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 nuits éphémères; alma

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MessageSujet: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyJeu 11 Juil - 10:07

— Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree ?
I travel the world And the seven seas
[ alma & morgan ] @emily browning

il y a la brutalité des mots. ceux qui heurtent les palpitants trop sensibles, ceux qui les choquent sans états d'âmes. sans aucunes onces de remords. les mots acerbes, vénales. sans foi ni loi. puis y a les gestes qui font mal. qui brûlent l'épiderme, laissent des marques rougeâtres et douloureuses. cet enfer, cette brume épaisse sans fin. il se souvient de la chaleur du soleil, de l'odeur chimique qui titille ses narines et du sable fin qui se dérobe sous ses pieds. des cris, des noms prononcés comme salut. des dernières paroles futiles mais importantes à la fois. il se souvient du sang, de la couleur rougeâtre presque noir qu'il avait. du bruit assourdissant des armes et de la douleur de son âme. des souvenirs qu'il n'arrive pas à oublier, ni même à laisser échapper. ils sont vivaces, ancrés dans le plus profond de son âme damnée depuis des années.
et t'aimerai tout oublier,
tout ranger pour plus que ça te fasse mal.

le sommeil est une chose que morgan n'arrive pas à obtenir. il l'effleure souvent du bout des doigts, mais ne l'attrape jamais. il est comme la brume légère du matin, celle qui se faufile sans jamais se poser. il a essayé de nombreuses fois de l'obtenir naturellement avant de se rendre à l'évidence qu'ils n'étaient plus compatibles. comme deux âmes pas faites pour être ensemble mais qu'on force quand même. pourtant, mcgrath dormait bien avant. avant l'armée et tout ce que ça a engendré. coupable. il est coupable de ce qui le pollue. il calme ses insomnies à coup de somnifères, de pilules qui l'endorment en un clin d'oeil. le répit mérité mais finalement, pas vraiment compensé. les nuits qui sont peu réparatrice et les journées où il traine sa carcasse déprimée dans le monde. foule les terres de cette vie dont il n'a plus le goût.
plus capable de rien,
hormis le chaos.
le corps qui s'agite, les frissons tiraillent son échine. il suffoque dans ses songes, balance les bras, remue la tête. le cuir en sueur, les gouttes qu'il sent dans son dos. pourtant, morgan est encore endormi. un cauchemar pollue ses pensées, son crâne tout entier. il entend les coups de feu, voit les corps meurtries, à l'agonie et la vie s'échappée des yeux de ses frères d'armes. l'hémoglobine qui coule sur le sable et la douleur dans le bas de son ventre. elle fait mal. atrocement mal. jusqu'à l'instant qu'il croit encore prit dans le milieu de ses songes. la main douce mais perturbante qui se plaque dans son dos, le tire de ce qu'il croyait réel. quelques secondes à peine. assez pour que l'animal se retourne, aux aguets et ne vienne plaquer sa main brutalement, sur la gorge de l'inconnu. il se réveille pas. les yeux clos, les phalanges serrant leur emprise autour de la jugulaire. il en va se vie. lui ou l'âme perdue qui ose venir le frapper de dos. y a des flashs, ça brûle sa rétine. puis d'un seul coup, le retour à la réalité. il est là, sur le corps d'alma, emprisonnant sa gorge de ses doigts et les paupières enfin ouvertes. la transition, morgan n'arrive pas à la saisir. il lui faut plusieurs secondes pour se rendre compte de la réalité, de la vérité qui se déroule sous ses pupilles bleutées. la bouche entrouverte, le palpitant qui bat à l'agonie et le souffle saccadé. elle le fixe, les traits par la peur et surement, la douleur engendrée et la tête enfoncée dans le fond de l'oreiller. t'es entrain de l'étrangler. t'es entrain de la tuer. la réflexion mène son chemin et l'évidence finit par lui crever le myocarde. mcgrath relâche aussitôt son emprise et s'éloigne. il est prit par la stupeur de son geste, la violence de son acte et se rend compte qu'il était en plein cauchemars jusqu'à ce qu'il ne devienne réel. jusqu'à ce qu'il se mélange entre les chimères qui le balayent et l'acte qu'il venait de faire. il tire son corps hors du lit, se réfugie sur le sol encore embrumé. il comprend pas. n'arrive pas à y croire non plus. pourtant, c'est pas la première fois que tu fais ça. il plaque son dos contre le mur, rejoint ses jambes contre son torse et planque son visage entre celles-ci. comme un gamin qui a peur du noir tout à coup. comme un gamin qui vient de faire une connerie.
et t'es plus capable de la regarder,
t'es même plus capable de respirer.
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyJeu 11 Juil - 20:37



nuits éphémères,
gardiennes de tes peurs
nuits éphémères,
devenues nécessaires

égérie de ses nuits
protecteur des tiennes
poupée de chiffon en qui on s’confond
héroïne endormie échouée dans ses draps de coton

t’ouvres les yeux, forcées, contrainte, par ce truc qui te dérange. cette sensation désagréable. mcgrath, au premier plan. il s’impose devant toi. et tu comprends rien. tu comprends pas. t’as pas l’air de comprendre ce qu’il semble se passer. tu crois savoir où t’es, mais pas pourquoi tu te sens si mal. pourquoi t’as cette douleur dans ta gorge. dans ta poitrine. y a les secondes qui passent. y a quelque chose qui te serre autour du cou. le visage de mcgrath est irreconnaissable. pétrifié de haine. il se tord d’un mal que tu ne saisis pas.  mais tu manques d’air, alma, tu le comprends. tes lippes s’ouvrent et sont comme tes gardiennes du vide. tu veux de l’air. tu le cherches. tes mains s’agrippent à ses poignets qui t’enserrent. l’étau de chair te compresse. si fort, alma, que ta tête va exploser.

et y a ce mot qui sort d’entre tes lèvres. t’as réussi à émettre un son, un seul, puissant. rageur. débordant d’affolement et d’agressivité. un son qui résonne dans la nuit. une bouteille à la mer. un cri de la dernière chance. avant que tu ne sombres, avant que la nuit te prenne.

morgaan !

et tu vois dans le regard de mcgrath qu’il réalise.
qu’il comprend.
il a ce regard perdu.
tant qu’il lâche son emprise. retire ses mains comme si tu étais en feu. t’as ce reflexe naturel. tu happes l’air, enfin. si fort, comme si t’avais jamais respiré de ta vie. tu te redresses, haletante. ta poitrine se relevant et se soulevant à un rythme déconcertant. y a la vie qui reprend en toi.

le choc qui t’placarde. t’as ce regard perdu qui rejoint cette silhouette accroupie dans le noir. macgrath, l’ombre de lui-même à cet instant. t’oses pas t’en approcher. t’oses même pas le toucher. y a ce silence qui te brise les oreilles. ce silence que t’aime tant mais que tu détestes à cet instant. tu réalises. putain, il a failli de tuer. les secondes deviennent des minutes. de longues minutes. et t’es là, alma, gisant. tes oreilles qui bourdonnent. ton cou qui te lance. ta gorge qui t’fait mal.

réminiscences nocturnes.
pensées abyssales.
tu sais ce qui orne ses nuits. ce qui perturbe sa vie. tu connais ce mal qui vit en lui. mais jamais, non, jamais, il n’avait été agressif.
t’as encore tes lèvres entrouvertes. tes fidèles, qui ont tant manqué d’air. le myocarde qui s’calme. tes poumons qui te brulent encore d’avoir manqué de cet invisible si précieux qui les nourrit. y a un long soupir qui s’échappe de ta bouche. les yeux qui constatent, le désastre.

ce lit qui ressemble à un champ de bataille.
ce lit dans lequel semble avoir eu lieu un combat.


c’est pas beau à voir. mais ce qui t’fout la boule au ventre maintenant, c'est l'homme qui gît par terre. c’est lui, mcgrath. lui, dont le regard te fuit.

tes mains, frêles, qui se déposent sur ses bras. sa chaleur qui irradie ta chair. tes doigts qui s’arrêtent sur son front, trempé. son prénom qui s’échappe d’entre tes lippes. morgan ? ta voix, éraillée qui raisonne difficilement dans cette chambre, ton cou douloureux qui semble encore étranglé. mais il te répond pas, mcgrath. pupilles noires placardées le blond. tu te rapproches de lui. t’as tes lèvres qui murmurent près de son oreille. comme un refrain réconfortant. hey… tes doigts sur sa peau qui s’agitent, pour calmer la souffrance. chasser ce mal qui l’a envahit. sa culpabilité qui doit l'consummer. ta voix, ombre d'elle-même, murmure, dérange à peine la nuit. je vais bien… tu mens, alma. comme tu respires à cet instant. t’as ce mal physique qui t’orne désormais le cou. un collier aux perles empoisonnées. la tête qui tourne. menton presque relevé, tu te persuades que ça va. mais au fond, la peur te glace encore les veines. tant que t'avais même pas remarquer tes mains qui tremblent.


muse de ses nuits
défenseur de tes nuits
poupée de chiffon qu'on regarde et puis qu’on froisse
héroïne assoupie qu’on casse
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyDim 14 Juil - 11:42

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ça s'agite dans son myocarde. c'est renversant. ça donne des bouffées de chaleur et des vertiges incessants. il sait plus bien où il est ni même qui il est. morgan est perdu dans les abysses de son propre enfer, des cauchemars qui l'encerclent. cette vie rythmée par les souvenirs qu'il tente d'oublier. pourtant il aimerait tirer un trait sur le passé, oublier ce qu'il a pu engendrer. difficile d'avancer. il est de ces personnes qui gardent tout. le plus mauvais, le meilleur aussi. au fil des années, le meilleur s'est envolé. il ne reste que les bris de verres cassés. les moments indolores, les moments douloureux. tout ce qui lui rappelle qu'il n'est pas le bon type de l'histoire. pas celui qui finira heureux et amoureux. fondant une famille aux aspirations parfaites, aux sourires amusés par la vie.
t'es pas fait dans ce moule.
t'es pas fait pour être aimer.

sa carcasse qu'il a bougé sans s'en rendre compte. l'agitation de ses membres et les doigts enlacés contre la gorge de la victime. il entend les bruits, le vacarme incessant des coups de feu. les cris de l'agonie et l'âme qui s'échappe des corps inertes sur le sable chaud. ça vient par flash, c'est brutal et ça fait mal. il hurlerait plus fort s'il en avait la possibilité et surtout, si morgan s'en rendait compte. que tout ceci n'était qu'un cauchemar. mais il voit. constate pas. il sent les pulsations du palpitant sous son corps transpirant, la jugulaire qu'il tient fermement. mcgrath entend pas la voix qui s'échappe dans l'atmosphère. elle n'est qu'un murmure inaudible à son oreille, un rêve qu'il se répète et qui se barre comme la brume. volatile. la pression qu'il ressert un peu plus puis c'est la chute. comme les fois où l'on rêve qu'on tombe dans un trou sans fin. le corps prit par les spasmes, on lui sonne de s'éveiller. maintenant. tout de suite. les paupières closes qui s'ouvrent enfin sur le regard perdu, le regard pétrifié de la belle. sans attendre, il relâche la pression, retire ses phalanges de sa gorge rougie par la pression. le souffle qu'elle reprend et morgan qui se tire des draps souillés.
la peur au ventre,
le mal au coeur.
recroquevillé contre le mur, la tête enfouie entre ses jambes, il réalise ce qu'il vient de faire. il est coupable d'avoir voulu la tuer. intention ou simple erreur, simple accident, pas de différence dans les pensées qui défilent comme un écran de cinéma dans sa caboche malmenée. le silence chaotique de la piaule est salvateur et en cet instant, il aimerai juste oublier. qu'elle se tire comme toutes les autres l'ont fait. pas la première fois que ça lui arrive. et il se souvient des fois, de la fois, où il a bien failli supprimer une vie sans le vouloir. ou peut être que tu le veux. inconsciemment. qu'est ce qui tourne pas rond ? morgan se concentre sur sa propre respiration, essaie de reprendre contenance alors que son palpitant bat plus fort qu'il ne peut le supporter. ça le fait suffoquer et le corps qui se met à trembler. mouvement de panique lorsque alma pose sa main sur son être. il trépasse, surpris surement. comme si personne ne devait le toucher. pas maintenant. et elle répète son prénom. comme l'instant d'avant. l'instant où il avait refusé de l'entendre. elle devrait se tirer. la brune avance son visage. il le voit pas. il le sent. son souffle, près de son tympans. les gestes qu'elle exécute pour tenter de calmer ses maux. mais elle ne ment à personne sauf à elle même. tout ne va pas bien. tout n'est qu'une illusion qu'on se fait, pour se donner bonne conscience.
les paupières qui restent fermés,
la tête qu'il ose pas relever.
non, y a rien qui va. les mots heurtent le silence entamé, ce silence salvateur des sens. il peine à la regarder, pourtant, à bon d'un air respirable, mcgrath relève la tête mais se met à fixer un point invisible dans la pénombre, juste en face de lui. il repose son crâne contre le mur immaculé de blanc, se mord les lèvres. s'il s'écoutait, il irait se terrer dans un trou pour ne plus jamais en sortir. la honte, elle s'immisce, s'infiltre dans ses veines. coupable. j'suis désolé. il a dû mal à la prononcer et pourtant, il en pense chaque mots. la tête qu'il tourne lentement, il s'évertue à pas vouloir croiser son regard. mais le doit. par respect. la noirceur du regard d'alma, les traits de son visage encore prétifier par la scène qui s'est jouée. il ose pas bouger, ni même la toucher. tu d'vrai plus dormir là. tu d'vrai rentrer même. et comme souvent, il se renferme. il cloisonne tout autour de lui. même de ses amis. les barreaux d'une prison semblent tout à coup, moins difficiles que ce qu'il s'inflige à lui même.  
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyDim 14 Juil - 19:26



coup d’sang dans la nuit noire
chaos qui rugit
l’obscur, qui envahit en plein soir

au crépuscule,
l’égérie pâlit, nuls yeux pour le voir
nulle âme, dans le noir


y a l’noir dans la nuit et les abysses qui vous lient. vous et vos peurs nocturnes s’en deviendrait presque poignant. deux âmes abimées qui ne trouvent rien de mieux que de s’réunir lors de leur songes. comme si la vie était pas assez compliquée, seuls. deux âmes meurtries, qui s’accrochent l’une à l’autre. comme si l’alter pouvait les sauver. deux ombres qui se confrontent et les peurs qui surgissent. il te dit de partir, et ça t’prend aux trippes. t’as tes yeux sombrent, qui l’scrutent. le mitraillent. s’il pouvait l’voir, mcgrath, il regretterait ce qu’il vient de te dire. comment pouvait-il même penser à te le demander. à exiger, en pleine nuit, de te barrer de son antre. toi, qu’il sait si vulnérable. ses yeux ne croisent pas les tiens. et tu comprends la honte qui semble tout à coup l’avoir l’envahit. ce désaveu. cette faiblesse qui éclate en pleine nuit. l’homme qui tombe de son piédestal. mais tu n’en as rien à faire de tout ça, toi, alma. tu te fiches bien de ne pas voir ce soir l’homme fort, l’homme d’affaire qui régit son monde d’une main de maitre. mais les tiennes, elle se retirent un moment de son échine. aussi distant que lui.

accroupie, la rose, elle se courbe le dos
se courbe pour soulager les peines du soldat d’antan
fleur qu’il expose aux yeux de tous la nuit venue
qu’il expose aux yeux pervers et aux cœurs corrompus


c’est vraiment ce que tu veux. que je m’en aille ?
ne me le dit pas une nouvelle fois, mcgrath. ne me dit pas de m’barrer. de quitter ton lit pour la rue, en pleine nuit. tu m’laisserais ? m’abandonnerais. les mots se meurent entre ta gorge.

j'vais pas partir, morgan. je ne le veux pas. t’as tes yeux qui défient les siens. qui plongent dans c’bleu abyssal. ce bleu, devenu gris. ce gris devenu trop sombre. ces yeux clairs qui ne le sont plus à cet instant. on pourrait crier à la folie de la rose. elle devrait l’écouter, fuir, pour ne plus qu’on pose la main sur elle. n’était-ce pas le but en étant ici ? que plus jamais personne ne la touche ? rose sous verre de cristal. fleur, qu’on enferme à double tour. pour que personne ne puisse venir la cueillir. pour que personne ne puisse sentir ce parfum qu’elle porte sur sa chair. personne d’autre que lui. que morgan. ce privilégié. lui seul connait l’odeur de sa peau, la douceur de son échine. les soupirs qu’elle exulte dans son sommeil. lui seul s’est promu en favorisé.

si tu veux que je parte, alors fait-moi partir. mais soit rude. pour que je ne ressente plus l’envie de revenir près de toi.

soit rude, mc grath. et mens-moi si tu veux. s’il le faut. dis-moi les pires horreurs. demande-moi de ne jamais revenir, dis-moi des mensonges plus gros que toi, des inepties sans noms, des foutaises inventées, même. pour que je ne ressente plus ce désir intrinsèque. cette soif qui vient du fond de moi, de revenir me poser dans ton lit. pour que je ne me sente plus en sécurité près de toi. pour que je me détache de la seule personne qui prend soin de moi.
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyDim 14 Juil - 20:40

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[ alma & morgan ] @emily browning

les mains qui tremblent et tous ses membres qui rejettent le moindre touché, le moindre regard. incapable de faire face aux épreuves qui s'accomplissent sous ses pieds. il tourne le dos à ce qu'il est, réfute l'idée que ça pourrait changer. parce qu'il est enfermé dans ce tourbillon sans fin, dans cette boule de colère et douleur. elle tourne. encore et encore. ne s'arrête jamais. et au fil des années, morgan s'y est habitué. il vit avec. elle fait partit de lui. d'un revers de main, pourtant, il pourrait tout envoyer valser, faire face à ses peurs les plus sombres et leur dire : merde. mais il en est incapable. il se laisse couler. il se noie. boit la tasse par moment, mais coule encore. et encore. les doigts d'alma le font souffrir. il contracte son épiderme, laisse couler la sueur de la nuit passée et contemple la noirceur de la pénombre dans laquelle ils sont installés. le moment de solitude qu'il attend, pour se taper la tête contre un mur ou peut être même se tirer une balle. dans le fond, tu sais que c'est ce que tu devrais faire. les envies suicidaires qui l'assaillent. elles sont nombreuses et pas vraiment douloureuses. juste promesses d'une vie achevée en temps voulu. au moment voulu.
ce serait tellement mieux,
si t'étais pas là pour briser ce que tu touche.

la tête qu'il a relevé, le regard fuyant toutes confrontations qui finiraient par l'achever. il se tape l'arrière du crâne contre le mur, se maudit intérieurement d'être lui. dans le corps d'un autre il aimerait se jeter et tout finir par tout oublier. ce qu'il est. ce qu'il a fait. la dépression se traduit par différent stade. l'incompréhension. le déni. la violence pour certain. le poison dans lequel on se jette corps et âmes espérant calmer les maux les plus brutales. le rejet des autres. et finalement, l'acception de son état. morgan a brûler les étapes ou les a toutes avalées d'un seul coup. un bon psy parlerait surement de stress post traumatique mais mcgrath ne veut pas entendre parler de ces marchands de tapis. pourtant, on lui a souvent recommandé de faire plusieurs sessions, de balancer tout ce qu'il a sur le coeur. ça reste coller au fond de ses baskets. ça reste ancrer à jamais. en parler ne changera rien.
du bout des lèvres,
tu la rejettes.

les pupilles ancrées dans les siennes, il la supplie presque du regard. s'abandonne à ce qu'elle va faire. comme si la suite dépendait d'elle. l'idée est réfutée en quelques mots. quelques secondes balancées aux oubliettes alors qu'il essaie de reprendre contenance de la scène. de ce qu'il vient de se produire. encore une fois. la fois de trop. celle où tu la tueras. les sourcils froncés, morgan ne comprend pas ce qui l'oblige à rester. pourquoi elle s'inflige ce châtiment nullement mérité. il secoue vivement la tête, ferme les paupières et repose sa tête contre le mur. j'te laisse pas. j'te demande juste de partir. l'humeur n'est pas aux mots. il est de toute façon, incapable d'en sortir plus de dix en une seule fois. son corps est encore happé par des spasmes qu'il ne peut contrôler. des sueurs froides qui tiraillent son échine tout entier. mais alma n'est pas prête à lâcher l'affaire. elle se lance, divague surement. l'après coup. il saisit pas le sens. sent l'énervement frôler l'épiderme de la brune. la main qu'il se passe sur le visage, les inspirations qu'il prend. à peine réveiller.
ouvre les yeux,
t'as quelqu'un qui te tend la main.

le torse qui se soulève à chaque inspiration et son regard qu'il finit, de nouveau, par tourner vers la belle. rude ? il pose la question, ne comprend pas où elle veut en venir. je l'ai pas été toute à l'heure ? un rire nerveux s'échappe d'entre ses lèvres et de nouveau, morgan secoue vivement la tête. tu veux quoi ? que je t'attrape par le bras et que j'te foute dehors ? y a le son de voix qui monte dans les tours. le calme qui précède la tempête et l'énervement qui refait son apparition. pas contre elle non. contre lui même. d'être aussi stupide. de pas avoir les réponses à ses propres questions. de rien voir. de se museler en espérant que ça passe pour finalement, exploser au plus mauvais des moments. d'un mouvement lourd, morgan se relève, retrouve la hauteur de ses deux jambes et commence à tourner en rond dans cette minuscule piaule. il cherche un point d'accroche. une occupation pour calmer ses nerfs et arrêter de penser. tout simplement. une main qu'il passe dans ses cheveux, qu'il tire vers l'arrière pour voir plus claire. t'as qu'à rester là, j'vais dormir par terre. finalement, elle aura eu gain de cause et il n'a pas le coeur à la flanquer dehors. de toute façon, il fermera pas l'oeil du reste de la nuit. perturbé par les démons qui l'assaillent. les flashs qu'il revoit lorsque ses paupières sont closes. du bout des doigts, il pousse la porte de la salle de bain. la minuscule pièce improvisée où il a installé une simple douche et un lavabo. l'eau froide qui se met à couler et sans plus attendre, il se balance un coup de la glaciale sur le visage.
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyDim 14 Juil - 22:38



alma, on dirait que tu préfères te risquer aux fantômes de son passé plutôt qu’aux tiens.

c’est sûrement vrai. en fait, t’as peur de te retrouver seule. sans lui. sans ton protecteur. et pourtant, il a les mots durs. les mots rudes. ceux qui devraient te faire fuir. ceux qui devraient te tenir loin de lui. et pourtant, t’en fait rien. fidèle jusqu’au bout. esclave de tes sens, tu restes là. c’est devenu ta chambre à toi aussi cette piaule. pas juste celle de ton boss. y a des bouts de toi ici, disséminés un peu partout. juste-là, sur cette table de fortune. dans la salle de bain. ouai, dans cette pièce, y a ta brosse à dent. paraît que c’est un signe, ça. mais toi t’y vois juste une fille qui squatte. toi, tu vois pas l’mal. mais les autres filles, elles, le voient. t’es la préférée du boss, tout le monde le sait au closer. lui, tu n’sais pas le discours qui tient à son staff. mais vous, vous savez ce qu’il se passe dans ce lit : absolument rien. aussi fou que ça puisse paraître au commun des mortels. c’est ce que tu t’évertues à dire aux filles. morgan et toi, c’est juste amical. dénué de sous entendu. c’est juste… comme ça. t’as plus envie d’expliquer l’inexplicable.

mcgrath, il s’était déjà agité dans la nuit. avait déjà cauchemardé. ça t’avait réveillé de nombreuses fois. mais jamais, tu ne t’étais attendu à une crise comme celle-ci. à un moment comme celui là.

partir. c’est ce qu’il te demande. tu te relèves, pour t’assoir sur le rebord du lit. il ne te regarde déjà plus. rude. il revient dessus. oui il l’a été. et il est évident qu’il t’en faut plus pour le laisser tomber. un rire nerveux sort d’entre ses lippes.

parfaitement. va falloir que tu m’approches. va falloir que tu m’regardes dans les yeux. et que tu m’touches. que tu m’attrappes par le bras. mais tu sais que ça, il en est incapable. fous-moi dehors si tu l’veux. amène-moi jusqu’à la porte de ce putain de club et là, seulement là, j’te jure sur ce que j’ai de plus cher que j’remettrai plus jamais les pieds dans cette pièce.

mais est-ce que t’es prêt à me rayer de tes nuits ?
me rayer de ta vie ?


j’veux pas que tu dormes par terre, morgan. m’oblige pas à te dire pourquoi. juste écoute-moi. tu veux pas être seule dans ce lit. tu le veux, juste lui. à côté de toi. sentir son souffle dans ton dos. sentir qu’il est là. que t’es pas seule. mais il fuit, morgan. et tu détestes ça. tu t’lèves. comme si tu t’approchais du loup. du grand méchant loup. celui qui risque de te dévorer toute crue. celui qui risque de te tuer. ça avait été presque le cas, en vrai.

à pas de loup.
religieusement, tu oses.
te rapprocher à nouveau.


t’es pas prête à le perde. pas prête à t’en séparer. même si ça peut se reproduire. même s’il peut te faire mal. encore. à croire que t’aime les risques. mais y a des choses auxquelles tu n’es pas prête de te passer. et mcgrath en fait parti.

y a ta main qui s’pose sur son dos. une main douce mais certaine. elle tremble plus sur sa peau. tes pupilles, elles observent, les muscles de son dos. t’es en terrain risqué, tu l’sais. tes doigts qui descendent jusqu’à son bras, saisissent son poignet, le force à se retourner. tes pupilles ne cherchent pas les siennes. n’osent pas vraiment se confronter aux siennes. viens-là.

morgan, désormais face à toi. et y a ta joue qui s’pose sur son torse. tes bras qui l’enserrent. tes bras qui le serrent. arrête de m’fuir, j’le supporte pas. mots qui s’échouent sur son échine. des mots lâchés, chuchotés comme ils sont venus. c’est pas réfléchi tout ça.

juste le cœur qui parle.
le corps qui parle.

ça vous est jamais arrivés c’genre de truc, mais ce soir, c’est pas pareil. ce soir, tu sens que c’est différent. que ça compte pas. t’imagines que ça lui fera du bien. autant que ça t’en ferait, d’avoir ses bras qui te serrent. ses bras, autour de toi.

j'ai besoin de toi. lâché dans un souffle, les yeux fermés. parce que c’est comme si c'était pas vrai. que tu l'avais pas dit, que tu ne l'avais pas chuchoté. peut-être même qu'il ne l'aura pas entendu.

même si c’est nouveau, vos peaux qui s'touchent.
même si c’est jamais arrivé.
même si y a plein d’excuses à trouver, t’as besoin de lui plus que jamais.
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyDim 14 Juil - 23:38

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[ alma & morgan ] @emily browning

il sait plus ce que s'est que d'être important dans les yeux de quelqu'un. de compter un temps soit peu. il a chassé tous les êtres importants, tous ceux qui avaient touché d'un peu trop près son palpitant. ella pour commencer. malgré les erreurs du passé, malgré ses erreurs à elle. dans le fond, morgan sait très bien qu'il est autant coupable qu'elle dans cet échec cuisant. sans doute l'a t'il fait exprès. sans doute l'a t'il chercher. puis les autres. celles qui sont passées dans sa vie sans jamais y rester. il a merdé à chaque fois. s'est évertué à les briser tandis qu'il sombrait un peu plus. la boisson, l'alcool qu'il ingurgite sans ménagement. foutu alcoolique bon à rien. foutu dépressif qui n'attend plus rien. morgan a lâché la vie et tout ce qu'elle a à lui offrir. ne s'attend plus à rien de concret, ni rien qui pourrait bien lui réchauffer le palpitant. il rejette tout en bloque, le pousse même vers la sortie à coup de pied.
parce que t'en as pas le droit,
eux, ils sont morts pour toi.

elle insiste, s'immisce dans son intimité qu'il garde pourtant bien secret. il se livre jamais, monte des murailles plus grandes que le ciel et espère ainsi, que personne n'y aura jamais accès. mais t'as peut être été trop loin avec elle. tu t'es peut être trop livrer, sans le savoir, sans vraiment le vouloir. s'il n'avait pas déjà essayé de la tuer, morgan l'aurait mit dehors. là maintenant tout de suite. il l'aurait jeter puis se serait probablement excuser le lendemain sans plus jamais lui donner le loisir de se faufiler dans ses draps. la voix qui a déraillé et les pupilles qui se sont perdues sur le mur et les tâches qui le composent. il lui réponds pas. grogne dans sa barbe et se relève difficilement. retrouve l'équilibre de ses deux pieds et entame une danse sans nom, sans mélodie. morgan trépigne, cherche de quoi s'occuper pour ne pas exploser. encore. un peu d'eau fraiche et c'est l'idée qui vient d'émerger. il dormira sur le sol, elle sur le lit. point final. mais alma réfute encore cette idée sauf que mcgrath ne l'écoute plus. il a le visage penché au dessus de levier, laissant les gouttes d'eau tombées dans un vacarme que seul lui peut entendre. les paupières fermées, l'espoir vile qu'elle finira par se calmer et surtout, accepter sans broncher. mais c'est mal la connaitre. alma décide. alma exige et comme toujours, il finit par céder. cette routine cuisante dans laquelle ils se sont enfermés, un peu par hasard, un peu comme ça. sans aucune préméditions. il relève le visage, croise sans reflet dans le miroir. ça le ferait presque dégueuler si en arrière plan, y avait pas alma. alma qui approche à grands pas. elle flotte dans l'air à l'arrière. il sent ses doigts se posaient sur sa peau, s'évertuer à ce qu'il arrête de lui tourner le dos. il obtempère sans rechigner et sans repères.
de ses mots, tu retiens l'essentiel,
dans ses gestes, tu sais pas quoi faire.

elle est docile alma, ce soir. elle est fragile. il a peur de la casser s'il ose lui aussi, l'entourer. les sourcils qui se froncent tout à coup. comme si c'était nouveau que ça n'avait plus rien à voir avec la vieille. elle se livre, sans filtre. besoin de toi. ça résonne, ça percute dans son esprit. qui a besoin de lui ? qui voudrait bien de lui ? j'te fuis pas alma. c'est juste que ... morgan ne termine pas sa phrase, cherche ses mots mais les trouve pas. le mutisme qui s'empare de ses lippes et les bras ballants qui finissent par l'encercler aussi. les manières tactiles, les gestes calculés mais les envies raisonnées. y a jamais rien eu entre eux à part cette étrange amitié. pas de réelle définition à ce qui les unit. tu t'rends pas compte de ce que j'ai fait là. comme si ce n'était rien, comme si l'étrangler ne lui faisait rien. pourtant, pour morgan ça n'a rien d'anodin. il sent encore l'emprise de ses doigts autour de sa gorge et le regard perçant qu'elle lui jetait la seconde d'après. il a presque senti la vie s'échappait. comme pour se rassurer qu'elle respirait encore, mcgrath dépose un baiser sur son crâne, laisse l'odeur de ses cheveux lui titillait les narines quelques secondes à peine avant de se détacher de la belle. il n'est pas bon dans les effusions de sentiments. pas à son aise non plus.
et tu t'échappes encore,
sans le savoir.

morgan s'avance vers la table dans le coin de la chambre, fouille dans les poches de sa veste en jean et attrape le paquet de cancéreuses. salvatrices comme toujours. il en a besoin. foutue nicotine qui est entrée dans sa vie y a déjà une bonne décennie. il place le tube entre ses lèvres, attrape le briquet au passage et allume la clope sans attendre. la fumée qui s'engouffre dans sa gorge. il la sent presque plus. un nouveau pas et mcgrath pose son cul sur le rebord du lit, tend son cou d'un côté puis de l'autre et fait claquer tous ses os sans retenu. il est courbaturé, achevé. une nouvelle bouffée avant de jeter sa cendre dans un gobelet rempli d'eau. cendrier improvisé. tu t'dvrai dormir. tu s'ras épuisée demain sinon. il en a pas l'air comme ça, il réfute les idées reçues mais se complet dans le rôle qu'il a auprès d'elle. ce rôle sans réelle définition ni de mots pour le composer. son regard qu'il tourne vers le réveil qui clignote rouge. trois heures du matin. sa nuit est terminée, il le sait. plus jamais, il ne trouvera le repos de ses songes. il se laisse même aller à attraper la bouteille de bourbon à moitié pleine qui trône sous son pieu. dévisse le goulot et s'octroie une gorgée. de toute façon, elle le sait déjà que t'es brisé.
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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyLun 15 Juil - 18:43



est ce que tu te rends compte, alma ?
de ce qu'il était sur le point de faire
de t'ôter la vie
si facilement
juste avec ses doigts

il te le demande et tu te fonds encore plus sur sa peau. ta joue contre lui. tes yeux qui s'ferment en y repensant. tu crois même l'avoir serré un peu plus fort. tu te rends compte, alma. si. j'ai eu peur, morgan. dans mes tripes, dans mes veines. mais jvais te mentir pour pas que tu t'éloignes de moi. jvais pas te le dire tout ça. tu sens son menton sur le haut de ta tête. ses lèvres qui s'perdent à la naissance de tes cheveux. ce maigre réconfort dont tu te nourris à cet instant. le parfum du syndrome de stockolm qui t'innonde les narines. c'est peut-être pas dans ses bras que t'aurais dû te blottir, mais c'est dans les siens où tu voulais être.
je me rends compte, morgan. n’en doute pas un instant.
mais j’arrive pas à te rejeter.
j’arrive pas à t’en vouloir. c’est comme ça.

pourquoi, je devrais ?


ses bras te quittent. tu sais qu'il n'est pas comme ça, mcgrath. le type tactile, le genre à te prendre dans les bras, comme ça. tu ressens un vide. que tu ressentais pas. que t’avais jamais ressenti. tu passes outre et ton regard suit cette ombre qui rejoint le lit. silencieuse, alma. tu grimpes sur ton plumard. reprends ton oreiller qui s'était perdu à terre. le drap qui couvre ta chair, ton échine sur le côté opposé à lui. tu exécutes, alma. comme une bonne employée qui écoute son boss.

il souffre, mcgrath et cette pensée te pince le cœur. il souffre de maux impalpables. de réminiscences douloureuses. y a le silence qui inonde la pièce, durant de nombreuses minutes. t'as les yeux grands ouverts. comme deux billes noires. comment dormir ? t'en es bien incapable. t'as encore ton palpitant qui s'excite dans ta poitrine. tu lui tournes dos et tu entends le briquet qui s'active. l'odeur de la clope qui te brûle les narines. tu te tournes vers lui. file-m'en une. t'as ce regard qui négocie pas. tu tends ton frêle poignet vers lui. tes doigts, réclamant une cancéreuse. jvais pas arriver à dormir non plus. parce que tu sais qu'il ne dormira pas. t'auras une de tes filles avec des cernes la nuit prochaine. c'est un état de faits. la rose, elle sera pas fraîche à la prochaine nuit tombée. lorsqu'elle devra s'exposer. lorsqu'elle devra se montrer à nue. di-moi que je ne travaille pas demain soir, qu’on puisse dormir. tu sais que c'est pas possible. tu rêves éveillée, alma. mais tu es un chef si sévère. tellement, que tu ne laisserais pas ta favorite se reposer. tu mens, alma. tu prends ton air sérieux. ta voix, elle chuchote. éraillée, elle transperce la nuit. tu sais que tu es sa préférée. tout le monde le sais. tu tentes d'en jouer. tu abordes ta condition au closer, celle de privilégiée. tu ne t’étais jamais décrite comme cela devant lui. tu as la clope entre les doigts, la fumée qui se dégage d'entre tes lippes tu regardes le plafond. ce pan de mur que tu connais par cœur. t'hésites à lui piquer la bouteille qu'il porte à ses lèvres, pour une gorgée. mais tu te ravises. la clope suffira à te calmer.

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MessageSujet: Re: nuits éphémères; alma   nuits éphémères; alma EmptyVen 19 Juil - 17:59

— Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree ?
I travel the world And the seven seas
[ alma & morgan ] @emily browning

tu peux pas être sauver. y a des gens qui ont bien essayé mais qui ont, à chaque fois, échoué. les bras qui l'encerclent et cette sensation étrange qui envahit son échine. il sait pas sur quel pied dansé, voudrait la rejeter et à la fois l'emprisonner. dans cette chambre dénuée de sens, sans empreinte implantée dans le marbre. y a le bordel monstre. son repère. son antre personnelle. rien que par les fringues et les cannettes de bières éparpillés sur le sol, on devine l'errance même de l'âme. l'errance de l'être qui finalement, enlace ce qui s'évertuait pourtant à vouloir lâcher. tu la mérite pas. elle et son minois. alma, elle se rend pas du compte du mal qui l'entoure. des gens aux intentions douteuses et des raclures qui trainent dans son sillage. de ce monde pourrit jusqu'à la moelle. de l'enfer qui se damne sous leurs pieds. gamine. un brin naïve peut être et pourtant, ça le touche les gens comme ça. ceux qui croient encore à la beauté de ce qu'on leur offre, même dans le regard des plus miséreux. il sourcille, boit ses paroles et ne réponds pas. l'instant suspendu dans le temps. il se laisse aller jusqu'à la fatalité. celle de la rejeter. avec précaution. les gestes d'affections n'ont jamais fait partit de son être. il sait pas faire de toute façon.
tu cumules,
et tu recules.

parce que c'est ce que tout le monde fait. la question bien vite évitée par une réponse des plus évasives. il s'attardera pas sur le sujet, refuse d'épiloguer. morgan n'en ressent pas le besoin. des années à fuir les sentiments et à se prendre des vents. une décennie avant qu'il n'arrive à s'ouvrir enfin pour finalement, ne se prendre que du venin. les tromperies, les personnes qui se servent de lui. ella, cahal, ses frangins. son propre sang dans lequel il se sent à l'étroit, pas accepter pour ce qu'il est mais façonner pour devenir ce qu'on attend de lui. la fatalité qui crie. la carcasse nébuleuse qu'il ramène près du pieu, entame la course folle vers le paquet de clope laissé en libre service dans le fond d'une poche de jean. il s'en fourre une entre les lippes, ne tarde pas à l'allumer. la bouffée est grande. aussi vaste que les idéaux qu'il s'est fait et des rêves qu'il a jamais touché. alma rejoint le désastre ambulant des draps, s'octroie une place de choix alors que lui, déjà, ses pupilles divaguent sur le fond noir de la nuit. sur ses soucis aussi. pour se calmer, rien de mieux que sa liqueur bien aimé. il la planque sous le pieu et ne tarde pas à s'enfiler une gorgée. la substance abreuve sa soif mais pas sa peine, ni même la colère qui reste tapis dans l'ombre de ses ressentiments.
dans le fond de la bouteille,
il s'y perd.
morgan sent dans son dos les draps bougeaient, le matelas s'atrophiait. elle dort pas alma. n'arrive pas à trouver les bras de morphée. ce sommeil réparateur qu'il lui doit. elle quémande. le ton de voix est doux et reposant et morgan tourne le visage, la clope coincée entre les lèvres. de ses phalanges maltraitées il attrape le paquet de tubes et lui donne sans sourciller. du même venin vous allez vous alimenter. de la même odeur vous allez vous ensorcelez. dors alma. il se veut incisif, vif et ne lui laisse pas le choix. sauf qu'elle semble voir les choses autrement. après tout, il peut pas vraiment lui en vouloir après ce qu'il vient de lui faire subir. la peur de fermer les yeux, morgan sait ce que c'est quand t'en as été traumatisé. un brin de liqueur qu'il reprend avant de remettre la bouteille à sa place. dans le camp des oubliés jusqu'à demain. sa dernière phrase lui arrache un rire qu'il peine à dissimuler tandis qu'il secoue vivement la tête de gauche à droite, sachant les idioties qu'elle vient de prononcer. sévère ? tu trouves ? il se pensait pas si près des règles que ça. la liberté, il leur donne les bras ouverts. il se fiche pas mal de ce qu'elle font. les paye pour un travail à exécuter, comme tout patron qui l'exige. ne profite pas de ton statut de privilégier pour négocier une journée de congés. morgan, il l'avoue à demi mot qu'elle compte un peu plus que les autres. qu'elle a une place de choix dans ce qu'il reste de son coeur. un attention particulière pour une personne particulière. et pourtant, il s'est jamais posé la question du comment. du pourquoi ils en étaient arrivés là. naturellement, elle est entrée dans sa vie comme on ouvre une porte et ne l'a jamais refermé.
le mégot qui rejoint le cendrier,
au rythme de l'évaporation de la fumée.
son dos rejoint la douceur des draps et sa tête, le confort de son oreiller. il se couche, les bras le long du corps et cette envie de sommeil qui tiraille son échine, l'empêche de calculer ses gestes. il est fatigué. épuisé même. mais il ne fermera pas les yeux. parce que chaque fois qu'il le fait, c'est les cauchemars qui reviennent et cette vieille rengaine. soudain, les pupilles qu'il tourne vers alma, encore en train de consumer le tube endiablé. d'une main, il attrape la clope enfumée, lui pique le vice et l'écrase dans le gobelet. de l'autre main, il l'incite à se recoucher. aller dors. sérieusement. il adopte le regard sévère, celui des mauvais jours. mascarade accomplie alors qu'il n'est pas du tout d'humeur à rechigner ce soir. pas avec elle. tu vas faire fuir les clients d'main. un sourire qu'il lui offre, légèrement amusé et il la laisse se lover contre lui. enveloppe ses épaules de son bras et se laisse bercer par le rythme des respirations saccadées.
un brin d'éternité,
pour une vie brisée.
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