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 feels like home. (eurydice)

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MessageSujet: feels like home. (eurydice)   Dim 22 Juil - 22:58

hanté.
c'est le seul qualificatif pour sly amor.
roi fou.
un autre qualificatif qu'il apprécie beaucoup moins.
hanté.
par les formes floues d'une femme oubliée.
par les formes précises d'une femme devenue obsession, désirée.
il revoit ses opales sombres – ses opales mordorées, si peu souvent regardées.
il revoit son corps allongé, dénudé – son épiderme parfait.
il revoit ses longs cheveux enflammés, qui consument l'oreiller.
il revoit l'objet de ses fantasmes endormie, comme à chaque fois, avec une certaine colère qui palpite au fond de son cœur.
parce que quand il la voit éveillée dans son bar, il n'est pas l'heure d'aller la rencontrer.
il a tout prévu, sly. sur la manière dont ça devrait se passer.
et ce n'est pas au détour des verres d'alcool qu'elle sert qu'il désire lui parler.
il veut briser la bulle dans laquelle elle évolue depuis toutes les semaines qu'il passe à aller l'aduler sans qu'elle ne soit éveillée.
alors cette après-midi, il a donné des ordres à tous ses subalternes – en répétant encore et encore qu'il ne voulait pas décider de leurs faits et gestes. vendre la dope. écouler les armes à feu – à bon prix, ou à prix de menaces exécutées.
rien à dire pour les femmes qui se vendent au profit des sons of the harpy. ça l'écœure un peu, sly, mais ça fait partie des business du gang depuis des années. ça l'écœure même plus qu'un peu. les hommes sont bien moins nombreux à vendre leur corps que les femmes. pourquoi ? société montée sur des relations patriarcales.
si sly aime sa place en tant qu'homme, il aimerait bien plus que les femmes n'aient pas à se donner contre de l'argent, à vendre leur virginité, leur pureté, à se faire humilier. alors sly passe quelques soirées dans la maison close détenue par le gang juste pour leur parler. pour leur montrer qu'elles peuvent être respectées. la femme est la seule chose qui devrait être vénérée.

il a pris son après-midi pour aller voir sa belle endormie. sa belle aux bois dormants des temps modernes.
il sait qu'il a rendez-vous a seize heures. ça a été convenu comme ça. mais sly se décide à être particulièrement ponctuel, dans l'espoir de mettre son plan à exécution. la rencontrer dans le cadre de son travail avant qu'elle ne devienne muette, plongée dans ses songes, perdue dans les bras de morphée.
il guette le couloir qu'il connaît par cœur à force de l'emprunter. pas de femme plus âgée en vue, personne pour contrôler le délit qu'il est en train de commettre.
il entre dans la chambre – le numéro qu'on lui a joint par message. et s'il ne la voit pas, il entend néanmoins le jet d'eau de la douche. il s'allonge sur le matelas, croise les jambes, et laisse un sourire satisfait s'attarder sur ses lèvres. et sa main vient s'attarder quelques instants sur sa barbe de quelques jours, attendant avec une impatience palpable le moment où il entendra sa voix – où elle lui sera destinée.
et imaginer ses opales dirigées vers son visage le ferait presque trembler.
cette jeune femme n'est certes pas celle qui l'empêche de dormir depuis des années, mais elle est l'objet d'une nouvelle obsession pour sly amor. une obsession qui n'aura aucune fin tant qu'il n'aura pas exécuté son plan jusqu'au bout.
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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Lun 23 Juil - 17:22

Les membres de la belle sont las. Fatiguée de sa journée à travailler sur la terraformation, elle n'avait qu'une envie, celle de dormir. Durant de longues heures, elle avait étudié, réfléchis, afin de prouver par des faits précis que ce phénomène de modification n'était qu'une fantaisie et que nous ne pourrons jamais en venir à bout. Les papiers éparpillaient dans son appartement en étaient la preuve. Et, si elle n'avait pas eu à aller travailler, elle y serait encore. En temps normal, elle ne faisait cela que de nuit, entre deux soirées au bar. Elle n'aimait pas la clientèle qui fréquentait l'établissement en plein après-midi. Pourtant, la directrice lui demandait bien souvent de se déplacer plus tôt afin de faire une sieste. Seize heure. Elle en avait bien besoin, tirée par la fatigue que lui provoquaient ses recherches. Alors, en entrant dans la chambre où un homme viendrait s'allonger à ses côtés, elle pose son carnet de réflexion sur la table de nuit. Après cette pause instaurée par le temps de travail, elle aurait encore le temps de travailler sur son article avant de prendre la direction du bar. Pour l'heure, elle souhaitait seulement prendre une douche afin de détendre ses muscles. Elle adorait ça, se laver. Bien que cela soit une perte de temps, cela lui permettait de passer quelques minutes sans avoir à penser à quoi que ce soit. Et dans un esprit si actif que celui d'Eurydice, cela faisait du bien. Elle avait enfin la possibilité de se détendre, avant son instant de sommeil. Le client ne devait arriver qu'après un bon moment, et la règle était claire, ils n'avaient en aucun cas le droit d'arriver plus tôt. Il lui restait donc du temps avant d'avoir à avaler sa pilule. Une serviette autour de la taille, elle sort de la cabine de douche. Les cheveux secs, ne se les étant pas lavés. Jamais avant de dormir, c'était sa devise afin de ne pas tomber malade. S'approchant du miroir, elle rempli un verre d'eau, qui lui servira à avaler le petit cachet.
puis, sereine et détendue, elle retourne dans la chambre afin de s'installer sur le lit, nue comme un vers. Il ne lui resterait plus qu'à enlever la serviette pour être prête à sombrer. Pourtant, quelque chose cloche dans le tableau. Un homme, allongé sur son lit. Il la regarde. Quelque chose vient ébranler les sens de la belle rousse. Elle ne sait comment réagir, alors, elle se contente de le fixer, sans comprendre. Puis, afin de ne pas montrer qu'elle a peur, qu'elle est inquiète à l'idée qu'une personne ait enfreint les règles, elle parle fort en le menaçant. « Que faites-vous ici ? Vous ne devez pas être là, pas encore ! » Elle se cramponne à la serviette autour d'elle, bien heureuse de ne pas être sortie entièrement nue. « Partez, ou j'appelle la sécurité. » Elle essaie de se faire menaçante, mais n'importe qui peut sentir la peur fendre sa gorge.

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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Ven 27 Juil - 22:24

il trépigne d’impatience, sly.
elle est si belle endormie, sa jolie enflammée.
avec ses cheveux qui se dispersent sur l’oreiller comme une traînée de poudre. avec ses cheveux qui lancent éclairs dans les yeux.
elle est si belle endormie, avec sa peau nacrée qu’il effleure si souvent avec la peur de la réveiller – tentation effrayante. parce qu’il n’a pas le droit de la voir consciente… parce qu’il en meurt d’envie.
alors il a fait exprès, sly. comme un gamin qui fait un caprice pour avoir un nouveau jouet.
mais sly, il pense vraiment pas à mal ; c’est pas pour la toucher, pour promener ses mains sur ses seins ou pour se balader dans le creux de ses reins. sly, tout ce qu’il veut, c’est une conversation. mais une conversation privée dans l’espace secret et feutré où il a déjà passé tant de temps à ses côtés.
parce que ce n’est pas juste qu’il soit à chaque fois avide de sa présence et qu’elle ignore tout de la sienne. peut-être qu’ils s’entendront bien ? peut-être qu’elle ne sera pas si intéressante que ça au final… et son obsession pourrait alors s’arrêter. sly, c’est un gars comme ça : à avoir des fascinations puissantes mais souvent temporaires. il ne faut qu’un petit élément qui lui déplaise pour que tout s’arrête.
mais ça ne le dérange pas, d’être obsédé par un grand nombre de choses ; cette fille, la religion, ce rêve qui passe en boucle, la jolie blonde qui lui a fait un coup dans le dos, nan d’une certaine façon… la violence qui expulse les tensions – en crée de nouvelles, salves de douleur qui bandent les muscles.
et c’est à ce moment précis, quand sly est plongé dans ses pensées à imaginer quarante scénarios différents, que sa belle aux bois dormants apparaît. elle est magnifique, baignée dans la lumière de la salle de bain, une serviette nouée autour de sa poitrine. mais directement, comme un prédateur flairant sa proie, sly sent la peur monter et s’amouracher de son joli minois.
« Que faites-vous ici ? Vous ne devez pas être là, pas encore ! »
il hausse les épaules, se lève lentement, lève la main en même temps – tendue devant lui, comme pour lui montrer qu’il ne lui fera pas de mal. comme on fait avec un animal.
« Partez, ou j'appelle la sécurité. »
il tourne la tête de droite à gauche, s’approche encore un peu.
- je suis désolé. attendez, je vous en prie.
sly est capable d’être un gentleman impressionnant. il lève les deux mains en signe de reddition.
- je voulais juste avoir une conversation avec vous. vous connaître.
il supplie presque – regards et mots emplis de tremolos. l’émotion qui perce ses cordes vocales d’enfin entendre la voix – si jolie – de sa belle endormie.
- vous vous appelez comment ?
il demande, toujours les jambes fléchies, toujours les mains en l’air. ne pas la faire fuir. ce n’est pas la sécurité qui risquerait de faire décamper sly – quand il a une idée en tête, il va jusqu’au bout – mais il tient surtout à ne pas avoir l’air menaçant pour elle.
ses tatouages courent sur son épiderme et sur ses avant-bras à nus. sa barbe de quelques jours doit lui donner l’air d’un vieil ours mal léché et il était tellement stressé qu’il a passé ses mains en boucle dans ses cheveux – totalement décoiffés, un vrai chantier. alors la beauté de sly s’est quelque peu fanée.
mais il faut bien être une bête pour rencontrer sa belle, non ?
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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Mer 1 Aoû - 18:29

Lorsqu'elle avait signé son contrat, Eurydice s'était imprégné de la beauté de ce qu'elle allait vivre. Ne jamais connaître les hommes, ne jamais les voir, ne jamais avoir à leur parler. C'est ce qui lui coûte le plus, à Eurydice, le contact humain. Les conventions sociales et autres gestes de sympathie ne lui vont guère, et elle se fait une torture de devoir y participer. Alors, gagner de l'argent à dormir, et rien de plus, paraissait pour elle le compromis idéal. Mais, en voyant cet homme ainsi la regarder, son coeur s'emballe. Elle n'est plus certaine de rien, et son monde se rétrécit peu à peu pour ne contenir que l'existence de cet être. Il paraît à l'aise, bien plus qu'elle. Il se lève, faisant reculer la belle aux cheveux de feu. Un mélange d'angoisse et de curiosité inonde son âme, elle veut en savoir plus sur les intentions de l'homme, mais souhaite qu'il s'en aille. « Je suis désolé. Attendez, je vous en prie. » Plus aucun son ne sort de la bouche d'Eurydice. Elle attend. Il doit la prendre pour une bête sauvage, à la dompter ainsi, les deux mains en l'air. « Je voulais juste avoir une conversation avec vous. Vous connaître. » Les sourcils de la belle se froncent, elle ne comprend pas. Pourquoi vouloir ça ? Bien qu'elle soit perdue, elle essaie de calmer les pulsations de son organisme. « Vous vous appelez comment ? » Après tout, que risquait-elle en lui avouant son prénom ? Pas grand chose, elle en était consciente. Doucement, comme pour vérifier sa réaction, elle s'approche du lit, l'endroit qui la rassurait. Elle le regarde de haut en bas, comme pour l'examiner. Il n'avait pas l'air agressif en cet instant, mais Eurydice avait pour principe de ne jamais se fier aux apparences. Même les gueules d'ange pouvaient avoir des réactions démesurées et inappropriées.
La belle reste ainsi un moment, sans un mot. Elle cherche ce qu'elle pourrait lui répondre. Elle ne veut pas parler, elle le fait déjà beaucoup trop à son goût durant son service au bar. Alors, elle se contente d'un simple mot, sifflé entre ses dents. « Eurydice. » Un simple murmure, presque inaudible si elle n'y avait pas mis tant de force. Avec prudence, elle s'installe sur le lit, en faisant attention de garder ses distances avec l'inconnu. « Pourquoi cette démarche ? Nous ne sommes pas censés nous rencontrer. » Aucune relation directe avec le client, c'était l'accord. Elle réfléchit un instant avant d'enchaîner. « Si vous voulez discuter, je peux vous présenter quelques collègues. » Elle avait également peur que la directrice ne débarque en entendant des voix.

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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Dim 12 Aoû - 21:34

elle est magnifique.
c’est le seul et unique constat qu’est capable de faire le cerveau embrumé de sly.
être face à elle, c’est comme vivre un rêve en sachant que ce n’en est pas un ; illusoire mais merveilleux. paradoxal mais parfait.
parce qu’à force de se retrouver à ses côtés et de dormir dans un océan de feu et de taches de rousseur, de membres à la peau diaphane et de fixer ces paupières closes en se demandant de quelle couleur sont les iris, il a eu tout le loisir de la désirer. de se poser des questions. de vouloir être quelqu’un de spécial, quelqu’un qui la connaisse en dehors de son travail particulier.
c’est bien le souci de sly ; ne jamais vouloir être dans la normalité. toujours sortir du lot. roi fou aux objectifs démesurés et aux envies pulsatives.
et voir ses opales brunes aux reflets mordorés, rêves et cauchemars se jouant dans leur surface réflective, ça fait exploser le palpitant de sly. il sait qu’il n’y a que la blonde qui hante ses nuits qui a pris possession de son cœur, mais alors qu’est-ce qu’il ressent pour cette divinité – cette naïade – qu’il retrouve si souvent ? un mélange de curiosité et de fascination. un savant mélange qui crée une obsession.
et il la trouve incroyablement belle. pas que physiquement mais également dans sa façon d’agir. on dirait une biche effarouchée, qui analyse pour savoir si elle doit se rapprocher du loup aux babines dégoulinantes – attendant que son dîner soit assez près pour la dévorer – ou si elle devrait appeler la sécurité. il sait sly, qu’il n’a pas forcément la gueule de celui avec qui l’on resterait enfermé plus de quelques minutes. avec ses tatouages qui dansent et serpentent jusqu’aux prémices de son cou, qui grignotent ses poignets et ses avant-bras. mais il a au moins le minois arien. les opales océan qui tentent de n’exprimer que douceur et tendresse, les boucles blondes qui donnent un air angélique au démon pécheur.
elle s’approche du lit et sly ne fait aucun geste pour ne pas l’effrayer. la seule chose qu’il fait, c’est de la regarder et de se tourner vers elle pour ne jamais rompre le contact visuel. il a besoin de profiter de cet instant où il la voit comme personne avant lui.
« Eurydice. »
le choc le laisse sans voix. pour une eurydice, orphée est allé jusqu’aux enfers. et sly est bien certain que s’il apprend à trop la connaître, il pourrait bien commettre la même erreur. parce que sly, comme orphée, serait indéniablement tenté de se retourner pour regarder à nouveau son aimée. pour être certain qu’elle le rejoindra dans le monde terrestre, pour pouvoir continuer de la vénérer comme la nymphe qu’elle est.
et dieu, sa voix. sly se retient de fermer les yeux pour se laisser bercer par les notes mélodieuses qu’expriment ses cordes vocales. elle est parfaite.
« Pourquoi cette démarche ? Nous ne sommes pas censés nous rencontrer. »
il sourit, révélant ses dents. il aime qu’elle soit méfiante – parce que la possessivité gronde dans tout son être, qu’il refuserait que quiconque fasse la même chose que lui, veut se l’accaparer.
- disons que j’aime bien faire ce que je ne suis pas censé faire.
il marmonne en haussant les épaules, un sourire flottant toujours sur ses lippes. il veut lui paraître sympathique pour avoir la chance de réitérer l’opération.
« Si vous voulez discuter, je peux vous présenter quelques collègues. »
néanmoins, le sourire s’évapore quelque peu quand l’homme se renfrogne. pas de colère, juste un soupçon de déception.
- eurydice – je me permets – ce n’est pas de vos collègues que mon cœur réclame la présence.
il se rapproche légèrement du lit, toujours avec une démarche féline et lente. il s’assoit sur le bord, tend la main pour juste effleurer le haut de la sienne ; du bout des doigts, caresse aérienne.
- j’ai tout étudié pour que nous ne soyons pas dérangés. je ne vous ferai pas de mal… tout ce que je veux, c’est vous connaître. me feriez-vous cet honneur ?
les opales supplient quand sly endosse le rôle du gentleman. ce qui est dingue quand on sait analyser les gens, c’est qu’il est facile de trouver les palabres à proférer pour leur plaire. ce qui est encore plus dingue, c’est que sly ne se force même pas ; naturellement élégant et affable avec la gente féminine – qu’il respecte bien trop pour son propre bien et son influence au sein du gang – il serait prêt à s’incliner et à mettre le genou à terre pour lui jurer allégeance si seulement elle le demandait.
elle pourrait être sa reine.
mais qui désirerait être l’épouse d’un roi fou ?
- je m’appelle salvador.
il murmure – et il lui offre ce qu’aucune autre n’a eu. un vrai patronyme, loin des surnoms qui le protègent des forces de l’autre beaucoup trop invasives. une carte qu’elle a en main, la reine gardant son statut pour être capable de renverser le roi en prenant le parti de l’équipe adverse.
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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Dim 26 Aoû - 17:53

Elle accepte de lui offrir son prénom, cela n'engage à rien. Elle sait qu'elle ne donnera pas plus. Pas par méchanceté, ni par barbarie, seulement parce que les choses ne sont pas censés se passer ainsi. Elle ne savait pas combien de fois il avait dormi avec elle. Il l'avait certainement vu nue, pourtant, la pudeur l'empêchait toujours de dénouer la serviette autour d'elle. « Disons que j’aime bien faire ce que je ne suis pas censé faire. » Il était alors l'inverse d'Eurydice. Elle qui faisait tout pour rentrer dans les cases, justement à force de se sentir trop différente. Il était compliqué pour elle de s'improviser femme parfaite, alors qu'elle était sentimentalement inapte. Pourtant, elle essayait, c'était pour cette raison qu'elle travaillait ici. Le contact humain, que le coeur réclame mais ne peut acquérir. « Eurydice – je me permets – ce n’est pas de vos collègues que mon cœur réclame la présence. » C'est peut-être méchant, mais elle a envie de rire. Elle n'était pas le genre de fille dont les hommes rêvaient. Elle était divine, très belle physiquement, selon les dires. Mais, elle n'était pas comme les autres. Lorsque les personnes commençaient à la connaître, ils la fuyaient. Elle n'avait pas beaucoup d'ami à cause de cela, et que peu de contacts humains. Alors, cet homme qui venait lui dire que son coeur la réclamait. C'était un peu gros pour elle. Une blague, sans doute. Elle reste ainsi, assise au bord du lit, comme une barrière entre eux. Jusqu'à ce qu'il s'installe également, le bout de ses doigts se baladant sur sa main. « J’ai tout étudié pour que nous ne soyons pas dérangés. Je ne vous ferai pas de mal… Tout ce que je veux, c’est vous connaître. Me feriez-vous cet honneur ? » Elle ne répond rien, se contente de l'observer. Ses airs de mauvais garçons, son oeil qui semble la vénérer. Elle n'arrive pas à comprendre. Pourquoi elle ? L'établissement regorge de filles charmantes, et dont le social ne pose aucun problème. Alors pourquoi choisir le poison ? La passion noire ? « Je m’appelle Salvador. » Eurydice regarde leur main, mais fini par l'enlever. Comme par réflexe, comme si le contact de leur peau pouvait déclencher un cataclysme.
Elle aime bien ce prénom, et c'est original. Mais, elle n'ouvre toujours pas la bouche, comme si chacune de ses paroles étaient bien trop précieuses pour être gâchées. Elle se contente toujours de le regarder, de ne pas détacher son regard de son visage, trouvant la situation très étrange. « Et, vous débarquez toujours dans la chambre des femmes pour faire connaissance ? Ou il vous arrive de seulement leur offrir un verre ? » Elle hausse les épaules. « Comme les personnes normales, vous voyez. » Elle resserre la serviette autour d'elle afin d'être certaine de ne pas la faire tomber, peu désireuse de lui dévoiler son intimité. Elle veut être gentille, maintenant que la peur est redescendue. Son but, maintenant, est de ne pas faire de gaffe. Elle qui en fait bien trop, blessant sans le vouloir. Elle aimerait même le prévenir, qu'elle n'est pas une personne avec qui discuter. Bien trop différente, bien trop étrange. Ses semblables ne la supportent pas, pourquoi lui le ferait ? « J'accepte de discuter avec vous, mais vous devriez plutôt fuir maintenant qu'il en est encore temps. Vous ne savez pas qui vous avez en face de vous. » Toute en douceur, une poupée fragile. Mais, son coeur n'est pas en coton pour autant.

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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Jeu 30 Aoû - 23:57

il se sent un peu con, sly, à monologuer face à la beauté désirée et le rêve devenu réalité. il s’était imaginé maintes et maintes fois cette scène. elle le dévorant de ses grands yeux – il les avait imaginés clairs, mais soit, bruns c’était bien aussi – et leur passion déformant les draps convenablement pliés et préparés. il avait aussi imaginé des scènes plus réalistes où ils auraient discuté pendant des heures de tout et de rien, lui se confiant sur cette amnésie qui continue de le hanter et de le perturber au plus haut point – roi fou hissé par cette pièce manquante du puzzle ô combien recherchée – pendant qu’elle rirait à ses maladresses et qu’elle l’écouterait comme la femme parfaite qu’elle était. et elle lui raconterait que personne n’avait sa fougue, que personne n’avait osé braver les interdits pour elle… et lentement, sûrement, elle tomberait dingue de lui.
autant qu’il était dingue d’elle. dans son obsession maladive.
au fond, sly était sans doute un incurable romantique pour se passer et repasser la scène dans le vieux magnétoscope de sa tête. dans tous les cas, c’était un lien solide qui se tissait entre eux. si ce n’était pas – pour le moment – de l’amour, ça ne tarderait peut-être pas à le devenir ? qui savait, après tout ?
sly n’avait pas encore mis véritablement de mots sur les sentiments qu’elle éveillait chez lui. tout ce qu’il savait, c’est qu’il s’était vachement bien embrouillé avec sa muse-anarchie pour les beaux yeux de son endormie. eurydice. le prénom roule en boucle dans sa tête, comme une magnifique mélodie. eurydice, eurydice, eurydice.
et si sly n’est pas spécialement axé sur la sexualité – disons que ce n’est pas sa priorité – il s’imagine aisément le susurrer dans la jouissance ultime, les mains placardées sur son délicat fessier.
n’empêche que ça ne change rien au fait qu’il monologue pour tenter de la dérider, et qu’apparemment… ça ne marche absolument pas. parce qu’elle fuit son contact comme la peste.
le sourire de sly se déforme légèrement quand il constate son retrait ; aïe, ça fait mal. si elle était déjà plus qu’une inconnue, alors il aurait été blessé. pour le moment, il n’était que – profondément – vexé. c’est tellement loin de tout ce qu’il avait imaginé que la déception a un goût anisé qui lui donne des nausées.
« Et, vous débarquez toujours dans la chambre des femmes pour faire connaissance ? Ou il vous arrive de seulement leur offrir un verre ? »
pause, haussement d’épaules.
« Comme les personnes normales, vous voyez. »
est-ce qu’il avait déjà dit aïe, ça fait mal ? parce qu’il le ressentait doublement. le roi fou se lève – essaie de ne pas être trop précipité – pour faire les cent pas devant le lit où il s’est allongé si souvent à ses côtés.
comme les personnes normales. ça a remplacé eurydice dans sa tête, et ça sonne comme une mélodie lancinante. poignante. les personnes normales. les personnes normales, elles connaissent leur passé. elles n’ont pas un trou de sept ans et une enfance de mosaïque. il se passe une main – un peu trop rageuse pour ne pas être inquiétante – dans les cheveux alors que les opales foudroient un sol innocent du regard.
- je…
sly cherche ses mots. relève la tête pour la regarder, la détresse clairement visible dans ses prunelles céruléennes.
- j’ai essayé plusieurs fois. de vous offrir un verre. mais j’ai trouvé ça bizarre…
si sly s’était arrêté – autorisant une pause mérité à cette moquette qui s’use de plus en plus – il reprend pourtant ses pas contrariés dans une danse monotone et déplaisante.
- ça aurait été moins bizarre qu’un mec qui vous a déjà vue nue et qui a dormi à vos côtés vous invite à boire un verre sans vous dire qui il était, plutôt que de vous rendre visite comme il le fait si souvent – mais cette fois, pendant que vous êtes consciente ?
nouveau passage des paluches dans la chevelure indomptée. la bouche crée un trait net, une séparation évidente entre les pensées et les paroles. il a les jurons qui s’amoncèlent à la barrière de ses lèvres devenues sèches, quand le roi fou passe d’un homme assuré et enjôleur au gamin perdu et perturbé d’avoir bousillé ses chances d’inviter la plus belle fille du lycée au bal de promo de l’année.
« J'accepte de discuter avec vous, mais vous devriez plutôt fuir maintenant qu'il en est encore temps. Vous ne savez pas qui vous avez en face de vous. »
il se rapproche à nouveau d’elle, reprend ses mains entre les siennes. ses fesses se posent sur le bord du lit, suffisamment loin d’elle pour qu’elle ne panique pas et ne prenne pas ses jambes à son cou.
- eurydice… rien de ce que vous me direz ne pourra me choquer.
il murmure, une pointe de culpabilité brisant sa voix assurée. et dans les deux billes qui donnent accès à son âme ne se lisent que quelques palabres – visibles pour les plus experts. des je suis quasiment sûr d’avoir fait pire que vous et d’autres je suis incapable de rester loin de vous.
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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Mar 18 Sep - 21:53

Son sourire faussé masquait ses imperfections.
Le manque d'empathie.
Le manque d'intérêt pour le genre humain.
Eurydice n'aimait pas les personnes foulant la terre, elle ne les avait jamais aimées. Il y avait en son cœur une sorte de substance innomable qui renvoyer toute pensée positif afin de n'en garder que ce que l'univers a fait de plus repoussant. Elle n'est pas une femme fréquentable, simplement à cause de sa folie. Elle n'est pas quelqu'un de bien à proprement parlé. Nullement méchante, mais emprunte d'une mélancolie qui fait d'elle un sujet d'expertise. Elle n'aime pas les relations, les échanges. Son cocon lui manque, sa solitude, sa seule amie. Lorsqu'elle n'est pas dans son laboratoire à bricoler quelques notes, elle n'est plus dans son assiette. Pourtant, elle aimerait. Pouvoir approcher le monde, tendre la main et le caresser du bout des doigts. Accepter la main tendu de cet homme aux façons peu communes, comme toute femme l'aurait fait. Mais elle n'est pas comme les autres, c'est ce que la terre doit admettre. Alors qu'elle semble ne pas s'en soucier.

Elle ne peut s'empêcher de le regarder, les yeux légèrement plissés, à se demander pourquoi il était là. Dans sa chambre. A attendre un signe de sa part. Ne pouvait-il pas de contenter de sa beautée somnolante ? Lorsqu'elle dormait, nue, vulnérable. Qu'elle n'était pas cet amas de chair sans vie, sans émotion. Vouée à une fin paresseuse et solitaire. S'il n'avait pas pris tant de précautions avec elle, elle l'aurait sûrement congédié. Pourtant, elle s'y refusait pour des raisons obscures. Il était l'un des premiers à s'intéresser à elle, à s'inquiéter de sa présence sur la planète bleue. Eurydice ne sait qu'ne penser. Elle qui a toujours été seule. La lumière qui vacille, prête à s'éteindre. Les fées ne peuvent exister si on ne croit pas en elle. Et, qui était là pour croire en Eurydice ? Cette personne que l'on traite de folle, sous son nez, sans se soucier de son ressenti. Lorsqu'elle sert au bar, elle entend les langues se délier pour raconter des horeurs. Et cela parce qu'aucun sourire ne parfait son visage. Seulement ce faux sourire, celle qui la rend jolie mais futile. Alors que son air dur, celui avec lequelle elle protège son cœur, paraît tellement plus agréable, tellement plus vrai. Mais le monde n'est peut-être pas prêt à supporter une personne comme elle, avec ses yeux fardés et ses lèvres onctueuses. Elle ne sait même pas à quel point elle est belle. Elle ne connait pas le désir qu'elle peut susciter chez les personnes du sexe opposé. Le sexe, elle n'y connaît rien. La vie, elle n'en connait que peu de choses.
Parfois, dans des instants de faiblesse, il lui arrive de souhaiter être autrement. Plus jolie. Plus avenante. Plus normale. Elle aimerait pouvoir minoder, se servir de ses charmes qu'elle ne soupçonne pas avoir. Il lui arrive même d'imiter la gestuelle de certaines femmes qu'elle trouve ravissante. Puis, après s'être prise au jeu, et être redescendue sur terre, elle reprend son crayon, et gribouille des planètes sur lesquelles elle rêve de vivre. Elle reprend ses thèses, continue de faire ses recherches. Elle ne vit que pour cela. C'est pour cette raison qu'elle repousse Sly. C'est pour cette raison qu'elle refuse de le laisser pénétrer dans son intimité et son champ de pensée. Elle ne veut pas qu'il sache à quel point elle n'est pas à l'aise avec les gens. Et surtout, elle ne veut pas qu'il la connaisse, de peur qu'il n'en prenne que plus vite la fuite. « Vous voulez apprendre à me connaître ? » Elle retire ses mains des siennes, plus doucement cette fois-ci. Aucune animosité, seulement des armes qui se baissent. Elle cède, elle va lui découvrir son univers. Celui qui ne plaît à personne, et qui fait d'elle cette femme recluse qui ne vit pas, mais se contente de survivre à bout de souffle.

Elle se lève et, d'un pas lent, à l'image d'une danseuse, s'approche de la table de nuit sur laquelle elle avait déposé son carnet de notes. Elle l'attrape, doucement, comme s'il s'agissait d'un élément indispensable à sa vie. Elle tourne ensuite la tête vers Sly, et sans vraiment le regarder, plus en admettant seulement sa présence, elle lui tend les quelques pages. « Je ne suis qu'un débarras à calculs, un ennui mortel. » Elle retourne prêt de lui, et s'installe sur le lit, un peu plus proche cette fois. Il va peut-être partir, prendre peur. Toute sa vie est à l'intérieur de ce carnet rempli de pages volantes. Ses idées de thèses qu'elle seule peut comprendre. Les heures passées à résoudre des calculs sans logiques, à réfléchir à des théories fumantes. Il ne manquait rien de ses nuits blanches à griffonner des phrases sans queue ni tête.

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quelle brûlure, quelle torture. les flammes de sa chevelure dévorent mon corps d'obscènes flétrissures.
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MessageSujet: Re: feels like home. (eurydice)   Dim 30 Sep - 10:22

eurydice était tellement différente de toutes les femmes qui composaient l'univers de sly… engoncée dans une sorte de pureté qu'elle était la seule et l'unique à posséder, elle semblait être une sorte d'entre-deux mondes qui le fascinait.
parce qu'elle n'était pas la naïveté faite femme de ces ingénues bientôt violentées, bientôt souillées.
parce qu'elle n'était pas la violence et la brutalité de ces femmes déjà trop souvent humiliées, qui ont été obligées de se barder d'armures pour ne plus être blessée.
elle était tout à la fois la femme forte et la femme faible. et s'ils n'étaient pas ensemble depuis très longtemps, sly ne cessait d'être étonné par la personnalité à la fois sauvage et chétive de l'objet de ses obsessions nocturnes.
elle est tout ce que la mère de sly n'est pas – syndrome d'oedipe repoussé. elle est tout ce que les femmes de son univers ne sont pas : douces mais farouches, immuables mais parfaites, pures mais souillées à la fois. et il ne sait comment il aurait réagi lui-même s'il avait été à sa place.
homme-objet perdu dans une nudité humiliante, plongé dans un sommeil sans rêve, pour offrir un corps chaud et réconfortant contre lequel se perdre. homme-objet qui découvre la dure réalité, obligé de converser alors qu'il n'en a plus eu réellement l'habitude depuis des années…
homme-objet obligé de converser avec une femme qui l'aurait déjà vu dans une position si vulnérable qu'il se noierait dans une gêne immense, dans un embarras tétanisant.
alors il comprend, d'un coup d'un seul avec la violence d'un choc, ce qu'il lui fait subir. et il a presque envie de prendre ses jambes à son cou pour la libérer du poids qu'il lui impose.
mais il en est incapable.
il a trop besoin de la connaître.
de s'excuser, d'une façon.
« Vous voulez apprendre à me connaître ? »
et elle a presque l'air étonnée quand les mots violent la barrière de ses lèvres. ça lui fend le cœur, à sly, de se dire qu'il est peut-être le premier à faire l'"effort" de lui laisser une chance. on dirait presque qu'elle ne comprend pas l'idée qu'on puisse vouloir tout savoir d'elle, de sa façon passionnante d'étirer légèrement ses lèvres dans un sourire faux – celui que sly connaît si bien.
on dirait presque qu'elle ne comprend pas l'idée qu'on puisse vouloir tout savoir d'elle, de sa façon fascinante de le regarder – dans une expression à la fois distante mais proche. comme quelqu'un de réticent à marmonner un secret qui aurait dû être gardé et ô jamais partagé.
et il est désarçonné, le garçon amor, quand elle ne réagit pas à ses précédentes palabres. quand il lui avoue tout ce qui le hante – de l'avoir un peu stalkée, de l'avoir approchée sans jamais qu'elle sache qui il était et ce qu'il faisait – et qu'elle part sur d'autres sujets, semble n'avoir que faire des aveux blasphématoires et intrusifs de son client. elle s'échappe encore de son contact, et c'est autant de poignards plantés avec sauvagerie dans le palpitant décadent. pourtant, ce n'est qu'avec douceur qu'elle se soustrait à lui, et il la regarde s'emparer d'un carnet qu'elle ne tarde pas à lui tendre.
les sourcils de sly se haussent, manquent d'envahir l'étendue vierge de son front.
« Je ne suis qu'un débarras à calculs, un ennui mortel. »
il ne comprend rien aux mots griffonnés, aux élucubrations qui prennent vie en scarifiant le papier. et c'est bien ce qui s'ajoute à la fascination déjà exacerbée qu'il ressent pour elle : parce qu'elle n'est pas une coquille vide qui se sert de son apparence délectable pour vivre. elle est intelligente et passionnée par un sujet… ce qu'il adorerait connaître lui aussi. elle est plongée dans un stade de normalité qui le dévore d'envie.
- vous plaisantez, j'espère.
ses sourcils se froncent cette fois quand il darde des opales intenses dans la direction de la gamine aux cheveux enflammés. pas de reproche, juste de l'incompréhension.
- je vais être honnête, eurydice : je ne comprends rien de ce que je lis. mais c'est bien ce que je trouve fascinant.
un sourire – un vrai – se dessine sur les lèvres de sly.
- j'aimerais être aussi passionné que vous sur un sujet. malheureusement, il n'y en a aucun qui m'intéresse particulièrement.
haussement d'épaules quand il ajoute mentalement il n'y en a aucun qui m'intéresse particulièrement, à part vous.
- racontez-moi. expliquez-moi. je vous en supplie.
et sly ne supplie jamais. mais eurydice le touche au plus profond de lui-même, quand elle semble être l'ange porteur de lumière qui l'écartera des ténèbres dans lesquels il est plongé depuis si longtemps. il a envie de tout connaître de ses passions, de ses hobbies, de ce qu'elle aime.
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