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 surprise | nate

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MessageSujet: surprise | nate   surprise | nate EmptySam 10 Nov - 22:41


***
SURPRISE
@nate harrington

Tu observais ce petit bout de chou jouer avec ses camions et ses animaux en peluche, souriante. Le soleil laissait entrer ses rayons dans l’appartement, projetant un halo de lumière sur le petit ange. Cela faisait maintenant quatre ans qu’il avait posé ses yeux sur le monde et était entré dans ta vie sans prévenir. Au début, ça avait été dur, très dur, mais dorénavant vous aviez pris vos marques tous les deux. C’était plus simple, il t’apportait un amour infini et comblait le vide que tu ressentais parfois dans ton coeur. Et toi, tu lui donnait tout ce dont tu possédais pour le rendre heureux et le laisser s’épanouir comme il le fallait.

Assise dans le canapé, la scène qui se déroulait sous tes yeux était si belle, si belle que tu aimerais qu’elle ne s’arrête jamais, que le temps ne s’écoule plus juste pour le regarder, pour ne rater aucun instant, aucun sourire. Mais tes pensées divaguaient comme à leur habitude, elles le faisaient toujours, pour te rappeler que les démons qui vivaient à l’intérieur, au plus profond de ton âme, n’étaient pas tout à fait partis ; contrairement à certaines personnes. Celles qui t’avaient laissé te sentir seule, désemparée, triste, oubliée.

Sa voix, sa magnifique et douce voix te sortie de tes rêveries. Le café qui reposait entre tes mains n’était plus vraiment assez chaud, tu avais laissé la fumée s’échapper et tu avais perdu le fil.  « Maman, regarde » qu’il disait, trop jeune encore pour tenir une réelle discussion comme les adultes. Mais c’était sûrement le mieux pour l’instant. Tu redoutais déjà les futures conversations que tu aurais avec lui, les disputes aussi, car tu en étais certaine qu’il y en aurait, aucune famille n’en échappait.

« Oui mon chou » que tu articulas d’un petit sourire aimant. La Romy âgée de vingt ans aurait bien ris de cette situation. Toi, maman. N’importe quoi, et puis quoi encore ! Ta propre mère était la pire personne qui puisse exister dans ta vie. Tu préférerais encore devoir supporter le père de cet enfant plutôt que ta figure maternelle. C’était parfois dur de faire tout toute seule dans ce grand loft, sans le père qui aurait pu lui apprendre des choses entre hommes. Mais lui aussi avait disparu, volatilisé. Un lâche de plus sur la liste de tes mauvaises fréquentations. Tu posa la tasse de café sur la table basse, pris ton fils dans tes bras, le serra fort. Sa peluche le séparait de ta peau, il était encore tellement accroc à ce petit singe prénommé Malou. Il ne s’en séparait jamais.

La sonnerie retentit. Tu n’attendais aucune visite et pourtant. Alors tu reposas Jimmy sur le sol et le laissa à ses jouets. « Continue de jouer mon chéri, maman en a pour deux minutes. » Et il retourna sans broncher à ses histoires de petit garçon. Ce n’était vraiment pas un enfant difficile.
On était en plein dans l’après-midi, tu ne savais absolument pas qui cela pouvait bien être et qui débarquait sans prévenir. Tu avais espéré pouvoir profiter d’un peu de calme à la maison avant de reprendre tes journées de travail. Ce n’était sûrement rien d’important, peut-être un voisin.
Tu ouvris la porte d’entrée et resta scotchée, sans aucune réaction à part de la stupéfaction.
Lui, ici.
Depuis tout ce temps.
Cela faisait quatre ans qu’il n’était pas venu. L’âge de Jimmy, son neveu. Il ne l’avait encore jamais vu en vrai. C’était Nate, ton frère. Il t’avait laissé tomber lui aussi, il avait raté tellement de choses importantes. Tellement que tu ne savais plus quoi dire. Même Jimmy pouvait faire mieux pour saluer ce mi-inconnu. Il l’avait déjà vu par vidéo, mais il n’avait jamais vraiment compris de qui il s’agissait. Pourquoi il n’était pas là, en vrai. Ses pleurs retentirent soudain dans l’appartement. Comme s’il avait lu dans son esprit, mais bien sûr, jamais de la vie il n’aurait pu faire ça.
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Nate Harrington


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/ beau bordel : En cours : Shiloh, Miles, Curtis, Gabin #13.

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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyMar 13 Nov - 12:46


Ce vol était trop long. Nate se sent comme un véritable zombie. Les taxis font trop de bruits. Il glisse une cigarette entre ses lèvres, l’allume. Enfin. Dix heures sans fumer, c’était presque de la torture. Des gens passent en courant à côté de lui et, par réflexe, il pose une main sur son immense valise. Comme si quelqu’un aurait eu l’idée d’essayer de s’enfuir avec ça. Cette valise, elle lui semble à la fois trop grosse et trop petite. Y a tout son appartement là-dedans. Quatre ans de vie qui tiennent dans une valise. Il ramène à peine plus de choses qu’il n’en a emporté. Il soupire, le corps un peu cassé, endoloris. Ces sièges, même en business class, ne sont pas fait pour des mecs de sa taille. Revenir, c’était bien beau comme idée mais maintenant qu’il est là, il sent l’anxiété le gagner. Il a laissé tellement de choses en partant. Pas seulement l’homme de sa vie. Sa sœur. Son neveu qu’il n’a même jamais rencontré. C’est par eux qu’il va devoir commencer parce qu’il n’a pas l’intention d’aller à l’hôtel ou de louer un appartement tout seul. C’est hors de question, ça ne servirait qu’à lui filer un cafard monstre, le genre qu’on préfère fuir à coup de suicide. C’est pas son style. Le rôle de la suicidaire est déjà attribué à sa sœur, même s’il n’a aucune idée de la tentative la plus récente.

Il donne son adresse au conducteur de taxi et, comme dans un mauvais film, il colle son front à la vitre de la voiture. Il regarde défiler les rues et, avec elles, ses souvenirs. Il s’était attendu à ressentir quelque chose. Il ne savait pas trop bien quoi mais quelque chose de fort. Qui l’aurait conforté dans l’idée que revenir était la bonne décision. La réalité n’est pas si simple. Il a surtout envie de prendre une douche pour se débarrasser des odeurs d’avions. Il appréhende. Romy. Il n’a pas appelé pour ne pas lui laisser une chance de se défiler, de trouver une excuse pour l’envoyer à l’hôtel ou quelque chose dans le genre. S’il se pointe comme ça, elle sera bien obligée de lui ouvrir. C’est comme ça, entre eux, on ne laisse pas le sang dans la rue.

Quelques minutes plus tard, il est devant sa porte. Ni le voyage en avion ni celui en taxi n’ont été assez longs, il n’est pas prêt. Romy ouvre la porte et se fige. Elle est magnifique. Beaucoup plus belle en chair et en os que déformée par les pixels d’un écran de téléphone ou d’ordinateur. Avant qu’aucun d’eux n’aie le temps de dire quoi que ce soit, des pleurs s’échappent de l’appartement. Jimmy ? Nate ne peut pas s’empêcher de se tendre. Ses sentiments sont compliqués. Il n’a rien contre les enfants mais il reproche à celui-là d’être arrivé beaucoup trop tôt dans la vie de sa sœur. Il sait qu’il a intérêt à ne rien dire par rapport à ça. Les choses sont déjà assez tendues comme ça entre elle et lui. « Surprise... ? » C’est pas marrant et il le sait. « Tu me laisse entrer si je te dis que je t’aime ? et que t’es la meuf la plus canon de la terre ? et que je suis de retour ? genre pas en vacances quoi. » Connaissant sa sœur, il va peut-être se prendre des coups. D’ailleurs, il jette un regard vers ses mains. C’est bon, aucune arme potentielle entre ses doigts. « Accessoirement, y a mon neveu qui pleure. On devrait aller voir. » Peut-être que si elle est trop occupée à apaiser le petit, elle n’aura pas le temps de sortir les dents pour lui arracher la gorge. Peut-être même que ça lui laissera le temps d’installer ses affaires en furt’ de façon à ce qu’elle ne puisse plus le dégager ensuite. On peut rêver. En vérité, il a quand même envie de le rencontrer ce petit. Après tout, l’enfant est là pour de bon maintenant. Avorter à cette étape ça s’appelle un meurtre.


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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyJeu 15 Nov - 17:14


***
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@nate harrington

Ton esprit fut mélangé par différentes émotions en même temps, il s’emmêla les pinceaux, entre la joie, la  nostalgie et la colère. Tu ne t’attendais vraiment pas à sa venue. A chaque coup de téléphone échangé entre vous deux, il était toujours vague sur la durée de son stage. Comme s’il n’avait jamais vraiment voulu rentrer chez lui, à New York, chez toi, chez vous. Vous qui enfant et adolescent, n’étiez jamais séparé très longtemps. Cette fois-ci c’est lui qui avait souhaité mettre cette distance entre vous dès que tu étais tombée enceinte, tu te demandais toujours si c’était ta faute ou celle son ex petit ami ou les deux. Un genre de trop plein. Deux personnes en qui il avait confiance et dont il souhaitait s’éloigner pour le mieux. Tu le comprenais peut-être maintenant, mais tu avais mis du temps à te rentrer cette raison dans ta tête, sans avoir ce sentiment de culpabilité constant. De toute façon, dans ta vie, toutes les personnes fuyaient, comme la peste : tes petit(e)s ami(e)s, ton frère, le père de ton enfant. Tu étais une maladie incurable. Tu le savais au fond de toi, c’est pour cela que tu ne cessais de vouloir terminer ta vie d’une façon ou d’une autre et que tu avais également plongé dans la dépendance, dans les péchés humains tel que l’alcool. N’importe quelle réunion des alcooliques anonymes ou de séances avec un psychologue ne t’enlèverait jamais cette pensée, cachée au fond de ton être, emprisonnée entre des tiroirs bordéliques. Le contrôle de l’apparence que tu donnais à ta vie, à ton loft, à tes relations avec les personnes qui t’entouraient. Tu faisais semblant les trois quarts du temps et malheureusement, tu avais beaucoup de mal avec Nate. Il perçait à jour si facilement les jeux de sa sœur. Voyait sa détresse comme personne. Et pourtant, ces quatre dernières années, il n’avait rien remarqué, ce don qu’il avait été t-il fini ? Etait-il devenu une personne normale dans ta vie ?

Il était là, devant toi, tu sentis tout de même que votre lien était différent, il avait changé. Vous vous étiez éloignés. Par sa faute. Et la seule chose qu’il osait te dire était « Surprise… ?» tu lui aurais bien envoyé ta paume de main sur sa joue droite si tu n’avais pas été autant ailleurs. « Tu me laisse entrer si je te dis que je t’aime ? et que t’es la meuf la plus canon de la terre ? et que je suis de retour ? genre pas en vacances quoi. »  Les mots qu’il jetait te frôlaient, ils passaient dans ton oreille et ressortaient par l’autre. Tu serras un de tes poings pour essayer de te calmer, te faire revenir sur la terre ferme. Faire semblant ; c’est là que tu devais jouer un rôle, maintenant. Des années plutôt, dans le même genre de situation, tu lui aurais crié dessus tout un tas d’insanités. Jimmy qui était proche t’en empêchait. Et puis, des années plutôt, tu avais sûrement bu quelques bouteilles avant. Aujourd’hui, ce n’était pas le cas, le savait-il ? S’en était-il soucié de ton état ? Cela faisait 4 ans que tu n’avais pas touché à une goutte d’alcool. Savait-il comment c’était dur ? Encore plus avec la personne la plus chère à tes yeux loin à l’autre bout de la planète. « Tu peux tout aussi bien demander ‘est ce que je peux entrer ?’ Je t’aurais dit oui. A moins que tu te sois transformé en vampire en Europe. »  que tu répondis enfin, après les longues secondes de vide qui plainaient dans l’air. Un semblant d’humour, aussi faux que le bout de tes ongles. « Accessoirement, y a mon neveu qui pleure. On devrait aller voir. » Depuis tout ce temps, tu n’avais pas entendu les pleurs de ton fils résonner dans l’appartement, maintenant tu l’entendais très clairement. « Une seconde ! » que tu lanças en te dépêchant d’aller le voir, laissant Nate à l’entrée, qu’il entre ou pas tu t’en fichais. Tu pris Jimmy dans tes bras et le colla contre toi, comme si maintenant qu’une personne était revenue dans ta vie, tu avais peur d’en perdre une autre, comme un échange. Tu marmonnas doucement les paroles d’une chanson et déposa un baiser sur son front. Il se calma rapidement. Pour te laisser tranquille quelques instants, tu allas le déposer dans son petit lit dans sa chambre. Nate n’était sûrement pas encore prêt pour l’approcher d’ailleurs, tu avais soudainement peur qu’il soit venu pour te l’arracher. Tu revins dans le salon, là où ton frère ne savait pas où se mettre. « Tu restes combien de temps ? » Fut la première question qui te vint à l’esprit. Si c’était pour quelques jours, tu préférerais qu’il s’en aille. Si c’était indéfini, tu ne savais pas. Bizarrement, tu gardais une certaine (grande) distance entre vous deux. Pour éviter de lui sauter dans les bras. Tu ne voulais pas paraître aussi faible.
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Nate Harrington


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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptySam 17 Nov - 13:35


Romy est en colère. Elle a raison de l’être. Il n’a pas été là pour elle, ces dernières années. Quelques contacts vidéo ou audio, ce n’était pas suffisant. Avec le temps, il a peut-être aussi arrêté de poser les bonnes questions, c’est contenté d’entendre oui ça va grésiller dans le combiné du téléphone. Parce que c’était difficile, mine de rien. Surtout depuis l’arrivée de Jimmy, qu’il n’avait pas comprise. Pourquoi garder un enfant, si tôt dans sa vie ? Pourquoi se compliquer encore la vie ? Parce que c’était ça qui lui avait fait le plus peur : que sa vie redevienne à nouveau impossible à vivre. Comme elle l’a été dans le passé. Il n’oubliera jamais qu’elle a voulu l’arrêter. Qu’est-ce qu’il aurait été lui, sans elle ? Seul au monde. Ça s’était inscrit dans sa tête, dans sa chaire, tellement il avait eu peur. Parce que c’était à l’époque où c’était elle et lui contre le monde, tout ça. Il n’avait personne d’autre. Alors, sans elle, il se serait retrouvé seul au monde et ça jamais, jamais, il n’aurait pu le supporter. Il en fait encore des cauchemars aujourd’hui, tellement cette peur c’est mêlée à ses gênes, à tout son être. Il ne pourra certainement jamais s’en débarrasser. Même à coup de psy. Alors, oui, quand il avait appris qu’elle était enceinte, cette peur était remontée à la surface, comme une vague déferlante. Il aurait dû revenir. Être là pour elle. L’atroce vérité, c’était qu’il n’était pas certain d’avoir la force de la regarder sombrer encore. Pas après toutes ces années d’alcool. Et puis, peut-être qu’il avait eu peur, aussi, qu’elle lui demande, sans jamais prononcer ces mots-là, de prendre une place de père dans la vie de ce fœtus qui n’en avait pas. Il n’avait pas les épaules pour ça. Quel lâche, putain.

Il ne sait pas comment lui parler. Il ne sait pas quoi lui dire. Comment expliquer l’inexplicable. Il essaye de l’avoir par les sentiments. Lui dire qu’il l’aime. Qu’elle est la gonzesse la plus belle de la terre. C’est vrai. Mais ça la laisse de marbre. Bien sûr. Qu’est-ce qu’il croyait ? Elle a l’air saoulée. Il prend sur lui pour garder un visage neutre, presque souriant. Alors que sa gorge lui fait mal. Qu’il voudrait pleurer. Les hommes ne pleurent pas. « Tu peux tout aussi bien demander ‘est ce que je peux entrer ?’ Je t’aurais dit oui. A moins que tu te sois transformé en vampire en Europe. » Il lève les yeux au ciel avec nonchalance. Comme si ses paroles n’étaient pas une petite agression. Il le mérite. Il en mériteraient d’autres, de plus dures. Il lui dit que son neveu pleure. Il emploie le possessif. Son neveu. Parce qu’il essaye de faire la paix avec cette idée. Depuis des mois, peut-être des années, mais encore plus depuis qu’il a décidé de revenir. Il y pense au moins une fois par heure. Qu’il a un neveu. Qu’il a 4 ans. C’est un vrai petit être vivant. Avec des émotions. Des paroles. Putain, à 4 ans, il parle. « Une seconde ! », et elle retourne à l’intérieur jouer les mamans alors qu’elle n’en a jamais eu. Ou qu’elle en a eu trop. Comme lui. Trop de femmes différentes pour jouer ce rôle. Une nouvelle babysitter toutes les semaines. Alors que tout ce qu’ils voulaient, c’était une mère. Ne pas y penser. Le passé c’est le passé. Ils sont partis, ils sont leurs propres adultes. Ils n’ont pas besoin d’autres membres à leur famille.

Il en profite pour entrer. Observe l’appartement autour de lui. Ça lui fait tellement bizarre de se sentir étranger à l’appartement de sa sœur. C’est pas le genre de truc qui était censé se produire, ça faisait pas partie du contrat, ça. Il y a des jouets partout. C’est l’appartement d’une jeune mère et de son enfant. Sa sœur est une jeune mère. Putain. Bêtement, il y cherche des traces de leur quotidien. Qu’est-ce qui est difficile ? Qu’est-ce qui est facile ? A quels moments elle aurait pu avoir besoin de lui ? Pour  monter des meubles ? Faire à manger ? Lui raconter sa journée ? S’il était resté, il n’aurait pas habité là. Il aurait continué à habiter avec Gabin. Mais il aurait pu venir plus souvent. Ils auraient pu venir à deux, lui tenir compagnie, ramener un peu de contact adultes pour la changer de toutes ces heures avec un bébé. « Tu restes combien de temps ? » Sa voix le tire de ses réflexions, le fait presque sursauter. Il se tourne vers elle et sourit, un peu difficilement. « Autant de temps que tu voudras bien me garder ? », il risque. Il ne sait pas si c’est viable, eux deux dans cet appartement. Pourtant, il ne se voit définitivement pas aller ailleurs et il le lui dit. « Je veux pas aller ailleurs Romy. Tu me manques. Je veux savoir tout ce qui se passe dans ta vie. Que tu me racontes. Pour de vrai. Pas comme au téléphone pendant ces derniers mois. S’il-te-plait. » Il s’assied sur le canapé, histoire de donner l’illusion qu’il est un minimum à l’aise. « Écoute, je pensais que ma vie était en Europe. Mais j’étais pas heureux là-bas. Sans toi... et sans Gabin. » En gros, il a vraiment merdé avec cette histoire de voyager. Mais il fallait qu’il le fasse. Sinon il n’aurait jamais su si c’était une erreur ou pas. Ça l’aurait gangrené petit à petit, jusqu’à ce qu’il devienne fou et rende tout son entourage fou. Il devait le faire. « Laisse-moi une chance. », il insiste. Il sait qu’elle ne le pardonnera pas facilement et qu’il en a pour un moment à galérer. Mais si elle lui laisse une chance, ils pourront sûrement passer au-dessus de tout ça. Ils ont traversé pire ensemble, non ?
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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyDim 18 Nov - 17:41


***
SURPRISE
@nate harrington

La question que tu venais de poser te laissa un goût amer, regrettant de l’avoir posée elle et pas une autre. C’était comme si elles étaient illimitées dans ton esprit, tu trouvais beaucoup trop de mots à lui poser, du sensé à l’insensé. Tu avanças de quelques pas pour arriver à la hauteur de ta tasse de café et l’empoigner à nouveau, mais il t’a suffi d’une gorgée pour te rendre compte qu’il était froid. Tout comme l’ambiance d’un coup. Des retrouvailles un peu bizarres, inattendues.  Nate qui veut recoller les morceaux, se repentir, toi qui est encore plus perdue qu’il y a quatre ans le jour de son départ. Tu te rappelles si bien ce jour-là, tu l’avais accompagné à l’aéroport contre ton grès, car tu ne voulais pas te séparer de ton autre moitié. Et d’un autre côté, tu avais été heureuse pour lui de le voir enfin s’envoler vers d’autres horizons, toi qui en est incapable. Tu n’as jamais voyagé hors du continent américain et parfois tu le regrettes. Un jour, une personne chère à tes yeux te fera peut-être sortir de ta zone de confort pour voir de tes propres yeux les villes dont tu rêves : Paris, Barcelone, Rome, Venise, les clichés européens comme peuvent l’être Los Angeles, San Francisco et New York pour l’Amérique. Le rêve américain. Tu ne l’avais jamais atteint, pourtant. Et durant ce moment, à l’aéroport, tu l’avais vu s’éloigner de toi - et de Gabin qui lui aussi était présent ce jour-là -  pour monter dans un avion en direction de Berlin. Tu avais lâché un au revoir en allemand, la seule chose que tu avais apprise de ta mère c’était cette langue de votre pays, l’Autriche.  Et puis, plus rien et quatre ans plus tard il était de retour. « Autant de temps que tu voudras bien me garder ? » qu’il répond sans assurance, il te connait mieux que personne, il sait que parfois, il ne fallait pas trop en demander, surtout dans ces moment-là. Machinalement, tu bois ton café trop froid en l’écoutant parler. Il te permettait d’avoir une excuse pour ne pas répondre directement, pour réfléchir aux justes paroles. «Je veux pas aller ailleurs Romy. Tu me manques. Je veux savoir tout ce qui se passe dans ta vie. Que tu me racontes. Pour de vrai. Pas comme au téléphone pendant ces derniers mois. S’il-te-plait. » Entendre ça, cela te fait plus de mal que tu ne l’aurais pensé. Tu te rappelles très bien ces coups de téléphones passés, ceux où tu cachais la demi-vérité. Surtout sur l’épisode survenu il y a deux ans de cela, quand tu avais craqué pour de bon et tenté l’impossible une quatrième fois. Le chiffre quatre n’était vraiment pas très bon pour toi. Et tu le laisses continuer, aussi froide que tu pouvais l’être avec lui, c’est-à-dire pas beaucoup. «Écoute, je pensais que ma vie était en Europe. Mais j’étais pas heureux là-bas. Sans toi... et sans Gabin. » Avant, tu aurais été jalouse, mais là n’était pas la question. Tu n’étais plus centrée sur toi-même, égoïste, tu avais un gamin à prendre soin et ces conneries de jalousie et de possessivité étaient reléguées au second plan. Du moins, ces derniers temps puisqu’il avait été à l’étranger, tu n’avais pas eu l’occasion d’expérimenter ces choses-là. Et à force, malgré toi, tu connaissais Gabin et tu l’avais vu quelques fois durant ces années, surtout ce fameux jour et jamais plus tu ne pourrais lui en vouloir pour quoi que ce soit et être la pire des garces comme lors de votre première rencontre.

Finalement, tu décides toi aussi de t’asseoir sur le canapé en laissant un espace bien conséquent entre vous, une nouvelle fois. Et petit à petit, tu sentais que tu n’allais plus tenir, que tes émotions prenaient le dessus. Que tu allais l’être, faible, après tout. Il t’achève avec son « Laisse-moi une chance. » et attends que tu daignes dire quelque chose à ses excuses. Au lieu de ça, quelques larmes coulent sur tes joues. « Nate… » que tu soupires, reprenant ta respiration. « T’as pas besoin d’une chance. T’en auras jamais besoin avec moi. » ‘Non, il t’en faudra bien plus !’ que tu aurais pu rajouter, mais non, ça serait mentir, dès qu’il avait passé le palier de ton appartement, tu lui avais tout pardonné, mais ça, tu ne le dirais jamais clairement. « Tu resterais ici jusqu’à ta mort et ça ne me dérangerait pas. J’ai peut-être pas l’air là…» que tu ajoutes en esquissant un sourire. « Mais je suis heureuse que tu sois de retour. Tu m’as tellement manqué. » Tu reposes la tasse de café, enlace tes doigts  entre eux, légèrement stressée. Quatre ans plutôt, tu aurais foncé dans ses bras, comme une petite fille apeurée qui avait perdu ses parents au supermarché, mais aujourd’hui, quelque chose s’était éteint. Tu avais évolué, et avec ça le besoin que tu avais de vivre avec ton frère s’était abaissé. Il avait fait un choix irréparable qui t’avait fait vivre sans lui trop longtemps pour revenir à ce que vous étiez dans le Bronx ou en Floride. Il n’avait plus à te protéger de maman, ni des gens. Et comme pour clore la discussion bien trop rapidement, fuir à ce qui pourrait être la suite, tu ajoutes. « Tu peux prendre la chambre d’amis. »
Il n’avait plus d’espace à lui dans ton nouvel appartement.

Tu commenças à te relever, faire comme si de rien n’était, aller te réfugier dans les bras de ton fils, celui qui avait remplacé les bras de ton petit frère.



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Nate Harrington


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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyDim 25 Nov - 13:27


C’est étrange, ce moment avec sa sœur. Qui est devenue une maman. Qui habite dans un nouvel appartement. Nate lui dit qu’il est revenu et qu’il voudrait rester avec elle le plus longtemps possible. Il ne veut pas aller ailleurs. Sa place est là, avec elle, à essayer de faire connaissance avec son neveu. A essayer de rattraper les choses avec elle. Il a été charmé par les sirènes de l’Europe. Par l’idée d’être plongé dans la langue de leur mère. Sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Comme si sa vie était là-bas, la vraie. C’était complètement con. Ça a tout brisé. Même s’il avait de belles choses là-bas. Un bel appartement. Des amis. Des amants. Mais rien qui ne puisse se comparer à ce qu’il a laissé derrière lui. Assis sur le canapé étranger de sa sœur – ça ne devrait pas être possible, rien de ce qui appartient à sa sœur ne devrait lui être étranger – il lui demande de lui laisser une chance. Elle s’assied à côté de lui et des larmes coulent sur ses joues. Merde. Lui qui s’était juré de ne jamais être celui qui ferait couler ses larmes. Lui qui pensait que c’était impossible parce que c’était eux contre le monde, sans l’aide de personne. Est-ce que maintenant c’était Romy contre le monde ? Contre lui ? « Nate… T’as pas besoin d’une chance. T’en auras jamais besoin avec moi. » Sa gorge se serre. Il est ému, un peu soulagé. Il sait qu’il est impossible de lui en vouloir vraiment et il ne pouvait qu’espérer que la réciproque soit vraie. Même s’il a cassé des choses, même si leur relation aura besoin de temps pour redevenir ce qu’elle était avant. « Tu resterais ici jusqu’à ta mort et ça ne me dérangerait pas. J’ai peut-être pas l’air là… » Le sourire de sa sœur en fait naître un, par miroir, sur ses propres lèvres. « Mais je suis heureuse que tu sois de retour. Tu m’as tellement manqué. » Il doit retenir ses larmes, qui seraient issues d’un mélange de tristesse et de bonheur. Elle lui a tellement manqué aussi. Tout ça, c’était vraiment une putain d’erreur. Mais on ne se rend compte de ce qu’on avait qu’une fois qu’on la perdu, non ? C’est en tout cas vrai pour Nate, qui n’avait pas réalisé tout ce qu’il avait dans la vie, à force de se focaliser sur ce qu’il n’avait pas : des parents, une famille étendue, une place dans ce monde. Pourtant il avait Romy, il avait Gabin, toute une vie, tout un quartier qu’il connaissait par cœur et qu’il aimait. Jamais il n’aurait dû laisser ça derrière lui. « Tu peux prendre la chambre d’amis. », elle lâche finalement, cinglante, avant de se lever. Mais c’est trop tard pour la douche froide. Nate a déjà vu la vérité. Il a déjà vu qu’il avait toujours une place dans son cœur. C’est pour ça que quand elle se lève pour fuir, il n’hésite pas une seconde pour la rattraper.

Il la rattrape et il l’attire dans ses bras. Pour la serrer fort contre lui. Pour plonger son nez dans ses mèches blondes dans lesquelles il ne sent plus aucun relent d’alcool ou de longue soirée. Seulement des notes douces de shampoing et de quelque chose qu’il ne reconnaît pas vraiment, peut-être des odeurs de bébé. Est-ce que ça a une odeur particulière, un enfant ? Il le saurait s’il était resté et qu’il l’avait aidée à l’élever, ce gosse sans père. « Merci Romy. », il souffle en la serrant un peu plus fort contre lui. « Je t’aime. », il ajoute. Et il la garde contre lui, de longues secondes. Parce que ça fait trop longtemps qu’il ne l’a plus eue dans ses bras. « J’espère que c’était pas des paroles en l’air », il ajoute pour détendre l’atmosphère, « parce que ça se peut bien que je reste vraiment ici jusqu’à ma mort. » Après tout, s’il devait déménager ce serait pour retourner habiter avec son ex. Mais ça, c’est pas gagné. Il ne l’a même pas encore revu. Peut-être qu’il est casé avec quelqu’un d’autre. Peut-être qu’il est marié. Peut-être qu’il le déteste. Il repousse ces questions pour plus tard. Il a encore toute la vie pour y penser. Maintenant, il est avec Romy. Il la lâche. « Tu me présenterais mon neveu ? Il va à l’école ? » Après tout, il n’y connaît rien en enfant. Il n’a qu’à peine aperçu Jimmy en entrant, elle l’a rapidement mis à l’écart. Est-ce qu’elle pense qu’il représente une menace pour l’enfant ? Il sait bien que la solution ne serait pas de les séparer. Il n’est pas un monstre. Jimmy est là et il va devoir l’accepter s’il veut que sa sœur soit heureuse. Peut-être que ça le rendra heureux, lui aussi, un neveu ? « Du coup on a plus le droit de fumer à l’intérieur ? », il demande aussi, une petite moue boudeuse sur les lèvres. Sa sœur avait toujours été partisane, jusque-là, de la clope à l’intérieur. Ils avaient failli perdre la caution de leur appartement à l’époque, à cause de ça. Parce que les murs étaient trop imprégnés de fumée et que le proprio était parti pour devoir les laver en profondeur.
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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyLun 26 Nov - 21:47


***
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@nate harrington
Connerie d’amour fraternel qui te faisait faire des choses insensées. Ces dernières années, tu avais ressassé pas mal de souvenirs partagés avec ton petit frère, celui qui t’avait toujours protégé, mais que tu avais aussi pris sous ton aile. Tu lui avais appris tout ce que tu avais eu la chance de connaître avant lui. Même si maman s’en prenait qu’à toi quand ça n’allait pas bien, tu n’avais jamais souhaité qu’elle inverse les rôles et s’en prenne à celui que tu considérais comme ton jumeau. Ça aurait changé quoi, d’ailleurs, si vous étiez de vrais jumeaux ? Est ce que cela aurait joué sur son choix de partir il y a quatre ans ? Tu aurais aimé ressentir ce lien qui était indestructible entre les jumeaux, parce que parfois, surtout maintenant, t’avait peur que votre lien de frère et sœur ne suffise pas à combattre certains obstacles de la vie. Il te suffisait de regarder comment vous vous étiez éloignés de vos parents, à la limite de les prétendre morts. Et si ça avait été différent ? Si tu avais tiré une croix sur ton frère au lieu de tes paternels ? Est ce que tu en serais là aujourd’hui ? Ton chemin aurait-il était différent ? Franchement, tu te demandais parfois si partir tous les deux loin du cocon familial avait été la meilleure idée. Maman t’aurait peut-être remise sur le droit chemin, t’empêchant une tonne de périples dangereux. Papa aurait empêché son fils de partir à l’étranger, le souhaitant proche de lui pour reprendre le flambeau familial. Mais ces espérances, ces pensées, elles ne t’aidaient pas. Tout ce que tu voulais là, c’était te coucher, les bras enlacés sur ta petite tête blonde qu’était Jimmy.

Ça se passe pas comme ça, c’est pas aussi facile. Nate te rattrape, te serre contre lui pour t’empêcher de t’enfuir comme lui l’avait fait. Et si t’avais fait pareil à l’aéroport ? Il serait resté ? Probablement pas, alors toi, tu devais réagir comment là ? Bien ? Non, c’est pas aussi facile. La vie est dure. Les remords sont profonds. Coincée malgré toi dans ses bras forts, il te semblait même plus grand qu’avant, tu posais tes mains contre son torse. Il t’avait manqué oui, ça c’était sûr. Alors maintenant qu’il était rentré, tu pouvais peut-être te calmer deux secondes et profiter du moment. T’as toujours ses sentiments qui blessent, ceux qui t’ont presque fait tout abandonner il y a deux ans. « Merci Romy. Je t’aime.» qu’il te dit, le flot de ses paroles qui te chatouillent. Qui font du bien, malgré tout. Son air qui passe dans tes longs cheveux et son parfum qui devient tout à coup trop fort. Tu ne réponds rien pour l’instant, tu ne sais plus quoi faire, prise de court. « J’espère que c’était pas des paroles en l’air parce que ça se peut bien que je reste vraiment ici jusqu’à ma mort. » ça te fait lâcher un infime sourire, qu’il ne peut pas voir, ressentir peut-être. Tu vous imagines vingt ans plus tard, toujours ici, toujours tous les deux. CA te fait peur, t’espère pas ça pour vous. Il dit ça, mais la vie vous séparera encore. C’est comme ça. Toi, tu te vois avec ton fils et quelqu’un d’autre, son père si c’était possible et si tu n’avais pas envie de le tuer depuis son départ, ou quelqu’un que tu ne connais pas. Ou Mia, parce qu’avant tu y avais cru, trop jeune, trop naïve. Et puis d’autres. Au final, tu avais compris qu’il fallait s’attacher à personne. Que c’était plus simple d’imaginer un tableau seule. C’était plus sûr.
Puis il se détache de toi, finalement. « Tu me présenterais mon neveu ? Il va à l’école ? » Tu arques un sourcil, il s’y était fait alors ? au fait d’avoir un neveu, que tu es un fils aussi jeune. « Il dort. »  que tu réponds finalement après ses aveux, son envie de rencontrer ce nouvel Harrington. Ton petit bout de chou, celui que tu aurais pu laissé tomber, mais que tu as préféré garder malgré tout. Pour te donner de la force, de la confiance, une raison de vivre. « On verra demain, d’accord ? Je suis pas mal fatiguée, moi aussi. » Et tu mines un baillement, la vérité c’est que tu tiendrais bien deux bonnes heures de plus, t’as juste peur de dire quelque chose qu’il ne faudrait pas et gâcher le peu de lien qui vous tient debout. « Du coup on a plus le droit de fumer à l’intérieur ? » Il a bien deviné. Avant, vous fumiez n’importe comment et n’importe où dans votre appartement du Bronx, vous aviez rien à perdre, tout à gagner, à ce moment-là. C’était le bon vieux temps. Tu secoues la tête négativement. « Je ne fume plus. Tu peux aller sur le balcon quand t’en as envie. » Tu lui montres où se trouve le fameux balcon, t’as pas très envie d’aller dans le froid à l’extérieur. « Il y a pas mal de choses qui ont changé. » Toi, les règles de la maison, ton quotidien, lui, tout. Votre monde a changé. Et il y a certaines choses qu’il ne devraient jamais savoir. Il y a tellement de mots que tu voudrais prononcer, de disputes que tu voudrais commencer, de larmes que tu voudrais laisser couler, d’amour que tu voudrais rendre. Mais tu peux pas. Pas ce soir. Il y a des blessures qu’on ne referme jamais et cette absence, t’avais appris à vivre avec, tu aurais du mal à t’y faire. « Je vais aller voir Jimmy, il doit pas comprendre.. ce qu’il se passe. Tu as besoin de quelque chose ?» A se demander si ce n’était pas toi qui n’y comprenait rien. C’était juste un rêve, non? Nate n’était pas vraiment là. Demain, en te réveillant, il n'y aurait plus personne.
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Nate Harrington


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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyJeu 29 Nov - 12:58


C’est vrai qu’il lui en a voulu, de garder l’enfant. Peut-être qu’il lui en veut encore un peu. Parce qu’il a l’impression qu’elle s’est tiré une balle dans le pied. Elle qui était déjà si fragile. Elle qu’il a déjà trouvé en sang, dans la salle de bain des Harrington. Il aurait voulu que rien ne soit jamais plus difficile dans sa vie. Qu’elle soit heureuse, totalement libre. Et un gosse, ça remettait tout ça en question. Un gosse, c’est des responsabilités qui écrasent la poitrine, empêchent de respirer. Surtout si jeune, surtout seule. Alors, oui, ça l’a foutu en colère et il aurait voulu qu’elle s’en débarrasse. Ce n’était qu’une erreur et cette erreur, elle était légalement rattrapable. Il n’avait pas compris pourquoi Romy n’avait pas exercé ce droit pour lequel des centaines de femmes s’étaient battues avant elle. Aujourd’hui, le gamin a 4 ans. La période d’essais est dépassée depuis longtemps. C’est un vrai petit Harrington qui parle, pleure, rit, essaye de comprendre le monde. S’il est un peu comme sa mère et son oncle, il est à l’aube d’une longue vie d’incompréhension, d’ailleurs, face à ce monde. Il aura bien besoin du plus d’adultes possibles autour de lui pour traverser tout ça. Nate sait qu’il aurait du faire partie de ces adultes. Mais lui aussi était très jeune, à l’époque. 9 mois plus jeune que sa sœur, même. Moins mature encore, si c’est possible.

Quatre ans plus tard, il veut le rencontrer. Romy balaye l’idée d’une simple excuse : « Il dort. » Nate fronce légèrement les sourcils, pas certain que ce soit vrai, qu’elle ne soit pas entrain de l’empêcher de rencontrer son neveu, reculant l’inévitable pour une raison qui lui échappe. « On verra demain, d’accord ? Je suis pas mal fatiguée, moi aussi. » Il est 21h, il s’empêche de répondre. Surtout que c’est lui qui a une quinzaine d’heure d’avion dans les pattes, pas elle. « D’accord. On peut passer la journée à trois, si tu veux. » A l’appartement, sans pression, comme quand ils habitaient dans le Bronx. Il sourit, espérant qu’elle ne va pas fuir. Puis il demande si la présence de Jimmy, ça veut dire qu’ils ne peuvent plus fumer à l’intérieur. Parce que ça, c’est un grand changement dans leur relation, mine de rien. « Je ne fume plus. Tu peux aller sur le balcon quand t’en as envie. » Il est surpris, a presque envie de la faire répéter. Elle ne fume plus ? Alors que lui, il fume pour deux en ce moment. « Il y a pas mal de choses qui ont changé. » Il acquiesce. C’est le moins qu’on puisse dire. Elle est maman, elle vit dans un nouvel appartement, elle ne fume plus. Heureusement qu’elle lui a déjà fait son coming out de bisexuelle quand ils étaient ados, sinon ça se serait ajouté à la longue liste des choses étranges. « Ouais. Mais pas le fait que t’es ma sœur. » Ça pourra jamais changer. « Je vais aller voir Jimmy, il doit pas comprendre... ce qu’il se passe. Tu as besoin de quelque chose ? » Il s’empêche de dire que s’il dort, elle ne pourra pas lui expliquer grand-chose. « Je t’avoue que je meurs de faim si t’as des restes de quelque chose, je prends. Sinon je commanderai des pizzas. » Il sourit et il sort son paquet de clopes, direction le balcon. Parce qu’il décide de lui laisser du temps avec son fils. Après tout, c’est lui l’intrus dans cette histoire. Elle a bien le droit de passer du temps seule à seule avec Jimmy, comme elle devait le faire tous les soirs avant qu’il ne revienne.

Sur le balcon, il regarde le quartier. Essaye de se persuader lui-même qu’il est rentré. Il se demande comment sa vie va pouvoir continuer à partir de maintenant. Comment ça va se passer avec Gabin. Comment les choses vont évoluer avec sa sœur. Comment son neveu va l’accepter. Comment lui-même va accepter son neveu, aussi. Il tire sur la clope, laisse le froid se glisser sur sa peau pendant quelques minutes. Ensuite, il balance le mégot par-dessus bord et retourne à l’intérieur. Au lieu de rester planté là, il décide de visiter un peu, chercher sa sœur, la chambre de Jimmy. Il les trouve mais n’entre pas. Les observant de loin. Se sentant un peu de trop. Il n’ose rien dire. Sa gorge se serre un peu à l’idée qu’il a raté tout ça. Il devrait aller débarrasser ses affaires dans la chambre d’amis.

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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyMer 19 Déc - 18:35


***
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@nate harrington
Ce n’était pas des mensonges que tu racontais, tu ne savais tout simplement pas comment te sortir de cette discussion sans faire encore plus de mal à votre relation fraternelle. Dans le temps, si l’envie de boire ne s’en était pas allée, si tu avais bu une bouteille d’alcool avant qu’il arrive, ça ne se serait pas du tout passé comme ça. Mais, heureusement, tu ne pouvais pas imaginer une vie pour Jimmy à supporter une mère alcoolique, bipolaire et dépressive. Non, jamais il n’aurait à devoir s’occuper de toi. Et si malheureusement un jour ton addiction reprenait, si tes démons revenaient pour une quelconque raison, tu le laisserais à quelqu’un, car tu ne pourrais pas t’en occuper. Il ne pouvait pas avoir une mère telle que la mère que tu avais eue, celle qui te frappait quand les choses ne marchaient pas droit. Tu en avais fait des cauchemars et tu avais fini très mal à cause de cette femme. Parfois, tu espérais qu’elle meure dans d’atroces souffrances, or, il n’y avait pas que toi dans la famille : ton père et ton petit frère ne réagirait pas de la même façon à sa mort. Alors tu ne priais pas trop fort, pas si souvent que ça. Tant qu’elle vivait loin de toi, ça allait. Un quartier vous séparait et tant mieux. A vrai dire, la famille ce n’était pas trop ton truc. A part avec ton frère et ton fils. Le reste, ils n’étaient pas importants. D’accord. On peut passer la journée à trois, si tu veux. Tu hoches la tête en signe d’approbation. Demain, une journée à trois ça ne serait pas si mal, pour recoller les morceaux. Pour arranger cette situation qui te rendait des plus mal à l’aise, peut-être qu’au fond tu n’oubliais pas le secret que tu gardais d’il y a deux ans. Tu aurais peur qu’il parte à nouveau en s’apercevant que sa sœur n’avait pas changé. Du moins, pas complètement. Et il ajoute, pour te conforter dans le fait que tu aimais Nate par-dessus tout, malgré toute cette histoire. Ouais. Mais pas le fait que t’es ma sœur. ça te fit chaud au cœur, tu le remercias d’un sourire, déjà engagée à t’en aller dans la chambre de ton petit garçon. Après une bonne nuit de sommeil, tes idées seront plus claires, tes sentiments également. Ça serait sûrement plus simple. Il était simplement arrivé sans prévenir et tu n’avais pas su comme réagir, tu n’avais pas eu le temps de te préparer. Ou de penser au discours que tu aurais dû prononcer. Tu lui demandes finalement s’il a faim. Je t’avoue que je meurs de faim si t’as des restes de quelque chose, je prends. Sinon je commanderai des pizzas. Tu ne te souviens pas vraiment ce que tu as pu laisser dans la cuisine. Il ne devait pas rester grand-chose, tu ne laisserais jamais rien traîner ces temps-ci et généralement il y avait toujours quelqu’un qui venait pour manger avec toi, parfois c’était Héra, ou Ainhoa, ou des personnes que tu rencontrais en ville. « Jette un œil dans le frigo, il me semble qu’il y reste deux trois trucs. » Et tu t’en vas dans la chambre de ton fils, laissant ton frère s’installer sur le balcon.
Tu t’assis sans faire un bruit sur le petit lit de Jimmy, mais il ne dormait toujours pas. Généralement, il avait plus de facilités à s’endormir quand tu lui lisais une histoire. Ça l’apaisait de sa journée d’école. Et toi, de ta journée de travail. Il planta ses yeux bleus dans les tiens et demanda. « Maman ? C’est qui le monsieur ? Papa ? Il est rentré ? Pourquoi j’ai pas le droit de le voir ? Tu m’as dis qu’il…» Décontenancée, tu ne savais pas quoi lui répondre. Son père lui manquait, lui qu’il n’avait jamais connu, mais il avait besoin d’une figure paternelle sur laquelle se tourner. Ou même un oncle. Nate pourrait l’aider de ce côté-là. Quoique tu avais toujours pensé que le père dans une famille n’était pas indispensable. Il s’y ferait, en grandissant. Mais tu voyais déjà qu’avec les autres enfants c’était compliqué de raconter qu’il n’avait qu’une maman. Et beaucoup d’amis de sa maman. Ce qui était vrai, tu n’étais pas mal entourée et pas si souvent seule. Tu passas tes doigts dans ses cheveux blonds bouclés et lui déposa un baiser sur le front. « Jimmy chéri, c’est simplement Tonton Nate. D’accord ? Tu ne te souviens pas au téléphone ? Tu l’as déjà vu pourtant. » Quelques fois en vidéo, mais c’est tout, c’était trop peu pour qu’il s’en rappelle. Tu vis le visage de ton fils se refermer. Puis, tu lui fis un gros câlin pour le calmer. « Endors-toi, demain on ira se promener, on regarda des dessins animés… » Ses petits yeux se refixèrent sur ton visage, il avait déjà hâte d’être au lendemain. « Trop bien !! Dis, maman, tu me lis une histoire ? » Tu lui souris, prête à sortir un tout nouveau livre pour enfants de la bibliothèque, mais un grincement de la porte te fit te retourner. Il y avait ton frère qui vous regardiez. Qu’est ce qu’il en pensait de tout ça ? De Jimmy ? Est-ce qu’il l’aimera autant que tu l’aimes ? Tu demandas à Jimmy. « Jim, tu sais quoi, ça te dit que tonton Nate te lise l’histoire de ce soir ? » Ton fils observa le grand bonhomme contre le mur, puis sa mère, et hocha la tête. Ok. Super. Tu te relevas, t’approchas de Nate. « Tu veux bien ? » que tu lui demandas en lui tendant le livre. « Comme ça je te prépare à manger. T’inquiètes pas, il s’endort toujours avant la fin du livre. S’il te plait. » Tes yeux lui imploraient d’accepter, pour ne pas décevoir ton gamin une fois de plus, tu détestais ça. Et ça leur ferait peut-être du bien à tous les deux.
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Nate Harrington


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MessageSujet: Re: surprise | nate   surprise | nate EmptyJeu 27 Déc - 18:12


C’est tellement étrange. Le Queens sous ses pieds alors qu’il fume une cigarette sur le balcon. L’appartement de sa sœur, dans lequel il n’avait encore jamais vu les pieds. Le gamin blond qu’il a aperçu, rapidement dérobé à sa vue. Son neveu. Le fils de sa sœur. Nate a manqué beaucoup de choses. Il a presque l’impression de participer à un cross-over, invité dans une série qui n’est pas la sienne, dont l’intrigue lui échappe totalement. Mais non. Sa sœur lui laisse une nouvelle chance. Demain, il rencontrera son neveu. Il est prêt à devenir un personnage principal dans sa vie. Même s’il y a ce fond de rancœur, peut-être. Injuste. Complètement injuste. Parce que Romy est tombée enceinte alors qu’elle était encore trop jeune. Alors que sa vie était trop fragile. Que le père n’était pas présent. Putain, il aurait dû rester. Mais ça faisait déjà trop longtemps qu’il regardait sa grande sœur foutre sa vie en l’air, impuissant. Il ne l’avouera jamais, il en a trop honte, mais peut-être bien que l’idée de rester pour l’aider avec ce gosse, ça lui a foutu la trouille. Et puis, il aurait fini par la détester, s’il s’était senti obligé de rester. Enfin, c’est fini maintenant. C’était une erreur. Il n’aurait pas dû partir mais ça ne sert à rien de le ressasser, encore et encore. Il est là et les choses peuvent encore être sauvées. On n’efface pas les liens du sang. Alors quand il rentre dans cet appartement dans lequel il n’a encore aucun repère, il les cherche. Leurs voix, s’échappant d’une des chambres, le guident. « Trop bien !! Dis, maman, tu me lis une histoire ? » La porte n’est pas tout à fait fermée et il peut voir sa sœur se relever pour aller chercher un livre pour enfant dans la bibliothèque.

C’est dingue comme elle a vraiment l’air d’une maman. Ce sourire, qu’elle a quand elle regarde Jimmy, il ne l’avait jamais vu. Pas quand elle lui souriait à lui, pas quand elle souriait à Mia, à personne, jamais. C’est nouveau, un nouvel amour et ça a l’air puissant. « Jim, tu sais quoi, ça te dit que tonton Nate te lise l’histoire de ce soir ? » Nate sursaute, comme pris en flagrant délit de voyeurisme, intrus à cette scène entre une mère et son fils. Un peu tendu, il regarde Jimmy et il ne sait même pas s’il espère que le gamin refuse ou accepte. Ça lui semble être une grosse responsabilité, de raconter l’histoire du soir. « Tu veux bien ? » Il reste interdit une seconde. Romy s’approche de lui, pour lui tendre le livre. Il a plus envie de l’attirer à nouveau dans ses bras que de se saisir du bouquin. « Comme ça je te prépare à manger. T’inquiètes pas, il s’endort toujours avant la fin du livre. S’il te plait. » Nate finit par acquiescer, prendre le livre à la couverture criarde. « Ok. Je vais faire de mon mieux. » C’est quoi le standard d’un enfant de 4 ans en matière de jeu d’acteur ? Sûrement beaucoup trop élevé pour ses compétences.

Espérant ne pas se ridiculiser, il s’approche du gosse. « Salut Jimmy. Tu me fais une petite place ? » Jimmy acquiesce et se pousse un peu, ses yeux grands ouverts ne quittant pas son oncle. Nate s’assied à côté de lui dans le petit lit, pas très à l’aise. « Bon ok, alors, ça s’appelle le monde à l’envers et ça a été écrit par Mario Ramos. » Autant dire que le gamin n’en a rien à branler de ça. Nate s’en rend compte, à la façon dont il le regarde et change donc de ton. « On dirait que ça parle d’une souris qui vit à l’envers. Regarde. » Il passe ses doigts sur la couverture, lui montre la souris. Jimmy l’imite, touche aussi la souris sur la couverture. « Mais pourquoi ? » Nate hausse les épaules. « J’sais pas. Peut-être qu’il est juste différent. On lit ? » Et il ouvre le bouquin. Et raconte l’histoire de Rémi, le souriceau qui voyait le monde à l’envers, ce qui l’empêche d’en faire vraiment partie, d’être sur le même plan que les autres. Et qui part loin, très loin, laissant sa famille derrière lui, pour trouver sa place dans le monde, un endroit où les autres aussi seraient à l’envers, comme lui. Putain, est-ce que sa fourbe de sœur aurait choisi ce livre exprès ? Évidemment, à la fin du livre, le souriceau se rend compte qu’il n’aurait jamais dû partir. Il ne sait pas à quel moment Jimmy s’est endormi mais il est plutôt content qu’il ne soit pas éveillé pour voir les larmes au coin des yeux de son oncle. Il ne rejoint pas sa sœur tout de suite, passe une main dans les mèches blondes du gamin, attend que le début de larmes disparaisse.

Après avoir éteint la lumière et fermé la porte, il rejoint sa sœur dans la cuisine. « Pas mal ce bouquin... » Il se sent la gorge encore un peu serrée, tousse pour s’en débarrasser, tout en essayant d’avoir l’air naturel. « T’avais raison, il s’est endormi avant la fin. » Avant que le souriceau ne se rende compte de son erreur et ne revienne prendre sa famille dans ses bras. « Il a vraiment l’air adorable, Jimmy. Il est pas trop difficile ? » Il ne s’y connaît pas trop en gosses. Voir pas du tout. Il a entendu dire que les petits avaient une période difficile, d‘opposition à l’autorité ou un truc comme ça, mais il ne sait pas si c’est déjà passé ou pas pour Jimmy. En tout cas, il ne doute pas de la capacité de Romy à le remettre en place. C’est pas le genre de gonzesse qu’on s’amuse impunément à foutre en colère, sa sœur. « Tu lui a dit quoi... hum, pour son père ? » Il se rend compte qu’il ne lui a jamais posé la question. C’est sûrement une question qui fâche mais il se demande, ce que le gosse comprend de la situation. A vrai dire, avant de lui lire cette histoire, il ne s’était pas rendu compte qu’il était assez vieux pour parler et comprendre autant de choses à ce qu’il se passait autour de lui.

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