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 memento mori (ézéchiel)

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MessageSujet: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyJeu 16 Mai - 15:06

Concerto de cris et de grognements douloureux. Les aveux ne se crachent pas et la carcasse déjà au sol, mordant la poussière, ne balbutie que des supplications que Sarai refuse d'entendre. Soirée où son propre corps menace de capituler, elle résiste, le souffle court, la gorge pigmentés d'irritations d'avoir trop hurlé. Elle prend part au jugement, la batte trempée dans le chrome suintant des filaments vermeilles que le corps au sol ne cesse de relâché. Fruit mûr qu'elle écrase d'un pied valide, poussant à le retourner sous une lueur blafarde, seule ampoule vacillante au bout de son fil de fer. Le coupable gémit, visage éclaté, observé par dix paires d'yeux démoniaques. Sarai n'est qu'un amas de rage, le corps possédé par le diable, soupirant pour relâcher la pression accumulée. Le mouvement est leste lorsqu'elle s'abaisse, nonchalant, presque gracieux alors que la jambe tremble, appelle à céder. Les pointes de ses cheveux d'un miel sombre trempe dans le sang qui macule le visage du châtié. T'as toujours rien à m'dire ? Rocailleuse la voix, décimant la froideur d'un timbre qui aspire à insulter, cracher, hurler. Il secoue frénétiquement la tête, aussi tenace qu'elle l'est mais la lassitude est grande ce soir, l'envie de réfléchir encore plus absente. Un battement de paupières signe l'arrêt de mort Alors qu'Hadès ait ton âme. Le sourire est puant de cruauté, narguant la face qui aurait pu être blême sous le maquillage ensanglanté, l'œil encore valide écarquillé face aux démons de cuir qui s'approche alors qu'elle recule d'un pas, grimaçant ouvertement de une fois dans l'ombre, la batte relâchée dans un fracas vite avalé par les cris qui reprennent, serviteurs de Satan relâchant leur fouet sur le condamné. L'ascension hors de la grange qui sert de salle de torture semble aussi longue que l'éternité, la frustration crispant depuis des heures chacun de ses muscles. L'esprit est tourné vers le perpétuel absent. L'opale des yeux bleus plus croisés depuis des jours, il est rare Ez depuis trop de temps pour qu'elle arrive encore à le compter. Pour faire passer la colère d'enfant contrariée, elle arrache le cuir de ses épaules dans un mouvement brutal, le col entre ses doigts rougies par l'effort, le jean et la chemise tâchés de ses sévices. Elle ne ressemble à rien d'autre qu'à Perséphone revenant des Enfers, régnant sur les égouts de la Terre. Si elle croise quelques têtes connues au passage, elle ne les gratifie de rien d'autre que de sa démarche inégale, retenant les sifflements d'une douleur infâme, rappelant sans cesse qu'elle aussi est une condamnée à souffrir éternellement. C'est dans la baraque qui lui sert d'antre qu'elle débarque, le cuir jeté sur une chaise, le corps qui s'étale sur un canapé si rarement squatté. Sans cesse elle joue les reines à l'extérieur, ignorant les vagues de doute qui la repoussent, la crainte d'être déchue la hantant jusque dans ses courtes nuits de sommeils. Elle déglutit dans la pénombre, lasse, attrapant son reflet dans un miroir usé posé près de l'entrée, essuyant d'un coup de manche les tâches carmines qui maculent une joue tannée au soleil. Elle est prête à se relever quand la porte s'ouvre brutalement, mettant le corps sur le qui-vive, la main déjà tendue vers l'arme dissimulée sous les coussins mais c'est le visage qui est devenu spectre habituel dans l'esprit qui lui fait face, lui faisant lentement relâcher l'immonde tension qui l'habitait. Mais la colère revient vite, glaciale alors que lentement elle se rassoit T'étais où exactement ? à quoi t'occupes tes soirées loin de moi ? Puis elle secoue la tête, l'esprit troué par milles questions qui ne franchiront jamais ses lèvres, l'orgueil immense, prenant toute la place. Oublie. Tu peux m'ramener une bière et prendre le chemin d'la sortie ? J'veux être seule. Elle en oublie la politesse qu'elle lui offre depuis toujours, elle brûle à l'intérieur de percer ce mystère qu'il offre à tout le monde, craint des plus jeunes comme des plus cruels, il reste un brouillard qu'elle-même n'arrive pas à effacer de sa lumière. Et aujourd'hui, elle a l'impression de ne plus assez briller pour aspirer à y arriver un jour.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyMar 21 Mai - 23:26

il a l’âme d’un conteur ce soir, india sur ses cuisses, elle sourit et déploie son rire à chaque fois qu’il ouvre la bouche ézéchiel. c’est l’histoire d’un voleur qu’il lui raconte, (...)il aimait un peu trop l’argent, mais qui n’aime pas ça, ses doigts agiles glissent des billets d’un dollar dans ce qui sert de soutien-gorge à la jeune femme, alors que ses yeux s’intéressent au reste de la salle, les mains de la jeune femme se faufilant contre la peau chaude de sa nuque c’est ce qui l’a poussé à se servir dans la caisse, elles l’aiment bien ézéchiel,les filles du Sapphire, elles aiment ses yeux bleus électriques, les centaines de dollars qu’il leur laisse. mais ce qu’elles affectionnent par dessus tout, c’est la bienveillance qu’il leur accorde. mon père l’avait déjà mis en garde une première fois, peut-être même deux fois, ce qui est certain, c’est que la troisième fois, il y a perdu ses dents, les lèvres d’india s’emparent des effluves de sa peau, la main d’ezechiel se resserre à peine contre la cuisse nue de la jeune femme, quasiment imperturbable trois, c’est toutes celles que je lui ai arrachées avant qu’il ne se mette à avouer, elle n’écoute plus la strip teaseuse, ou du moins elle n’y croit pas, préférant imaginer ses mains délicates occupées à d’autres sévices. il a son portable qui vibre dans la poche de son jean sous le cul de sa blonde, et c’est avec une douceur incontestable qu’il l’a fait changer de cuisse. elle a recommencé. le message lui vient tout droit de klaus, ses sourcils se froncent, en moins de deux secondes le voilà au téléphone. j’t’écoute, elle a chopé un altaïr, il est en train de se faire défoncer, évidemment il refuse s’ouvrir sa grande gueule (...) à coups de batte, elle veut l’finir à coups de battes. ok, j’arrive. quand il raccroche il est persuadé d’avoir entendu le premier impact et les premiers os se fracturer.
il lui faut deux minutes pour quitter india et ses seins refaits.
une minutes supplémentaires pour quitter le club après avoir laissé un pourboire conséquent à ses petites préférées.
cinq minutes pour rejoindre le repère des Hells.
trente-six secondes pour que ses derbies en cuir brun foulent le sol du garage, maculés de sang.
d’un œil expert, il observe la scène de crime. le corps encore chaud de l’homme gisant dans sa propre hémoglobine. ils n’y ont toujours pas touché, s’extasiant encore des exploits d’une reine en colère. juste en détaillant les entailles et les éclaboussures, il est en mesure d’imaginer la scène. il la connaît par coeur saraï, il sait. il sait pertinemment, de quelle manière elle l’a commencé, et le coup qui l’aura achevé. ses semelles laissent une marque sur le sol en ciment, quand il relève la tête les voix se font murmure. nettoyez moi tout ça. tout de suite. qu’il siffle, un des gars lui indique une direction et il chasse l’indication d’un signe de tête avant de se diriger vers l’antre de la diablesse.
sans ménagement il ouvre la porte, la laisse claquer derrière lui.
elle est là, le corps encore crispé, le cœur battant toujours la chamade sous l’effet de l’adrénaline qu’emmène le meurtre. elle est là, et il ne parvient pas à sourire tant son propre cœur accélère. t’étais où exactement ? elle est glace, là où elle n’a toujours été que soleil bouillonnant. oublie. tu peux m'ramener une bière et prendre le chemin d'la sortie ? j'veux être seule. ses lèvres s’étirent, enfin, laissant apparaître une fossette au creux de sa joue. il sourit, en coin. se débarrassant lentement de sa veste en cuir, qui laisse apparaître des bretelles noires posées sur une chemise au couleur de sang séché. bonsoir à toi aussi, qu’il lache, lui tournant le dos pour exaucer son premier souhait. deux bières en main, le revoilà devant elle. ses yeux clairs s’accrochent aux siens, quelques secondes seulement, avant qu’il se s’échoue sur le même canapé qu’elle. il lui tend la bouteille. j’étais au sapphire, tu sais, le club de strip tease à la troisième intersection, il arque un sourcil, se pince les lèvres retenant un ricanement qu’elle n’appréciera pas mais, si tu m’avais dis qu’on cassait de l’altaïr ce soir... j’aurai revu mes plans, il laisse son bras s’appuyer contre l’appuie tête du canapé, son index et son pouce à quelques millimètres d’une mèche de cheveux de la brune, il s’en empare, joue avec avant d’ajouter tu devrais te rincer, le sang, ça part mal, il boit une grosse gorgée au goulot sans lâcher la pointe de ses cheveux. tu m’en veux à ce point, que tu m’appelles plus pour les festivités ? il demande sans même la regarder, il n’a pas besoin de ça, pour savoir qu’il la froisse par son absence. il n’a pas besoin de ça, parce quel tout n’est que manigance. il s’efface, pour ne laisser aucun soupçon peser sur lui. il s’efface, parce qu’il a toujours été ainsi, leurs enfances, les beaux jours n’étaient qu’une faute de parcours. pourtant je t’ai dans le crâne saraï, tu hantes mes nuits, mes cauchemars sanglants, comme mes rêves d’empereur.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyMar 21 Mai - 23:37

Les yeux bouillonnent, comme les sillons veineux sous la peau, le sang explose sous les bulles souffres que la colère inspire. La violence passagère n'a rien atténuée de sa hargne. Le monstre gronde et griffe à la porte de son âme de fille des Enfers. Il hurle de pouvoir faire ressurgir la folie meurtrière mais le corps refuse, il abdique sous la pression passionnelle de la torture, les muscles geignant de l'effort qu'elle leur a fait subir. Sa main glisse sur la cuisse où la blessure, depuis longtemps, s'est refermée quand le mal continue de ronger à l'intérieur, grignotant les plaies et le fémur à jamais branlant. bonsoir à toi aussi, Sarai fusille au simple son de sa voix narguant sa haine et sa frustration. Ouais, bonsoir. Elle se plie bien vite à la politesse du bout des lèvres, détournant le regard pour le poser ailleurs. Ni sur lui ni sur son reflet sanguinolent. Les traces de son désastre maculent son corps comme un tatouage criant ses pires crimes, levant le voile sur l'âme noire que l'être contient. Ni trop aimable ni trop cruelle, elle n'est qu'un entre deux, choisit de laisser croire à sa gentillesse ou d'exposer sa férocité. Ce soir, elle ne fait que grogner, sifflant entre ses dents comme un serpent attendant de voir sur qui il refermera ses crocs. L'ombre d'un corps surplombe un instant le sien, la sortant de sa transe animale. Le miel s'accroche à la glace, la vue sur son âme lui échappe déjà, pas le temps d'y entrer pour y voir ce qu'il s'y trame, le corps dérivant près d'elle. La bouteille est vite prisonnière de sa main coupable, le goulot déjà relevé vers les lèvres asséchées. j’étais au sapphire, tu sais, le club de strip tease à la troisième intersection, La dernière gorgée passe presque de travers alors qu'elle hausse un sourcil, tournant toute son attention vers lui. à quoi tu joues exactement ? mais, si tu m’avais dis qu’on cassait de l’altaïr ce soir... j’aurai revu mes plans, Si lui retient l'ombre d'un sourire qu'elle voit déjà s'échapper, le sien est vite dessiné, brouillon, tordu par la rage qu'elle a envie de lui cracher à la gueule. T'es sûr de ça ? La compagnie des femmes est pas plus agréable que celle d'un altaïr ? Le fiel coule de la langue, venin distillé sans raison apparente. Elle s'enflamme trop vite ce soir, n'arrange rien en cramant une énième cancéreuse pour s'embourber les poumons, le filtre mutilé entre ses phalanges réclamant de percuter la peau, n'importe laquelle, pour épuiser la colère qui, comme un poltergeist n'hésite pas à foutre le bordel dans l'esprit déjà saccagé. L'ombre oppressante de son bras derrière elle ne tend pas son corps, l'habitude prise depuis un temps illustre de l'avoir trop près d'elle, chimère rassurante guettant toujours dans l'obscurité. La caresse de son regard nébuleux toujours présente, aucun besoin de se retourner pour le croiser, elle le sent. Ses mèches entre ses doigts, elle n'en observe pas le manège, presque apaisée par le fait qu'elles en soient prisonnières, soufflant tel un dragon la fumée opaque de sa clope vite consumée. Elle avale et avale encore la maladie brumeuse pour tenter d'apaiser les tremblements mais rien n'y fait. tu devrais te rincer, le sang, ça part mal. Sans regard vers lui, plongé dans les méandres de pensées métamorphosées en cauchemars, elle hoche distraitement la tête. tu m’en veux à ce point, que tu m’appelles plus pour les festivités ? Cette fois elle se tourne vers lui, scrutant son profil à la recherche de l'impossible. C'est une quête inachevée, impossible à terminer. Tu es la pire de mes énigmes, l'indéchiffrable équation et ça commence à me rendre dingue. Je ne t'en veux pas. Mensonge. La rancœur est présente mais immature. L'enfant qui lui courait sans cesse après est morte en même temps que sa jambe traînante. Décédée, baignant dans son putain de sang en suffoquant et suppliant qu'il la sauve. C'est pas plutôt à moi d'te demander si tu m'en veux ? Tu n'es plus vraiment … . Le mot est soupiré à contre-cœur, l'aveu de la détresse sonnant comme la supplique d'une gosse réclamant l'attention. J'devrais plus avoir à m'accrocher à ta main, ni à courir après le fantôme de ta présence pour espérer m'apaiser. Ce soir, encore, elle est bancale face à l'autre, faiblesse d'un animal blessé, elle préfère se détourner, maudissant son armure fêlée. Laisse tomber. Clope écrasée au fond d'un cendrier aux inscriptions effacés, elle espère aussi y faire mourir ses espoirs d'adolescente, ses fantasmes d'osmose parfaite. J'aurais dû comprendre depuis longtemps que je resterais l'éternelle insatisfaite, une mort la faim de ton attention.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyMer 22 Mai - 0:24

t'es sûr de ça ? la compagnie des femmes est pas plus agréable que celle d'un altaïr ? tu joues les idiotes saraï. tu cherches la petite bête, tu titilles la bête que tu connais presque par coeur. j’le mérite, j’avoue, j’le mérite. il ne lui donne pas satisfaction en gardant ses lèvres closes, ses yeux concentrer sur un point invisible contre le mur. il ne veut pas rentrer dans son jeu, pas tout de suite. il se dit qu’il n’a plus l’âge des piques enfantines, qu’ils valent mieux que ça. l’un comme l’autre. parce qu’elle sait, saraï, qu’un altaïr suffoquant dans son propre sang vaut bien la compagnie d’une dizaine de femmes. il attaque une mèche de cheveux, jette quelques paroles dans les airs, voulant déchiffrer la tension qui habite la reine des enfers. je ne t’en veux pas. tu ne sais toujours pas me mentir. il sent les yeux miel de la brune caresser son épiderme, il reste de marbre, avale une gorgée de bière qui termine déjà la bouteille. c'est pas plutôt à moi d'te demander si tu m'en veux ? tu n'es plus vraiment … là. il a le soupire facile ézéchiel, il se penche en avant et abandonne la bouteille vide sur la table basse. ses doigts s’accrochent au paquet de cigarette y trônant, et alors qu’elle écrase la sienne, il s’en allume une. ce n’est qu’après la première bouffée que son regard s’attarde sur les traits de la fille barger, re dessinant les marques d’un sang qui n’est pas le siens. c’est après la deuxième bouffée, qu’il entrouvre les lèvres, le regard un instant trop sérieux. ai-je déjà eu une raison de t’en vouloir ? au moins deux: la mort de mon père, le fait que tu sois toujours en vie. son sourcil s’arque, son cerveau se met à bouillir, qu’est-ce qu’elle cache ? j’suis là. j’suis toujours là. tu sais bien que t’as qu’un coup de fil à me passer pour que j’me pointe. c’est comme ça que les choses ont toujours fonctionné, le vice-président est là pour couvrir les arriérés du président. le vice-président, n’est qu’ une plaque tournante entre les sbires et le commandant. disponible à cent pour cent. j’essaie de te laisser plus... d’espace, les mecs parlent, tu sais comment ils sont. surtout depuis, ses iris claires se posent sur la jambe maladroite. il se remémore instantanément la scène, ça se crispe dans son bide, ça lui hérisse les poils des bras. j’ai encore ton cri qui résonne dans ma boîte crânienne, il résonne et me donne envie de m’exploser la tête contre un mur. peut-être que j’aurai du te laisser te vider de toute substance, peut-être que tu aurais du pousser ton dernier souffle entre mes bras. nouvelle taffe, la fumée emplit ses poumons et la nicotine apaise la douleur entre ses tempes. des connards, tu l’sais. mais si je reste ici, à les entendre jacter, tu sais bien comment ça risque de se goupiller. j’vais les égorger, les uns après les autres, parce que j’supporte rien quand ça te concerne. qu’on a fait de moi un pittbull depuis ta naissance. que bien que j’ai l’envie de te mordre pour te réduire en pièces, ce sont les autres qui seront toujours en première lignes. c’est pas l’moment de créer une guerre interne, qu’il enchaine, son dos s’appuyant de nouveau contre le dossier du canapé. ici se dessine tout le paradoxe qui l’habite. ils nous voulaient mariés, ils nous voulaient heureux, et regarde maintenant. on ment sur la même fréquence.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyMer 22 Mai - 20:37

ai-je déjà eu une raison de t’en vouloir ? Le sourire est vite esquissé, souvenirs filant dans l'esprit constellé de milles secrets. Esquisse de joie déplacée sur un visage encore pigmenté des sévices de sa rage. J'suis sûre que y'en a plein que t'as jamais voulu m'dire. La laideur de la réalité n'est pas loin des mots soufflés. Mais elle est aveugle Sarai, se cache de l'ignoble vérité sans l'ombre d'un doute. Elle continue de sourire à l'assassin de sa puissance intouchable avant de détourner les yeux, que les spectres de l'inquiétude reviennent couvrir ses traits d'héritière jetée trop tôt dans l'arène. Les mains sont marquées des crimes commis, des blessures infligées, esquintées et plus vraiment douces. Le corps grince du temps passé sur les routes, de tout ce qui le rend coupable d'en avoir trop fait, des os brisés, des muscles crispés, l'être n'est qu'une plaie béante dont la douleur est devenue une compagnie précieuse. Elle n'est jamais vraiment seule, toujours accompagnée des hyènes lépreuses aspirant à grignoter un peu plus sa carcasse morcelés de bien trop d'ecchymoses. Elle entend le soupir, pose son regard ailleurs, la main glissant sur la nuque aux nerfs tendus mais la pression ne redescend pas. Elle aspire à toujours plus de chaos, avide de conneries. j’suis là. j’suis toujours là. tu sais bien que t’as qu’un coup de fil à me passer pour que j’me pointe. La reine quémande l'attention, masquée par l'adolescente jouant sans cesse à l'assoiffée de la présence de l'autre. Elle grignote, elle aspire toujours à plus. Il faudrait que j'arrête mes conneries. Que je cesse de jouer à la môme en manque de ton regard posé sur elle. Ouais, j'sais. Simple grognement vite noyé au goulot d'une bière amère, moins loquace la langue quand elle est frustrée, dézinguée à la mauvaise humeur, à la douleur qui chante ses putain de louanges à travers les muscles et les os mal reconstruits. j’essaie de te laisser plus... d’espace, les mecs parlent, tu sais comment ils sont. surtout depuis, Regard en coin, regard impossible à croiser car l'autre est perdu sur la jambe coupable. L'envie soudaine de l'insulter. de le forcer à détourner les cristaux de ses yeux. Impression fugace que la brûlure augmente sous la peau. Elle maudit son corps ne pas être capable de lui cacher le membre coupable, de jouer à celle qui ne sent plus rien, de ne plus claudiquer devant les yeux d'un peuple attendant simplement d'elle qu'elle chute pour se jeter sur sa dépouille, aussi affamés que des chiens sauvages. des connards, tu l’sais. mais si je reste ici, à les entendre jacter, tu sais bien comment ça risque de se goupiller. Et plus les mots sortent et plus ses phalanges se resserrent sur le verre de sa bouteille, l'étranglant sous l'emprise d'une rage nouvelle, pure, sans artifice. Elle réclame les hurlements macabres, de revenir à cette grange pour y dépouiller un peu plus le cadavre d'un Altaïr qui n'a pas assez souffert. Jamais assez. Pas quand ils sont les chefs d'orchestres des chansons douloureuses qui suintent de sa jambe ébranlée. Ses yeux se déposent sur lui, indéchiffrable, la brume de ses mots n'apaisant pas grand chose. La louve n'a jamais été calmée par les caresses de la langue. c’est pas l’moment de créer une guerre interne, Un haussement de sourcil pour première réponse, les dents serrées à en faire grincer les mâchoires J'ai dit que je ne t'en veux pas. Le ton même reflète le contraire. Le regret profond de ne pas pouvoir fuir sans peur de chuter au moindre pas, colère, toujours, d'être l'estropiée du clan. Rien n'est apaisé. Simple pause dans le cataclysme qui l'anime depuis toujours. Il n'y a pas de guerre, pas entre nous. Ma confiance est absolue, tu le sais bien. Mais j'ai toujours l'impression que tu m'échappes. Après tout, tu ne m'as jamais vraiment appartenu. Rien ne m'appartient à part la colère, si bien façonnée par mes cauchemars et mes espoirs pourris. Condamnée à voir les figures masculines qui régissent sa vie lui glisser entre les doigts. Maudite par elle ne sait quelle voix céleste, elle se sent comme l'éternelle solitaire dans une foule de démons. Le cœur est ivre de fureur, battant son tambour au creux d'une poitrine noircie à la débauche. Énième cancéreuse glissé au creux des lèvres, gangrenant la rosée, n'apaisant rien d'autre que l'addiction fatale. L'opaque fumée rejetée des lippes s'entrouvrant à nouveau Ils n'ont pas assez morflés. Les doigts en tremblent comme le cœur vibre et pulse sous le sang noir de colère, le poison circulant librement pour devenir un flot de paroles haineuses. Reine éperdue par une sempiternelle amertume. La Koroleva a fait la balance. La tête de Blaise vient d'tomber. Ce serait l'meilleur moment pour attaquer la ruche puisque le roi n'est plus là. Maussades paroles distillées dans un ruisseau assassin, teintant ses eaux d'un vermeille parfait. Sarai, immortelle nocturne aspirant à toujours plus de victimes. Les yeux assombris retombent sur son visage, encore hantés par le déchaînement sur un corps pris au hasard. Il devait payer. Ma frustration, ma hargne inépuisable, mes blessures jamais refermées et cette putain de jambe m'aidant simplement à ramper. Viens avec moi. L'offrande d'une énième bataille soupirée comme une promesse de désastre, condamnant quelques têtes à l'avance. Elle se fiche de son corps épuisé, carcasse esseulée par l'effort luxurieux. Jamais rassasiée de semer la mort là où elle passe, elle détruira jusqu'à l'oubli.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyVen 24 Mai - 0:36

j'ai dit que je ne t'en veux pas. leurs yeux se font face, sa clope entre les lèvres, c’est une volute de fumée qui lui servira de réponse. il n’ouvrira pas la bouche pour lui dire qu’il ne la croit pas, que ses mots sonnent faux, qu’il peut sentir son envie insoutenable de s’enfuir. il n'y a pas de guerre, pas entre nous. ma confiance est absolue, tu le sais bien. c’est un prémices de sourire qui se forme au coin de ses lèvres, il ne veut pas trop en faire bien que la fierté l’assaille. tu ne devrais avoir confiance qu’en toi même saraï, j’suis la pire des ordures qu’il te serra donnée d’approcher. et si tu fouillais correctement au fond de toi, ça ne ferait aucun doute. il a réussit son coup ézéchiel, il les réussit tous. comment ne pourrait-elle pas lui faire confiance, lui, qui était là bien avant les autres. lui, avec qui elle s’est vue grandir. lui, qui a sécher ses premières larmes, qui a couvert ses premières conneries, subit sa première peine de coeur. comment ne pourrait-elle pas avoir confiance en ce bourreau, qui a décidé au dernier instant de la sauver elle, et sa jambe. ils n'ont pas assez morflés. il opine du chef, tirant sur sa clope alors que ses yeux ne l’ont pas lâché une seconde. elle a les mains qui tremblent, le cœur qui frappe si fort qu’il serait en mesure de l’entendre. ils n’ont pas assez morflé, ils ne te traiteront plus comme un animal, ils paieront le prix fort de ne pas avoir su viser eux aussi. la koroleva a fait la balance. la tête de blaise vient d'tomber. ce serait l'meilleur moment pour attaquer la ruche puisque le roi n'est plus là. la nouvelle a l’effet d’un relaxant musculaire, son sourire s’élargit, ses pupilles se dilatent, il s’imagine déjà sur le champ de bataille. les doigts et les phalanges imbibés du sang des altaïr. viens avec moi. c’est saraï qu’il observe de haut en bas, il évalue son état, et bien qu’il pense que le repos lui siérait davantage, il n’en dira rien. j’les ai jamais aimé ces putains de clebards, qu’il balance tout en se redressant, après avoir abandonner sa clope dans le fond du cendrier. ce soir, maintenant ? la question est rhétorique puisqu’il enfile déjà sa veste en cuir, qu’il part à la recherche d’une arme de poing, le classique glock 21 qu’il cale dans le bas de ses reins. j’sais ce que tu vas m’dire, qu’il lache en ricanant, depuis quand tu prends un flingue, qu’il minaude, imitant sans le moindre talent le voix railleuse de sa reine. j’sais pas combien ils seront, et même si j’ai toute confiance en mon couteau et mes poings, faudrait pas qu’il t’arrive quelque chose. c’est un regard soucieux qu’il tourne vers elle à présent, sourcils froncés seulement quelques secondes. puis il fait volte face, disparaît par la porte d’entrée.
ils prendront chacun leur bécane, sans donner la moindre explication à quiconque, ils rouleront jusqu’à l’un des repères des altaïr. un bar miteux au fin fond d’une ruelle.
les harley abandonnées à une centaine de mètre, c’est ézéchiel qui avance en premier jusqu’aux néons jaunes grésillants. les voix rauques d’hommes se font entendre, les rires forcés de femmes, les queue de billard râpant sur le tapis de la table. si je meurs ce soir, sache que je t’aurai servi avec honneur, my queen, qu’il lance à sa compagne du soir, allant même jusqu’à la révérence, il a un rire qui lui échappe juste avant de pousser la porte battante de la future scène de crime. il n’a jamais eu peur de rien ézéchiel, c’est avec un aplomb hors du commun qu’il scrute la pièce, les voix se sont éteintes. allez les gars ! qu’il hurle en frappant dans ses mains, maintenant que papa n’est plus là pour torcher vos petits culs, il est temps de présenter vos excuses ! tout ceux qui croisent ses yeux en cet instant peuvent voir la folie y danser, l’adrénaline atteint son summum quand un des hommes ouvre la bouche va te faire foutre, toi, et ta demie-portion. il arque un sourcil, tourne un regard vers la fille barger. à toi l’honneur.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptySam 1 Juin - 1:31

Descente dans les abysses infernales où grouillent les démons les plus laids. Elle n'entend que les éclats de ferraille raclant le bitume, les mélodies de vieilles musiques crachant leur note aux quatre coins d'un queens en pleine effervescence, le ronronnement des harley abandonnés, le craquement du cuir sur les épaules jusqu'à l'odeur humide d'une ruelle en pleine putréfaction. Voilà le monde qu'elle a toujours foulée, les pieds déjà salies par le sang, les mains entravées par les envies perpétuelles de violence, la gorge esquintée de trop hurler pour se faire entendre. Reine des louves au sang bouillonnant, la rage aux poings, les os rouillés prêts à la moindre fêlure, elle entend même la faiblesse de la jambe, retient ses envies de caresses apaisantes pour oublier. Elle veut devenir amnésique de la blessure, amnésique du drame qui traînasse derrière elle, murmurant ses échos accusateurs. T'es pas assez Sarai, tu l'seras plus jamais. Elle se refuse à écouter, l'euphorie au bord des lèvres, leurs deux silhouettes se laissant avaler par la ruelle. si je meurs ce soir, sache que je t’aurai servi avec honneur, my queen, Sarai dévie vers lui, la main agrippant le cuir, le froissant entre ses doigts pour mieux saisir le regard Tu ne meurs que si je l'autorise. Pas avant. Et elle sait trop bien que l'ordre de l'exécuter ne viendra jamais. La nécessité lui semble trop trouble, même impossible. Il est la présence jamais détachée de son monde, une chaleur discrète à laquelle elle s'est toujours raccrochée, avide de l'avoir au bout de ses doigts pour une éternité. Écho lointain d'une enfance avariée sous les coups du paternel, sous les hurlements hystériques d'une mère aux abois, désespérée et le refuge dans le calme jamais brisée d'Ézéchiel. Jamais de mensonges pour enjoliver le réel, que l'horrible vérité mais elle s'est forgée sous le poids de ses mots, sous leur impact parfois sanglant mais jamais mortels. allez les gars ! maintenant que papa n’est plus là pour torcher vos petits culs, il est temps de présenter vos excuses ! Sous les chants scandés, Sarai pose un premier pied dans un bar saccagé par la mitraille de l'ivresse, les filles aux sourires forcés posées sur des genoux engraissés à la paresse et à l'excès des mets les plus dangereux. Certains regards sont en détresse, trous noirs où sévit le désespoir et elle serre les dents Sarai face à ses nymphes dégingandées de ne plus assez manger, certaines à la peau marquée des poings ravageurs, soumises à leur hôte. L'argent d'une lame entre ses doigts, elle la laisse tourner paresseusement, appréciant le silence flottant qui prône la surprise de leur arrivée. va te faire foutre, toi, et ta demie-portion. L'ignorant s'approche, la rage aux lèvres alors qu'elle ne cesse de jouer de sa lame, toupie attendant la fin de la danse, son regard accrochant à celui qui partage ses démons, ses pulsions incandescentes, l'esquisse d'un sourire presque trop doux, jurant avec la violence qui s'approche, rôdant sous la peau en attendant de mordre la première main tendue. L'attaque est rapide quand le chien galeux fait quelques pas de plus vers elle, fendant l'air d'un poing qu'elle évite d'un pas à reculons, la main libre attrapant son poignet entre ses doigts, serrant pour mieux l'attirer jusqu'à elle. La lame vise le cœur, se fiche dans les chairs molles, laissant entendre le bruit de succion d'un baiser mortel, le sang pleurant de la plaie ouverte, sa prise sur le corps se resserrant petit à petit sans que jamais son regard ne quitte celui de sa victime. Le lit de l'âme se fane doucement, les lèvres cherchant à goûter l'air. Voilà tout ce qu'elle aime, arrachée la vie aux monstres qui sont craints dans les bas-fonds, voir le voile de l'oubli éternel se déposer sur les prunelles jusqu'à ce que le rideau des paupières ne tombe enfin. Silence d'effroi, comme par respect inconscient pour la délivrance offerte de la main de Perséphone. Le chaos explose au moment où le corps épouse enfin le sol dans un bruit sourd, les chaises raclent le sol pour mieux s'aventurer vers eux, sortant leurs armes comme des guerriers prêts au combat. Sarai recule, louve aux crocs acérés cherchant celui qu'elle mordra en second, dans quel organe sa lame carmine se plantera encore ? L'affrontement est rude, brutale, rythmée par les coups de butoirs des enragés. Jusqu'à l'inévitable rencontre. Jusqu'au regard plus assassin encore que les autres déjà croisés. Coupable de ses maux. Coupable de ses tortures nocturnes, de son clopinement incessant. Vaughn sourit d'un air qui n'amène pourtant pas la joie. Il déborde de haine, transpire la rage, toujours assis, pacha dans son royaume de clébards en manque d'actions. Incapable de le quitter des yeux, submergée par sa propre rancœur, noire, épaisse, entourant le cœur dans son linceul épineux, elle ne voit pas l'ombre qui brutalement la percute, un poing  dessinant son empreinte en plein dans les entrailles, l'insulte belliqueuse qu'elle n'entend, à la recherche d'un souffle inexistant. Sifflement discret entre ses dents serrées quand ce sont ses reins qui percutent le bord d'une table de billard où la partie est suspendue. L'assaillant hurle à sa gueule son haleine alcoolisée, entourant le cou, appuyant contre elle de tout son poids. ça fait moins la maline hein ?! Les mots sont étranglés alors que la musique des enragés tourne encore autour d'eux. Lâche. qu'elle arrive à cracher, sans succès. La lame tombée dans l'action brutale, les ongles mordant les mains assassines sans jamais les écarter. La force est amoindrie par les heures passées à se déchaîner ailleurs, la jambe invalide qu'elle pousse pourtant contre le cerbère aux canines découvertes. La respiration est coupée et elle arrive à maudire sa faiblesse et son entêtement. La jambe cesse son agitation, la main relâchant la prise pour se faufiler dans le dos, la crosse d'une arme qu'elle tire dans la panique, la balle délivrée de son nid fichée dans le mur. Le deuxième coup atteint l'épaule arrachant le hurlement d'une douleur dont elle n'arrive pas à se délecter. Les serres délivrent le cou, laissant de nouveau l'air entrer à grandes goulées dans son corps. Le pied repousse le porc dont l'épaule porte désormais sa signature alors qu'elle se relève, cherchant par réflexe, son double dans la foule. Le doigt encore sur la détente c'est le déclic d'une sécurité qu'on abaisse qui la pousse à ne plus bouger. à travers les mèches éparses dévalant son visage tiraillée par la souffrance, elle l'aperçoit, sa main coupable tenant le canon visant sa tête. On bouge plus Barger. Et conseille à ton pote d'en faire de même ou j'repeins les murs avec ta cervelle. Les yeux accusent, dévorent sans pouvoir le faire vraiment avant qu'elle desserre enfin les dents Ez ! Stop. Elle ignore s'il écoutera, embourbé dans l'adrénaline d'un combat sanglant mais elle essaie, ses yeux ne quittant pas les traits du coupable. Le dégoût est évident lorsqu'elle recrache enfin Ton bras va bien on dirait. Je devrais te tailler le plus beau des sourires au creux de ton cou d'enfoiré. C'est l'autre, sale pute alors ferme la. Un sourire offert en un remerciement hypocrite alors qu'il hausse la voix à son tour Arrêtez tout bande d'enflures ! On va plutôt discuter avec la dame et son prince hein ? T'as des tas d'choses à lui dire, non ? Le regard ne se porte plus sur elle, dévie jusqu'à Ézéchiel pour le narguer, lui offrir le ravage d'un énième sourire ne promettant qu'une tragédie de plus.

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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptySam 1 Juin - 6:54

c'est au chef de la meute de donner la première mort.
ça en a toujours été ainsi.
c'est un besoin viscéral de voir saraï sortir de son corps, de ne devenir que cet être sanguinaire qu'il ne peut s'empêcher d'admirer. quand elle plante le couteau, ézéchiel retient sa respiration. il n'entend plus que le bruit de la lame aspirant la vie. les battements d'un coeur ralentissent pour faire vivre les leurs plus fort encore. boum boum, boum boum, boum boum. il n'y a plus que cette musique incessante qui envoie le sang avec force dans tout les muscles de son corps, qui fait pulser l'adrénaline jusqu'à ses neurones malades. le corps s'effondre avec fracas comme le glas annonçant le bain de sang. il n'a pas le temps d'éviter le premier coup de poing qui lui cisaille d'instant la lèvre, mais son couteau ne reste pas longtemps dans sa poche et se plante dans les chaires de celui qu'il tient par la gorge. il ne voit plus saraï, il ne la cherche plus, il veut se débarrasser de la vermine au plus vite, puisqu'ils ne sont que deux pour une demie-douzaines d'enfoirés. les coups de poings s’enchaînent, des femmes poussent des cris de terreur, ézéchiel crache sur ceux qui en prennent certaines comme bouclier. c'est l'odeur de l'hémoglobine qui animent ses sens et chacun de ses gestes. c'est une fureur sans limite qui l'habite, il ne sent plus les coups, ne se rend pas compte que son arcade est ouverte que bientôt le liquide visqueux qui s'en échappe lui brouille la vue. le cuir de sa veste couine au moindre mouvement, très vite il s'en est débarrassait. sur sa chemise pourpre les éclaboussures se distinguent à peine. le premier coup de feu le fait redresser la tête, comme tout les autres, la reine aux proies à un porc de plus, affalé sur son corps. il se rêve déjà lui tranchant la gorge, le deuxième coup part, la balle se loge dans l'épaule et il relache sa prise pour le plus grand plaisir d'ézéchiel qui termine d'écraser son poing contre une mâchoire. ez ! stop. il entend, mais ne se stoppe que lorsqu'il laisse l'homme inconscient, ou mort -il s'en moque.
c'est la stupeur qui fige ses traits quand il pose son regard sur la scène. vaughn, cet incapable, pointant son flingue sur la fille barger. il déglutit difficilement ézéchiel. ses deux mondes se rencontrent et les étincelles pourraient foutre le feu à la glace. il n'attend pas avant de réagir le blonde, son couteau entre les doigts il saisit par le buste l'homme à l'épaule ravagée. son avant bras s'y accroche, tandis que son autre main fait miroiter le couteau contre sa carotide. puisqu'il tient en joue la reine, il promet la mort d'un larbin. arrêtez tout bande d'enflures ! on va plutôt discuter avec la dame et son prince hein ? t'as des tas d'choses à lui dire, non ? le regard du mauvais sniper se pose sur lui, il sourit en coin. à quoi tu joues fils de pute ? tu crois que tu vas m'avoir comme ça ? tu crois que tu vas pouvoir m'vendre sans que je te fasse la peau ensuite, à toi, ta femme, tes gosses ? et on va parler de quoi, au juste ? qu'il demande en s'avançant du duo, le couteau toujours contre la peau fine de son nouveau jouet. de ta piètre tentative de venir à bout de saraï barger ? qu'il crache, sans le quitter des yeux, lui rappelant par la même occasion que c'est à cause de lui s'ils en sont là aujourd'hui. que tout, absolument tout est de ta faute, ou de tout ceux qui vont crever si tu poses pas ton arme. tout de suite. j'me voyais plutôt reparler de cette nuit. où, il n'a pas le temps de finir sa phrase, ézéchiel ouvre la gorge de son prisonnier et se rue sur vaughn qui tire dans la précipitation. c'est le bras du vice-président qui est touché, il peut sentir la balle le traverser de part en part. les deux hommes sont à terre et ézéchiel l'escalade pour le frapper au visage, le manche de son couteau lui servant de point américain. j'vais te faire voir l'autre monde fils de pute. qu'il siffle entre ses dents, qui t'a permis d'ouvrir ta putain de gueule ! et il frappe, il frappe, vaughn se tord pour récupérer son arme, ézéchiel en oubli celle qu'il a encore dans son dos. il voudrait le planter, tout de suite, qu'il se vide de son sang. mais il imagine déjà les représailles d'une telle perte pour la secte des douze lunes. alors il s'arrête dans son élan, il le regarde, lui crache même au visage. j'vais te crever lachance, essaye, pour voir ! c'est de son bras blessé qu'il atteint l'arme, c'est de ce même bras qu'il tente d'appuyer sur la gachette, la force lui manque. que des faibles, qu'il ricanne, il se redresse, abandonne la carcasse qui en fait de même. on dégage. il regarde même pas saraï quand il lui passe devant, sa main contre la plaie décorant son bras.
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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyLun 10 Juin - 0:36

L'oeil du canon la lorgne avec insistance, prêt à déloger sa balle, le doigt de son maître flirtant avec la détente. Sarai n'est qu'immobilité, loin de l'insolence, loin d'être de ceux qui fanfaronnent sous le nez d'un guetteur vendant la mort. C'est le miel de ses prunelles qui se délogent du trou noir pour mieux vriller jusqu'à Vaughn, un autre chien parmi d'autres, un clebs mordant juste plus fort que la meute entière. Le baiser de la mort est tout proche, prêt à lui offrir ses lèvres. Sarai qui l'a toujours refusé, badinage incessant qu'elle ne mène jamais jusqu'à la fin. Pas de petite mort, pas de grande mort, elle ne s'offrira pas tout de suite à l'étreinte de la faucheuse. Elle entend comme dans le brouillard les mots qui s'échangent, le serpent mordant sa jambe, le sang qui pulse comme si les muscles tremblaient d'avance de sentir le coupable de leur maux tout proche d'eux. La rouille sous la langue, elle devient spectatrice d'un vieux cataclysme, n'entend que le j'me voyais plutôt reparler de cette nuit. où, qui ne s'achève pas, rapidement couper par le bruit de la chair qu'on fend, ses yeux attrapant un corps qui s'acharne, recule d'un pas quand vient la vengeance d'un poing en pleine gueule, que les os chantent, que les cris perlent, que le sang fuit, elle n'est qu'asphyxie, s'entend crier des ordres dans le brouillard, la louve aboie quand le chien continue de mordre. Les lèvres s'esquissent pour un souffle qui espère les mots. on dégage. Coupure net, le grognement est ravalé. Que lui pour la faire taire. Que lui pour la déloger de son trône. Que lui pour lui scalper son oxygène. Ombre passante sous ses prunelles qui cherchent les siennes mais déjà, il s'efface pour trouver la sortie. Sarai pointe sa propre arme sur le récalcitrant, jeu de regard, combat de silence où il finit par lui sourire, narguant la lionne, singeant sa fierté. Vas y bouge. On va s'revoir. Le ricanement est amer. Compte là-dessus enfoiré. A reculons, elle s'en va, grimace à chaque pas qui tiraille les chairs, envoyant un coup de poing en plein cœur. Dans la ruelle, c'est le staccato de leurs deux pas en concert qui s'essoufflent. Ez ! Le cri résonne, écho inutile, le cœur s'agace, elle aussi. Putain arrête toi, c'est un ordre ! Elle-même cesse ses pas, loin de l'ouverture d'un Enfer où les esseulés se remettent lentement du passage de deux démons. Goût amer d'une frustration intense lui rappelant qu'elle est faible. Bonne à rien. Bonne à rien. Pas même à porter une couronne. Dans l'ordre résonne les craquelures, le chagrin jamais avoué, la cisaille d'une souffrance fantôme. Le spectre d'une balle entrant et sortant sans cesse, des os qui éclatent sous la pression, du fémur morcelé. Vous avez eu de la chance. La chance clopiner. La chance de garder un membre. La chance de ne pas en crever. La chance d'encore sentir les bras de la mort avec laquelle elle a dansée. Va t'faire foutre enfoiré. Le temps d'un rien, le temps d'un passage où elle se décide à le rattraper, grimaçant une dernière fois avant de lui faire face, le pourpre pour marquer son visage, l'allure d'un diable revenu de loin. Arès en personne. Les yeux tombent sur le bras suintant, vermeille, cache le trouble, l'inquiétude macabre. Pas toi. Pas toi aussi. Je voudrais tout t'offrir sauf l'infirmité. On va soigner ça. La fierté empêche de parler, empêche d'avouer, elle serre déjà bien trop les dents de colère, d'envie de vengeance. J'aurais dû lui planter une balle dans le crâne. L'arme rangée dans son couffin de cuir, elle préfère en sortir un portable, appel de renfort abdiquant dans l'immédiat sous les ordres crachés. L'humeur massacrée par les pulsions inassouvies. Je voudrais grêler le monde de milliers de cadavres. Le bruit de pneus dérapant contre l'asphalte, l'odeur du cuir et les images des kilomètres ramenant leurs êtres dépouillés jusqu'à un QG qui est son unique décor, unique pilier. C'est sa porte qu'elle ouvre, simple signe de menton pour le forcer à suivre, le bois refermé lourdement, silence pour seule musique entre leurs deux regards en pleine léthargie. Le cuir d'une veste jetée au hasard, déni du mal pour concentrer son attention sur le sien. Sous l'eau rosée, les mains se délavent du mal, elle ne s'y attarde jamais, l'habitude prise, l'esprit ailleurs. Bouteille de whisky déposée sur la table basse, c'est au bord du canapé qu'elle se pose un instant Tiens, bois ça. T'vas en avoir besoin. Le ton est brutal, froid, aride. Jamais de mensonges, de faux sourires pour cacher la hargne. Gant humide qu'elle tord entre ses doigts abîmés mais c'est la douceur soudaine qui le force à se tourner vers elle, le bleu pour percuter le miel, ils n'ont rien de communs. Roi des glaces quand elle est reine régnant sur les flammes. Trop bavarde quand il peut passer des heures sans rien dire. La gorge qui s'enserre alors qu'elle tente d'effacer les stigmates du passage sanguinolent. Je ne veux pas. Murmure enfin soupiré du bout de ses lèvres, on regard qu'elle évite à présent. Je ne veux pas que tu te mettes entre moi et une balle. Ni entre moi ou la mort tout court. On ira plus nombreux la prochaine fois. Ta faiblesse c'est le machin qui bat dans ta poitrine Sarai. La voix de River grognant à ses oreilles. Papa tu m'as si mal façonnée. Si mal faite. J'me sens toujours trop vivante. Le sourire qui tord les lèvres n'atteint pas les yeux. Tu n'es qu'à moi. Déjà jeté à la mer, l'aveu est regretté. Le malaise assassin mais elle ne fuit pas, pas de danse pour partir à reculons. Elle a l'espoir idiot qu'il n'ait rien entendu, que les mots aient toujours le même sens que lorsqu'ils étaient encore naïfs, gosses aspirant à tuer des fantômes. Des mots qui ne veulent rien dire. Des mots qui ne résonnent d'aucun sens profond. Des mots qui ne sont que des mots. Oublie. Oublie. Oublie.

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MessageSujet: Re: memento mori (ézéchiel)   memento mori (ézéchiel) EmptyJeu 13 Juin - 7:02

les ordres de la reine lui vrille les tympans.
c'est mécontent qu'il se stoppe.
les sourcils froncés qu'il acquiesce quand elle se préoccupe de son bras.
il a le soupire facile quand elle appelle les gars, il ne détourne pas les yeux, écoutent en les insultants tous autant qu'ils sont dans son esprit. il ne veut pas des chiens de gardes, il ne veut pas qu'on s'occupe de lui, il veut encore moins donner du grain à moudre aux mauvaises langues. il n'a pas le choix, c'est en silence qu'ils attendent, c'est avec ce même mutisme qu'ils bouffent les kilomètres et c'est sans broncher qu'il suit les mouvements de saraï. la porte est ouverte, aussitôt claquée derrière eux et son cul à lui posé dans le canapé alors qu'il se débarrasse de sa veste. tiens, bois ça. t'vas en avoir besoin. il jauge la bouteille de whisky, sans déjà la nausée qu'une goulée lui procurera. il se fait violence, dé bouchonne et avale comme ordonné. l'alcool l'ennivrera et brouillera ses sens, son corps ne sera pas soumis à la douleur et quand bien même, il n'a jamais été déplaisant pour ézéchiel de la ressentir. il plongerait lui même ses doigts dans la plaie béante pour trifouiller l'intérieur jusqu'à toucher un nerf. mais saraï en a décidé autrement, elle revient déjà. un gant humide qu'elle applique contre son visage, effaçant les marques d'une guerre inégale. je ne veux pas. je ne veux pas que tu te mettes entre moi et une balle. ni entre moi ou la mort tout court. on ira plus nombreux la prochaine fois. les paroles secouent son organisme entier, des yeux il cherche ceux de la bikeuse qui ne daigne pas relever la tête. depuis quand ça te dérange saraï ? j'me suis toujours mis, entre toi et la mort. qu'il s'agisse d'une lame, d'une balle, ou ma propre personne qui ne désire que ton salut. j'ai toujours été ton bouclier face à cette chienne qu'est la vie. ma vie pour la tienne, qu'on a toujours murmuré à mon oreille. tu n'es qu'à moi. c'est ce traitre qu'est son coeur qui saute le premier et se met à cogner si rapidement qu'il sent son sang dans chacune de ses veines. tu n'es qu'à moi, ça sonne comme une promesse qu'elle ne saura pas tenir, tu n'es qu'à moi ça lui entaille ses idéaux, ça répends un poison dans ses artères, un poison qui n'a aucun remède. arrête. qu'il souffle sans même s'en rendre compte, il vient de saisir son poignet, doucement. il la repousse, juste un peu. pour pouvoir la sonder, pour casser cette proximité qui lui donne de soudaines palpitations. tu peux pas m'dire des trucs comme ça. leurs regards s'accrochent, au fond de ses pupilles il lit ce passé qui les a tant rapproché, ce passé où certains les voulaient mariés. il lit ce passé, durant lequel il a tue chacune de ses pensées trop volages à son égard, où il n'était qu'une épaule sur laquelle elle venait se réfugier, que des poings ravageurs pour son bon plaisir. il lit le présent, qu'il ne saisit pas, et un futur qui devient plus trouble que jamais. j'aurai pu, être à toi, c'est un aveu qui le rend féroce, maintenant, j'vis pour tes exigences. je vis pour te servir, tant que tu n'auras pas péri. et on sait tout les deux à cause de quoi. de qui. il est encore là aujourd'hui, j'le sais saraï, m'prends pas pour plus con que je le suis. il la relâche. ses yeux descendent sur sur sa blessure, il y passe les doigts et grimace, c'est le gant qu'il lui prend pour nettoyer et apercevoir l'étendue des dégats.
j'veux plus que tu me regardes comme ça saraï, plus jamais. j'y survivrai pas.
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