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 we meet by accident ☽☽☽ betsi

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/ statut : t’es pas assez con pour t’encombrer d’une nana (bullshit).
/ occupation : glander avec la bande, brandir ton majeur sous l’nez des étrangers, emmerder ton p’tit frère, provoquer la populace dans l’but d’foutre un peu la merde, t’désennuyer.
/ zone du queens : l’queens traditionnel, dans une vieille bicoque désuète.
/ beau bordel :

these violent delights
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MessageSujet: Re: we meet by accident ☽☽☽ betsi   Lun 3 Sep - 22:25

bien qu’tu dépouilles, celui qu’tu t’amuses à fouiller d’fond en comble pour rien oublier. cartes qu’t’analyses entre deux piques qu’tu lances sans réfléchir.
par habitude, p’t’être.
par envie, surtout.
moi j'pense que je m'entendrais bien avec elle.
r’marque qu’t’entends à peine, qu’un écho qui chatouille tes tympans lorsqu’tu tombes sur la photo d’laure. ton cœur qui s’rétracte avant de s’mettre à déconner dans ta cage thoracique.
t’avales d’travers alors qu’elle t’ramène sur terre, elle et sa curiosité mal placée. elle et son p’tit interrogatoire à deux balles qu’tu confrontes aussitôt.
quoi ? elle te plaît ? tu veux te la faire ?
p’t’être qu’c’est d’jà fait… des nanas comme elle, ça court les rues. c’du pareil au même.
tu fulmines – carrément – lorsque t’abandonnes l’porte-feuille pour l’rendre à ta complice, ta langue qui poursuit son ascension injurieuse envers ta poupée al khalir.
ou betsi braxton.
whatever !
thunes qu’t’empoignes, sourire sardonique qui r’trouve le droit sur tes lèvres. proximité qui s’fait d’plus en plus sévère lorsqu’tu t’glisses derrière elle pour lui désigner votre cours d’récréation du bout d’ton index.
plan qu’tu lui susurres à l’oreille après lui avoir brandit les billets verts sous l’nez.
avide d’fortune et d’luxure, c’contre un drap satiné qu’tu souhaites l’entendre crier.
pas ailleurs.
pas dans une ruelle déserte comme t’as l’habitude d’y voir tes amoureuses d’une nuit s’agenouiller pour t’procurer du plaisir.
non.
t’as d’autre caprice en c’qui la concerne, elle qu’tu comptes bien lui donner envie d’te revoir.
encore et encore.
jusqu’à c’qu’elle déclare forfait.
la pulpe d’ses doigts effleurent ta peau alors qu’tu demeures stoïque, hésitant entre ton désir d’marquer son épiderme d’tes crocs lacérés ou d’la repousser brutalement pour lui rapp’ler qu’c’est toi qui commande.
ne me déçois pas, on a un deal toi et moi.
parlant d’deal…
poignet qu’tu serres entre tes doigts efflanqués, sa chair qui vire au blanc vu la pression qu’t’y mets pour bien t’faire comprendre. t’as pas envie d’te faire duper et encore moins par elle. elle qui t’défis du r’gard comme une putain d’inconsciente. plus tu marques ton emprise, plus elle t’nargue.
ça t’agace.
elle t’agace.
si tu me retrouves c'est que c'est moi qui le veux bien.
tss.
t’ajoutes rien malgré ta langue qui t’démange, t’contentant d’défaire ta poigne alors qu’elle s’dégage presque violemment. tu t’éloignes, baiser arrogant qu’tu souffles dans sa direction alors qu’tu tournes les talons pour amorcer l’début des hostilités.
adossé au mur, à côté d’la porte qui mène à la salle des employés, t’attends sagement qu’quelqu’un ouvre c’te dernière. coup d’menton pour saluer la gonzesse qui s’extirpe d’la pièce, accompagné d’un clin d’œil charmeur.
elle qui t’sourit, toi qui s’mord la lèvre.
c’pas vraiment l’moment pour un flirt improvisé, skadden !
elle tourne – enfin – la tête, juste à temps pour retenir la porte du bout des doigts avant qu’elle s’clenche. tu t’immisces à l’intérieur, détaillant les lieux d’un batt’ment d’cil.
personne.
pas un bruit.
tu t’élances vers les vestiaires, zieutant rapid’ment les blases affichés sur les casiers et tu tombes sur celui de miki strauss. t’hausses les épaules, indifférent.
miki tu seras, dans c’cas !
rictus qui t’déforme l’visage alors qu’tu repères une hachette qui somnole à la verticale dans sa cage translucide. vitre qu’tu t’gênes pas d’éclater d’un coup d’coude. si t’avais été moins pressé d’retrouver ta complice, t’aurais p’t’être pris l’temps d’faire ça proprement, mais tu dois admettre qu’tu lui fais pas du tout confiance à c’te grognasse. t’abandonnes donc l’idée d’dégoter la combinaison, instrument qu’t’empoignes fermement avant d’t’acharner contre c’pauvre cad’nas. celui du strauss qu’a rien d’mandé.
pas l’temps pour les remords !
c’pas comme si tu sais c’que c’est, t’façon, d’avoir une conscience. p’t’être qu’un jour, tu l’sauras, mais, en attendant, tu passes tes nerfs contre c’casier qui détient une carte précieuse d’ton jeu.
un coup.
deux coups.
au troisième, la porte s’ouvre et t’pioches l’uniforme qu’a à l’intérieur. t’enfiles les fringues du croupier qui, heureusement, fait sensiblement la même taille qu’toi. en retour, t’laisses tes guenilles dans son casier, en souv’nir d’ton passage au casino.
légère trace d’ta décadence.
celle qui s’ra essuyé aussi vite qu’tu l’as laissé.
t’en profites pour t’mater que’ques s’condes dans l’miroir, déçu d’toutes ses balafres qui laissent sous-entendre qu’t’es rien qu’un imposteur. t’pourras toujours utiliser l’excuse qu’tu t’es fait tabasser par un client mécontent si on t’interroge à c’propos. p’is, au pire, t’auras rien qu’à courir, en espérant qu’ta partenaire de crime soit aussi en forme que toi, quitte à abandonner sa carcasse derrière toi si elle t’ralentit. t’façon, t’persuadé qu’elle f’rait pareil dans l’cas inverse. elle qui s’gênerait probablement pas d’te pousser dans la gueule de loup, profitant d’ce moment d’répit pour s’éclipser dans l’opacité d’la nuit.
mais, skadden, t’es loin d’être l’appât d’ce soir. c’plutôt elle, l’asticot qu’aguichera les poissons, ceux qu’ouvriront leur grande gueule pour tenter d’la dévorer, qui mordront à l’hameçon comme des putains d’débutants. p’is, toi, tu t’contenteras d’tirer la ficelle au bon moment pour, ensuite, les éviscérer d’leur fortune.
pêche qui s’annonce plus-que-fructueuse !
si, bien sûr, elle tente pas d’t’appâter à ton tour avec son r’gard séducteur et ses courbes d’allumeuse.
mâchoire qui s’crispe alors qu’tu quittes ton reflet pour t’extirper à l’extérieur d’la salle des employés. déflagration phonique qu’enveloppe ta défroque, celle qui fasèye jusqu’aux tables de poker, batt’ment frénétique d’ton palpitant qui t’bourdonne dans les tympans. sourire qu’arbore de nouveau tes lippes lorsqu’tu décèles sa silhouette alors qu’ton rythme cardiaque n’semble pas vouloir s’apaiser pour autant.
pourquoi il déconne c’con ?
grognement qui déferle d’entre tes lèvres alors qu’tu la r’joins, ces dernières qui s’pincent machinalement lorsqu’vos opales s’croisent.
r’garde devant, m’regarde pas.
qu’tu décrètes sèchement lorsqu’t’arrives à sa hauteur, toi qui s’poste à que’ques centimètres d’elle, tes iris qui s’accrochent sur tout, excepté sur elle. corps en désaccord, celui qu’évite d’effleurer son aura tentatrice.
parce que, là, t’as b’soin d’te concentrer.
t’connais un peu les règles du poker, j’espère ?
tu poursuis d’ton timbre glacial, celui qui pourrait étouffer l’plus dévastateur des incendies en trente s’condes, top chrono. souffle polaire qui flotte jusqu’à elle, qui drape sa carcasse d’une fine nappe de frimas.
l’feu contre la galce.
soit qu’elle meurt frigorifié.
soit c’toi qui brûle vif.
au pire, sois belle et tais-toi. j’vais m’occuper du reste.
venin craché.
douce morsure empoisonné.
c’plus qu’une question d’temps avant qu’elle clamse.
j’vais t’filer les bonnes cartes, t’auras qu’à miser. p’is les dépouiller.
tu conclus, sourire malicieux qu’étire tes lippes. stalactites autour d’ton organe vital qui fondent doucement lorsque t’oses enfin planter tes prunelles dans ceux d’la blonde. elle qui fait naître un putain d’brasier dans l’fond d’ton bide d’une simple œillade insipide.
feu qu’tu tentes d’éteindre d’un batt’ment d’cil.
elle t’consume, lyes.
p’is, bientôt, tu s’ras plus qu’un vulgaire tas d’cendres.

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/ occupation : vendeuse dans un sex shop. en proie aux vicelards qui s'la ramènent face à la blondinette au visage d'ange, les regards lubriques au détour des rayons de DVDs pornographiques et les coups d'oeil incisifs des bonhommes graveleux. un terrain de jeu. pernicieux. fétide. immoral.
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MessageSujet: Re: we meet by accident ☽☽☽ betsi   Mar 11 Sep - 1:55

lytsi / we meet by accident /

Quand son regard hagard se perd dans la foule, tu le fixes, Betsi. Tu le fixes parce que tu ne retrouves plus cette assurance qui émanait de lui jusqu'à lors. Comme s'il était tout à coup devenu vulnérable. T'aurais pu trouver ça attendrissant bb mais au lieu de ça, tu préfères charrier pour le forcer à se reprendre. Et ça fonctionne plutôt pas mal. « P’t’être qu’c’est d’jà fait… des nanas comme elle, ça court les rues. c’du pareil au même. » Tu penches légèrement la tête avant de hausser les épaules comme pour lui signifier une certaine désapprobation. « Mh, mais t'as pas l'air d'être le genre de mec à miser sur celles qui sont toutes pareilles, justement. » L'oeil acéré, attentive comme une chatte, tu guettes la moindre de ses réactions jusqu'à ce que tout se bouscule et que l'heure ne soit plus aux questionnements. Parce qu'il y a un temps pour chaque chose et qu'enflammer la nuit à ses côtés semblait être ce qui se rapprochait le plus de ce qui te faisait réellement envie.
Même en terre inconnue, tu t'octroies tous les droits, bb. La gêne était un obstacle que tu savais contourner depuis bien longtemps maintenant, et te retrouver entourée d'hommes dans un environnement propice aux dérapages ne changeait absolument rien à cette donne. Moins encore parce que tu avais su dégoter ce soir un partenaire à ta hauteur. « R’garde devant, m’regarde pas. » Tu relèves le regard vers un point imaginaire en face de toi pour ne pas laisser une quelconque attraction te dicter une conduite contraire. « T’connais un peu les règles du poker, j’espère ? Au pire, sois belle et tais-toi. J’vais m’occuper du reste. J’vais t’filer les bonnes cartes, t’auras qu’à miser. P’is les dépouiller. » Le sourcil gauche s'arque de surprise, et tu étouffes un rire moqueur pour ne pas éveiller un seul soupçon de la part des joueurs qui t'entourent. Tu fais cliqueter tes ongles soigneusement manucurés contre le rebord de la table afin de ne pas céder à la tentation de les planter dans sa jugulaire pour avoir osé te prendre pour une vulgaire poupée gonflable dépourvue de sens et de tout ce qui pourrait se rapprocher d'une quelconque forme d'intelligence. Parce que tu t'estimes tout à fait apte à les avoir un par un sans même un coup de pouce de ce pseudo Clyde au rabais. Ta mâchoire se crispe et tes dents se rencontrent jusqu'à la friction, te donnant alors une sensation aussi désagréable que des ongles qui crisseraient contre un tableau noir. Et, lorsqu'enfin il retrouve un angle sous lequel tu peux l'observer à nouveau, le regard acide perce d'une traite toute son assurance que tu voudrais ébranler ne serait-ce que l'espace d'une seconde. Pour qu'il cesse de se pavaner et d'exercer cette espèce de domination dont tu te refusais à être victime pour le moment. Alors ta décision bb, c'est de reprendre les rennes et de lui prouver que toi aussi tu es capable de jouer à son niveau en tirant tes propres ficelles. Aussi, tu ne te gênes pas pour mettre à mal ses combines, le temps d'une partie ; une malheureuse partie. Et, lorsque les cartes s'abattent devant chacun des joueurs, tu refuses de choisir la facilité ; tu dis non aux cartes pipées. « Excusez-moi, cette chaise est inconfortable », tu commences en arborant une légère grimace à l'attention de ton voisin de droite. « ça vous ennuierait de prendre ma place ? » L'homme ne tique pas et te cède bien volontiers sa chaise dont tu prends rapidement possession après avoir fièrement défié l'inconnu du regard. Ton inconnu. Ton défi. Et tes pupilles ne cessent d'accrocher les siennes dès lors que le jeu démarre enfin. T'as la mine théâtrale Betsi, mais pour une fois, c'est pas parce que t'en fais des tonnes. C'est parce que tu joues de toutes les tromperies que l'oeil peu aguerri était incapable de déceler. Tu uses et abuses des moues significatives, des sourires faussement satisfaits, des rictus sur lesquels on porterait n'importe quel faux jugement. On pourrait tout miser sur un jeu si bien maîtrisé, bb. Tout, et surtout n'importe quoi. Mais toi tu sais que le type a ta gauche a la meilleure des mains. Et tu sais aussi que la tienne est minable. Et c'est bien suffisant pour jouer une comédie suffisamment rodée pour faire douter le roi de la partie jusqu'à ce qu'il se couche enfin et laisse la victoire libre d'atteinte. Elle n'est pas écrasante Betsi, mais elle te suffit. Parce qu'au fond, gagner n'était pas foncièrement ton objectif. Tu voulais simplement mettre en image un fait que Clyde se devait de comprendre dès maintenant : tu sais toujours jouer, bb. Les épaules relevées et le menton volontaire, tu souris au jeune homme avec, pour une fois, toute l'authenticité du monde, juste avant de mouvoir tes lèvres en silence : « Maintenant c'est ton tour », que tu mimes de la manière la plus explicite qui soit. Tu lui rends les ficelles avec plaisir, parce que c'est ton choix. Prends les commandes et montre-moi. je veux voir ton art, ta poigne. Dépouille leurs poches, leurs âmes, dépouille-moi de tout ce qui pourrait bien me retenir de te vouloir à moi ce soir. Et tu détournes très rapidement le regard pour ne pas permettre au brasier qui avait remplacé tes pupilles de consumer ce qu'il te restait encore de patience ; d'enflammer en un battement de cils l'objet temporaire de tes fantaisies.

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MessageSujet: Re: we meet by accident ☽☽☽ betsi   Ven 19 Oct - 4:09

laure… TA laure. celle pour laquelle tu s’rais prêt à renoncer à beaucoup trop d’choses. ta liberté, notamment. celle pour laquelle tu t’laisserais enchaîner, tu f’rais une croix sur toutes les p’tites culottes du monde rien qu’pour enlever la sienne.
encore et encore.
sans jamais t’lasser.
parce que, la al khalir, elle en équivaut dix. l’humeur changeante, tantôt douce comme d’la soie, tantôt aussi abrupte qu’le bitume. elle est, à la fois, l’écorchure sur ton g’nou et l’pansement qui protège ton épiderme.
in extremis.
jusqu’aux bouts des ongles, jusqu’à la cime des cils.
p’is y suffit d’un batt’ment d’ces derniers pour qu’tu t’retrouves à joncher l’sol, comme un putain d’chien. toi qui s’prosterne, qui rampe jusqu’à ses pieds. esclave d’tes sentiments, ton propre palpitant qui t’appartient même plus.
p’is, elle, elle s’joue d’toi.
organe vital qu’elle transperce d’ses griffes acérées, ceux qu’ont d’jà détruit bien plus de trucs en toi qu’tu l’laissais sous-entendre jusqu’à présent. jusqu’à ce soir. mais, lyes, t’as l’cœur en lambeau, défroque parsemé d’mille et une balafres, l’crâne qui menace d’exploser.
p’is tu r’fuses.
tu r’fuses qu’elle t’plante un bâton dans l’cul pour qu’tu d’viennes sa putain d’marionnette. et quand la blondasse t’arrache d’tes pensées qui t’brouillent l’esprit pour capter ton attention, t’as l’sang en ébullition. la rage au ventre, celle qui s’ressent contre tes phalanges serrées, dernières qui tournent au blanc alors qu’tu craches c’qui t’reste de poison.
mh, mais t'as pas l'air d'être le genre de mec à miser sur celles qui sont toutes pareilles, justement.
écoute, trésor… tu peux prétendre c’que tu veux à propos d’moi, j’suis aussi imprévisible qu’destructeur.
et t’as c’putain d’sourire qui flotte sur tes lèvres, celles qu’tu pinces avant d’planter ton r’gard assassin dans l’sien. si t’étais un gun, tu s’rais chargé, l’canon pointé sur sa gueule de p’tite conne. rien qu’pour la voir vulnérable, dépouillé d’toute confiance, d’fierté. elle qui t’prend pour un jouet éphémère…
mais t’es plus que ça, lyes.
tu s’ras son préféré, tu l’vois, dans l’fond d’ses iris… t’es pas l’premier, p’is sans doute pas l’dernier, mais elle implorera ta présence quand elle crèvera d’ennuie, derrière l’comptoir d’son taf, à compter les clients, à chercher tes allures d’gamin des rues chaque putain d’fois qu’la porte d’sa boutique s’ouvrira.
parce que, elle sait pas qui t’es.
tu m’connais pas. pigé ?
imprévisible… autant qu’l’emprise qu’t’as sur elle lorsqu’sa peau embrasse violemment la pulpe d’tes doigts. menaces qu’tu profères, à l’arrache, pour être un minimum respecté, toi qu’on sous-estime, clairement. tout l’temps. parce qu’t’as rien qu’l’air d’un sale cabot égaré qui cherche son maître.
mais t’es loin d’être totalement cintré, skadden !
t’as des forces qu’tu caches bien, un cerveau qu’arrive à réfléchir correctement, d’temps en temps. c’est souvent ton impulsivité qu’est responsable d’ton instabilité émotionnelle, mais t’es loin d’être un débile profond. parce que t’aurais pu faire que’que chose de bien d’ta vie si t’avais voulu t’plier aux règles d’bienséance. t’aurais pu dev’nir un grand’ homme, l’genre qui rend fier ses parents… au lieu d’ça, y a qu’le prénom d’verity qui figure sur l’testament d’ces derniers.
l’pire, c’est qu’t’en as rien à foutre.
ou, plutôt, tu prétends qu’t’en as rien à foutre.
p’is c’exactement ça qui fait toute la différence ent’ c’que t’es et c’que tu veux projeter. c’pas pour rien qu’a des gens qui t’détestent et d’aut’ qui t’envient, qu’en a qui t’prennent pour un demeuré alors qu’en a d’aut’ qui s’méfient.
t’possèdes pas la vérité absolue.
mais t’es l’mensonge blanc qui la masque.
et quand tu la croises d’nouveau, ta belle inconnue, dans l’uniforme d’un dénommé miki, tu peux d’jà prédire la fin d’la soirée ; celle où tu r’partiras avec rien d’aut’ qu’un paquet d’billets verts. esseulé, sans la blonde pour te t’nir compagnie.
parce que, la vérité, tu la ravales, lippes scellées. y a qu’des absurdités qui s’échappent d’entre elles, à défaut d’mettre des mots sur tes réels désirs. parce que t’as les doigts qui t’démangent, ceux qu’tu r’tiens d’pas palper l’écran d’ton portable pour app’ler laure… ou lui envoyer une flopée d’sms injurieux.
où tu la traiteras d’garce, de pute.
où tu lui avoueras qu’tu l’aimes.
plus que tout, moins que rien.
combat intérieur perpétuel, tu t’concentres sur ta complice, celle pour qui tu s’rais prêt à décrocher la lune rien qu’pour voir son sourire déformer son faciès. parce que, inconsciemment, elle t’empêche de t’ridiculiser, de t’soumettre à tes putains d’sentiments qu’embrouillent ta vision.
elle est ton échappatoire.
p’is celle qui t’remet en cage aussitôt qu’les bonnes cartes dorment sous ses yeux.
excusez-moi, cette chaise est inconfortable.
sourcil arqué, tu la fusilles du r’gard, celui qui s’veut meurtrier, qui transperc’rait sa défroque s’il s’agissait d’une balle argentée. t’appréhendes la suite, la tournure des événements, mais, toi, ton plan est d’jà calculé. t’as d’jà compté les cartes…
connasse.
ça vous ennuierait de prendre ma place ?
et tu jurerais qu’tes dents s’effritent tellement elles sont serrés, tellement qu’ta mâchoire menace de s’disloquer. piqu’rie qu’tu prends comme un affront, une putain d’attaque personnelle, pire qu’une insulte balancé à propos d’une mère.
l’humiliation à son apogée, l’apoastre d’l’opprobre.
y a pourtant un faible sourire qu’étire tes lèvres. un sourire mauvais, violent, qu’tu pourrais modestement comparé à celui d’alex delarge, droogie qui vient de t’planter un coup d’couteau dans l’dos. comme ça. par pure sadisme.
p’is, étonnamment, tu restes calmes, figé ent’ la tentation d’lui fracasser une bouteille de vitre sur l’crâne ou d’flipper la table qui t’sépare d’elle pour lui bouffer les lèvres.
parce qu’elle t’regarde avec c’te lueur d’défi qui brille dans l’fond d’ses prunelles tout au long d’la partie. celle qui s’termine par une victoire malgré la main exceptionnelle qu’t’as offerte à son voisin d’gauche, celle qui, à la base, lui était destiné.
et, le sourire qu’elle t’esquisse, lorsqu’la première partie s’termine, est celui qu’t’espérais apercevoir quand t’as rejoins la table. et ça t’agace qu’il t’soit adressé uniqu’ment après ta défaite. parce que, celui qu’a l’plus perdu dans c’premier tour, c’n’est pas celui qu’avait les bonne cartes en main, mais plutôt celui qui les distribuait.
perdre à son propre jeu…
maintenant c'est ton tour.
p’is t’hésites, lyes. vengeance facile, qu’tu palpes du bout d’tes doigts. t’aurais qu’a lui fournir des cartes médiocres, celles avec lesquelles elle n’obtiendra rien d’bien et la laisser s’débrouiller avec ses mimiques empruntées, préfabriquée de toute pièce. tu pourrais même t’laisser duper si elle n’était pas aussi… prévisible. pas comme toi, skadden. tu peux prévoir chacun d’ses gestes à venir, maint’nant. elle qui continuera à miser tant qu’tu t’coucheras pas. toi qui la croyait complice alors que, au fond, elle est ta plus grand’ adversaire.
p’is tu décides d’jouer l’innocent, d’lui faire croire qu’elle a tout remporté, à défaut d’pouvoir perdre d’ton calme. et tu joues une partie. et une deuxième. une troisième… jusqu’à c’que les aut’ joueurs s’éclipsent d’la table, les uns après les autres. jusqu’à c’qu’il n’en reste qu’un seul.
moment décisif, celui où tout s’jouera, où tu dois davantage t’concentrer. pendant c’temps, pas un coup d’œil t’lui as lancé, à la blonde qui t’sert d’appât. pas une seule fois t’as laissé tes yeux vagabondé sur sa peau porcelaine.
à deux doigts d’donner l’coup d’grâce, les cartes qui s’abattent, main abominable qu’tu lui distribues après qu’les deux adversaires se soient mis d’accord pour un all in, histoire d’en finir. et p’t’être qu’t’aurais dû prendre le temps d’voir son visage s’décomposer, p’t’être qu’t’aurais dû en profiter pour imprégner c’t’image dans un coin d’ton cerveau… mais, au lieu d’ça, c’un sourire triomphant qui danse sur tes lèvres lorsqu’le mec rassemble tout l’fric sous tes yeux affamés. enfin, t’oses poser tes iris sur la blonde, tête qui s’incline légèrement sur l’côté.
imprévisible, j’disais… j’espère qu’tu cours vite, trésor !
p’is t’as c’sourire d’gamin qui creuse tes joues lorsqu’ton poing s’écrase sur l’nez du grand gagnant, c’dernier qui tombe en bas d’sa chaise, pris par surprise. toi qu’en profite pour tendre la tune à la blonde.
p’is t’as c’léger rire qui caresse tes tympans lorsqu’ta main s’empare d’la sienne, carcasses qui s’faufilent comme si rien n’était ent’ les témoins d’vot’ attentat qu’ont pas bronché. excepté pour émettre d’faibles cris de stupeur, pas habitué à c’genre de scène, t’imagines.
y a pourtant l’temps qui tourne pas en vot’ faveur et, s’ils ont pas réagi sur l’coup, vous sortirez pas d’ici si vous vous dépêchez pas. alors tu t’mets à accélérer et, enfin, tu cours lorsqu’l’entrée est à portée.
toujours ta main flanquée dans celle d’bonnie… TA bonnie.

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MessageSujet: Re: we meet by accident ☽☽☽ betsi   Mar 23 Oct - 23:19

lytsi / we meet by accident /

Lui, il avait tous les airs. Son visage était peint d'une ambivalence qui te faisait presque grincer des dents pour ne pas être capable de démêler le vrai du faux en un seul coup d'oeil. Ni même en cent. Clyde, il avait le regard sensuel et aiguisé comme un couperet. Clyde, il donnait l'impression de t'ouvrir la porte et de te la refermer sur ta gueule d'ange. Clyde, il avait ce sourire carnassier qui voulait dire "surtout ne t'approche pas" et les lippes sans cesses ourlées par une narquoiserie qui t'incitait finalement à faire dix pas en avant. Clyde il avait l'air d'une proie. Clyde il avait l'air d'un fauve. Clyde il avait l'air d'être tout ce que tu voulais et tout ce que tu ne devais pas posséder. Et toi bb, tu ne vois que ce que tu es capable de voir ; une infime couche parmi tout ce qu'il semblait encore cacher sous sa botte. « Ecoute, trésor… Tu peux prétendre c’que tu veux à propos d’moi, j’suis aussi imprévisible qu’destructeur. Tu m’connais pas. Pigé ? » Tu sens à peine le sourire qui étire tes lèvres tant il est intuitif. Une expression teintée d'une douce satisfaction, d'un brin de malice et d'un soupçon de crainte qui ne te ferait sans doute pas suffisamment douter pour ne pas te jeter dans la gueule du loup à l'arrivée. La preuve en est que tu le suis dans ce petit jeu dangereux qui ne mènera probablement à rien de bon. Mais tu ne cherches rien de bon, Betsi. Qu'il s'agisse d'un jeu de rôle, d'un jeu de vilains, d'un double-jeu, c'était le votre. Et tu entendais bien jouer ta propre partie, quand bien même l'inconnu avait déjà décidé de la tournure des choses. Parce que t'aimes pas quand c'est simple. Et plus que tout, tu détestes jouer selon les règles des autres. Aussi, tu tentes ce qui s’avérera être inacceptable, le tout pour le tout, et aussi le diable. Et tu observes ses prunelles s'enflammer de contrariété quand toi tu le voudrais brasier tout entier. ça viendra bb, tu te le jures. Mais pas avant que ce soit ton tour. Parce que ce que t'as oublié dans ta petite stratégie supposément bien rodée, c'est que l'adversaire était de taille à te sauter à la gorge et à te la tordre en un seul coup de crocs maîtrisé. Si l'image mentale était déjà suffisamment douloureuse, l'acte véritable était carrément insupportable. Pour ton ego, bb. Pour ta fierté. Pour un orgueil lacéré sans vergogne par quelqu'un d'aussi fort que toi. Tu voyais déjà la victoire se profiler pourtant. T'avais même déjà un talon sur le trône que tu t'étais toi-même fabriqué dans ta caboche égocentrique coiffée d'une couronne de diamants. Mais c'est à ce moment précis que t'as dégringolé et que lui, il t'a regardé faire. Sans remord. Sans honte. Sans rien d'autre qu'un éclat de satisfaction pour éveiller le noisette de ses opales. Cette fois-ci, c'est toi qui aurais souhaité lui sauter au cou pur l'enserrer de tes mains, le planter de tes serres. Au lieu de ça tu perds toute maîtrise et t'as plus le temps. Y'a un poing qui vole, et des éclats de voix. « Imprévisible, j’disais… J’espère qu’tu cours vite, trésor ! » Tu te mords l'intérieur de la joue tandis que l'inconnu s'empare du pactole pour te le tendre et prendre finalement possession de ta seconde main presque aussitôt. Le temps d'un battement de cils relevant davantage de la surprise que de la séduction (une fois n'est pas coutume), le temps s'accélère dans un tempo infernal. L'enchaînement est tel que tu serais presque capable de t'imaginer une course poursuite entre ton nouvel acolyte et toi et une ribambelle de flics suite au plus gros casse de banque du siècle. « Je cours vite quand ça en vaut la chandelle », tu approuves précipitamment avant de te lancer derrière lui jusqu'à ce que l'ombre de vos deux silhouettes ne se fasse finalement avaler par la nuit qui serait dès lors la seule témoin de vos prochaines frasques. Dans ton élan, tu entraînes ton complices à l'arrière du casino, dans un petit recoin qui devrait vous garder en sécurité un temps. « Pierre-Jules Stahl disait que l'homme le plus malin finit toujours par se faire tromper », tu lâches d'un coup, de but en blanc, faisant claquer tes talons sur le bitume dans une mélodie qui ne faisait aucun sens. Tu tournes en rond jusqu'à ce que tu ne te décides finalement à t'arrêter en face de ton partenaire qui était paradoxalement devenu ton adversaire (et ce, un peu trop aisément à ton goût). « Alors crois-moi, c'était peut-être pas une bonne idée de jouer à ça avec moi », tu ajoutes en faisant clairement référence au filet qu'il t'avait tendu, simplement pour ne pas avoir à te laisser gagner. Il y avait dans son aura la chaleur étouffante d'un besoin certain de domination. Rien que pour ça, il n'aurait jamais laissé un quelconque pouvoir entre tes mains. Et il avait raison. Parce que tout entre tes mains devenait une potentielle source de ravages. Pour autant, tu n'avais jamais été du genre à accepter que quelqu'un d'autre décide de ton propre sort, encore moins lorsqu'il était question de gagner à ta place. Alors, tu ne desserres pas la mâchoire tout de suite, bb. Tu rôdes à nouveau autour de celui qui avait les épaules bien trop fièrement relevées pour que tu sois satisfaite de la tournure des choses avant d'abattre frénétiquement la liasse de billets contre son torse dans un geste qui se voulait délibérément hostile. « Je te l'ai dit, je sais courir vite quand le jeu en vaut la chandelle. Alors donne-moi une raison, une seule bonne raison pour que je ne me tire pas avec le fric. » La meilleure était sans doute que tu n'en avais pas besoin. Mais ça Betsi, tu n'es pas encore prête à le lui dire, notamment parce que tu ne juges pas encore le moment propice. Egalement parce que tu prends plaisir à jouer à celle que tu n'es pas. Et elle était précisément là l'excitation enivrante de partager cette inconduite avec un parfait inconnu sorti de nulle part ; le plaisir d'être n'importe qui le temps d'une nuit pour redevenir quelqu'un d'autre au petit jour quand il t'aura laissée là, la braise encore vive au corps et l'envie insatiable de jouer une nouvelle partie. Parce que tu le sais Betsi, ça se terminera comme ça. Comme après chaque carnage, un autre s'en vient. Toujours. Celui-là serait de le vouloir à nouveau.

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