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 baby did a bad bad thing (toby)

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MessageSujet: Re: baby did a bad bad thing (toby)   baby did a bad bad thing (toby) - Page 2 EmptyVen 7 Juin - 11:53

save the queens ---- / Baby did a bad bad thing

toby & sloan
la conversation - qui n'aurait jamais pas dû en être une - continue : toujours aussi de vide de sens. ils ne se comprennent pas parce qu'ils ne vivent pas dans la même réalité et ça se ressent dans chacun de leur mot, dans chacun de leur geste. "Tu es drôle, Sloan. Je suis prêtre, mais ça ne m'enlève pas mon humanité. Et j'ai jamais prétendu être meilleur ou pire que qui que ce soit. Je suis là pour faire de mon mieux, tendre la main et témoigner de la parole. Mais je ne suis pas exempt de péché. Chaque homme est pécheur, tu sais ? L'important, c'est de suivre sa morale, et d'essayer de tendre vers le meilleur." et c'est bien là tout ce qui les oppose. il ne cherche qu'une chose : devenir un homme bon mais sloan, elle ne pense pas ça possible. elle aurait voulu y croire pourtant, être de celles qui s'imaginent pouvoir triompher de leurs démons ; ça aurait été si facile. sauf que ces conneries, elle ne les gobe pas, pas une seule seconde. parce que le diable sur son épaule, il lui hurle le contraire : bonté n'est qu'illusion il lui assure, pure invention. il lui demande qui peut prétendre pouvoir lutter contre sa nature profonde. le mal qui le ronge fait de l'homme ce qu'il est alors s'il n'est plus là - s'il est éradiqué - que reste-t-il ? rien. il ne reste rien, c'est qu'il lui répète. et elle le croit sloan parce que ces mots ont du sens, parce qu'ils confirment tout ce qu'elle a toujours vécu. "suivre sa morale. tendre vers le meilleur. ouais. c'est vrai que c'est vraiment dans la nature humaine ça." elle siffle presque ces mots, rieuse. elle se moque parce qu'elle le trouve naïf, influençable. comment tu peux encore penser ce que tu dis ? regardes le monde qui t'entoure, tu vois pas qu'il est laid ? il faut simplement qu'on te lise un beau discours sur l'homme et ses vertus dans un livre poussiéreux pour que tu boives ses paroles, vraiment ? ça, elle ne comprend pas sloan, elle n'arrive pas à imaginer que l'on puisse si facilement accorder sa confiance alors que tout laisse à penser qu'il ne s'agit que de foutaises. tu vois bien les hommes, tu vois bien comment ils sont pourris. il suffit s'attarder quelque secondes sur ce qui a causé leur altercation ; il clame qu'on l'a accusé à tord. pourquoi ? pourquoi quelqu'un l'a-t-il acculé de la sorte ? par bonté peut-être ? il faut être fou pour s'imaginer que les hommes puissent être réellement charitables. ils peuvent en avoir l'allure mais ce n'est qu'un vulgaire masque, elle en est persuadée. il se servent de cette générosité apparente pour atteindre un but plus sombre, à l'opposé même de la bienveillance. "C'était juste un exemple, pour te dire que ce que l'on entend est parfois absurde, et peut faire du mal." il lui reparle de son illustration ridicule, de sa minable tentative d'inverser les rôles. et pour un peu, elle aurait pu trouver ça touchant parce qu'il continue, il s'explique comme s'il n'avait pas compris où il voulait en venir. sauf qu'en réalité, s'il y a bien quelqu'un qui n'a rien compris ici c'est lui. elle sait que les mots d'autrui peuvent blesser, elle n'en a même jamais douté. "oh mais j'sais crois-moi. c'est bien ce que je dis. y'a quelque chose de pourri en toi comme y'a quelque chose de pourri en tous les autres." qu'elle déclare, haussant les épaules comme si elle venait d'énoncer la plus évidente et universelle des vérités. les gens blessent père fleming, ils font souffrir - sans raison - parce qu'ils ne sont bons qu'à ça. dans son histoire, comme dans celle de tous les hommes, il y a un loup - féroce et sans pitié - qui écrase l'agneau sacrificiel sans monter ne serait-ce qu'une once de mansuétude. qu'il soit ou non la victime dans la sienne n'y change rien, la conclusion reste inchangée, immuable. "Peut-être. Mais dans ce cas, je veux bien que tu me dises de quoi il s'agit, pour que je puisse l'éradiquer et devenir meilleur." là, elle avait cherché à partir sloan - elle avait dit tout ce qu'elle avait à dire - sauf qu'avant qu'elle n'ait pu s'éloigner suffisamment, il ajoute ce quelque chose qui l'oblige à se retourner, elle ne peut s'en empêcher. et elle rit, encore une fois. elle rit de ce rire qui respire autant le cynisme que la souffrance. tu ne veux pas comprendre, hein padre ? c'est trop dur pour toi. il y a certaines vérités qu'on ne tient à entendre, c'est quelque chose qu'elle a appris il y a bien longtemps maintenant. beaucoup se mentent pour ne pas faire face et le pire, c'est qu'ils sont heureux ainsi. ils vivent dans cette bulle de mensonges - celle qui les rassure - et meurent un sourire aux lèvres. effleurer la vérité ne serait-ce qu'une seule seconde leur serait insupportable, ils ne pourraient pas s'en relever. le déni les emplit tout entier, guidant leur vie. mais sloan, ce luxe, elle l'a jamais eu. la vérité, on lui a craché au visage depuis son plus jeune âge. elle a pas eu d'autres choix que de se résigner, que de vivre avec. "c'est là que tu piges pas. ça se détruit pas. ça reste coller à toi encore et toujours. t'auras beau essayer de t'en débarrasser, tu feras qu'cacher la laideur. tu nais, tu vis et tu meurs avec ; désolée de te l'apprendre. et tu sais pourquoi ? parce que ça fait pas juste parti de toi, c'est toi." le sourire qu'elle revêt est terrible alors que la conviction qu'elle y met, elle, est impressionnante. impressionnante parce qu'elle en est on ne peut plus convaincu, parce qu'il ne s'agit pas que d'un moyen d'avoir le dernier mot. on dit qu'on t'aime pour tes défauts, pourquoi tu crois ? "Oh Sloan, pourquoi t'obstines-tu à ne voir que le mal ? Tu pourrais essayer de lever un peu les yeux, et changer de perspective. Ça pourrait te faire du bien..." et il recommence. il veut l'aider, la soulager de ses peines. il est pas le premier et malheureusement pour elle, pas non plus le dernier. tous autant qu'ils sont, ce qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'elle souffre d'un mal qu'on ne peut guérir : la conscience. sloan, elle a simplement compris comment le monde fonctionne et son regard n'est pas biaisé, non. au contraire, il est froid, objectif. seuls ses sentiments ont été anesthésié par les années et honnêtement, elle ne s'en plaint pas. "tu voudrais que je joue l'optimiste ? oh s'il-te-plaît laisses-moi rire ! j'vois pas que le mal, je m'berce juste pas d'illusions comme toi mon père." parce qu'elle est agacée par son sermon, elle lui arrache des mains le verre qu'il sirote depuis qu'elle est arrivée et avale le reste de son contenu d'une traite, comme pour mieux faire passer la pilule. le posant brutalement contre la table, elle lui sourit brièvement. "le bien ne triomphe pas sur le mal, on est pas dans une série tv mielleuse des années 90." j'vais pas être punie parce que j'ai fini ton verre, tout ça, c'que des conneries. sois pas ridicule. non, la seule chose que sloan retient, c'est qu'elle a pu boire à l'oeil et que lui, il s'est fait avoir. et derrière cet exemple - aussi futile soit-il - se cache le parfait reflet de la réalité. "et si t'étais un peu plus réaliste tu le verrais. y'a pas de dieu. y'a pas de chemin à suivre. y'a que des hommes. vénales. intéressés. égoïstes." oui parce que bonté et charité ne sont que des mirages, des illusions crées par les hommes d'églises pour contrôler la population. si elle a bien retenu quelque chose de ses cours d'histoire, c'est ça. la religion n'est qu'un outil utilisé par d'habiles mains. comportez vous bien, soyez droits ou allez en enfer. que c'est pratique. que c'est commode. et qu'ont-elles fait, ces églises, depuis des millénaires maintenant ? elles ont engraissé leurs pattes, ne se sont battus que pour leurs propres intérêts. parce que c'est comme ça que le monde tourne, comme ça que les hommes avancent.
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MessageSujet: Re: baby did a bad bad thing (toby)   baby did a bad bad thing (toby) - Page 2 EmptyLun 17 Juin - 14:28

Sloan semble énervée, dans son monde, à répéter que les hommes sont tous mauvais et qu'ils ne peuvent pas changer. Si c'était cela, tout serait pourtant bien simple. La nature humaine était hideuse... Elle l'était parce que certains décidaient de l'être. Certes, l'instinct poussaient les hommes, pour leur propre survie, à se montrer égoïste, à faire passer leurs intérêts avant celui des autres. Mais ce n'était pas l'instinct qui poussait à blesser et faire du mal aux autres. Ce n'était pas la nature. Ce serait trop facile. Bien trop facile. Elle était drôle, Sloan, à croire qu'elle avait raison, qu'elle avait conscience de quelque chose dont les autres n'avaient pas idée, alors qu'en vérité, elle donnait une excuse aux crimes de l'humanité. Le monde n'était pas rose, ce n'était pas le pays des bisounours et Toby était bien placé pour le comprendre. Mais lui, il faisait tout pour ne pas donner une tache de plus à tout cela, alors que Sloan, elle, se contentait de ricaner et de dire que rien était possible. Dans sa bulle, loin des autres, loin de ce qu'il pouvait y avoir d'important. Une excuse pour faie preuve d'égoïsme et écraser tout ceux qui pourraient la déranger... Ceci expliquerait bien pourquoi elle serait venue l'agresser. Pour se donner raison, se donner de l'importance, pour se persuader qu'elle était dans le juste. Alors qu'en vérité, en ce moment, Toby la voyait simplement comme une pauvre fille paumée qui se cherchait des excuses pour se donner le droit de vivre, sans se soucier de l'ampleur de ses actes. Après tout, c'était facile de faire quelque chose et de dire par la suite que ce n'était pas de sa faute, que c'était tout bonnement dans sa nature. Trop facile. Trop évident. Toby la regarde, longuement, l'écoutant. Elle ne comprend pas ce qu'est l'enfer. L'enfer n'est pas un volcan avec des petits diables rouges et de la souffrance à outrance. L'enfer, c'est l'impossibilité de regarder Dieu dans les yeux. C'est l'impossibilité de faire face à l'amour, de voir l'amour et de l'accepter. En bref, Slona nageait en plein dedans, sans même s'en rendre compte.
Elle attrapa son verre et en but le contenu, d'une traite. Toby se contenta de froncer les sourcils, avant de sourire.
"Si tu voulais un thé, il fallait me le dire, je t'en aurais offert un entier, et plus chaud. Celui-là ça fait au moins une demi-heure que je le mélange à ma salive. Je sors d'une gastro, t'étonnes pas si t'as l'estomac retourné bientôt." lui répondit-il simplement, lâchant un clin d'oeil. Il ne savait pas ce qu'il pourrait faire et dire pour l'aider, car il était évident qu'elle était bornée, dans son monde. Elle ne voulait pas faire d'effort pour s'améliorer. Elle ne comprenait pas que si chacun voulait faire un petit effort, chacun voulait éduquer les autres à en faire de même, on pourrait vire plus facilement.
"C'est comme ça, ça ne doit pas être changé. C'est une belle excuse, Sloan, pour ne pas faire d'effort, rester dans ton inertie absolue, pour te donner raison lorsque tu fais du mal. Bravo... Tu as trouvé la parade." finit-il par déclarer, tout bonnement.
"Le prétexte de la nature contre laquelle on ne peut pas lutter, il est beau. Alors allons-y, entretuons-nous, violons-nous, et ainsi de suite, puisque cela fait partie de nous?" demanda-t-il. "Alors pourquoi es-tu venu me reprocher une agression sexuelle si... elle est dans ma nature? Tu devrais t'en foutre complètement, non?" demanda-t-il ensuite, haussant les sourcils, affichant un large sourire. Non, vraiment. Sloan est très drôle.
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MessageSujet: Re: baby did a bad bad thing (toby)   baby did a bad bad thing (toby) - Page 2 EmptyVen 5 Juil - 16:27

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toby & sloan
plus le temps passe, plus elle perd patience sloan. le père fleming est tel un mur qui ne fait qu'esquiver sans jamais faire face. pire encore, il semble vouloir remporter le débat absolument, jugeant allègrement tout ce qui ne sort pas de sa propre bouche. ironique pour un prête supposé miséricordieux et emphatique. ironique mais non sans avantages parce qu'il ne fait que prouver ce qu'elle tente d'avancer depuis le départ. il n'est pas celui qu'il prétend, elle en est maintenant entièrement convaincue. c'est pas la bonté qui t'étouffe fleming, peu importe c'que tu penses. et ce qu'il dit ensuite ne fait que le démonter une fois de plus. il croit peut-être s'abaisser à son niveau mais la vérité, c'est que sa pic lui parait bien plus pathétique qu'elle ne l'en aurait jamais pensé capable. "si tu voulais un thé, il fallait me le dire, je t'en aurais offert un entier, et plus chaud. celui-là ça fait au moins une demi-heure que je le mélange à ma salive. je sors d'une gastro, t'étonnes pas si t'as l'estomac retourné bientôt." les yeux qui se lève sans qu'elle ne puisse s'en empêcher, elle soupire sloan. est-ce vraiment ce dont ils sont en train de parler ? est-ce vraiment ce pourquoi elle perd son temps ? "t'inquiètes pas pour moi, j'ai été en prison je te rappelle. on revoit ses prétentions là-bas, surtout niveau hygiène." tranchante, elle se montre expéditive. elle ne tient pas à s'attarder sur ce sujet futile. les railleries, elle adore ça - elle ne peut pas le nier - mais franchement, en cet instant, ça sonne un trop cour de maternelle pour elle. retrouver le sujet qui compte, c'est tout ce qu'elle souhaite. enfin, ce qu'elle pensait souhaiter du moins. "c'est comme ça, ça ne doit pas être changé. c'est une belle excuse, sloan, pour ne pas faire d'effort, rester dans ton inertie absolue, pour te donner raison lorsque tu fais du mal. bravo... tu as trouvé la parade." le ton impérieux, les mots sermonnaires, tout y est. il possède la parfaite panoplie du moraliste de base. "oh merci, tes compliments me touchent tellement." debout devant lui, elle le fixe - les yeux remplis d'ironie. il ne gagnera pas à jouer ce petit jeu avec elle. "le prétexte de la nature contre laquelle on ne peut pas lutter, il est beau. alors allons-y, entretuons-nous, violons-nous, et ainsi de suite, puisque cela fait partie de nous ?" et encore une fois, il esquive, déforme ses propos. là où elle soulignait l'importance de voir la réalité telle qu'elle est, il affirme qu'elle justifie les pires actes possiblement commis. "alors pourquoi es-tu venu me reprocher une agression sexuelle si... elle est dans ma nature ? tu devrais t'en foutre complètement, non ?" le tempérament qui s'échauffe, sloan doit forcer une respiration lente pour garder son calme. tapant du pied frénétiquement, sa voix redevient menaçante. ne pas sortir de ses gonds en sa présence n'est pas tâche facile, pas lorsqu'il joue à l'autruche comme il le fait. "tu fais exprès de pas comprendre ou t'es juste complètement débile ? j'dis qu'on est ce qu'on est, pas que les malades comme toi doivent pas être enfermés." elle retrouve également son sourire terrible pour une derrière remarque sinistre. "ou castrés." et elle le pense. oui, le monde qui l'entoure est remplie de pourritures ; il faut le savoir pour pouvoir agir en conséquence. surtout si on doit abattre un chien enragé. "j'suis sûre qu'un pervers restera un pervers mais c'est pas pour que ça me fou pas la haine." son sourire insupportable la pousse à se montrer encore plus haineuse qu'elle ne l'était déjà. parce qu'elle sait ce qu'elle est. parce qu'elle n'apprécie qu'on essaie de lui faire dire ce qu'elle n'a pas dit. elle ne s'en est jamais prise à quelqu'un qui ne le méritait pas sloan, jamais. elle exècre ce genre de comportement. si elle s'est retrouvée en taule, ce n'était que pour une question de business. "alors ouais j'suis venue te dire ce que je pense parce que je me changerai pas." sous le faux prétexte de ce qui parait être - pour ceux qui l'entoure - une accolade amicale, elle frappe son épaule sans ménagement. "mais j'vais pas retourner en cabane à cause de toi alors je vais me barrer avant de t'en foutre une. y'a rien à tirer de toi de toute façon." et elle s'en va finalement, sans se retourner. 
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MessageSujet: Re: baby did a bad bad thing (toby)   baby did a bad bad thing (toby) - Page 2 EmptyVen 5 Juil - 16:50

Sloan devrait faire plus attention à ses mots. Elle pense que Toby déforme les siens, mais, d'après lui, il n'a fait que poursuivre sa logique. Si l'homme est hideux de nature et ne peut pas changer, pourquoi punir ceux qui font le mal? Une fois la punition passée, il récidiveront. Si leur conscience ne leur apprend rien, si on ne les aide pas à prendre conscience qu'ils peuvent faire mieux, ils recommenceront. Alors la prison ou même la castration, dont elle parle sont inutiles...
Et oui, Toby juge ses mots, son comportement. Mais jusqu'à présent, il n'a jamais jugé la personne qu'elle était. En prison, il a tenté de la comprendre. A présent, il est fatigué d'essayer de comprendre quelqu'un qui répète inlassablement la même chose, quelqu'un qui s'est borné et ne veut pas changer. Quelqu'un qui n'a dans l'optique que de faire du mal, par ses mots, ses gestes. Car oui, chacun change, suivant les années, on fait ses choix, on façonne sa conscience. Alors ce n'est pas qu'on ne peut pas changer, mais qu'on ne veut pas changer, à part si l'on a une maladie mentale. Et encore mieux, suivant sa théorie, tout le monde était ignoble dans le fond. Alors tout le monde devrait se retrouver enfermé...
Sloan perd patience, commence à  l'insulter, signe qu'elle est au pied du mur, d'après Toby. Après tout, elle n'était pas venue originellement discuter ou échanger sur ses théories sur l'humanité, juste l'agresser. Et c'est ce qu'elle a fait. Il n'aurait même pas dû l'écouter, ni prendre en compte ses arguments, juste la laisser parler dans le vide. C'était dommage. Il avait perdu son sang-froid, mis sur la défensive. En même temps, il n'en pouvait plus d'être traîné dans la boue. Sa patience avait des limites. Il se laisse souvent écraser, pour éviter la dispute, prend les choses avec philosophie, mais depuis que sa vie était devenu un véritable foutoir, il ne parvenait plus à faire abstraction.
Il la regarde, alors qu'elle lui donne une tape contre l'épaule, plus douloureuse qu'amicale, et se dirige vers la sortie.
"Heureux d'avoir illuminé ta journée!" s'exclame-t-il finalement, lâchant un clin d'oeil, et un large sourire. Provocant? Oui, certainement. Carrément provocant. Toby, tu aurais mieux fait de te retenir. Comme tu l'as fait lorsque l'on t'a accusé. Comme tu l'as fait lorsque les rumeurs ont commencé et que l'on parlait derrière ton dos. Comme tu l'as toujours fait avec tous. Il pousse un large soupire. Serait-il devenu si aigri qu'il n'en était plus capable que de s'énerver, qu'il oubliait d'écouter? Il pousse un large soupire. Le poids de la soutane devient si lourd, au fil des années.
Alors qu'elle quitte les lieux, Toby rouvre son livre, et se replonge simplement dans sa lecture.
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