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 the l(f)ight is coming | roméo

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Romy Harrington


/ avatar : stella maxwel
/ crédits : kane. (avatar) | siren charms (signature) | vocivus (icons)
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/ cartes en main : 15

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/ statut : elle est une mère célibataire non ordinaire, cœur brisé de tous les côtés, ses addictions qui rongent ses organes et une longue vie mouvementée devant elle.
/ occupation : ancienne championne de natation professionnelle reconvertie coach sportif privé.
/ zone du queens : green, le loft qu'elle occupe avec son gosse de quatre ans, jimmy.
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MessageSujet: the l(f)ight is coming | roméo   Lun 12 Nov - 19:41


***
the l(f)ight is coming
@roméo saint-clair
Depuis deux ans, tu avais trouvé un job à ton goût, être coach sportif n’était pas simple tous les jours, cela dépendait des clients. Certains étaient très sympathiques, d’autres te donnaient envie de vomir à chaque nouveau cours, mais tu n’avais pas le choix, il te fallait gagner de l’argent pour t’occuper de Jimmy. L’argent n’était presque plus pour toi, tout était pour lui, sa santé, son bonheur. Heureusement, il y a quatre ans de cela tu avais finalement décidé d’arrêter de boire. Bien sûr, rien n’était arrivé tout seul, tu avais du faire beaucoup d’effort et puis, ton ventre arrondi t’avais donné de la motivation, un peu d’espoir. C’était une des raisons pour laquelle tu n’avais pas avorté : te donner une raison de vivre. Et tu étais arrivé à ton but en passant par des milliers d’obstacles aussi minuscules ou énormes qu’ils pouvaient être. Chaque jour avait été un défi. Tu avais dû t’éloigner des relations toxiques que tu entretenais, tes amis de beuveries, et d’autres. Au point de rester enfermée dans le loft toute la journée et toute la nuit pour ne pas te tenter. Il te fallait toujours te trouver une occupation, ne pas rester les mains vides et l’esprit vagabondant. Tu t’étais mise au yoga sur les toits des immeubles de New York, ne voulant pas faire un sport trop brusque pour le bébé. Grâce à cela, il t’arrivait de rencontrer des personnes formidables, positives, loin de ton caractère vipère. Ces gens-là t’avaient adouci, à peine un peu. La mauvaise partie de toi était souvent révélée par l’alcool, n’y touchant plus, c’était plus facile de vivre normalement. Et puis, quelqu’un t’avait conseillé de le joindre à une réunion des Alcooliques Anonymes. Ainsi, toutes les semaines, puis tous les mois dorénavant, tu te joignais à tes acolytes. Leurs histoires étaient souvent semblables à la tienne, toutes avait un déclencheur. Toi, ça avait été ton odieuse mère. L’internement. Puis les coups. Les trahisons. Ta vie avait pris un mauvais tournant. Aujourd’hui, tu essayais de dévier ton chemin vers quelque chose de plus chaleureux.

Or certaines personnes ne peuvent pas être oubliées. Les relations humaines sont très compliquées, parfois, il y a des gens que l’on ne peut pas laisser tomber. Ceux qui ont comptés.  

Tu étais de passage dans le quartier effervescent du Queens pour donner un cours à une étudiante qui avait assez d’argent (par ses parents) pour se maintenir en forme et se payer des cours individuels d’une ancienne championne de natation nationale.

En sortant de chez elle, tu décidas d’aller voir un ami. Voir comment il s’en sortait. Mal, tu le savais d’avance, tu avait été pareille avant. Et cette partie de toi n’était toujours pas entièrement partie, peut-être à cause de lui ou d’autres. Tu entras dans l’immeuble, transpirante mais tu n’en avais rien à faire et pris les escaliers au lieu de l’ascenseur (des souvenirs d’un immeuble assez miteux du Bronx te laissaient une aigre sensation de ces engins). Arrivée devant le loft en question, tu sonnas à la porte.

Aucune réponse.
Alors tu tentas une nouvelle fois.
Toujours pas.

Tu aurais peut-être dû lui envoyer un message avant de débarquer à l’improviste. Mais ton instinct te disait qu’il était là et l'inquiétude monta. Tu connaissais très bien ces scènes où l’autre personne était ivre morte de l’autre côté du mur, tu en avais fait les frais plusieurs fois. Sauvée à chaque fois, souvent par ton frère. Tes mains empoignèrent le trousseau de clé que tu te trimbalais tous les jours dans ton sac à main. Fut un temps où Roméo t’avait donné les clés de chez lui. Puis, tu les avais gardées, au cas où. La porte s’ouvrit, tu débarquas dans ce qui semblait être un appartement mais qui n’était qu’une porcherie. Un lendemain de soirée. Des bouteilles d’alcool éparpillées sur le sol, de la peinture sur les murs, des vêtements sales.

Et un corps affalé sur le canapé. Au départ, tu pensas à une blague, mais comment aurait-il pu deviner ton arrivée? Sans réfléchir, tu t’approchas en vitesse de ton ex petit ami et écouta son pouls. Là. Tant mieux. « Roméo ! » que tu lanças d’une voix fébrile, à mi-chemin entre l’énervement et le désespoir. En le regardant, tu voyais l’ancienne Romy dans un miroir. Tu le décala en position latérale et ta main atterrit sur son visage, il ne la sentirait pas celle là de toute façon.... Mais heureusement ou malheureusement pour toi, il se réveilla. « Putain Roméo, tu m’as fais peur là ! » que tu ajoutas presque en criant. Et s’il ne s’était pas réveillé...

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Roméo Saint-Clair


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/ statut : l'art qui prend trop de place dans sa vie et dans son cœur pour pouvoir accueillir une femme
/ occupation : artiste maudit par sa propre recherche de perfection, la folie au bout des doigts pleins de couleurs, la folie qui cogne dans la tête.
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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Lun 19 Nov - 17:57

Encore un soir où tu n’arrives à rien. Encore un soir à peindre jusqu’au milieu de la nuit, la musique à fond, les sons qui font trembler les murs, hurler les voisins. Tu t’en fous pas mal. Ils peuvent bien appeler les flics si ça leur chante, tu t’en fous toujours autant. Encore un soir où la peinture ne sèche pas, parce que tu ne lui laisse pas le temps, parce que tu passes et repasses sur les traits imparfaits, sur la toile imparfaite, sur ton art qui ne le sera jamais. Encore une nuit où les voix font rage sous ton crâne, où elle te répète inlassablement que tu n’est pas un artiste, pas un peintre, pas une once de talent en toi, pas une once d’espoir. Faut abandonner Roméo. Faut renoncer. Changer de vie, aller au turbin comme tous les autres hommes de ce monde, ceux qui n’ont pas la chance d’être entretenus par un héritage des plus conséquents, ceux qui vivent simplement. On t’a offert le paradis Roméo, un vrai jardin d’eden, une chance inouïe. Tu n'as pas su la saisir. Tu’as même pas su la voir. Tu ne sais que la gâcher. Comme cette toile que tu gâche encore, qui finira surement d'éclater contre le mur au petit matin, ou celui qui suivra, celui d’après. Tu finis par t’asseoir en face du mur, la toile toujours sur le chevalet, les ombres noirs qui coulent en traîner. Elle n'est pas si mal cette toile. Elle a peu de couleur, peu de rose, de rouge, de vert. Elle est uniquement composée de noir, de gris, de blanc et de bleu. Les couleurs de la nuit. Elle n'est pas si mal cette toile. Au fond, elle représente bien les voix dans ta tête, celle qui hurle une bonne partie de la nuit et une bonne partie de la journée, celle qui te détruise, peu à peu et qui un jour auront ta peau. Elle n'est pas si mal cette toile, le problème c’est qu’elle n’est pas parfaite. Pas comme tu l’avais imaginé. Pas comme tu te l’étais représenté dans ton crâne torturé. Et c’est le problème, ça te torture les méninges de te demander comment l’améliorer, comment la rendre parfaite. Parfaite. Et dans ta recherche de perfection c’est toi qui se perdra Roméo.

Tu laisse tomber. Au moins pour ce soir. Tu abandonnes, la toile, la peinture, la musique qui se termine en crachotant, le vinyle arrivant au bout de sa course. Le silence qui retombe dans l’appartement, qui te laisse juste seul avec la bouteille dans les mains. Plus de verres, plus de dosage, t’y va directement au goulot, laissant le liquide ambré couler dans ta gorge. Tu t’allonges là, sur le canapé dans le salon, ou du moins ce qui en reste. Des tas de toiles et de tube de peinture vide, des pinceaux abîmés, des toiles séchées, des bouteilles vident. Un capharnaüm, le triste miroir de ta vie. Tu t’endors là, une nuit en coton, une nuit calme. Un réveil des plus brutales quand t’ouvre les yeux en face d’elle. Romy. Les cheveux blonds, l’air renfrogné. Ta joue te pique soudainement, une chaleur se répandant sur le côté gauche de ton visage. Elle n'a pas le temps de te dire bonjour, la voila qui te réprimande directement. Elle a eu peur. Tu sais pas pourquoi, tu sais pas comment, tu lui as fait peur. Peut-être qu’elle t'a cru mort . Et comment est-elle rentrée d’ailleurs ? Est-ce que tu avais laissé la porte ouverte ? C’est déjà arrivé, tu ne sais plus vraiment quand, mais ça aurait pu se produire encore une fois. Ta la bouche pâteuse est la tête en vrac, t’essai tant bien que mal de te redresser sur le canapé, l’observe. « Qu’est-ce que tu fais là ? », est-ce qu'elle s’inquiète vraiment ? Peut-être t’a-t-elle appelé hier soir, une fois, deux, puis une dizaine sans réponse. Peut-être est-ce qu'elle s’est demandé si tu’allais bien, à préférer venir le voir par elle-même. Ouais ça va, a par ta tête et ton cœur en vrac. Tu râles un peu en te redressant, retrouvant une position assise. « J’espère que t’a ramené de l’aspirine », tu râles encore un peu, grogne dans ta moustache, une main sur ton front, l’autre qui cherche une bouteille. D’eau ou de whisky, peu importe.

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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Sam 24 Nov - 17:38


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the l(f)ight is coming
@roméo saint-clair
Ça n’avait pas été la peur de ta vie, mais presque. Toute cette histoire, l’était de son appartement, son état à lui te rappelait ce à quoi tu ressemblais il y a cinq ans en arrière. Si Jimmy n’était pas arrivé pour te sauver, te réveiller, te pousser à changer, évoluer en mieux, tu serais encore là à boire comme un trou et attendre que la faucheuse te choisisse pour être la prochaine. Et tu avais tenté la roulette du destin maintes fois pour y arriver. A chaque fois, un putain d’espoir t’avait sauvé. La première fois, ça avait été ton frère, la deuxième fois, ton premier petit ami, celui qui osait poser ses poings sur toi comme les paumes des mains de ta mère avaient eu l’habitude de le faire. La troisième, c’était un ami très proche, qui t’avait sauvé. Depuis, tu avais perdu contact, s’étant évaporé dans la nature, lui aussi et cet ange te manquait atrocement. Mais lui aussi avait des problèmes et essayait de les régler à sa manière, tu ne pouvais pas lui en vouloir pour ça. La dernière en date et le plus étonnant, ça avait été l’ex petit ami de ton frère, Gabin, qui avait appelé les secours, il y a deux ans de cela. Depuis, tu avais arrêté d’essayer de tenter le diable, peut-être par peur de conclure une bonne fois pour toute ce que tu n’avais jamais réussi à terminer. « Qu’est-ce que tu fais là ? » qu’il ose dire en ouvrant les yeux et en tombant sur ton visage. Peut-être avait-il oublié qu’il ne t’avait jamais demandé de lui rendre ses clés. A en voir la scène d’aujourd’hui, c’était pour le mieux. Tu reprends ta respiration pour essayer de te calmer, car impulsive que tu étais, tu pourrais bien lui crier dessus pour rester dans son appartement enfermé comme un ermite et se laisser pourrir de cette façon. «  Je passais dans l’coin. » Pas besoin de s’élargir sur le sujet maintenant, ce n’était pas le plus important. Et puis si tu lui avouais que tu possédais encore les clés de chez lui, tu avais peur qu’il te demande de les lui rendre. Car tu t’inquiétais, peut-être un peu trop pour une simple amie, et encore plus pour une ex, mais vous ne vous étiez pas séparés en mauvais termes. Vous n’étiez pas fait pour être ensemble, c’est tout. Si t’étais resté avec lui, ton fils n’aurait jamais existé. Ou peut-être que si, mais différemment, avec les traits de Roméo, ça n’aurait pas été pire que la situation dans laquelle tu t’étais fourrée. Lui ne t’aurait sûrement pas laissé tomber. Pas de là à l’accepter, mais ça aurait été mieux que rien. Avec l’autre, c’était carrément rien. Le vide. Tu n’étais plus qu’une sale mère célibataire ancienne alcoolique, suicidaire et dépressive. Pas mal comme surnom.
« J’espère que t’a ramené de l’aspirine » Sa remarque te fit lâcher un léger rire, crispée. Laissant la colère pour plus tard. « J’dois avoir ça quelque part. » et tu fourres ta main dans ton sac à main, à la recherche d’un des seuls médicaments que tu étais autorisée à garder sur toi. D’autres plus forts étaient bien plus dangereux dans tes mains. Tu te relevas doucement, essaya avec un peu de mal à te diriger vers la cuisine, enjambant des pinceaux et des bouteilles d’alcool, certaines n’étaient pas complètement vides, tu le voyais et tu restas forte pour ne pas te tenter. Même après quatre ans, le seul fait d’être proche de ces choses-là ce n’était pas bon pour toi. En rentrant ce soir, tu allais appeler ton sponsor, tu en avais besoin. Tu préparas un verre d’eau et dissout l’aspirine dans celle-ci avant de retourner aux côtés de Roméo, la tête dans le cul. «  Tiens, bois ! » que tu ajoutas en lui tendant le verre. Tu l’observas, jeta un œil au bordel qui vous entourez. « Qu’est ce qu’il s’est passé ici ? » Tu pourrais dire bien d’autres choses, lui dire que tu venais d’avoir vachement peur, que tu le pensais mort, que tu ne pouvais pas toujours être là pour le sauver de ses démons, t’en avais déjà assez des tiens, qu'il comptait pour toi et que tu ne voulais pas le perdre pour ce genre de conneries, que t'étais passé par là et ça il le savait très bien, vous aviez vécu quelques mois ensemble et c'était déjà assez pour vous foutre la vie en l'air, le moral au plus bas et l'alcool qui coulait à flot, c'était pas de l'amour, c'était simplement de l'envie, la peur de la solitude, le besoin d'avoir quelqu'un qui tombe avec toi dans le puits que tu t'étais forgé. Tu t'en étais sortie, pas lui. Du moins, pas encore. C'est pour ça que tu étais là.
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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Dim 6 Jan - 18:57


Tu n'as pas beaucoup d’amis Roméo, tu n'as pas beaucoup de personnes dans ton entourage sur qui tu peux compter. Quelques-uns, une petite poignée de privilégié ou de téméraire que tu n’as pas encore réussis à faire fuir. Mais pour combien de temps ? Pendant combien de temps supporteront-ils tes hauts et tes bas ? Tes folie, tes accès de rage, tes silences de mort qui dure pendant des jours ? Pendant combien de temps encore se soucieront-ils du pauvre petit Roméo ? Combien de temps ça durera hein ? Aujourd’hui encore on s’est inquiété pour toi, pour ton absence de réponse, pour ton silence pesant, inquiétant. Aujourd’hui encore on a fait l’effort de se déplacer, de venir jusqu’à ton appart ou du moins ce qui en reste, de s’inquiéter de voir tout le bordel ou ton corps sans vie sur le canapé. Encore une fois aujourd’hui elle est venue Romy, inquiète au possible, s’assurant que tu sois toujours en vie, respirant encore. Oui. Pour cette fois encore. Oui. Mais pour combien de temps ? Encore combien de soir, de cuite, de nuit sans fin pour que ton cœur ne lâche, que ton corps ne cesse de fonctionner, te plongeant dans un silence sans fin. Tu sais bien qu’on te regrettera pas, qu’on balaiera vite ton souvenir, ça t’fait pas peur de disparaître, tu voudrais juste laisser une œuvre sur terre avant de claquer et d’aller taquiner le diable. Mais ce matin encore tu respires, te redressant sur le canapé, un mal de crâne martelant ton cerveau. Tu grognes. Voilà comment t’accueille ton amie, en grognant, en lui demandant ce qu’elle fait là, pourquoi elle s’inquiète encore pour toi, pourquoi elle reste, pourquoi elle t’aime. Tu’aurais pu juste lui dire merci, merci de pas t’avoir abandonné, merci de se souvenir de toi. Mais non. Non au lieu de ça tu râles, tu réclames une aspirine, tu voudrais faire taire ce mal de crâne insupportable. Heureusement que Romy n’est pas du genre à se formaliser de ta mauvaise humeur, elle cherche déjà les cachets dans son sac, fait fondre un comprimé dans un verre d’eau qu’elle te tend, te donnant l’ordre de boire sur-le-champ. Tu détestes ça, les médicaments et leurs goûts chimique, les bulles qui pétillent sur ta langue, te donnant immédiatement la nausée. Tu grimaces, posant le verre sur la table basse, ou du moins ce qui en reste. Tu l’entends te questionner sur l’état déplorable de ton appartement. C’est vrai qu’ils en ont connu des crises ces murs, qu’ils en ont entendus des pleurs et des cris, des hurlements de douleur, de rage. Témoins silencieux de ta folie envahissante, de ton besoin d’expression et de ta non-satisfaction. Ta un demi-sourire qui pointe sur tes lèvres en te posant dans le fond du canapé. « Tu me croirais si je te disais que je me suis fait cambrioler ? », c’est faux, évidemment, il n’y a rien à voler ici. Rien que des tableaux rataient et tes restes d’espoirs. Qui voudrait voler un endroit comme celui-ci ? Qui voudrait voler un mec comme toi ? Tu soupires, la tête contre le dossier, le regard sur ton amie. « c’était une soirée peu productive… », comme bien des soirs malheureusement, comme bien des nuits qui finissent toujours de la même façon : alcoolisé, ivre mort sur le canapé, dormant au milieu des cadavres de bouteilles, des cendriers plein à ras bord. Dans un nouveau soupiré, tu demandes enfin. « et toi ? qu’est-ce que tu fais là ? t'avais rien d’autre à faire que de t’inquiéter pour moi ? », tu te marres, doucement, parce que'au fond t’aime bien qu’elle s’inquiète pour toi.

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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Jeu 10 Jan - 16:54


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@roméo saint-clair
Il ne changera jamais, quoique tu en dises, quoique tu fasses, tu n’arriverais jamais à le faire se bouger son cul. Pourtant, il avait une passion, des amis, un appartement potable dans un quartier pas terrible d’une des plus grandes et belles villes du monde, mais rien ne lui suffisait. Pas même toi. Au fond, tu le comprends, pendant de longues années tu avais agi de la sorte. A boire quand rien n’allait, à boire pour s’amuser et éviter l’ennui, à boire avec des amis, à boire pour se réveiller ou pour s’endormir. Ça devient un cercle infernal. Et tu ne souhaiterais pas qu’il descende dans sa chute avec quelqu’un d’autre, comme Héra par exemple. Tu l’avais connue grâce à lui. Et elle le côtoyait toujours. Tu leur demandais jamais où ils en étaient, c’était pas tes affaires, t’avais mieux à faire et à penser qu’à des histoires amoureuses de tes proches. Il ne pouvait pas rester comme ça, allongé dans son canapé comme un con, feignant et fuyant la vie réelle, perdant son imagination et sa créativité. Ouais, les artistes, ils ont toujours des problèmes, que ce soit des peintres, des poètes, des chanteurs, mais c’est pas une raison pour pas être l’exception. Non ? Malheureusement, tu n’étais pas en capacité de lui mettre un ultimatum, vous n’étiez plus ensemble depuis quelques temps maintenant et tu savais pertinemment qu’il se fichait de toi. Que tu sois là ou pas, ça changeait rien pour lui. Les bouteilles d’alcool ne bougeraient pas. Du moins, c’est ce que tu pensais. Toujours pessimiste, au fond. Tes démons sont peut-être cachés, mais ils sont toujours là. Plus tu restais ici entourée de ce foutoir, plus tu allais craquer.
Il ne fallait pas y penser.
Ne pas y penser.
Y penser.
Merde, tu pris une respiration profonde pendant qu’il vida le verre d’aspirine et le reposa sur la table basse, déjà bien encombrée. Tu t’assis à côté de lui, essayant de garder tes esprits, tu lui demandas ce qu’il s’était passé. Et il répondit, n’ayant pas perdu son humour (mais peut-être son ego, à te laisser voir comment il était plus bas que terre alors que toi tu avais émergé à la surface). Tu te noyais dans le temps, or maintenant, tu nageais. Lui, il était toujours dans l’eau, à retenir son souffle pour ne pas perdre. Retenu à un mince fil de rien du tout.  « Tu me croirais si je te disais que je me suis fait cambrioler ? » qu’il ose répondre, est ce qu’il aimait se foutre de ta gueule de la sorte ? Pourtant, tu ne t’énervas pas, tu ne rias pas non plus à sa mauvaise blague. « C’est pas le moment pour faire de l’humour. » Net et précis. Il l’avait cherché. Si ça ne tenait qu’à toi, tu le secouerais comme un poirier, en attendant qu’il se réveille de ce cauchemar. Mais c’était pas aussi simple, pour personne. « c’était une soirée peu productive… » qu’il ajouta pour sa défense. « Bien arrosée, surtout... » que tu soupiras. « T’as fais ça tout seul ou t’avais des invités d’honneur ? » des amis de beuveries, en tout cas s’il répondait oui, ça te rassurerait un peu, mais tu savais bien qu’il avait fait ça tout seul. Comme un grand. Ou comme un con, plutôt. « et toi ? qu’est-ce que tu fais là ? t'avais rien d’autre à faire que de t’inquiéter pour moi ? » qu’il ose te demander, ça confirmait bien le fait qu’il en avait rien à faire de toi, que tu ferais mieux de partir, que tu avais rien à faire ici. Le laisser pourrir et s’étouffer avec sa gerbe. T’en étais pas capable, tu pouvais pas le laisser là. Ta conscience te le permettrait pas. Il était important pour toi, malgré tout.  « Si, j’ai Jimmy qui m’attend à la maison. Mais tu vois, j’me demande parfois si j’ai un gamin ou si j’en ai deux, finalement. » En parlant de lui bien évidemment, des mots tranchants mais la vérité. Il n’allait pas te remercier d’être venue. Non. Tant pis. Pour toi, pour lui, qu’importe. Mais à un moment donné, tu ne seras plus là pour le rattraper. Quand la déception sera trop grande, que tu n’auras plus aucune foi en lui. Ce soir, tu ne voulais pas qu’une énième dispute éclate entre vous. Tu changeas de sujet. Observant l’appartement, tu demandas « Elle est passée où ta femme de ménage ? Tu devrais l’appeler pour ranger ce bordel. » Parce que ce n’était pas toi qui allait le faire.

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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Dim 20 Jan - 18:46


Tu refuses de voir la vérité en face, même quand elle frappe à ta porte pour s’inquiéter de ton état, morte de peur, te croyant mort ou au moins agonisant dans ton vomi. Tu refuses de voir la vérité, même quand c’est une « amie » qui te le dit. Quand elle appuie ou ça fait mal. Tu sais bien qu’elle a changé Romy, qu’il est loin le temps où vous buviez ensemble, jusqu’à plus soif, jusqu’à ne plus rien sentir même pas sa bouche contre la tienne, même pas son corps contre le tien. Ces longues nuit d’amour et de beuverie, ou le matin n’était que douleur et prise de conscience. Celle qui a su faire un déclic en elle, remonter la pente. Elle t’en a parlé Romy, mainte et mainte fois, de sa rémission, de son fils, de sa nouvelle vie. Pas envieux, pas plus encourager. T'en a pas besoin de toute façon, parce que pour toi tout va bien. Tout va très bien. Et tu’es d’autant plus surpris à la voir là, dans ton salon, encore une fois, à s’inquiéter de ton état, de celui de ton appartement. Tu ricanes, tu fais diversion, l’humour pour cacher la vérité .D’ailleurs elle te le fait remarquer Romy, parce qu’elle a toujours été plus sérieuse que toi, toujours. Tu te défends comme tu peux, avoue enfin que la soirée était peu productive. Elle te fait immédiatement remarqué, qu’elle était surtout arrosé. Tu serre les dents. Tu détestes quand elle vient pour te faire la morale, quand elle joue à la petite fille parfaite alors qu’elle oublie vite qu’avant, elle aussi était dans le même état que toi. Aucun état, non tout va bien. Elle te demande encore si tu’étais seul, accompagné, la vérité c’est qu’elle veut savoir combien de verres t’a pu boire, essaie de deviner en observant les cadavres. Tu soupires, te redresse en te levant du canapé, la laissant la. tu comptes pas répondre, t’attrape un paquet de clopes, vide, le jette. T’en attrape un autre sur le bord de la fenêtre, le dernier tube que tu coinces entre tes lèvres. Un peu moqueur tu lui demandes si elle n’a vraiment rien d’autre a faire que être ici. Bien sur que si elle a à faire. Il y a Jimmy et surement plein d'autres trucs. Elle te le fait remarquer d’ailleurs. Qu’elle a Jimmy dans sa vie. Son gamin. Se demande si t’en est pas un. Tu souffles ta fumé, tes yeux noir qui se pose sur elle. « Je t’ai jamais demandé de venir non plus… », tu tires sur la clope, pose ton dos contre le mur, « tu sais quoi, tu devrais te trouver un mec Romy… », peut-être qu’elle arrêtera alors de venir s’inquiéter pour toi, de meubler ses journées par un passage vers ton appart en vrac. Ta la méchanceté qui remonte en vague, qui dégueule entre tes lèvres, pour la faire fuir, pour l’éloigner. Tu n'as pas besoin d’aide après tout, tu n'as pas besoin d’elle. Tu hausse les épaules à sa dernière question, toujours accroché à ta clope. « Elle vient plus depuis un moment je crois… », a vrai dire, tu ne sais même pas pointer le bon jour sur un calendrier, tu ne saurais dire l’heure qu’il est, peut-être même pas le mois ni l’année. Quant à savoir quand ta femme de ménage est venu pour la dernière fois, ça c’est une énigme. Tu soupires, écrase ton mégot à peine fumé dans un cendrier qui déborde, un sourire qui pointe au coin de tes lèvres. « Je m’y suis habitué à ce bordel… », c’est la vérité, la stricte vérité. T’as appris à vivre avec, des canettes, des bouteilles, des mégots qui jonchent les tables, le sol, un loft qui n’a plus rien de luxueux. Des toiles à peine commencées, d'autres presque terminé qui s’entassent dans tous les coins de la pièce, un piano recouvert d’une couche de poussière –parce que tu n’en joues plus, du moins presque plus-, et des tas de poèmes disséminés dans toute la pièce, comme des feuilles mortes….

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Romy Harrington


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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Dim 24 Fév - 18:15


***
the l(f)ight is coming
@roméo saint-clair
Les mots sanglants, il commence à s'énerver, à vouloir te faire du mal, te rendre la pareille. Parce que monsieur n'aime pas quand on se soucie de lui, surtout toi, toi qui a partagé un bout de sa vie, et pourquoi au final ? ça n'avait jamais été une bonne idée, vu comment il te rendait ton aide. Il te traitait comme de la merde, et en plus de ça, il ne répond même pas à tes questions. Il reste là, à s'allumer une clope, à tenter de t'énerver, de te sortir de tes gongs. Mais ce qu'il ne sait pas, ce que tu es vraiment inquiète pour lui, pas juste parce que c'est sensé être trop ami, mais parce que c'est lui, et qu'en le regardant, tu te vois à travers ses yeux. La Romy d'avant, celle qui pourrait resurgir d'un jour à l'autre si quelque chose arrivait à un de tes proches, à ton fils, à ton frère, ou à Roméo, également. Parce qu'il te suffit d'une simple étincelle pour allumer le feu qui te consumerait. Y a pas Angelo pour te contenir, lui qui était ta bouée dans le Bronx, y a plus non plus Mia, celle qui était ton air, qui te permettrait de rester à la surface. Ils t'abandonnent tous un par un, et au bout d'un moment, tu ne le supporteras plus. T'en termineras, comme tu avais déjà décidé de le faire plusieurs fois dans le passé. Et ils s'en mangeront les doigts, St Clair y compris.  Je t’ai jamais demandé de venir non plus… tu sais quoi, tu devrais te trouver un mec Romy… là, c'est trop. Tu en as marre. Ta main se pose à peine violemment sur sa joue, car il l'a cherché. Et toi tu devrais arrêter de faire fuir tes meufs ! Tu m'emmerdes Roméo, j'essayes de t'aider là, qu'est ce que tu veux à la fin ? Au fond, dans tes paroles, tu parlais aussi peut-être un peu de toi, comment ça avait fini entre vous deux. Y aurait peut-être eu une autre version de l'histoire où vous seriez toujours ensembles, alcoolisés ou pas. Jimmy aurait un semblant de père et toi t'aurais quelqu'un sur qui te reposer. Or, Roméo est pas fait pour ce rôle. Tu l'avais vite compris.
En t'énervant, tu t'étais relevée, faisant les cents pas dans le salon. Bon dieu, qu'il pouvait te mettre hors de toi. Il te rappelait tant de mauvaises choses. Soudainement, tu avais envie de fumer une clope. De boire une bière. De faire quelque chose d’interdit. Juste pour le plaisir. Aussi pour te calmer. Tu écoutes même plus ce qui dit, que sa femme de ménage ne vienne plus, qu’il se soit habitué au bordel, t’en as rien à faire. C’est foutu, maintenant, t’es en rogne.
Au bout de quelques secondes qui avaient parues interminables, tu retournes vers lui. Tu peux pas continuer comme ça ! Et tu peux pas le laisser faire, t’es attachée à ce mec d’une certaine manière et le voir au fond du trou, c’est comme si t’avais raté toi aussi quelque chose. Comme si c’était toi qui était au fond du trou et pas lui. Pourtant, tu pourrais très bien le laisser dans sa merde et rentrer chez toi pour t’occuper de Jimmy.
Tu te diriges vers la cuisine, attrape un sac poubelle et commence à jeter tout ce qui traîne dedans, les bouteilles, les cochonneries,... Ça te permettait de te calmer d’une certaine façon, d’enlever toutes ces merdes de ton champ de vision pour pas succomber à nouveau. Et si ça t’arrivait, tu ne te relèverais pas cette fois-ci.

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MessageSujet: Re: the l(f)ight is coming | roméo   Jeu 14 Mar - 20:15


Sa main rencontre ta joue dans un mouvement plein de grâce ancré de violence. Ça gifle. Ça claque. Une baffe comme tu n’en as pas reçu depuis un moment. Ça te secoue, remet les pendules à zéro, te voilà gamin face à un père autoritaire, une mère qui n’ose s’interposer, des baffes qui pleuvent malgré les années. Et tu serre les dents, la mâchoire qui se contracte sous la douleur. Ses doigts quittent ta peau, ne laissant qu’une vague empreinte rougeâtre. Faut dire que tu l’as cherché, que tu l’as bien mérité, que c’est le juste rendu pour tes mots bien trop cruel, bien trop méchant, inutile. T'aurais pas dû dire ça, tu sais que tu as dépassé les limites à l’instant même où tu as prononcé ces quelques mots. Mais ton manque flagrant d’empathie t’empêche de t’excuser, un peu plus quand elle creuse, te fait remarquer que toi non plus tu ne sais pas tenir une relation. Et tu penses à rhea, quand elle voie te rappelle que non, elle n’est pas à toi, que vous ne constituez pas un couple. Pas même avec Élisa qui derrière ses promesses d’amour, te quittera un beau jour. Elle a sans doute raison Romy. Elle fait aussi, d’une certaine manière, échos à votre relation, cet amour chaotique qui vous a unis il y a quelque temps, qui ne pouvait durer et ça vous le saviez dès le début. Roméo et Romy, Romy et Roméo, pas de fin heureuse pour un couple qui ne savait s’aimer que quand l’alcool hanté leurs gestes, leurs corps et leurs cœurs. Vous avez connu de longues nuits de fièvre et d’amour, des réveils plus difficiles, des journées qui ne se terminait jamais d’une bonne façon. Alors tu ne répliques pas, là laisse dire, tu l’écoutes l’observer silencieusement faire les cent pas dans ton salon. Elle est là pour t’aider, tu le sais pourtant qu’elle est là pour ça, la seule encore à s’inquiéter pour toi, à toujours être la même si elle connaît ta vraie nature. Bien sûr,’elle s’inquiète Romy, et elle a raison, tu lui en donne toutes les raisons, tu nourris toi-même son inquiétude. Elle s’agite, remue, disparaît dans la cuisine pour aller chercher un sac-poubelle, reviens pour jeter tout ce qui peut traîner dans le salon, les cadavres de bouteilles vides, les restes de nourriture industrielle, les boissons bonnes marché, les pinceaux inutilisés ou la peinture a stagné. Elle attrape tout, sans faire de différence et tu soupires te décollant du mur. « Arrête... », sans une once de colère, tu lui demandes d’arrêter, sans qu’elle n’entende ou qu’elle veuille juste écouter. Un souffle un peu plus fort et tu t’approches, t’agace, la saisit par les épaules pour l’obliger à s’arrêter, à te regarder, confronte son regard. « arrête Romy ! », tu l’observes un moment sans rien dire, contemple ses yeux, elle a de la peine Romy, ça te fend le coeur, tu remontes une main sur sa joue, caresse doucement sa peau. « T'as pas besoin de faire ça ».  

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