s'passe autrement. Max elle aurait pu faire de toi un homme différent. Mais elle est parti, et toi t'es resté la tête brûlée que t'étais, sans plus de filtre ni de limites. Y'a qu'elle qui était capable de t'empêcher d'aller trop loin à une époque où tu voyais jamais l'bout de rien. Une époque qui n'a jamais vraiment été révolue depuis. Au cours des dernières années qui se sont écoulées, tu t'es demandé parfois c'que ça aurait changé si elle était restée auprès de toi, ou si elle était revenue. Encore. Tu t'es demandé parfois ce que ça t'aurait fait de la revoir. Aujourd'hui c'est l'destin ou un truc du même genre qui met un terme à toutes ces interrogations alors que les fantômes du passé viennent te tendre leurs mains vengeresses, comme pour te rappeler à toutes ces conneries desquelles tu pouvais décemment pas te sortir indemne. C'qui semble tout de même adoucir la douleur qui risque de te voler en pleine tronche dans pas longtemps, c'est que de vous deux, t'es pas le seul à avoir nourri l'espoir inavoué de recroiser la route de Maxine un jour. « J'l'ai espéré ... longtemps ... et puis j'ai fini par me dire que si ça devait arriver, ça arriverait. » Haussement de sourcil significatif. Elle a le don d'adoucir les côtés les plus durs de toi-même rien qu'avec sa façon de voir la vie. Cette manière si particulière qu'elle a de croire au destin et à toutes les conneries qui vont avec, ça t'rend songeur, tant et si bien que tu ne peux empêcher un léger sourire de se greffer au coin de tes lèvres. « Alors ça devait arriver, c'est ça ? », que tu insistes sans réellement attendre de confirmation de sa part. T'ignores les raisons qui pourraient justifier les présentes circonstances de ces retrouvailles, mais pour un peu, tu pourrais presque faire semblant de croire que votre sort commun a encore de belles cartes à vous redistribuer. Pour elle, tu pourrais bien laisser s'évader ton esprit vers des horizons plus naïfs, le temps d'une toute petite heure, simplement.
« Ça a fait du bien d'te r'voir. » Comme pris dans l'étau de ses mots au goût de spleen, ton coeur se serre. Pourtant, c'est un sourire franc cette fois que tu arbores, et tu tentes à peine de le dissimuler. La vérité c'est que toi, tu sais pas encore si ça te fait plus plaisir que mal ou l'inverse. La seule chose dont t'es à peu près certain c'est que sa tête à Max, elle te fait du bien, suffisamment – pour l'instant – pour compenser les déchirures d'autrefois qu'elle ravive et brûle à vif. T'ignores pourquoi, tu voudrais lui dire de rester là encore un peu, juste là, devant toi. De n'plus bouger et de se taire. De t'autoriser quelques minutes à apprécier la saveur de ce que tu ressentais autrefois pour celle que t'as perdue. Mais tu peux pas te le permettre, tu l'sais. Alors Maxine, elle reste pas silencieuse malgré tes supplications muettes. « J'veux pas t'ret'nir si jamais t'es ... j'sais pas ... pressé ou qu't'as un truc à faire hein. » Tu laisses échapper un rire étouffé. « La seule chose que j'ai à faire c'est terminer cette clope. »  Et accessoirement esquiver les fantômes bouleversants de réalité qui reviennent hanter ta vie déjà suffisamment morbide depuis le décès de Joy. « T'en veux une ? », que tu proposes avant de désigner du regard la moitié de marche vide à tes côtés, l'incitant ainsi à venir te rejoindre. Mais peut-être qu'elle craint d'approcher la bête de trop près Maxine. Au fond, tu lui en voudrais même pas. A quelques mètres l'un de l'autre, c'est déjà trop de dégâts. « C'est bizarre, hein ? Ou alors c'moi qui déraille ? » Bizarre, doux euphémisme. Tu te tritures le cerveau depuis tout à l'heure pour essayer de comprendre le comment du pourquoi ; comment la vie s'est-elle débrouillée pour réunir à nouveau vos deux routes ? et pourquoi maintenant ? C'est même une énième interrogation que tu uses pour lui répondre enfin. « Normalement c'est mon truc à moi de dérailler, non ? »  La question rhétorique creuse son trou au creux de ta mémoire soudainement béante. Dérailler, tu fais qu'ça de ta vie, et à chaque sortie de route, t'emportes quelque chose avec toi. T'aurais aimé que l'attachement de Maxine envers toi n'en fasses jamais partie. Mais c'est trop facile de se contenter de souhaiter même les plus douces éventualités plutôt de travailler à en faire une réalité. Mais c'est pas l'heure pour ruminer Cez. « Si on est deux à dérailler tu crois qu'ça compte ? Ou alors on a droit à un genre d'immunité de groupe pour pas passer pour des cons ? » Ton rire s'évapore sous les arabesques de nicotine qui exécutent dans le même temps un délicat ballet devant tes yeux pourtant trop peu concentrés. Tu dévores sans retenue le rosé de ses lèvres qui ne se relâchent plus. T'avais presque oublié à quelle point elle est belle quand elle sourit. Peut-être que les retombées de l'adrénaline qui t'animait un peu plus tôt te font délirer, mais tu crois qu'elle l'est encore plus qu'avant.  « C'est drôle, ça fait une éternité que j't'ai plus vu sourire en ma compagnie. » Et tu parles pas des dix années qui séparent votre passé commun et votre présent. Tu parles de toutes ces fois où tu l'as blessée à coup d'amour destructeur. Toutes ces fois où la fièvre était trop brûlante. La vérité c'est qu'elle était pas heureuse Maxine, du moins c'est c'que tu crois toi. Parce que personne n'aime avoir mal, pas même au nom d'l'amour détraqué d'un pauvre type qu'a jamais su comment l'utiliser à bon escient. Elle a prit sa liberté, par besoin, par envie, par raison. Et au fond, ce dont tu te rends comptes à cet instant précis, c'est que t'es plus suffisamment égoïste pour regretter son départ. Parce qu'elle est là, devant toi, avec une nouvelle paire d'ailes qui lui sied à merveille, beaucoup plus que les quelques plumes en cendre que tu lui as laissées à l'époque. Parce que dans sa course pour la liberté, elle devenue celle qu'elle aurait toujours dû être. Et qu'elle est encore plus belle.

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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Dim 21 Oct - 2:39


maxanne / we got the future in the past /

tu ne vas pas mentir, t'as du mal à le regarder. t'as du mal à le détailler parce que tu ne sais pas ce que ça te ferait de t'attarder sur les traits de ton passé. tu ne sais pas ce que ça te ferait si tu t'autorisais à te perdre sur les traits de ton passé. tu ne sais pas ce que ça te ferait si tu te laissais aller dans tes souvenirs du passé. et pourtant, à chaque fois que tes prunelles accrochent sa silhouette, tu parviens à y voir le changement de ce que tu avais connu auparavant. y a ces tous petits détails qui paraissent si superflus mais qui sont importants pour toi. y a ses yeux qui disent le contraire de son attitude corporelle. il s'y passe tellement de choses dans ces yeux bleus. mais t'arrives pas à capter quoi que ce soit qui pourrait t'aiguiller parce que tu n'oses pas capturer ses prunelles trop longtemps. t'es gênée, un peu. déroutée aussi, un peu. tu ne t'attendais pas à ça, pas maintenant, pas aujourd'hui, pas comme ça. ça fait remonter le passé à la surface, ça fait remonter tes années turbulentes, ça te fait remonter tes années amoureuses. la vérité, c'est que tu ne sais pas où te mettre, comme si cette scène était si surréaliste que tu n'aurais pas dû faire parti du décor initial. alors tu t'excuses, bêtement, sincèrement. comme si ça allait pouvoir changer quelque chose. t'as dix ans de retard ma pauvre maxine. t'es tellement à la masse, tu crois sérieusement qu'il en a quelque chose à foutre, lui, de savoir que t'es désolée ? t'arrives beaucoup trop tard pour ce genre de chose. tu l'sais pourtant, mais tu tiens à lui dire. peut-être dans un espoir de te pardonner toi-même d'avoir tourné les talons sans même prendre la peine de regarder par-dessus ton épaule, de temps à autres, juste pour être sûre que tout allait bien. mais non. toi, t'es juste partie. t'as merdé, et tu t'en es toujours un peu voulu. t'as jamais rien dit, gardant tes réflexions pour toi. parce que tu sais bien comment ils auraient réagi les autres. t'en aurais pris plein la gueule de penser encore à lui. t'en aurais pris plein la gueule de te soucier de son sort. parce qu'il te faisait du mal, le blackbird, à l'époque. mais personne n'a jamais réellement vu tout le bien que tu pouvais ressentir quand t'étais avec lui. aujourd'hui encore, même après dix ans de séparation, il te fait autant de bien que mal. parce que c'est plus ton rôle. tu te mords la lèvre inférieure nerveusement. parce que ça fait mal mais qu'il a raison au fond. piqûre de rappel de ton absence, de ton abandon. claque dans la gueule pour te remettre à ta place, place qui n'est plus à ses côtés depuis bien longtemps. t'as rien à répondre à ça de toute façon. il paraît qu'il ne t'en veux pas. ou du moins, qu'il ne t'en veux plus. et toi, ça te fait mal de savoir qu'il comptait sur toi et que tu l'as laissé planté là. égoïsme de l'instant passé où tu as eu envie de sauver ta peau avant de sauver la sienne. t'as été égoïste maxine, pour une fois dans ta vie. pourquoi tu t'en veux à ce point ? pourquoi tu te dis que t'as fait la plus grosse connerie de ta vie ? t'as choisi d'avancer, t'as choisi d'avancer, seule. erreur de jugement de cette adolescente qui commençait à devenir grande. et puis, tu finis par lui dire que tu espérais que ce jour arrive. c'est vrai, tu y as pensé, souvent. jusqu'à ce que la vie te rattrape et que tu finisses par te dire que, de toute façon, si le destin en avait décidé ainsi, vous vous retrouveriez. tu l'as toujours su quelque part. lui et toi, toi et lui. une histoire interminable. le sourire qui se dessine sur le visage du sniper agrandit le tien. sa remarque te fais étouffer un rire. cézanne, il est pas du genre à croire au destin, ça non. à moins que les choses aient changées à ce niveau là, tes souvenirs ne se rappellent pas qu'une telle chose soit déjà arrivée auparavant. c'était toi la rêveuse de vous deux. j'aime à y croire, ouais. que tu souffles, avec une légèreté naturelle. comme une envie, quelque part, de lui faire comprendre de manière implicite que tu tiens toujours à lui. c'est déplacé, t'en es bien consciente dans la mesure où c'est toi qui a pris la fuite, où c'est toi qui a tout foutu en l'air. façon inoffensive également de croire que peut-être que ce n'est pas fini, peut-être que tu pourrais retrouver un semblant de quelque chose, même aussi infime soit-il. t'ajoutes que ça fait du bien de le revoir. tu ne sais pas vraiment comment les mots ont pu franchir la barrière de tes lèvres. tu voulais pas dire ça. tu le pensais mais tu ne voulais pas le dire, à voix haute, comme si tout ça devenait soudainement réel, concret. et son sourire à lui, celui qui te fait tourner la tête, celui qui te donne l'impression que le sol se dérobe sous tes pieds. celui qui te faisait craquer, celui qui te fait encore craquer. parce qu'il y a des détails qui ne changeront visiblement jamais. le goût à la fois sucré mais aussi salé de tes souvenirs qui se glissent, s'infiltrent dans chacune de tes cellules. et pourtant, tu te sens coupable d'essayer de l'accaparer, d'avoir envie de le garder près de toi maintenant que tes prunelles ont a nouveau croisé les siennes. alors, dans un soucis de conscience, tu t'excuses presque de faire la conversation et lui dis que tu ne veux pas le retenir plus longtemps s'il n'en ressent pas le besoin, s'il a d'autres choses à faire. ce que tu pourrais largement concevoir. toi, t'as juste envie de rentrer chez toi et de te laisser aller dans un bain qui n'en finirait pas, afin de mettre un point d'honneur à cette journée éprouvante. mais t'es pas pressée non plus parce que ça, cet instant là, il est trop précieux pour que tu le laisses s'échapper encore une fois. vu sa réaction, tu arques un sourcil. tentative subtile de récolter quelques informations, quoi qu'en fait, t'en as pas grand chose à foutre. parce que s'il a envie de t'envoyer chier, il le fera. ce ne serait que logique. au lieu de ça, il t'offre une cigarette. tu réfléchis l'espace d'une micro-seconde et finis par hausser les épaules. tu hoches la tête par l'affirmative et tu viens t'asseoir à côté de lui. votre proximité, aussi éloignée soit-elle, est réduite à si peu de choses. c'était déjà gênant, déroutant. là, il va t'en falloir du self contrôle. surtout, pas de panique maxine, tu vas t'en sortir. tu t'en sors toujours. clope au bec, t'as l'impression de lâcher du lest pendant que la fumée s'échappe lentement de tes narines. tes paupières qui se ferment l'espèce d'une seconde, comme si tu remettais tes pensées en place. sauf que tu n'y arrives pas. c'est pourquoi tu finis par demander si tout ça n'est pas étrange. parce que ça l'est, beaucoup trop pour ne pas être souligné. tu te mords la lippe inférieure et secoues légèrement la tête. à croire que j'ai récupéré un bout d'toi en partant. tes yeux plantés sur le bitume et un léger rire, celui que tu étouffes rapidement. parce que c'est peut-être bien trop tôt pour plaisanter à ce sujet. mais toi, t'es comme ça. t'as du mal à te formaliser et pourtant tu le devrais. parce que ça fait trop longtemps et que c'était pas si parfait que ça. j'dérailles plus qu'avant. paraît qu'c'est l'âge, ou un truc dans l'genre. tu te rattrapes aux branches, maladroitement. c'est fou l'effet que peut faire une telle situation. toi qui est pourtant d'un naturel si calme, si doux. t'es d'une nervosité que l'on ne te connait pas vraiment. tu rates des occasions de te taire, tu cherches tes mots et d'autres s'envolent sans que tu n'aies vraiment le temps de les rattraper. hm ... j'sais pas trop. faudrait que j'vois si j'trouve une notice ou un truc dans l'genre. pointe d'humour, tu fais ce que tu peux pour évincer les images du temps d'avant qui se faufilent dans ta tête. l'immunité d'groupe me tenterait bien mais j'crois qu'on passe déjà un peu pour deux pauvres cons alors j'sais pas trop si ça servirait à quelque chose au final. t'aimerai pouvoir arriver à te taire. mais non. comme si quelqu'un d'autre avait pris possession de ton corps et actionnait des boutons au hasard pour te faire dire de la merde. qui n'en n'est finalement pas tant que ça. parce que toi, t'as l'impression d'agir comme la gamine que tu étais, la première fois où t'as croisé son foutu regard, la première fois où son sourire t'avait retourné le cerveau. et ce rire. celui que t'as pas souvent entendu mais que tu as toujours apprécié. parce qu'il veut dire tellement de chose que tu te perds dans les explications. alors tu mêles le tien au sien. t'as l'sourire qui n'arrive pas à s'effacer, comme si tu rattrapais le temps perdu, inconsciemment. toi, t'as peur de le regarder, t'as peur de retomber dans le cercle infernal de ce qu'était ta vie d'avant. mais tu sens son regard sur toi. t'aimes pas ça, t'as jamais aimé ça. alors tu te crispes un peu, tes doigts se resserrant sur le filtre de ta tueuse silencieuse, tu tires dessus, la main légèrement tremblante et pourtant, tu souris quand même. parce qu'aussi bizarres que soient les sensations que tu ressens, au fond, t'es bien. c'parce que t'y f'sais pas attention ça. tu le charries parce que sa remarque, elle a tout de justifié. j'pense que maintenant, j'suis prête à t'sourire autant qu'tu pourras supporter d'voir mes dents. encore une fois, t'aurais mieux fait de te taire. j'sais pas, c'était une autre époque. on était un peu cons aussi. tu hausses les épaules. nouvelle bouffée de nicotine. j'ai appris à arrêter d'faire la gueule. aussi. alors j'peux sourire. tout l'temps si j'veux. et là, j'ai envie d'sourire. tes prunelles qui captent enfin les siennes. ouais, t'es bien là, maxine.


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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Dim 11 Nov - 19:53

maxanne / we got the future in the past /

D'un geste habile pour l'avoir trop souvent fait, tu extraits une nouvelle clope de ta pseudo cachette secrète et la tends à Maxine qui vient tout juste de te rejoindre. Peut-être que t'aurais mieux fait de fermer ta gueule pour maintenir la distance de sécurité que vous aviez naturellement instaurée jusqu'à lors. Y'a que les abrutis qui jouent avec le feu en y plongeant délibérément les mains, désireux de s'enivrer de la caresse brûlante des flammes destructrices dansant sensuellement sous leurs paumes. Faut croire que vous faites une belle paire de cons tous les deux. A moins que vous ne soyez tout simplement devenus assez matures pour passer au-dessus de tout ce qui vous consumait autrefois. Parce que c'est fini, Cez. Les restes de cendres n'ont jamais ravagé personne, qu'importe l'ardeur de l'incendie qui les a précédé. Max, elle en a plus rien à foutre de ta gueule, et toi, t'as eu le temps de l'oublier aussi. Le danger n'est réel nulle part ailleurs que dans ta tête. Aussi, tu t'efforces de laisser les mauvais coups de ton imaginaire dans un coin, aux côtés de ce passé qui n'est plus. Du moins, t'essaies. Le briquet en main, tu te penches vers Maxine dans un élan d'abord réfractaire qui te donne l'impression d'être un pauvre type victime de spasmes non identifiés. Tu parviens tout de même à embraser le bout de la clope que la jolie brune maintient entre ses fines lippes rosées. Elle inspire une bouffée qu'elle recrache presque aussitôt, comme dans un état d'urgence. Et contre toute attente, à cet instant, c'est pas la fumée de cigarette qui t’embrume le cerveau, ce sont les effluves vaporeuses de vos émois d'adolescents à la passion d'antan devenue beaucoup trop âpre à ton goût. C'est la bouffée toxique de trop qui déclenche la sonnette d'alarme, te hurlant sans relâche que la situation n'est pas si belle qu'il n'y paraît. Peut-être que tu devrais couper court et t'tirer mais tu ne le fais pas. T'as peur de savoir pourquoi. Tu redeviens le môme de seizes piges terrorisé à l'idée de la voir partir à nouveau et de devoir feindre le désintérêt comme un blaireau de première. Parce que tu sais pertinemment que lorsque sonnera la fin de l'acte II – scène 1, tu ne la reverras plus Maxine, hormis dans les songes convulsifs succédant à ce moment qui ne sera alors plus qu'un monceau de ruines, étouffant sous son poids de pierre les innombrables souvenirs qui se sont brusquement imposés à toi sans crier gare. De quoi faire vriller les esprits les plus détachés, même le tien. Même le sien. Comme si vous étiez à nouveau connectés le temps de quelques minutes. « A croire que j'ai récupéré un bout d'toi en partant. » Tu reprends ta place initiale avant de balayer le bitume de tes yeux bleus. « Il était temps que tu viennes me le rendre. » Ça paraît froid, et peut-être que ça l'est un peu, bien que ce ne soit pas le résultat escompté. Certes, t'as la rancune dans le sang. Mais avec Max, c'est différent. Tu ne lui en as jamais voulu d'avoir mis un terme à cette espèce de mascarade amoureuse. C'était probablement ce qu'elle avait de mieux à faire parce que ta sale carcasse, elle pesait bien trop lourd sur ses ailes d'ange. Tu ne peux toutefois pas empêcher l'implicite de ta remarque de se faire une petite place, cette infime pointe d'amertume qui voudrait presque lui faire comprendre que tu l'as attendue. Longtemps. Trop longtemps. Mais c'est légitime après tout, c'était la règle de votre jeu, aussi dangereux fut-il. Tu partais, elle te retenait. Elle partait, tu revenais. Et toi, tu croyais bêtement à une boucle éternelle. Parce qu'on est con quand on a seize ans. On est con quand on est amoureux. T'étais loin d'échapper à cette règle Cez, t'étais même le roi des cons – si tu l'es pas toujours. Au fond, t'as absolument pas changé en dépit de ta situation professionnelle qui a le mérite de susciter le respect des autres. Tu te demandes si Maxine a changé elle ; selon ses dires c'est un peu le cas. « J'dérailles plus qu'avant. paraît qu'c'est l'âge, ou un truc dans l'genre. » T'étouffes un rire en tirant une nouvelle taffe. La dernière. « J'avais presque oublié que tant de temps s'était écoulé depuis... la dernière fois. » La fin de ta phrase s'évapore dans l'air comme un murmure. T'ignores si elle t'as entendu Max, et à vrai dire, tu t'en fiches pas mal. Ça signifie pas grand chose finalement. La simple expression d'une certaine prise de conscience face à l'horloge de la vie qu'a continué à tourner trop vite. Avec Max, avec toi, mais sans vous. C'est drôle, t'as l'impression qu'elle est pas si loin l'époque où tu croyais qu't'aurais jamais plus à vivre sans elle. Et maintenant qu'elle se trouve à quelques centimètres de toi, tu tentes en vain de te rappeler de quelle manière t'as réussi à si bien l'oublier, jusqu'à être capable de jouer aujourd'hui à l'équilibriste sur la corde de l'apathie. Parce que c'que t'avais pour elle, ça te revient en mémoire avec une violence inouïe, lacérant avec vigueur les quelques restes de ton âme qui avaient finalement su trouver la paix, après Maxine et toutes les merdes de ta vie qui ont suivi. Faut pas qu'tu t'laisses faire Cez. Tu serres les dents et t'écrases énergiquement le mégot de la clope que tu as tuée. T'es soudainement pas très à l'aise avec tes mains libres, sans plus de cigarette entre les doigts pour te donner une contenance. Alors tu entrelaces tes doigts entre eux. T'es franchement prêt à t'péter les phalanges d'un seul coup parce que t'enrages brusquement contre cette putain de situation qui te force à admettre que t'es pas aussi fort que tu croyais l'être. Heureusement, Maxine reprend la parole, t'extirpant dans le même temps de la torpeur de ces pensées ravageuses. « L'immunité d'groupe me tenterait bien mais j'crois qu'on passe déjà un peu pour deux pauvres cons alors j'sais pas trop si ça servirait à quelque chose au final. » T'es pris d'un léger sursaut, presque prêt à rire. Y'en a une bribe qui t'échappes malgré tout, et finalement, tu ne tentes pas de le couvrir. Ça fait bien longtemps que tes dents n'ont pas vu la lumière du jour. « Tu trouves toi aussi ? » T'hésites à la regarder à nouveau. Tu sais pas pourquoi, t'as juste envie d'observer chaque parcelle de sa peau désormais si près de la tienne. Tu pourrais la toucher à nouveau, ne serait-ce que du bout des doigts. Tu pourrais tenter de retrouver cette sensation exquise, poussé par la curiosité de savoir si oui ou non, sa saveur s'était estompée avec le temps. Mais c'est déplacé. Aussi, tu te contentes de redessiner chacun de ses traits sous le seul cheminement discret de tes iris qui retrouvent enfin Maxine. « On a peut-être pas tout perdu d'ces années. » Peut-être pas tout Cez, mais t'as perdu l'plus précieux alors au fond, ça n'a plus réellement d'importance. Aussi peu que les sentiments que t'avais pour elle. Aussi peu que l'attention qu'tu lui accordais sans jamais suffisamment lui montrer. Aussi peu que tout ce qui a fait que t'es tombée dans le gouffre du premier amour. Aussi peu que toutes ces putains de choses que Maxine n'a jamais su voir pendant que tu t'appliquais à les garder pour toi simplement pour jouer les durs. Aujourd'hui, ça te vaut des propos qui blessent, et ça n'a rien à voir avec ton ego. « C'parce que t'y f'sais pas attention ça. » L'engin prisonnier de ta cage thoracique manque un battement. T'as la sensation peu agréable qu'il s'amuse à faire une course de haies, mais qu'il est incapable d'en franchir une seule. Et ça l'écorche, inévitablement. Pauvre semblant de coeur égratigné jusqu'à la moindre de ses fibres musculaires pour une simple remarque de sa part. Pour un peu, t'aurais presque pitié de toi-même. « Si tu crois ça c'est qu'c'est toi qui faisais pas attention, Max. » Tu balances ça dans l'vent comme tu larguerais une paire de chaussettes trouées aux ordures. Comme t'as jeté tes propres sentiments dans les vagues houleuses de l'abnégation quand elle est partie, dans l'espoir qu'ils puissent être ensevelis sous les torrents d'eau salée ou qu'ils finissent par se disloquer comme une écume de regrets sur les brisants ; les rochers assassins de l'oubli. C'qui se dit, c'est qu'avec le temps, tout s'en va. C'qui s'est vu c'est qu'avec le temps, elle est effectivement partie Maxine. Tu pouvais bien croire pour quelques jours que tes sentiments allaient prendre le même chemin, poussés par les courants du destin. Mais c'qu'elle a jamais su voir la belle, c'est que ces fameux émois n'étaient pas aussi légers qu'il n'y paraissait. Alors t'as ramé Cez, comme le galérien que tu es et que tu seras probablement toujours. Le problème, c'est que tu galères tout autant à lui avouer en face, alors que tu ne t'es toi-même pas encore rendu à cette évidence même dix ans après. Aussi, tu te confesses à demi-mots, sans réellement savoir si tu souhaites qu'elle capte tes signaux ou non. Toi en tout cas, t'as gardé en mémoire chaque infime détail pouvant encore trouver sa place dans un coin de tes souvenirs encombrés. Sa façon d'sourire n'en est jamais partie. De l'esquisse polie à l'esquisse nerveuse, en passant par l'esquisse purement sincère, t'as oublié aucune de ses nuance, même après tant d'années. « J'pense que maintenant, j'suis prête à t'sourire autant qu'tu pourras supporter d'voir mes dents. » Tes prunelles se fixent de manière plus évidente sur son visage à la beauté intacte. « Ah ouais ? » tu demandes avec un air de défi. « Fais voir ça. » Un léger coup d'épaule amical s'en suit, et tu remarques même pas que c'est peut-être un peu maladroit. Parce que Maxine, c'est pas le bon vieux pote que t'as perdu de vue et que tu retrouves par hasard au détour d'une rue ou dans un café. Maxine, c'est la première fille que t'as respectée du temps où t'étais un sale péteux macho sur les bords, à t'croire le plus beau, à t'croire le plus fort. Le truc, c'est qu'tu l'as tellement aimée qu'il n'y avait plus de place pour aucune autre forme de sentiment, et qu't'as oublié les conventions au vol, même les plus élémentaires. Y'avait qu'le feu. La fougue. L'ardeur. Mais surfer sur ce genre de vagues, ça manque de stabilité. C'est le voile aveuglant sur la couche trop épaisse de problèmes. « J'sais pas, c'était une autre époque. on était un peu cons aussi. » Cons d'aimer trop, sûrement. Finalement, c'est la seule connerie que t'as eu raison de faire, toi. Parce qu'elle aurait presque pu faire de toi quelqu'un de bien. Juste comme ça, en étant Maxine Barnes. Maxine Barnes rêveuse. Maxine Barnes heureuse. Maxine Barnes boudeuse. Elle pouvait faire n'importe quoi, parce que t'étais pas si détaché que ça Cez. « J'ai appris à arrêter d'faire la gueule. aussi. alors j'peux sourire. tout l'temps si j'veux. et là, j'ai envie d'sourire. » La dernière partie de sa phrase résonne au creux de ta caboche comme un cri contre la taule d'un hangar trop vide. Est-ce que tu débloques ou est-elle réellement en train de sous-entendre que tu la fais sourire ? La réponse est claire : tu dois débloquer, t'as le cerveau intoxiqué. Par la nicotine. Par le passé. Par la présence de Maxine. T'as été brusquement jeté dans un monde parallèle dans lequel tu n'es plus toi, beaucoup trop loin de ton éternelle désinvolture, de ton typique désintérêt, de ton inévitable détachement. Trop loin de toi et beaucoup trop près d'elle. « J'aurais aimé t'entendre dire ça plus souvent », tu murmures entre tes dents, serrées sous la pression de ta mâchoire qui se crispe subitement. C'est vrai, t'aurais voulu l'entendre dire qu'elle était heureuse avec toi, malgré la débâcle. Malgré les cataclysmes. Malgré toi. Parce que putain, tu l'aimais Max. Tu savais juste pas comment faire.

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MessageSujet: Re: (maxanne) we got the future in the past.   Lun 12 Nov - 16:36


maxanne / we got the future in the past /

rapprochement inévitable. comme si t'étais attirée par cette spirale du passé. rapprochement vital. t'en as besoin, comme tu as besoin de cette cigarette qu'il t'offre, comme si vous étiez encore sur les bancs du lycée. il se penche vers toi pour allumer ta clope. vous hésitez comme deux pauvres cons incapables de savoir si ce que vous faites est bien ou mal. tu trembles un peu, t'es fébrile, tu ne sais pas très bien et pourtant tu fonces tête baissée dans tes souvenirs lointains. et pourtant, quelque part, là, tout au fond, ça te fait un bien fou de te retrouver là. comme une piqûre de rappel qui arrive à point nommé. parce qu'il faut être honnête, t'es dans un puits sans fond à l'heure actuelle et tu ne vois aucun moyen de te sortir de cette galère. un instant d'évasion dans ta mémoire cachée, secrète, ça ne devrait pas te faire de mal. tu joues la carte de l'ironie en lui disant que t'avais gardé un bout de lui quand t'es partie. c'est pourtant la vérité. à moins que tu l'aies laissé avec un bout de toi. tu ne sais pas très bien dans quel sens prendre cette information. parce que ce bout de toi qu'il t'a emprunté, avant, peut-être bien qu'il l'a laissé sur un banc, sous un arbre, sur le bitume. tu sais pas toi, t'en sais rien. tout ce que tu peux affirmer, c'est que, malgré la distance et les années écoulées, tu l'as toujours dans la peau, le blackbird. il doit bien être le seul à te faire sentir aussi importante et pourtant aussi misérable. encore aujourd'hui. alors, quand il te dit qu'il était temps que tu lui rendes ce bout de lui que t'avais gardé, t'as une boule dans la gorge qui se forme. amertume du temps qui passe et des erreurs que tu as pu commettre. tu ne sais pas trop comment tu dois prendre ces mots froids, ces mots qui blessent. alors tu baisses les yeux, avales ta salive comme tu le peux et décides de prendre l'instant avec cette légèreté que tu maîtrises depuis des années. c'dommage ... j'étais bien avec, ça m'plaisait bien. demi-sourire au bord des lèvres. faudrait pas que tu lui montres la part de vérité qui traîne dans tes paroles. faudrait pas que tu lui montres que tu sais que t'as merdé et qu't'aurais pas dû lui tourner le dos. faudrait pas que tu lui montres tout ce qui se passe dans ta caboche bien trop pleine de tout et surtout de rien. alors tu tires sur ta cigarette, la fumée cancéreuse qui tournoie dans ta bouche, avant que tu la relâches lentement. elle danse, la fumée. elle brouille ton cœur, la fumée, et ton esprit avec. elle ne se soucie pas de ce qui se passe à l'intérieur de toi, la fumée. elle s'insinue dans tes poumons, te rapprochant probablement d'une mort inévitable. mais tu t'en fous toi, tu veux juste profiter de l'instant, profiter de ce que tu avais et de ce que tu sembles toujours avoir. là, quelque part. tant de temps s'est écoulé. ça oui. dix ans. c'est long dix ans. gouffre temporel que tu tentes de traverser pour le rejoindre. parce que tu dois certainement être un peu masochiste pour avoir cette espèce d'envie de replonger dans cette relation malsaine. c'était pourtant beau et intense. mais ça, personne ne l'a jamais vu. personne à par toi. personne à part lui. vous formiez un vous spécial mais c'était ça toute la complexité si simple du couple. je sais. que tu murmures, honteuse de n'avoir pas eu la force de revenir plus tôt. j'laisserai pas le temps filer aussi vite la prochaine fois. que tu laisses échapper avant te tirer sur ta clope à moitié consumée. promesse sous-entendu d'un avenir entre vous. peu importe de quelle nature. tu l'as retrouvé ton bijou. tu l'as retrouvé ta faiblesse. plus question pour toi de t'en séparer à nouveau. tu ne sais même pas si tu arriverais à lui tourner le dos pour le laisser seul sur les marches qui supportent votre poids sans broncher. les mots te font peur mais pourtant, ils sont d'une sincérité qui te caractérise encore et toujours. t'es pas capable de mentir, toi. t'es bien trop vraie pour arriver à faire ce genre de cachotterie, de subtilité. t'as toujours été franche, quoi que tu sois tout de même capable de peser tes mots. franche, mais réfléchie. et là, t'as l'impression que tout se casse la gueule parce que t'es même pas capable de le regarder dans les yeux quand tu parles. t'es même pas capable non plus de parler haut et fort. t'es capable de rien d'autre que de fixer le bitume. enfant pathétique, gamine aux souvenirs enfouis, femme à l'âme qui flanche. alors t'arrives à balancer que vous avez l'air de deux pauvres cons. délicatesse d'un temps perdu. et puis, y a vos rires qui s'enlacent, s'entremêlent. comme avant. comme si tout ça ne datait que d'hier. temps perdu retrouvé. temps perdu qui ne s'efface pas, comme marqué au fer rouge, à l'encre indélébile. j'te jure. deux imbéciles. même pas rattrapables. tu continues sur ta lancée, tant qu'à faire. tu sens son regard sur toi. t'as jamais vraiment aimé ça. et là, c'est encore pire. justement parce que c'est lui qui s'applique à te détailler, comme s'il fallait qu'il se rappelle. ou alors comme s'il voulait découvrir celle que tu es à présent. tu sais pas, t'es pas dans sa tête. toi, si t'étais capable de faire la même chose, ce serait probablement pour te rappeler encore un peu, trouver quelques différences, trouver ce qui t'attire encore inlassablement. vous n'avez peut-être pas tout perdu de ces années. tu refuses de croire qu'il te manque quoi que ce soit de ce temps-là, bien que ce soit inévitable. j'suis sûre qu'il doit rester des choses ouais. affirmation assumée. tu refuses de croire que, malgré ton abandon, malgré ta fuite, malgré les années écoulées, tout est fini. rien ne se finit jamais. rien. sauf la cigarette dont le filtre te brûle les lèvres. tu l'écrases pourtant avec délicatesse, celle-là même qui te représente. même pas capable d'en vouloir à un mégot qui heurte tes lippes. par contre, pour t'en vouloir, à toi, là, t'es bel et bien présente. la première dans les rangs des acharnés d'ailleurs. et puis, il te fait regretter tes paroles cézanne. parce qu'il a raison. ou alors c'est toi qui a raison et que c'est son seul moyen de défense. et si vous aviez raison tous les deux, pour une fois ? ça changerait, ce serait pas plus mal. et puis, en y réfléchissant à deux fois, y a quelque chose qui te fait froncer les sourcils. légèrement. pas de colère mais plus d'étonnement. tu ne relèves pourtant pas sa remarque qui fait mal. tu faisais pas attention. t'as fait que ça pourtant. enfin, c'est ce que tu penses mais visiblement, ce sentiment n'est pas réciproque. blackbird, il ne te montrait pas tout ce qu'il avait en lui, avant. c'est peut-être bien ce qu'il essaye de te faire comprendre, d'une manière détournée et maladroite. mais toi, tu ne veux pas tirer de conclusions hâtives alors tu te tais. c'est probablement mieux ainsi. tu préfères lui dire que tu es prête à lui sourire pour de bon maintenant. il te met au défi de le lui prouver. tu n'as jamais refusé un défi. encore aujourd'hui d'ailleurs. et puis, y a ce coup d'épaule que tu ne prends même pas la peine de pointer du doigt. parce que c'est pas utile. parce que c'est spontané et que t'as même pas remarqué tant que ça. complicité d'un autre temps qui semble retrouver vos deux êtres écorchés. et toi, en simple réponse, tu te mords la lèvres inférieure, légèrement, avant que ton sourire n'illumine ton visage. ce sourire qui te rend radieuse, qui te rend heureuse, qui te rend solaire. ce sourire qui laisse tes dents blanches voir la lumière du jour. avant d'argumenter sur la faiblesse de ce sourire, dix ans plus tôt. tu ne sais même pas ce qui s'est réellement passé. tu ne cherches pas d'excuses, tu expliques ton ressenti, rien de plus. il aurait aimé que tu le dises plus souvent, que t'avais envie de sourire. pincement au cœur, déglutition difficile. légère suffocation, comme si t'avais quelque chose de coincé dans le fond de la gorge. mais ce ne sont que ta honte et tes regrets. honte de ne pas t'être accrochée malgré les tempêtes. regrets d'avoir baissé les bras. tu fixes tes mains dont tu ne sais pas quoi foutre. j'sais. que tu souffles, trop pressée d'avouer ta faute. tes dents qui lacèrent ta lèvre inférieure. nerveuse, songeuse. j'étais naze comme girlfriend, hein ? tu retiens un rire. parce que t'aurais dû voir ces petites choses qui auraient fait la différence. cela dit, paraît que j'suis une amie d'exception. ironie dans ta voix, tu préfères changer de sujet, comme tu le peux. ou alors est-ce une invitation cachée à recommencer quelque chose, construire un avenir depuis son commencement. tu ne sais pas ce que tu cherches, tu ne sais pas ce que tu veux. ce que tu peux affirmer cependant, c'est que tu ne veux plus le perdre. encore.


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