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 bitter darkness (sage)

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Kenan Brixton


( play your cards )

/ avatar : Sergio bae C.
/ crédits : bonnie.
/ autres personnages : nika, vise son profil.
/ nombre de messages : 321
/ cartes en main : 20
bitter darkness (sage)  1I39AN
/ âge : 24
/ statut : un coeur abonné absent. un coeur bien trop soucieux du bien des personnes qu'il aime. Petit homme a grandit trop vite, pensant réussir à vivre une vie digne, mais il se retrouve dans le noir glaçant de son propre subconscient. alors son cœur est parti, démissionnant, car qui voudrait d'un homme ne voyant pas la beauté des courbes féminines ?
/ occupation : petit dealeur, petit combattant, mais surtout footballeur américain grandiose, mais son rêve d'être pro vient d'éclater en dix milles morceaux. qui a déjà vu un aveugle jouer au football américain ? Personne. Alors. Il n'est plus rien sauf un déchet.
/ zone du queens : le queens contemporain avec Sage et les jumeaux.
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MessageSujet: bitter darkness (sage)    bitter darkness (sage)  EmptySam 16 Fév - 23:09

T’as tourné, le corps inlassablement en mouvement. Incapable de trouver comment dormir, juste un peu, quelques secondes, mais dans le fond, tu n’as pas envie de t’endormir, pas envie de laisser tes songes te remémorer avec cruauté les souvenirs. Pourtant, tu as fini par t’apaiser sur le canapé où tu dors, Sage n’est pas là. Elle devait bosser ou sortir, tu n’as rien retenu, tout rentre par une oreille avant de ressortir. Comme un gosse. T’es un putain de gosse, sauf qu’on peut pas te punir. T’as toujours autant envie de t’enfoncer dans l’obscurité, la caresser de tes opales, la laisser te ruiner un peu plus et t’amener à la fin. La bonne fin. Celle qui te laissera souffler, celle qui te laissera dire adieu à toujours. Le myocarde qui s’emballe, les frissons qui torturent ton être, froid ou chaud c’est la même bataille. T’es là, complétement stoïque, l’éclair de lumière qui vient de t’achever, brisant ta vue, te laissant sur ce sol gelé, tu sens le liquide chaud glisser sur toi, tu ne vois rien, les paupières sans doute venu te cacher de la lumière. Tu es stoïque, tombé comme un soldat au sol, juste le soldat d’une merde de drogue. Une merde de boulot, de la merde pour donner du bonheur à tes proches. Tara, Kelvin et Sage. Les deux anges de ta vie, ceux pour qui tu as tout plaqué, tout fait pour ne jamais voir ta génitrice les tuer, puis elle, te tendant une main, alors qu’elle était aussi dans la merde. Ce que tu crois depuis tant de temps, t’as rien, pourtant t’avait pas la mauvaise excuse d’être  aveugle. Mais t’as rien voulu voir. Enfin. Trop obnubilé par son bonheur, par être le meilleur des hommes dans sa vie, dans leur vie, avoir envie de les élevés même si pour ça toi tu devais finir à terre, car t’as jamais été un connard d’égoïste, ça c’était avant. L’éclat de lumière t’aveugle, t’as le cœur qui va finir par faire exploser ta cage thoracique. Tu sens cette odeur de sang, une odeur de métallique qui te ramène à quand tu étais gosse, blessé au couteau par ta propre daronne. Te voilà incapable de penser, tout bonnement plongé dans la nuit, sans même capter ce qui se passe. Puis tu suffoques, tu suffoques à tel point qu’un bruit sourd te sort de cette merde. Cauchemardesque. Voilà tes nuits sont courtes, différente d’avant, bien trop lugubre, trop courte. T’aimerais qu’on t’aide à tout arrêter, mais ça serait la pire des trahissons pour eux, tu le sais. Alors tu souffres en silence. «  C’est qui ? »   Tu hurles, tu les répètes ces trois mots, encore et encore, jusqu’à ce qu’une voix t’aide à reprendre surface, t’aimerais attraper une branche, la voir, et te hisser, mais impossible. Peut-être bien que ce putain de cauchemar, cette nuit où la balle s’est logé dans ta face à fini par changer, ça se modifie, ça évolue, bien plus mal qu’avant. Tu ne sais pas trop quoi penser, mais tu es plongé dans le silence, un silence qui te paraît faux. Tu entends ta respiration, saccadé et épuisé, comme si l’organe central t’avertissait qu’il rendait les armes. Te laissant partir, sans un mot. Mais non, tu parviens à te calmer, que tu crois, car tu es ébloui à nouveau, encore cette maudite boucle, cette balle qui sort du canon, te bousculant, alors que tu sens les grains de cette dernière déchirer ta cervelle, tu sens le coup, les odeurs se mélangeant, puis plus rien. Tu hurles, pas de mort, tu paniques dans ton lit, pensant que tout ça n’est qu’une maudite réalité, mais t’es bloqué dans les bras de Morphée qui veut te tuer, un peu plus. Coup après coup. Il aura ta peau, tout aura ta peau sauf toi. L’ironie du sort. Tu te débats, tu continues de luter, les coups qui coulent de source loin de réaliser que tu n’es plus seul, que la voix de Sage devrait te calmer, que ses bras devrait apaiser tes maux, mais t’es accroché à tes merdes. Tout simplement. Tu laisses tes bras débattre, ton être n’être qu’un roc déchirant d’extérieur alors qu’à l’intérieur c’est l’émoi, plus rien va.  


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—Le ciel est toujours beau. Même quand il fait nuit, quand c’est pluvieux ou nuageux, c’est toujours un beau spectacle. C’est ce que je préfère dans vie car je sais que si jamais je me sens perdu, seul ou effrayé, il suffit que je lève la tête et le ciel sera toujours là… toujours aussi beau.—
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Sage Abberline


( angel in disguise )

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/ autres personnages : betsi (n.peltz), brynn (n.o'neil), cez (j.o'connell), kurtis (r.king), tad (a.piper).
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/ âge : 23
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elle tombe à la renverse la princesse, rien ne la retient. les anges passent, les mots s'effacent. alors elle ondule dans la nuit pour que chaque pas chassé l'éloigne enfin du passé.
-✻-
but they know what she did
last summer

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MessageSujet: Re: bitter darkness (sage)    bitter darkness (sage)  EmptyDim 24 Fév - 1:42

kage / bitter darkness /

Same old shit. Toujours la même rengaine. Les mêmes mauvaises habitudes qui te collent à la peau et qui s'accrochent à la moindre de tes faiblesses. T'as voulu croire que cette stupide histoire d'accident ferait une croix pour toi sur tous les excès qui t'avaient valu de côtoyer un monde qui se rapprochait drôlement de l'idée que tu te faisais de l'enfer. Mais ça s'est pas passé comme ça, Sage. Au contraire, t'as creusé un peu plus profond. T'as cru naïvement que tu pourrais éternellement te cacher dans ta propre tanière et que le temps se chargerait de te faire oublier ta culpabilité. Parce que c'est ça son rôle : tout effacer. Avec le temps va, tout s'en va. Pourtant, y'a tout qui reste intact, gamine. Le poids sur tes épaules, la boule au creux de ton ventre, le film de cette nuit-là qui défile sans interruption dans ta tête sans que tu ne puisses y faire quoi que ce soit. A part peut-être compter sur quelque chose d'autre que le temps pour oublier enfin. ça finira bien par fonctionner. Alors tu te retrouves à boire quelques verres, quand bien-même tu t'étais promis il n'y a pas si longtemps que tu ne toucherais plus à une goutte d'alcool. Mais tu sors trop Sage, là où la tentation ne manque jamais de s'engouffrer à l'intérieur de toi via tes mille-et-unes failles, annihilant dans le même temps les quelques restes de volonté qui se cachaient encore quelque part. Tu cherches la foule pour y perdre ce visage que tu ne connais pourtant pas, pour ne pas avoir eu le courage de le regarder. Et tu comptes sur tes pieds pour te ramener à bon port (parfois sur un taxi). Au fond, ce soir, t'avais hâte de rentrer, alors t'as décidé de couper cours à la soirée après deux tournées seulement. Parce que tu sais à quel point ça te fait du bien d'être avec Kenan, lui qui n'avait rien à voir de près ou de loin avec ce qui, tous les soirs, t'empêchait encore de trouver le sommeil. Mais y'a pas que toi qui te bats avec les troubles nocturnes, gamine. Lui aussi il s'agite. Lui aussi il cauchemarde. Et quand t'ouvres la porte, tu l'entends crier. « C'est qui ? » T'es pas certaine que ça s'adresse à toi, Sage. Tu te demandes s'il est encore pris dans ses songes ou s'il a remarqué ton arrivée. A l'aide de la lumière de ton téléphone, tu te fraies un chemin jusqu'au canapé et te permets de secouer légèrement l'épaule de ton colocataire, tout en gardant une certaine distance de sécurité pour éviter de te prendre un éventuel coup. « C'est moi », tu commences faiblement afin de ne pas le brusquer. « Kenan ? Kenan ?! » Avant-même de lui laisser le temps de réagir, tu te diriges vers la cuisine où tu lui prépares rapidement un grand verre d'eau fraîche. Et puis un deuxième, finalement, pour toi-même. Les yeux plissés, tu tentes de retrouver le chemin jusqu'au salon, ce que tu fais sans trop de difficulté malgré l'obscurité. Tu le dois sans doute à toutes ces nuits où tu as déambulé dans l'appartement, en long, en large et en travers, dans l'espoir de trouver enfin le sommeil. « T'es réveillé ? », tu t'assures tout bas lorsque tu retrouves le jeune homme. A tâtons, tu poses les deux verres sur la table basse et reprend ton téléphone portable en main pour éclairer ton colocataire. « Qu'est-ce qui t'arrive, putain ? », tu demandes, presque prête à l'enguirlander, comme si c'était sa faute. Mais la vérité, c'est que tu t'inquiètes pour lui, Sage. Et c'est toute l'affection que tu ressens pour lui qui ressort, d'une manière certes inattendue, mais indéniablement authentique.

_________________

dedans tout n'est que faille et son coeur de cristal se brise au moindre éclat. elle retient des instants, elle pédale dans le vent à la croisée des chemins, à l'ombre des lendemains. et puis elle attend. pourquoi, elle en sait rien.
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MessageSujet: Re: bitter darkness (sage)    bitter darkness (sage)  EmptySam 9 Mar - 15:52

T’as toujours eu quelques terreurs nocturne, le méchant du cauchemar étant pour souvent celle t’ayant donné la vie, elle testant encore de te donner la mort. Te tuer pour se protéger du soi-disant mal que tu étais capable de lui faire. Toi qui n’avait que toujours aimé cette femme, même après qu’elle ait presque réussi son coup. Toujours de l’amour, encore. Le mélange de peur et d’amour qui ne font pas forcément bon ménage. T’as jamais songé à ne plus l’aimer, même maintenant, quand tu y penses tu l’aimes, mais tu la hais du mal qu’elle a pu songer à faire à Kalvin et Tara. Ce n’est que pour leur vie que tu lui en veux, t’as eu peur d’elle eut l’envie aussi qu’elle t’aime qu’elle veuille de toi sans avoir envie de te tuer. Mais tout cela ne sont que des songes, des chimères, à présent loin. Tes folies nocturnes sont maintenant les mêmes, ce flash, cette lumière qui t’éblouies, des secondes paraissant des heures, puis toi tombant. L’impression de sentir le sang encore couler sur ton visage, sentir l’humidité et le froid de la ruelle où tu te tenais. Voilà ce qui te ronge, ce que tu es comme obligé à vivre et revivre encore durant tes nuits. L’arme à feu qui laissé échapper de son canon cette balle qui vient s’ancrer dans ton crâne, toi qui tombe, encore et encore. Tu ne cesses de vivre cette situation sans avoir le droit de t’évader ailleurs durant tes rêves, t’es pas sûr d’être capable d’y revoir ce que tu y voyais avant. Les femmes, les rêves que tu avais tout ça c’est comme bouffé par le reste. Tu parles, tu gigotes, tout part en cacahuète, tu ne contrôles plus ta vie, plus tes nuits, c’est une horreur. Tu voudrais mettre fin à ses calvaires, mais c’est impossible, tu n’y parviendras pas, clairement tu es comme une poupée qui n’a pas son mot à dire. Toi tu subis ta vie et tu ne vois pas comment cela pourrait être autrement. Les coups pleuvent, tu te tapes parfois toi-même sans même t’en rende compte, tu te bats avec ces fantômes que personne ne voit, où même toi tu ne sais qui ils sont. Tu es perdu, paumé et c’est une bouée de secours, un phare qui parviendra à te sauver. La même, toujours elle et sa douce voix qui pourront aider. Tu l’entends, mais tu ne captes pas trop, tu es tellement perdu dans ce monde de songe que tu ne sais pas si cette fois-là Sage ne serait pas une chimère, une jolie licorne qui pourrait pourtant t’apporter un moment de répit que ce soit dans une réalité ou alors dans les bras de Morphée, peu importe, t’en as besoin. Sa voix t’appartiens le temps de quelques secondes, tu la suis, tu t’y retrouves. Tu la retrouves. Silencieux, t’accuses tout juste le coup. Les yeux qui plissent, un vieux symptôme de ton ancienne vie, comme si la lumière pourrait te toucher, pourrait te faire du mal. Tu le sens ce courant chaud se posant sur ton visage. T’es moites, trempés de partout, t’es à terre comme toujours. « Sage ? » Tu laisses courir son nom dans la nuit, la même nuit qui ne te quitte plus depuis des mois. « Rien , je vais bien … » tu vas pas l’inquiéter, tu le sais que c’est déjà trop tard pour ça. « Tu viens juste de rentrer ? » Que tu lâches, alors que t’es à peine réveiller, tu prends sur toi, tu le fais toujours en compagnie d’elle, de Kalvin ou tara, tu veux les protéger, ton devoir, un putain d’impératif que tu t’es mis en tête, eux avant toi, toujours. Tu peux tout sacrifier pour eux, tu ne serais pas l’expliquer. « T’étais où ? » t’as toujours tendance à demander, comme si la belle aux traits qui se dissipent dans ton esprit devait te rendre des comptes. « Pourquoi je suis encore là … » parfois t’as beau faire l’effort, t’arrive à pas tout garder, t’as besoin que ça sorte, et un jour tu vas bousiller la belle.  


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MessageSujet: Re: bitter darkness (sage)    bitter darkness (sage)  EmptyJeu 14 Mar - 4:23

kage / bitter darkness /

En passant la porte ce soir-là dans l'espoir d'échapper à tes démons, tu ne pensais pas être confrontée à ceux de ton colocataire à ton retour. Mais c'est bien malgré lui que t'arrives au mauvais moment, gamine. Tu sens bien qu'il n'est pas à l'aise à l'idée de parler ouvertement de ces terreurs qui avaient pris l'habitude depuis bien trop longtemps déjà de perturber ses nuits. Alors c'est sans surprise qu'il évite de te répondre. « Rien, je vais bien… » Tu laisses échapper un soupir de déception. C'est pas que ça te vexe Sage, mais tu t'en veux qu'il ne te fasse pas suffisamment confiance pour te dire la vérité. Que rien ne va. Et qu'il a besoin de toi. Parce que peut-être que c'est ça que t'espères : qu'il ait besoin de toi, juste un peu. Mais tu ne sais que trop à quel point il a à coeur de te protéger, au même titre que Kalvin et Tara, et que se montrer faible ne faisait ainsi donc jamais partie de ses options. Aussi, tu ne veux pas qu'il se voie de cette façon dans tes yeux. Au fond, toi, tu le trouves plus fort que l'inquiétude que tu ressens à son égard ne semble le montrer. Mais c'est que t'es pas aussi douée pour le protéger de tout ce qui l'accable encore aujourd'hui, Sage. « C'est pas vraiment l'impression que j'ai », tu lui avoues tout de même tandis qu'une moue significative se dessine sur tes lèvres. Ce n'est pas ce que dit la sueur sur son front. Ce n'est pas ce que dit son regard non plus. C'est simplement ce qu'il dit, lui, à l'opposé de chaque détail qui criait manifestement le contraire. Mais tu connais sa façon de mentir aussi bien que la manière dont il sait si bien détourner l'attention de sa personne. « Tu viens juste de rentrer ? » Tu hoches la tête positivement avant de te redresser légèrement. « Mais je t'avoue que ne m'attendais pas à un tel accueil. » La voix éraillée par un trop plein de sentiments passant de l'inquiétude à la raillerie légère, tu tentes d'utiliser ce qu'il te reste de douceur pour ne pas rendre la situation plus gênante qu'elle ne devait l'être pour Kenan. Tu le vois tenter de se dérober. Tu le sens, surtout. Aussi habilement que d'ordinaire, il s'intéresse à toi pour ne pas avoir à parler de lui. « T’étais où ? » Et là, tu te braques un peu. « Sortie », tu réponds bêtement, sachant pertinemment qu'il ne s'agissait pas là de ce qu'il attendait. Mais qu'est-ce que tu pourrais lui dire d'autre ? Que t'étais partie pour oublier de la manière la plus stupide qui soit ? Et puis oublier quoi, Sage ? Tout ce que tu gardes jalousement pour toi. T'as bien trop peur qu'il te voie autrement, Kenan, si seulement il savait. Alors tu préfères pas t'éterniser sur le sujet. Mais au moment où le jeune homme reprend la parole, tu te rends compte que tu ne préfères pas non plus lorsqu'il laisse libre cours à ses pensées les plus moroses. « Pourquoi je suis encore là… » Tu secoues la tête, comme si ce simple geste pouvait te permettre de chasser ces quelques mots. Mais rien n'y fait, et tu les entends résonner encore et encore, à t'en donner mal au crâne. Parce que c'est ce qui se cache derrière qui rend le tout plus douloureux encore. Le simple fait que Kenan ne pense pas mériter d'être encore ici, ça te rend malade, Sage. « Arrête ça. » C'est pas une demande, pas même un conseil. ça sonne plutôt comme une exigence. Un peu pour lui, beaucoup pour toi. Pourtant, tu ressens son mal-être comme si tu le partageais, inévitablement perméable au moindre sentiment d'autrui. Sans doute qu'avec le jeune homme, c'était dix fois pire. « C'était pas ton moment, mets-toi ça dans le crâne », tu ajoutes avant de détourner le regard vers le côté le plus obscur de la pièce. T'as peur de paraître agacée, mais tu crains plus encore de lui montrer à quel point ce sujet te touche. « Et puis parce que Kalvin et Tara ont besoin de toi. » Et que moi aussi j'ai besoin de toi. Mais ça, c'était sans doute trop égoïste pour le dire à voix haute. Ce serait sans doute malvenu de te positionner comme celle que l'on devait prendre en pitié, celle pour qui l'on se devait d'être là, alors qu'en réalité, c'était ton rôle à toi d'être là pour lui. « Kenan, t'as vraiment besoin d'une liste pour justifier que tu sois toujours en vie ? » La vérité c'est que t'as même pas peur qu'il te réponde par l'affirmative. Parce que tu serais capable de la lui faire cette putain de liste, et de l'allonger jusqu'à ce qu'il comprenne enfin que sa place était ici. Jusqu'à ce qu'il comprenne que tu ne voudrais qu'il soit nulle part ailleurs.

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MessageSujet: Re: bitter darkness (sage)    bitter darkness (sage)  EmptyLun 1 Avr - 17:14

Borné et gamin. T’as envie de tout garder pour toi, la peur d’être un poids plus que tu ne l’es déjà avec eux. Besoin d’être le guerrier, celui qui est capable de tout gérer. Mais faut que tu parviennes à l’accepter, tout ça n’est plus possible, pas sans tes opales qui ne te servent plus à rien, sauf à faire beau. Et encore. Sa voix qui vient te prouver que t’as tort. Tu l’imagines cette moue qu’elle prend pour répondre, mais tu ne parviens plus à dessiner ses traits, pas comme tu pouvais le faire les yeux fermer avant. T’as le cœur qui se déchire, cette sensation vraie, la seule et unique que tu n’es plus rien qu’un humain inutile. Tu te demandes ce que tu fais encore sur cette pauvre terre à brasser de l’air et à consommer sans même avoir d’utilité. T’es un disque rayé, le disque qui ne cesse d’embrumer ton pauvre esprit qui n’a pas une minute de repos, qui n’a pas de solution pour se sortir de cette merde, de tout ce qu’est ta putain de vie. Ils sont les seules choses bonnes que tu as dans la vie : tara, kalvin et elle. Mais tu ne leur es plus utile. Tu n’es devenu que le boulet à leur pied qui les fera couler avec toi dans les abysses que personne ne devrait croiser. « T’as une mauvaise impression Sage. » Ta voix est un peu froide, car tu ne veux pas batailler avec elle. Tu aimerais qu’elle dise amen à tout, mais tu le sais qu’elle ne le fera pas. Qu’elle ne lâchera jamais ta main, qu’elle pourrait couler pour toi et peut être même périr. Tu ne comprends pas, tu te souviens rapidement de ce doux sourire qu’elle dessiner sur son visage quand vos regards se croisaient, tout se passé bousillé, toutes ces fois où tu jurais de ne plus jamais imaginer la belle nu contre ta peau à nouveau. Une promesse, cette promesse plus que jamais devra être tenu, pourtant t’aimerais t’y perdre dans ses bras, y disparaître pour ne plus être ici, pour ne plus être nulle part même. Tu ne rêves que d’une chose. Les autres songes ont été effacés, car impossible à réaliser, mais celui de disparaître est constant, tout comme les tiens ils disparaissaient petit à petit de tes souvenirs. Les traits qui deviennent de plus en plus trouble, tous ces souvenirs qui sont comme caduc avec tout ça. « Tu imaginais quel sorte d’accueil ? » Et toi tu te laisses imaginer l’accueil que tu lui aurais fait dans une autre situation, même avec ce genre de rêve qui détraque totalement ton âme, ton esprit. Tu l’aurais pris dans tes bras, la calant contre toi, calmant ses propres démons qu’elle cachait, qu’elle ne laissait pas franchir la barrière de ses pulpeuses et douces lèvres. T’aimerais être comme avant, peut être que tu ne cacherais plus rien, peut être que vous formeriez une belle et forte famille. Des suppositions, tu le sais tu ne te fais que du mal inutilement, tu ne fais que t’enterrer un peu plus à chaque mots, à chaque pensées noires que tu as. Un petit coup de massue, encore et encore, qui finiront pas te mener à ta perte, là où tu n’as qu’une envie d’être : quatre pied sous terre. T’es lamentable, complétement idiot. T’aurais envie d’y mettre des chaînes à ses doux poignets, la peur risible de la perdre, alors que tu ne fais que repousser tout ce petit monde, le petit monde qui était le tien, mais qui décline pendant que toi tu n’es même plus l’ombre de toi-même. Tu ne serais dire ce que tu es dans le fond. Tes mains qui cherchent son corps, sa présence, sa douceur, qui cherchent cette putain de chaleur qu’elle pourrait amener à ton âme. Le bout de tes doigts qui se fait léger sur son mollet, remontant telles des pétales de rose qui caressaient son être. Son contact, ça te ferait tant de bien de laisser tout aller, mais t’aurais tant peur de détruire la jolie poupée. Poupée qui manque à tes opales, comme le monde, comme les couleurs. Des manques auxquels tu devras t’habituer, mais t’es dans une autre optique, l’abandon. Et la seule chose qui te garde sur ce monde : c’est eux. Un égoïste qui aimerait cesser de l’être, mais putain tu t’imagines pas les laisser, alors que t’es qu’un putain de poids. Ta main qui s’entremêle avec la sienne, alors que la seconde se pose sur sa joue. « Tu vas bien, vraiment ? » Que tu demandes de la voix la plus douce possible, tu aimerais la voir te dire oui, te dire non, détecter à la perfection les mensonges de la jeune femme, la protéger. Être le chevalier qui la sauvera de ses propres démons, alors que toi tu laisses les tiens te transpercer comme pas permis. Tes mots qui glissent, tes mots qui sortent sauvagement et maladroitement, mais dans le fond comment ça pourrait sortir autrement ? Cette demande d’avoir la mort comme seule compagnie et ne plus être qu’un mauvais souvenir pour eux ? T’as abandonné avant même d’avoir rouvert les yeux, t’as tout lâché, t’es là, car t’as pas le choix, renfermé dans cette prison qui ne connait qu’une couleur, la couleur de la nuit sombre. Tu le sens ses mots te font mal, car tu le prends en pleine face ton égoïsme, ton putain de cœur qui ne sait plus faire. Qui ne sait plus voir là où ça blessera. T’as les larmes. T’as envie de la croire, envie de croire à ses douces calomnie, mais si seulement elle savait que tu n’avais toujours qu’apporter les mauvaises choses aux autres. Des parents qui abandonnent, qui tentent de tuer, le premier amour pour qui t’aurait donné ta vie qui avait fini par s’évaporer aussi. Tout le monde part un jour, comme si tu n’avais pas le droit à du bonheur, peu importe, tu t’en fiches, tant qu’eux l’ont. La main qui caresse sa joue, ta larme, une seule et pas une de plus qui roule sur ta joue, toi qui perd pied, toi qui ne veut que dire adieu au monde. « Je veux pas de liste … » Que tu glisses la voix épris par le chagrin. « Ce que je sais c’est que c’est moi le putain de gars plongé dans le noir, mais que vous êtes aveugles, que vous voyez pas que je ne suis qu’un être inutile …. » Tu souffles. Tu ne veux pas la faire souffrir, mais toi t’as le cœur qui éclate. « mais putain vous seriez si bien sans moi, sans le poids que je vous impose … » Ta la main qui glisse dans sa nuque, laissant le sort s’acharner, ton être quémandant le sien, tu l’attires un peu plus à toi, la laissant réagir si elle ne voulait pas, mais putain que tu avais besoin de la sentir contre toi, de sentir sa présence, de sentir celle qui avait tendu la main et qui avait sauvé ton être quand tes propres parents vous aviez balancé comme des chiens.


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—Le ciel est toujours beau. Même quand il fait nuit, quand c’est pluvieux ou nuageux, c’est toujours un beau spectacle. C’est ce que je préfère dans vie car je sais que si jamais je me sens perdu, seul ou effrayé, il suffit que je lève la tête et le ciel sera toujours là… toujours aussi beau.—
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Sage Abberline


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elle tombe à la renverse la princesse, rien ne la retient. les anges passent, les mots s'effacent. alors elle ondule dans la nuit pour que chaque pas chassé l'éloigne enfin du passé.
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last summer

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MessageSujet: Re: bitter darkness (sage)    bitter darkness (sage)  EmptyMar 21 Mai - 23:57

kage / bitter darkness /

C'est l'évidence-même. Qu'ça ne va pas. Qu'il a mal. Qu'il peine à se battre contre les innombrables démons qui ne quittent plus ses nuits. Et il est seul, Kenan. Il est seul psychologiquement, imperméable à l'idée de partager ne serait-ce qu'une bribe de son mal-être pour avoir d'autres épaules qui l'aideraient à le porter. Tu voudrais, toi, lui offrir les tiennes. Tes mains aussi, tendues vers lui depuis la nuit des temps sans-même qu'il ne puisse le voir. Comment le pourrait-il ? Alors tu te sens réduite à un corps passif, à un coeur éconduit, à un vain espoir qui voudrait qu'il s'accroche enfin à ce que tu lui offres. Parce qu'il recule à chacun de tes pas, Kenan. « T’as une mauvaise impression Sage. » Tu devrais peut-être te formaliser un peu plus du ton qu'il emploie, sec et froid. Tu te doutes qu'il voudrait simplement te dissuader d'insister plus encore et que c'est pour cette raison qu'il se comporte avec toi de telle sorte que tu ne puisses plus ressentir une once de sympathie à son égard. Mais c'est trop tard pour ça. T'as déjà plongé depuis longtemps, et rien de ce qu'il pourrait dire ou faire ne serait susceptible de changer ton opinion. Ni tes sentiments. Alors tu soupires, Sage, face à cette déplorable tentative. Agacée, tu détournes le regard un instant pour oublier qu'il semble ne pas avoir suffisamment confiance en toi pour partager ses maux. Les vrais. Ceux qu'il ressent, ceux que tu vois. Mais ceux qu'il tente sans cesse de camoufler derrière l'opacité du déni. « Kenan, celle qui a des yeux ici, c'est moi », tu rétorques aussi sèchement que lui. Tu ne cherches pas à être mauvaise et encore moins à lui faire du mal en lui renvoyant en pleine face l'un de ses plus gros fardeaux, mais tu veux qu'il comprenne, Sage. Tu veux qu'il réalise que tu ne crois plus à ses mensonges. Pas parce qu'il s'y prend mal, mais parce que tu vois. Et plus que ça, tu sens. C'est en toi depuis toujours gamine, cette faculté de tout ressentir à la place des autres ; de tout absorber telle une éponge à sentiments. Et les siens bordel, ils s’immiscent en toi à travers chacun de tes pores. Mais ça l'empêche pas de s'accrocher à ses mensonges, Kenan, et ça ne l'empêche pas non plus d'user encore et encore des mêmes combines pour détourner ton attention de ce qu'il se refusait à dévoiler. « Tu imaginais quel sorte d’accueil ? » « Le genre moins film d'horreur », tu réponds du tac-o-tac afin de lui faire comprendre que tu n'oublieras pas le sujet aussi facilement. T'aurais voulu moins de cris. Moins de sueur. Moins de peur. Peut-être même qu'au fond, t'aurais souhaité quelque chose de doux, simplement parce que c'était toi. Mais tu ne l’apaises pas, Sage. Parce que rien ni personne n'a ce pouvoir. Et c'est sans doute ça qui fait le plus mal. Avant que son contact ne te fasse du bien. « Tu vas bien, vraiment ? » Tu restes silencieuses quelques secondes (quelques secondes de trop, sans doute). « Tout va bien. » Tes doigts exercent une légère pression autour de sa main, et, au moment où ton regard rencontre le sien, tu souhaiterais qu'il puisse te voir. Tu souhaiterais qu'il lise au fond de tes yeux que tu mens autant que lui. Mais aussi mal. C'est un cercle vicieux où tout le monde cherche la vérité mais personne ne l'énonce jamais. Et ça te fait du mal, Sage. Comme cette même putain de sensation au creux de ton bide quand il te dit qu'il préférerait être mort. « Je veux pas de liste… Ce que je sais c’est que c’est moi le putain de gars plongé dans le noir, mais que vous êtes aveugles, que vous voyez pas que je ne suis qu’un être inutile… Mais putain vous seriez si bien sans moi, sans le poids que je vous impose… » Y'a comme une vague de colère qui t'enserre le coeur Sage, et tu ne peux t'empêcher de lâcher sa main. Tu t'retiens même de te tirer de là en claquant la porte. Parce qu'il tire sur la corde de tes limites, et que bientôt, elle va lâcher. Tu la sens s'user sous chacun de ses mots. Râpeux. Tranchants. A t'en amocher un peu plus le coeur. « Et bah tu veux que j'te dise c'que j'vois, moi, avec mes yeux d'aveugle ? », tu l'interroges en mimant des guillemets avec tes doigts, comme s'il allait te voir. « C'que j'vois, c'est que t'es peut-être dispensé de ta vision, mais que manifestement, ça te dispense pas d'être con par-dessus. » Mâchoire serrée, tu fermes les yeux le temps d'une fraction de seconde pour ne pas te laisser attendrir par son geste. Tu te fais violence pour faire abstraction de la chaleur de sa main contre ta nuque, et c'est quand tu te sens sur le point de flancher que tu te décides finalement à te relever. Et c'est brusque Sage, comme tes propos. Parce que tu lui en veux de penser comme ça. Tu lui en veux de penser à ta place. « Sérieusement Kenan, t'as pas le droit de dire ça ! » Tu voudrais être douce, gamine. Parce qu'il souffre déjà suffisamment et que tu t'étais promise de toujours l'aider en lui apportant la tendresse et le positivisme qui lui manquait. Mais à cet instant précis, t'es incapable de te tenir à cette promesse. Parce qu'il te fait mal au coeur et que ça, tu ne l'acceptes pas. « Parle pas du poids de ta présence quand t'ignores le poids qu'aurait ton absence. » T'imagines pas, toi. Le poids du vide. Il pèse le monde entier. Et ce vide derrière toi, Kenan, il pèserait l'univers.

_________________

dedans tout n'est que faille et son coeur de cristal se brise au moindre éclat. elle retient des instants, elle pédale dans le vent à la croisée des chemins, à l'ombre des lendemains. et puis elle attend. pourquoi, elle en sait rien.
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