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 eyes on fire; siam

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Lina Blasco


( play your cards )

/ avatar : adria arjona.
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/ autres personnages : morgan mcgrath.
/ nombre de messages : 459
/ cartes en main : 412
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/ âge : 28
/ statut : y a que vice qui s'immisce. la bouche acerbe, le venin qui s'écoule. pas de sentiments dans ce qui lui sert de palpitant.
/ occupation : le cuir sur les épaules, le cul posé sur sa bécane. membre des hell's angels pour suivre les pas de papa. se perd dans ce qu'elle voudrait et ce qu'elle devrait.
/ zone du queens : queens traditionnel depuis quelques semaines seulement. virée de son appartement, elle doit crécher chez hadès et sa poule.
/ beau bordel : eyes on fire; siam F1IxCjOaphrodite des sens. succube sans états d'âmes qui use et abuse des mensonges bien tissés. allure féline qui se noie dans l'éphémère d'une nuit, broie tout ce qui la consume. art de la manipulation peint avec arrogance sur ses ongles fraichement manucurés. le glock dans la ceinture, le cuir sur les épaules, la liberté au bout des pieds.
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MessageSujet: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyVen 31 Mai - 10:11

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siam & lina (@lana del rey)
les néons qui lui brûlent la rétine. lina est là, debout face à l'assembler qui se déhanche au rythme de la musique endiablée. le bar malfamé, transformé le temps d'une soirée en une piste de danse. les truands, les putes du moment qui exaltent leurs corps, trépignent le parquet usé. elle aurait pu être de ces nanas qui se déhanchent sans raison face à l'ébriété naissante. mais pas ce soir. ce soir, elle travaille. elle exécute les dernières missions imposées. de quoi rapporter quelques billets verts dans la caisse des hell's angels. affublée d'une casquette, elle cache son minois derrière la visière, se fond dans la masse, se fraye un passage à travers la foule. ses pas la guident trop devant, vers la porte de service juste à côté du vaste comptoir déjà trempé par toutes les liqueurs vendues. on la bouscule, on s'excuse, on s'en fou pas mal aussi. pas remarquable, pourtant dans son dos est dessiné l'emblème des hell's angels, déposé sur le cuir qu'elle n'enlève presque jamais. pas l'âme à la fête, pourtant, ça aurait pu être sympas ce soir. mais lina avait mal à la tête. lina avait une migraine. l'excuse bidon que la cubaine avait offert à siam. elle s'en voulait pas. les fêtes naissaient aussi vite qu'elles s'éteignaient. il y en aurait une autre demain, et encore le jour d'après. parce que ça ne s'arrêtait jamais.
elle sait même plus si elle dit la vérité parfois.
si elle ment pas tous les jours.
l'homme qu'elle cherche n'est pas bien loin. la porte s'ouvre enfin face à ses rétines meurtries par une fatigue. il est tard, ou tôt. lina perd le fil du temps, des heures qui passent. juste de passage. y en a pas pour longtemps. mais elle semble déranger tout à coup. il lui fait un signe de tête, celui t'attendre dehors. elle s'offusque pas lina, ne souhaite pas s'attirer les foudres d'un truand de plus. pourtant, c'est pas les nerfs qui manquent. les points serrés face à l'attente, droite sur ses deux pieds. de nouveau, ses pupilles cherchent une accroche dans la foule. elle souffle jusqu'au moment où elle entrevoit un déhancher qu'elle ne connait que trop bien. les sourcils froncés, la brune plisse des yeux et finit par détourner le regard. siam. bordel. elle siffle. qu'est-ce qu'elle fiche ici ? l'impatience devient insupportable. du bout des doigts, lina ramène la visière de sa casquette face à son visage et baisse la tête, le regard vers ses pieds. les minutes semblent s'écouler comme des heures jusqu'à ce que la porte en bois ne s'ouvre en un grincement grisant. l'homme lui fait face. pas de bavardage intempestif. elle lui refile un échantillon de la came et lui, une belle liasse de billets qu'elle enfourne directement dans la doublure de sa veste. on s'rappelle. tous ce vacarme pour une rencontre de quelques secondes à peine.
lina lève les yeux. contemple les âmes égarées.
cherche du regard celle qui l'interpelle.
l'a trouve pas. elle s'est tirée. l'a pas vu.
une bref poignée de main et la cubaine passe son chemin, cherche la sortie qui est à l'opposer. ses épaules qui bousculent, son corps qui trépasse. les frissons le long de son dos. elle avance d'un pas décidé, ne remarque même pas l'âme à moitié bourrée face à elle. deux foulées, à peine. et c'est la catastrophe. lina lui rentre dedans le plein fouet, manque d'en tomber. le visage qu'elle relève aussitôt, ses traits tirés par la surprise. siam. l'allure des nuits déjantées. elle est déjà bien entamée, tient à peine debout et droite. il manquait plus que ça. hey. qu'elle balance, mimant un sourire faussement rassuré. la princesse se trouvait bien loin des lieux qu'elle fréquentait. bien loin de paillettes qui pourtant, maquillées son minois fraichement saupoudré. sur ses hauts talons, elle foule le parquet du plus miteux des endroits et pourtant, l'un des plus bondés aussi. jeunesse affriolante qui se croit plus haute que le reste du peuple. pourtant, dans leurs narines c'est bien la poudre blanche des bas fonds qui s'agglutine. elle pose ses mains sur ses épaules dénudées par une tenue beaucoup trop osée pour cette nuit étoilée, essaie de la maintenir droite. tu fou quoi ici ? lina lui coupe l'herbe sous les pieds, espère qu'elle ne lui posera pas mille et une questions. t'as abusé des shooters. elle lui offre un autre sourire, garde toute la contenance qu'il lui reste. de toute façon, lina a l'habitude de se retrouver dans de telles situations. ça lui arrive tout le temps.

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Siam Blackbird


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/ statut : brisée, blessée, atrophiée. le cœur tellement vide qu'elle ne se sent plus capable d'aimer.
/ occupation : héritière d'une grande chaîne d'hôtels, pleine aux as. dilapider la fortune familiale et finir en une des magazines people est encore ce qu'elle fait de mieux.
/ zone du queens : la plus bourgeoise de toute évidence. les blackbird ont envahi le queens uppé.
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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptySam 1 Juin - 0:56

elle avait ouvert la voie, esquissé les traits d'une soirée en devenir dans la simplicité de quelques mots envoyés. elle avait insisté d'un second message, puis d'un troisième, pour n'en récolter qu'un évincement plutôt indigeste. une fois de plus, elle la jouera noctambule à l'ombre de sa propre silhouette, persuadée qu'elle se suffisait à elle-même. la migraine avait revêtue le costume de sa pire ennemie, quand elle savait pourtant ô combien lina aurait été la partenaire idéale à leurs jeux habituels. et peu importe le décor implanté, elle n'avait pas revu ses plans à la baisse. se noyer dans les verres d'alcool seule était une expérience qu'elle avait réitéré à de nombreuses reprises. tant que la solitude s'en était presque transformée en une amie des plus fidèles. à bien y réfléchir, elle n'avait aucune envie de s'épancher et la bonne vieille bouteille qu'elle s'offrirait, bientôt précédée par plusieurs autres, ne lui demanderait même pas un semblant de confessions. parler n'était pas le fort de siam. garder et laisser macérer jusqu'à ce que la mèche se consume, beaucoup plus. les options bien rapidement triées sur le volet, elle occulte tous les clubs et autres bars en vogue dans le milieu surfait qui l'entourait. la princesse préférant aller se frotter aux vieilles caves sombres et aux rues dégageant des odeurs nauséabondes. fuyant perpétuellement la lumière que tant d'âmes autour d'elle se damneraient pour obtenir. tu n'es pas de ces oiseaux-là siam. tu aurais tout aussi bien pu naître dans des ruelles à l'allure écoeurante et te plaire à naviguer parmi les pires sdf de la côte. l'enveloppe t'avait toujours très peu importé.
c'est sa propre carcasse, à peine recouverte d'un fin bout de tissu, qu'elle traîne dans des quartiers de seconde zone. ceux qui la mèneront tout droit vers le lieu de ses envies, le repère de ses folies. pas un frisson ne la parcoure alors que la brise de vent est déjà fraîche. le soleil ne lui manque même pas, elle lui préfère la nuit noire pouvant cacher ses défauts et ses vices, ses déboires et ses coups d'éclat. sans mal, elle franchit l'entrée et se fraie un chemin à travers les corps trop serrés. en prime, la musique déjà bourdonnante qui lui étouffe les oreilles. le tableau qui se dressait face à elle aurait pu la répugner de mille-et-une façons. pourtant, il n'en est rien. c'est entre ces murs qu'elle se sent vivante, furieusement habitée d'un souffle de vie qui lui échappe dans sa prison dorée. à l'abri des regards accusateurs, elle lâche prise siam. laisse son corps flotter à la merci de n'importe qui, quand elle ne rejoint pas le comptoir pour s'offrir ou se faire offrir un énième verre. de ceux qu'elle ne compte plus, de ceux qui la libèrent, lui font voir la vie différemment. elle s'entoure d'un halo protecteur, enjoliveur et se surprend même à éclater de rire, quand elle n'en était plus capable depuis des jours. avec légèreté, elle échange. poursuit un semblant de conversation avec des êtres qu'elle ne connaissait pas quelques minutes auparavant. à tel point que les verres et les shooters coulent, avec une rapidité déconcertante, le long de son oesophage. ça ne la brûle même plus, ça adoucit l'existence et les maux latents. jusqu'à ce que ses pupilles sombres semblent discerner au loin une silhouette connue dans la brume atmosphérique. tout n'était plus aussi clair qu'en début de soirée. les heures avaient défilé, la faisant dériver dans un monde qui lui convenait celui-là. lui faisant presque perdre le sens des réalités. alors elle secoue la tête, croyant à une douce hallucination, et déjà replongée dans ses excès. c'est pourtant dans un instant fugace de lucidité que ses yeux retrouvent cette même cible. et que l'évidence des traits la saisit. elle se raidit instantanément, pas sûre de comprendre ce qui rendait la situation telle qu'elle était à ce moment précis. s'écartant de la piste et de la foule, c'est sur un tabouret qu'elle se pose, sans baisser le regard. elle observe dans le plus grand des calmes, analyse chaque geste, chaque émotion. elle peste intérieurement, tandis qu'elle sirote pour se donner une contenance. elle a de l'allure ta casquette lina, mais elle ne masque pas ton aura, ni tes expressions. quant à ta migraine, pas si persistante que cela vraisemblablement. t'étais malade ce soir, demain ce sera moi. elle a beau retourner le problème dans tous les sens siam, elle ne saisit pas le but de la manoeuvre. puis elle s'éclipse la belle brune et fatiguée de baigner dans des minauderies d'adolescente piquée dans son orgueil, elle reprend le cours de sa soirée. retrouve la piste de danse et laisse les notes l'ensorceler. pour oublier, tout oublier, même le mensonge. parfois, elle a l'impression de tomber tant ses jambes ne la portent plus, tant son équilibre lui parait précaire mais la proximité des corps la maintient debout. c'est la bousculade qui faillit tout mettre en branle avant qu'elle ne se rattrape in extremis à un inconnu. en un mouvement de tête, ses iris percutent ceux de lina. comme on se retrouve. d'un geste flou, elle replace sa frange qui lui joue des tours. et les questions s'agglutinent déjà, lui brouillant la vue. un semblant de sursaut la prend quand les mains de lina se posent sur ses épaules. tu fou quoi ici ? il fait chaud tout à coup et ça tangue. d'un vieux réflexe, elle se raccroche à l'une des bras de lina, comme pour garder un point d'ancrage. t'as abusé des shooters. et elle sourit la belle, elle aurait presque envie de la croire siam. sauf qu'il y a encore ce goût amer sur sa langue, le goût du rejet, le goût de la fuite. ta migraine... t'as l'air bien. elle refait les liens, se rappelle les éléments, quémandant silencieusement des réponses qui lui manquaient. si t'avais autre chose de prévu, suffisait d'le dire. tu l'as vu lina, dans chacun de ses mouvements. et t'étais vexée qu'elle n'ait pas eu le cran de te dire la vérité. les yeux bruns sondent la foule amassée autour d'elles, dans l'espoir d'y trouver un nouveau centre d'intérêt. dans l'espoir de ne pas lui donner l'importance qu'elle lui avait repris. c'était qui ce type lina ? pourquoi t'as pas su être simplement honnête avec moi ?

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Lina Blasco


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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyVen 7 Juin - 22:54

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ça la consume au fond de ses tripes. le monde, les voix en écho. grisantes. flippantes. enivrantes. elle se complet dans cette vie d'anarchie, se laisse envelopper par la fumée le chaos qu'elle engendre, qu'elle contemple. la peau dorée, les traits d'un visage angéliques, cachant derrière le masque une beauté répugnante. bien loin des contes de fées que sa mère pouvait lui raconter avant que la folie ne l'emporte. avant qu'elle ne devienne ce que lina redoutait, une tarée de service. peut être que la cubaine lui ressemblait bien plus qu'elle ne voulait se l'admettre, bien plus qu'elle n'arriverait à le supporter aussi. le mensonge dépeint de différentes manières. les paroles, les actes. pourtant, lina, elle croit dur comme fer en ce qu'elle fait, en ce qu'elle est. juste.
mais y a que la vérité qui est éphémère.
y a rien de réel dans ce qu'elle ressent, dans ce qu'elle fait.
le vacarme, la soirée qui bat son plein et les âmes égarées qui trouvent refuge dans les verres échoués. la liqueur tenace dans le sang et les corps qui se déhanchent avec frénésie. elle contemple sans plus d'attention. se dit qu'elle pourrait très bien s'y laisser tenter après avoir fait son affaire, avant de se rendre à l'évidence que ce soir, ce n'est pas cette envie qui la gagne. besoin de réconfort. besoin d'être quelqu'un aux yeux d'une personne et non quelque chose. lina, elle est pleine de nuances, bouffée par ses envies et ses devoirs. bouffée par ce que son père aurait voulu et ce qu'elle voudrait. faite dans le moule des blasco, du moins, ce qu'il en reste. parce qu'elle pense qu'elle fait les bonnes choses. qu'elle n'a de compte à rendre à personne. la liberté. utopie. elle n'est pas libre lina. la casquette qu'elle visse sur son crâne, espérant échapper à ce qu'elle venait de tisser. elle aime pas être prise sur le fait, n'aime pas rendre des comptes. inutiles. ennuyants. la porte qui claque dans son dos tandis que déjà, la belle presse l'allure pour rejoindre la sortir et l'air frais de cette nuit pleine d'étoiles. le ronronnement de sa bécane qu'elle entend déjà. mais elle fait pas assez vite, elle n'est pas assez attentive lorsque son corps heurte le sien. elle pensait presque l'avoir briser. l'oiseau, perturbé dans son envol. l'effet de l'ébriété qui s'est emparée de son amie. elle le constate. les jambes de siam ne tiennent pas l'équilibre, pourtant, elle semble être encore cohérente. un peu trop. dans ses yeux, y a l'ombre de la déception. l'amie qui a menti, l'ami qui l'a évité. la fausse surprise que mime lina, sans états d'âmes, sans une once de remord. pourtant, ça la tiraille. un brin. une fissure, le vernis qui s'écaille.
détourner son attention, en lui posant des questions.
trouver une solution à sa désillusion.
ça trotte dans son crâne, lina se cherche des excuses mais constate rapidement qu'elle ne se sortira pas de cette mauvaise passe avec des paroles. siam ne réagit pas, elle détourne le regard, fuit comme elle même l'avait fait quelques heures auparavant. les paroles acerbes, vénales. ça échappe et pourtant, ça lui brise pas le myocarde. un sourire éphémère qu'elle lui offre en réponse à sa migraine avant qu'elle ne détourne les yeux. qu'elle ne cherche un point d'accroche dans la foule. c'est plus compliqué que ça. la cubaine refuse de lui répondre, de lui dire la vérité. elle n'a pas à savoir siam. elle ne doit pas savoir. question de survie. ça ne l'a regarde pas. elle fait pas partie de ce monde. trop belle, trop pure et douce. brisée son âme n'a jamais été la suite logique de leur relation, amicale ou si complexe soit elle. au final, peut être que lina tient plus à elle qu'elle ne voudrait bien se l'admettre. les pupilles qui reviennent vers son amie, le sourire qu'elle a effacé avant de faufiler ses doigts sur le tissu de sa casquette et de la retirer. plus besoin de se cacher. plus besoin de faire semblant non plus. et ça n'a rien avec toi. elle ressent tout à coup, le besoin de se justifier. elle veut pas la blesser. tu vas bouder comme une enfant parce que je t'ai menti ? la question qui lui brûle les lippes tandis que ses yeux vagabondent sur la silhouette de son amie, contemple le moindre de ses mouvements, la moindre ridule de ses traits. t'es venue avec qui ? elle dépeint dans le paysage. ne semble pas à sa place et pourtant illumine le lieu rien que par son aura, sa démarche. elle l'a toujours contemplé avec admiration lina, l'a toujours trouvé belle sous ces lueurs tamisées. et tu repars avec moi ?

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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyJeu 13 Juin - 1:48

il n'y avait que les visages inconnus, les alcools multiples et la musique enivrante pour lui tenir compagnie ce soir-là. pas l'ombre d'une connaissance, d'une amie qui lui avait fait faux bond. il en fallait bien plus pour décourager une blackbird, bien plus pour lui faire refouler ses envies de folie et y préférer son lit. besoin de personne pour se mettre la tête à l'envers, besoin de personne pour boire jusqu'à plus soif. ne plus penser à rien était le meilleur des sentiments, la plus douce des sensations. quand elle sentait s'évaporer au loin les blessures qu'elle conservait sous sa peau. celles que personne ne voyait mais qui lui faisaient pourtant un mal de chien. trop fragile pour les surpasser, trop fragile pour les oublier, trop fragile pour combattre ce sentiment d'insécurité qui la faisait douter de tout et de tout le monde. qui pourrait avoir envie de rester à côté de toi alors que tu crois plus en rien ? qui pourrait ne serait-ce que t'admirer quand t'as l'allure dépravée d'une princesse déchue ? du plus profond de ses entrailles, elle voudrait qu'on puisse voir autre chose que ce qu'elle veut bien montrer au monde. quand c'est sa souffrance qui parle et ne laisse entrevoir que la partie sombre de l'héritière blackbird. il n'y a que noyée sous les verres de toutes les couleurs qu'elle la sent remonter à la surface la jeune siam qui voyait l'univers si paisible, si prometteur. les éclats de rire pour unique mélodie environnante. la jeune siam qui ne laissait aucune fausse note rayer son disque. pourtant, cette même fille qu'elle dépeignait, elle la sentait s'envoler toujours plus, jour après jour. c'est lina qui a ravivé les blessures latentes sans même le savoir. c'est lina qui lui a prouvé encore une fois qu'elle n'était que le second choix. l'option qu'on prend quand la première nous échappe. éternellement reléguée à l'arrière-plan, elle fatigue siam. alors elle mise sur les oeillères, elle se compose un masque d'impassibilité, elle déconnecte du reste du monde et se mure dans sa bulle. uniquement transpercée par les verres et les appels intempestifs d'une musique électrique à un corps sur ressorts. lina, t'aurais pas pu la rater, même si tu l'avais voulu. lina et son aura presque mystique. lina et le souvenir de vos autres nuits partagées. lina et ses messages subliminaux jamais égaux. t'as toujours été incapable de la suivre, pourtant t'essaies encore. et elle lui tombe dessus siam, bien décidée à la mettre face aux mensonges qu'elle avait osé lui maintenir en pleine face. dans l'attente d'observer ses réactions, ses explications et les cabrioles qu'elle effectuera pour se tirer de ce mauvais pas. c'est plus compliqué que ça. elle n'a pas le temps, ni les idées suffisamment claires pour se lancer dans des discours à rallonge. un simple hochement de tête et ses iris explosés qu'elle ballade partout où lina n'est pas. pourquoi c'est toi qui devrait faiblir la première ? pourquoi c'est toi qui devrait être touché d'être ainsi éclipsée ? tu voudrais fuir loin d'elle, pour lui montrer combien elle ne t'a pas manqué mais ton corps te l'interdit, te rappelant bien vite à l'ordre. parce que t'as encore été trop loin, trop loin pour espérer contrôler la situation sans ravaler ta fierté. et ça n'a rien à voir avec toi. elle ne relève aucun de ses mots, ne s'en formalise même pas. ne sachant plus ce qu'elle doit vraiment croire à travers ses mensonges édulcorés et ses vérités assassines. tu vas bouder comme une enfant parce que je t'ai menti ? ce n'est pas l'envie qui lui manque, tant elle voudrait la dissuader de recommencer. mais elle n'a pas les épaules pour ça, pas les arguments à avancer. elle les aura, elle les trouvera, elle les mûrira, pour la prochaine fois. quand lina ne s'y attendra plus et qu'elle n'aura pas eu le loisir de construire sa défense. là et seulement là, elle y reviendra avec la ferme intention de prendre l'ascendant sur elle. d'un mouvement, elle se détache de la brune dans un esprit rebelle et pour se sentir libre de ses gestes. et elle le sent le regard de lina, presque autant qu'elle sent les regards autour sur cette dernière. t'es venue avec qui ? elle marque un temps d'arrêt avant de répondre. peut-être qu'elle cherche la bonne réponse, celle qui ne viendra pas. pas avec la bonne personne. pas avec toi. l'héritière n'a jamais eu besoin de personne pour s'amuser, sauf peut-être de lina ces derniers temps mais elle ne lui dira pas parce qu'elle ne méritait pas de l'entendre. je me suffis à moi-même, qu'elle articule exagérément. tu peux repartir tranquille blasco, ma nuit sera belle et elle ne fait que commencer. mais les pensées divaguent, pas très longtemps fixées. j'ai besoin d'un verre, qu'elle l'implore d'un regard mielleux de gamine en plein caprice. et que tu viennes danser avec moi. tu la rattrapes bien vite lina, pas d'accord avec le fait qu'elle t'échappe déjà. les vexations, tu les gardes pour plus tard. raccrochée à son bras, elle l'entraine déjà vers le bar de toutes les tentations. là où elle se détache pour y poser son coude, puis son menton dans le creux de sa main. là d'où elle regarde lina, où elle l'observe avec attention. elle est bella lina, belle à te faire croire à toutes les affabulations de son propre cru. elle irradie lina, de ses effluves ensorcelantes qui gravitent autour de sa silhouette sans discontinuer. et toi, t'es incapable de détourner le regard à l'image d'une mouche prise dans la toile d'une araignée. me laisse pas toute seule. tout à l'heure, j'voulais que tu partes, que tu disparaisses de mon champ de vision. mais j'ai plus la force, j'en ai noyé les derniers relents dans les shooters.

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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptySam 15 Juin - 23:34

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et c'est quand ses yeux charbonneux ont croisé son minois, que la cubain s'est rendue compte qu'elle avait menti. qu'elle avait juré sur la croix qu'elle n'était pas disponible pour les escapades nocturnes que les deux brunes avaient pourtant pour habitude. pourtant, y a pas une once de regret. elle avait à faire. plus important, moins marrant aussi. mais siam, elle le sait pas. siam ne se doute pas que l'emblème dans son dos, c'est tout une histoire. les échines effrontées, le palpitant qui s'accélère tout à coup. prise sur le fait, lina n'a d'autres choix que de divaguer. heureusement pour elle, les effluves d'alcool l'aide. siam semble en mauvaise état mais pas assez pour éviter les questions, pas assez pour oublier. lina la dévisage. elle est si belle, les yeux maquillés de noirs, la bouche voluptueuse et rouge carmin. tentatrice. un brin. et elle s'en rend même pas compte la bourgeoise aux faux airs agacé. lina sait, lina touche du doigt. en un battement de cil, la cubaine a comprit que les questions ne seront pas de mise bien longtemps ce soir. enivrée par les liqueurs, enivrée par la musique qui bat son plein.
un sourire en coin, quelques mots pour apaiser,
et la casquette qu'elle retire, prise sur le fait.
elle capitule elle aussi lina, dans un certain sens. intérieurement. se rend compte du mal qu'elle peut causer, du mal qu'elle engendre. elle l'enflamme, attise le feu parce que ça lui fait plaisir. parce qu'elle aime ça. le chaos est facile à semer, la vérité, beaucoup plus difficile à assumer. du coin de l'oeil, elle contemple la carcasse embrumée par l'alcool, la nonchalance de son amie vis à vis des mensonges qu'elle lui dégueule encore. sans doute qu'elle n'en croit pas un mot. mais siam semble bien loin de s'en formaliser et lina se jette sur l'occasion de changer de sujet. seule, encerclé par les âmes vivaces d'une soirée bien entamée. pas dans ses habitudes de se trainer de cette façon. quoi que ces derniers temps, y a bien que lina pour l'accompagner. elle comprends pas parfois, pourquoi elle s'emmerde avec elle, siam. elle comprend pas ce qu'elle a bien reluisant. loin de son monde de surfait, loin des atouts qu'elle a lui donné. sa réponse l'a fait sourire doucement tandis que ses phalanges se frayent un chemin dans sa longue chevelure bouclée. cet endroit n'est pas digne des gens comme siam. y a l'inquiétude qui parsème ses traits, un haussement de sourcil qu'elle n'arrive pas à contrôler. elle t'a lâché ? la soi disant personne qui l'accompagne. celle qui l'a laissé en plan. dehors, les truands sont de sortie. les mauvaises personnes.
celles qui lui voudraient du mal.
celles qui la méritaient pas non plus. comme toi.
les pupilles qui divaguent tout à coup, alors qu'elle avait presque l'envie de l'accompagner. alors qu'elle avait presque envie de s'en rapprocher. les idées se mélangent au rythme de la musique et en un clin d'oeil, à peine le temps de rassembler ses pensées pour se tirer, siam change d'avis et d'humeur. un bafouillement qu'elle contrôle pas lina. quoi ? elle l'implore des yeux, joue des atouts qu'elle a en main. le regard de biche, les battements de cils. il n'en faut pas plus pour faire fondre le coeur pourtant armé de la cubain. y a peut être que siam qui est capable de le faire rythmé. sans un mot, elle se laisse accompagner. n'ose même pas s'en détacher. de peur de la briser. encore. les deux corps se faufilent dans la masse qui s'est créée. toujours présente, la nuit bien entamée. blasco glisse ses doigts sur la peau, se laisse aller à un peu de tendresse alors qu'elle l'a blessé. elle s'en rend compte. ne le dira pas. t'es pas comme ça. une relation sur le fil. elle balance entre les non dits et les regards insistants. les fois où lina a brisé la distance sans jamais la consumer. soufflant le chaud puis le froid quand ça l'a chanté. elle pense pas faire mal. elle pense pas non plus que ça touche siam. j'te laisse pas. j'suis là. qu'elle finit par lui balancer, posant ses coudes usés sur le comptoir du bar. un sourire qu'elle lui tend alors que déjà, elle vient de lever le doigt en direction du serveur. pas le temps de s'éterniser, il répond, aux aguets. deux shooters qu'elle commande en beuglant alors que le bruit devient assourdissant. tu sais que tu d'vrais pas trainer dans ce genre d'endroit toute seule ? l'inquiétude qui refait son apparition. parce qu'elle comprend pas lina, pourquoi elle s'inflige ça. pourquoi elle traine dans ses bras. dans ces endroits. surtout quand t'es bourrée. y a des gens qui pourraient abuser. d'un main agile, blasco attrape son menton, trace un trait invisible sur son épiderme, se laisse aller à la contempler un moment et efface un bout de trait. celui laisser par son rouge à lèvre sur le coin de sa bouche. ce soir, elle lui souffle le chaud. ce soir, elle la trouve plus belle que jamais. le bruit du cristal la rappelle à l'ordre et on lui balance que c'est un cadeau de la maison. sourire charmeur que le serveur lui balance tandis que lina, elle, elle oscille pas. le regarde de haut en bas avant de se saisir des verres et d'en tendre un à son amie. tu veux rester là ? et d'une traite, elle s'enfile le verre. grimace quand la liqueur coule dans sa gorge. toujours le même effet. toujours la même rengaine. les gueules de bois à répétition et cette vie de désillusion.
et y a toujours les yeux qui la fixent.
et ce sentiment de compter un instant.

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Siam Blackbird


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/ occupation : héritière d'une grande chaîne d'hôtels, pleine aux as. dilapider la fortune familiale et finir en une des magazines people est encore ce qu'elle fait de mieux.
/ zone du queens : la plus bourgeoise de toute évidence. les blackbird ont envahi le queens uppé.
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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyDim 23 Juin - 22:38

les réponses, elle aurait aimé les avoir. pouvoir les compter et les accumuler, les collecter et les intégrer. les vraies, pas celles que lina lui servait sur un plateau d'argent en pensant que ça passerait crème. parce que l'argenterie, ça finit toujours par rouiller. t'en sais quelque chose toi. t'as appris depuis bien longtemps que ce n'était que de la poudre aux yeux, que du paraître. t'as longtemps vu tes parents cacher leurs secrets et leurs rivalités dans des réceptions hors de prix qui trompaient tous les protagonistes, mis à part toi. pourtant, elle parvient à éteindre ses inflexions de voix. c'est un peu ce qui se passe, quand on n'a plus les idées claires. quand on a préféré se noyer dans les alcools de comptoir plutôt que d'avoir à affronter les clous qui parsèment notre chemin. parce que son monde est infesté de requins aux aguets, et sa route minée. et alors qu'elle ne sait plus à qui se fier, elle laisse tomber et s'ouvre à n'importe qui. lina avait longtemps été personne avant de devenir quelqu'un. mais lina avait souvent chuté de son piédestal pour en gravir à nouveau trois marches d'affilée, la fois suivante. lina n'était jamais la même, elle endossait toutes les casquettes à la perfection. et ça aurait pu la fatiguer siam, elle aurait pu perdre patience, usée de cet éternel recommencement. à croire qu'il n'en était rien, tant elle s'évertuait à courir après du vent. après l'air que lina se plaisait à lui faire brasser. parce que quand elle voulait, elle avait tellement à donner. et c'était uniquement de ça qu'elle tenait à se rappeler siam. tu veux bien t'essouffler et t'écorcher un peu, ne serait-ce que pour la chaleur et l'attention qu'elle t'offrira. parce qu'elle le fera, à l'instant même où ça lui plaira. et toi, t'as tellement besoin de ça. c'était de sa présence rassurante qu'elle avait manqué ce soir-là, la silhouette qui réconfortait ses peines sans rien faire parfois. y'a presque un sourire qui se forme sur ses lèvres quand elle pose sa question, quand elle lui porte un semblant d'intérêt. l'ombre d'un sourire qu'elle peine à masquer quand elle comprend qu'elle avait peut-être bien été remplacée. elle t'a lâché ? haussement d'épaules désinvolte. paraît que c'est une habitude. y'a eu cez, austin, lina maintenant. mais tu comprends toujours pas, tu continues de plonger tête la première. et tu les regardes s'éloigner de toi sans lever le petit doigt. on s'en fout non ? interrogation qui n'en est pas une. on s'en fout. cette fois, la déclaration est claire. aucune envie de déblatérer sur une personne imaginaire, qu'elle aurait pourtant aimé voir exister pour peu que ça réveille lina. tant pis, elle prendra ce qu'elle lui donnera, comme toujours. vieille rengaine. l'accalmie sera brève, elle ne le sait que trop bien alors elle glisse dessus. et elle l'entraine, jusqu'au tabouret d'où elle l'avait observé quelques minutes plus tôt. le nouveau souffle donné à cette soirée, elle le lui doit. l'étirement de ses lippes, un peu aussi. ce pourquoi elle se permet une unique prière, presque imperceptible, presque tout bas. parce qu'elle refuse que tout s'arrête déjà. j'te laisse pas. j'suis là. et ça la réchauffe toute entière d'entendre ça. préférant mille fois ce genre de discours aux sms d'avant. elle hèle le serveur, appelle les shooters et siam ne lâche pas le moindre de ses mouvements. tu sais que tu d'vrais pas trainer dans ce genre d'endroit toute seule ? les sourcils se froncent, avant qu'elle se mette à rire. certainement sans véritable raison. surtout quand t'es bourrée. y a des gens qui pourraient abuser. prête à répondre du tac-o-tac, elle est bien vite stoppée dans son élan quand son menton se fait subitement prisonnier de la main de la tentatrice, qui poursuit son oeuvre jusqu'à flirter avec sa lèvre. et si c'était ce que j'voulais ? le regard qui en dit déjà long. peut-être que j'ai envie de jouer à n'importe quoi, avec n'importe qui. elle a allumé la mèche dans ses yeux lina, et la flamme virevolte déjà au rythme des battements de son coeur. fais gaffe, j'mords. la référence faite à l'index qui traine encore trop près des lippes rougies avec superficialité. et elle pourrait en tirer une toute autre teinte si elle devenait carnivore. et les verres sauvagement posé se chargent de tout faire voler en éclats. à peine un regard qu'elle adresse au serveur, un regard qui suffit à l'envolée de ses dernières restrictions. se retenant tout juste de lui balancer un tu veux que je t'aide assassin. c'est lina, toujours lina qui réfrène l'incendie qui émergeait déjà, quand elle ne l'enflammait pas. elle saisit le verre qu'elle lui tend, l'avale d'un trait. tu veux rester là ? négativement, elle secoue la tête. y'a trop de mort de faim dans le coin et pas assez de filles intéressées. la main de lina qu'elle rattrape et qu'elle mène déjà vers ailleurs, loin. le chemin en sens inverse lui parait bien moins long. et la fraicheur du dehors lui redonne des couleurs. j'avais l'impression d'étouffer, qu'elle soupire, finalement libérée. ou peut-être bien que c'était toi et ton chant de sirène qui m'embrumait les sens. tu veux aller où ? j'veux bien te trainer chez moi lina, mais tu entreverrais combien mon monde est moche et peut-être que tu fuirais. ou on peut aller se perdre aux abords d'une forêt, d'un cimetière ou d'une plage. j'suis d'humeur intrépide cette nuit. alors lina, qu'est-ce que tu veux de moi ? qu'est-ce que tu vas faire de moi ?

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/ statut : y a que vice qui s'immisce. la bouche acerbe, le venin qui s'écoule. pas de sentiments dans ce qui lui sert de palpitant.
/ occupation : le cuir sur les épaules, le cul posé sur sa bécane. membre des hell's angels pour suivre les pas de papa. se perd dans ce qu'elle voudrait et ce qu'elle devrait.
/ zone du queens : queens traditionnel depuis quelques semaines seulement. virée de son appartement, elle doit crécher chez hadès et sa poule.
/ beau bordel : eyes on fire; siam F1IxCjOaphrodite des sens. succube sans états d'âmes qui use et abuse des mensonges bien tissés. allure féline qui se noie dans l'éphémère d'une nuit, broie tout ce qui la consume. art de la manipulation peint avec arrogance sur ses ongles fraichement manucurés. le glock dans la ceinture, le cuir sur les épaules, la liberté au bout des pieds.
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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyLun 24 Juin - 0:11

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les nuits sont belles et sauvages. elle s'éprend de ce qu'on a à lui offrir. ouvre grand les bras aux abysses. pourtant bien loin d'imaginer qu'elle s'octroierai une pause féline en cette soirée. prête à enfourcher sa bécane et à retrouver son oreiller. elle réchauffe son coeur des battements de cils et de l'indifférence qu'elle lui incombe. quelques secondes à peine. suffisantes pour que lina s'en sente vexer. elle suffoque à l'idée de se dire que ses sentiments sont liés à ce que siam voudrait bien lui accorder. pourtant, la cubaine se voile la face, fait mine qu'un rien ne la touche, qu'elle s'indiffère des envies de chacun. elle repousse puis revient. comme le vent qui balaye les cheveux d'une enfant sur la place, les pieds dans le sable. volatile, imperceptible et pourtant bien là. dans l'ombre d'un regard, lina aimerait parfois, lui dévoiler toute l'affection qu'elle a, lui dire combien elle est importante et que si elle fait ça, c'est uniquement parce qu'elle sait pas. uniquement parce qu'elle veut. se donner le droit d'aimer quelqu'un, de le faire entrer dans sa vie. la faire tomber n'a jamais été dans son intention et lina sait. elle sait très que dans ses bras, ce sera le cas. alors, elle la repousse. puis revient. et la repousse une nouvelle fois. une danse macabre, éphémère qui finira surement du mauvais côté de la pente.
elle t'indiffère pas.
loin de là.

le pic est cinglant et ça la fait rire immédiatement. une habitude de se faire lâcher, la subtilité est bien calculé. pourtant, elle s'en sent pas moins vexé. il en faut plus pour malmener la cubaine, pour la faire reculer. pas un mot qu'elle ne prononce de plus, se laissant happer par les envies de la brune. ses envies qui s'accumulent, ses envies que tu suis sans broncher. bras dessus, bras dessous, elles se fraient rapidement un chemin à travers la foule, traversent les âmes ébréchées et s'accoudent sur le comptoir en bois. l'ivresse au bord des lippes, pourtant lina, elle n'a pas commencé à boire. mais c'est d'une toute autre ivresse qu'elle se languit déjà. le pourquoi du comment ça a commencé, ça, la brune ne le sait pas. mais y a son myocarde qui bat en rythme et ses phalanges qui, tout à coup, se mettent à valser sur l'épiderme de la belle. l'inquiétude dans ses mots. elle n'en démordra pas. elle ne devrait pas être là.
le rouge carmin qui s'est effrité.
et les pupilles qu'elle ne cesse pas de lâcher.
le jeu est lancé même si elle ne sait plus trop bien à quel moment il a commencé. un fin sourire qui étire ses lippes, l'atmosphère qui s'échauffe lentement. sensiblement. tu vas finir par te brûler les ailes. un chuchotement perdu dans les abysses de la musique trop forte. ces aigles angéliques que lina aime à contempler, parce que siam, elle est douce et pure comme lina ne le sera jamais. un étirement de lippes plus tard et l'instant suspendu dans le temps se termine avec le son scintillant du cristal qui s'entrechoque. le doigt qu'elle retire rapidement, jouant de ce jeu qui n'avait déjà plus de secret. d'un air enjoué, elle s'enfile le premier verre, se laisse submerger par l'alcool qui brûle dans son estomac. siam la suit sans broncher et déjà bien éméchée. le serveur remit à sa place rien qu'en un clignement de cil. elle s'indiffère de ce genre de regard subtile. ce soir, la cubaine n'est pas intéressée. du moins, pas par les mêmes corps endiablés. une seule pierre brille suffisamment pour l'éveiller et elle se trouve juste à ses côtés.
l'âme qui trépasse tout à coup.
et le besoin de s'en aller.
lina n'a pas le temps de cogiter que déjà elle se laisse guider par siam. la sortie n'est pas loin et elle se fait rapidement. l'air frais envahit ses poumons et c'est à ce moment là qu'elle se rend compte qu'elle avait chaud. la casquette qu'elle remet sur son crâne et ses pupilles qui cherchent sa bécane. la nuit s'offre sous leurs pas, elles n'ont plus qu'à saisir l'occasion de s'envoler. un cimetière ? elle ne se serait jamais fait cette réflexion et c'est en riant que lina tourne la tête vers siam. ne comprenant pas tout à coup, cet excès d'intrépidité. même pour moi c'est bizarre. d'un mouvement de tête elle réfute cette idée. bien loin d'avoir la frousse ou tout autre chose, non. juste que ça ne rythmait pas avec les envies qu'elle avait. ses pas qui avancent lentement, à quelques mètres seulement. là, lina rejoint sa moto, attrape le casque fièrement posé sur la selle. volte face et elle rejoint siam en quelques secondes, l'affuble d'une sécurité bien mérité. de là, elle sent son souffle saccadé, replonge ses pupilles dans ses yeux dorés. du bout de ses doigts, elle clips les attaches. t'as déjà visité un musée en pleine nuit ? loin de l'agitation de la journée et surtout, cette envie d'illégalité qui lui titille les narines. ses lippes qui s'étirent en un sourire avant qu'elle ne s'abaisse lentement. de ses phalanges, elle remonte la robe de son amie, laisse filer ses doigts sur son épiderme sans retenu. sur le fil, sur l'envie. constamment. elle tire le subtile, malmène ce qui s'avère charnelle. lentement. docile. jusqu'à ce que son visage ne revienne au sien et que le tissu soit assez haut pour lui permettre d'enjamber l'engin motorisé. les mains toujours posées sur ses cuisses à présent dénudées, ses yeux vacillent entre ses lèvres et ses yeux. ou tout autre chose qui te plaira. sans rien prémédité, lina avance un peu plus son visage, effleure de sa bouche ses lèvres maquillées. dis moi. et comme cette vieille rengaine qui ne cesse de se rejouer, encore et encore, la cubaine finit par se reculer, coupe le contact de ses doigts et s'avance vers la bécane. sans attendre une réponse, elle enjambe l'engin, allume le moteur. le son est révoltant et satisfaisant.
c'est toi qui a les cartes en main.

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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyVen 5 Juil - 2:30

l'inquiétude qui suinte de sa voix est palpable. elle n'aime pas la savoir seule, éméchée, à la merci du premier loup vorace venu. elle rechigne à imaginer le tendre agneau sans défense livré telle une offrande aux êtres putrides qui emplissent les rues les moins réputées du queens à la nuit tombée. ça devrait l'agacer d'être ainsi épiée, ça devrait la piquer qu'on s'essaie à lui faire ravaler ses projets les plus attrayants de la soirée. pourtant, c'est un tout autre effet qui lui parcourt le corps, le coeur et l'esprit. c'est le sentiment d'avoir de l'importance, au moins une fois dans sa vie. la sensation d'exister et de rendre nerveux quelqu'un à la simple idée qu'on puisse lui faire du mal. elle est là, l'attention qu'elle attendait de la part de lina. il est là, l'instant où elle se sent comme la seule personne sur terre. parfois, on laisse le temps au temps. et les bourgeons finissent pas germer, faisant éclater le palpitant en un millier d'étoiles. tu vas finir par te brûler les ailes. sauf qu'elle n'a pas compris lina, qu'aujourd'hui plus rien n'a d'importance. que tu ne vis plus que pour le feu qui t'animera toute entière, pour les flammes qui danseront le plus longtemps. parce que tu t'es déjà brûlé et peut-être que t'as aimé ça, sans réellement savoir l'interpréter. si seulement elle savait combien tes ailes étaient déjà brisées, cassées, piétinées, atrophiées et que c'est à cause de ça que t'as perdu ton aptitude à voler. mais tu te caches et tu mens si bien que ça marche à tous les coups. le contact est avorté par l'homme qui lui hérissait déjà le poil, parce qu'il a tout de ce qu'elle déteste siam. et son self-control est bien maigre ce soir. c'est sans doute pour ça qu'elle saute sur l'occasion, sur l'invitation soufflée de la bouche de son amie. plus le temps pour ce genre de jeux débiles, quand la seule qu'elle veut bien garder à ses côtés n'est autre que lina. alors elle la trainera partout ou n'importe où, pourvu qu'elle n'ait plus à la partager. les distractions se multiplient toujours trop vite autour d'elles, alors qu'elle se veut unique héroïne de la nuit siam. de sa nuit. et si ça n'devait pas durer, elle était prête à presser l'instant jusqu'à la lie. c'est la brise fraîche du dehors qui les reçoit et leur fait revoir tous leurs plans. surtout ceux qu'elle n'avait pas imaginé avec elle puisqu'elle n'aurait jamais dû être pendue à son bras. l'interrogation lui brûle les lèvres, tant passer une minute de plus à cet endroit lui paraît être un supplice. un cimetière ? même pour moi c'est bizarre. pour siam, rien ne l'est jamais assez. pas pour celle qui ne se plaît qu'à tout tenter, qu'à tout tester, pourvu qu'elle ait l'impression de vivre aux éclats. et tant pis si elle tombe, tant pis si elle chute. ce ne serait pas la première, ni la dernière fois. il n'y a donc personne à qui tu voudrais dire au revoir lina ? tu serais bien la seule. peut-être bien que tes idées étaient un petit peu trop guidées par l'alcool que tu avais avalé ce soir, et tes délires s'en ressentaient déjà. ne pipant pas mot, elle attend la sentence. attend ce que lina aura à lui proposer. sans manquer de la suivre jusqu'à son véhicule à deux roues, presque imperceptible dans l'obscurité ambiante. elle la laisse même glisser le casque de protection sur sa tête. geste anodin qui lui coupe pourtant son air. distance de sécurité dépassée, et non autorisée. ses yeux rejoignent les siens, les lippes étirées en un demi-sourire. t'as déjà visité un musée en pleine nuit ? tu veux faire de moi une hors-la-loi ? ou tu veux m'faire frissonner ? que l'adrénaline s'insinue dans mes veines. lentement, délicieusement. que mon coeur palpite. de folie, de panique, d'envie. apprends-moi lina, à être aussi libre que toi. à vivre comme s'il n'y avait que moi. sans foi, ni loi. ce sont d'abord les doigts de lina glissant sur la peau de sa jambe qui l'électrisent. le tissu de sa robe soudainement chiffonné qui suit le mouvement qu'on lui impose. et les battements de son myocarde qui s'affolent à une cadence bien loin d'être définie. ça va, ça vient. ça s'emballe et ça ralentit. ça ne répond à aucun rythme. ni chef d'orchestre, ni métronome. ou tout autre chose qui te plaira. le chemin effectué par ses iris sombres n'a aucun secret pour elle. jusqu'à ce qu'elle sente son souffle contre ses lèvres, sa litanie empoisonnée telle un envoutement qui s'en mêle. tu te forces à rester impassible, à ne pas trahir la moindre émotion. t'es sûrement pas crédible pour un sou. t'ose pourtant te murmurer le contraire, comme une forme d'encouragement. y'a une main qui vient se plaquer sur celle qui malmène encore sa cuisse gauche, pour stopper sa course ou la maintenir contre elle. pendant que son index droit vient dessiner des contours invisibles sur sa joue, son menton, ses pulpeuses. arrête de m'allumer comme ça, j'connais le refrain de ta vile mélodie par coeur. un chuchotement, à l'image d'un secret trop bien gardé, qu'elles sont les seules à partager. dis moi. et elle te donne raison quand elle se soustrait déjà à toi avec l'expérience de celle qui était rompue à l'exercice. la température atmosphérique chute à la vitesse de la lumière quand elle s'échappe. envolée comme une plume incapable de résister à un coup de vent. qu'est-ce que tu cherches à faire de moi lina ? tu veux me rendre dingue ? être rassurée sur l'emprise que tu possèdes toujours sur mon âme ? bingo. tu fais strike à toutes les manches. tu cesseras un jour de faire de moi le yoyo de tes envies et de tes pulsions ? elle soupire, pourtant elle cède encore. pas très étonnée qu'elle serait si elle apprenait que quelqu'un tirait sur les ficelles à sa place. elle grimpe derrière lina, elle se raccroche à elle dans l'optique de lui montrer que cette fois, elle ne s'éloignera pas tant qu'elle ne l'aura pas décidée. parfois, t'aimerais qu'elle sache combien tu gères mal le feu et la glace qu'elle t'impose. le choc thermique qu'elle semble maitriser bien mieux que toi. et l'ombre de la moto se fond dans la nuit.
les minutes évadées, c'est la destination qui se matérialise sous leurs yeux. pas une seconde de répit qu'elle lui laisse pour préparer son discours. pourquoi tu m'as trainé ici ? tu veux m'faire partager tes connaissances en matière d'art ? elle pourrait tout aussi bien en posséder vraiment qu'elle ne le saurait même pas siam. parce que lina est une énigme à elle toute seule. même quand on croit la percuter, la percer à jour, elle opère un tournant à cent quatre vingts degrés et reprend la main. imperturbable lina, insaisissable lina.

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/ occupation : le cuir sur les épaules, le cul posé sur sa bécane. membre des hell's angels pour suivre les pas de papa. se perd dans ce qu'elle voudrait et ce qu'elle devrait.
/ zone du queens : queens traditionnel depuis quelques semaines seulement. virée de son appartement, elle doit crécher chez hadès et sa poule.
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MessageSujet: Re: eyes on fire; siam   eyes on fire; siam EmptyDim 14 Juil - 13:39

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l'air frais est salvateur. elle s'octroie une bouffée bien méritée tandis que son regard est déjà happé par la bécane qui n'attend plus qu'à être monter. un verre seulement, c'est tout ce que la cubaine a bu et pourtant, elle sent déjà les sensations de la liqueur entamait son chemin le long de ses veines. son échine toute entière qu'elle sent frissonner. les envies vont et vient. elle aimerait s'y jeter corps et âme, se laissait guider. le chaud puis le froid. cette même rengaine bien huilée dont elle a le secret. et c'est en se retournant vers son amie, casque en main, que lina se laisse aller. les idées brumeuses, vaporeuses lorsque qu'elle lui pose l'objet sur le crâne, qu'elle l'attache lentement et que ses doigts entament le chemin de son cuir. sur sa peau, ses doigt filent, se posent sans attendre la moindre permission sur ses cuisses. le tissu de sa robe qu'elle remonte. c'est venu comme ça. et ça repartira. les pensées qui se choquent, s'entrechoquent. le secret bien gardé de leur danse mélodieuse. un coup oui, un coup non. lina le sait, que finalement, c'est peut être qui perdra le plus dans cette histoire. mais elle n'arrive pas à s'en empêcher. le jeu malsain guidé par sa seule âme, tandis qu'elle s'amuse déjà des réactions de siam. les pupilles dilatées, le regard dans lequel elle aime se perdre. un instant suspendu dans le temps. un instant où elle sent son souffle ardent. qu'est-ce que tu veux siam ? dis le. mais y a les doigts de la belle qui stop sa course sur son épiderme et la douce mélodie de sa voix qui la rappelle à l'ordre. comme à chaque fois.
tu joues,
et tu perdras.

un sourire en coin à peine dissimuler avant qu'elle ne s'échappe de l'emprise, avant qu'elle ne se mette à fuir comme à chaque fois. le point où elle est prête à succomber. le demi tour à 360 degrés. va pour le musée alors. c'est étrange cette sensation qui éradie son coeur. comme si elle était prête à toucher l'or du bout de ses doigts, pour finalement s'y brûler. comme si elle n'y avait pas le droit. comme si y succomber, rentrer la chose moins attrayante par la suite. cette vile mélodie. c'est ce qu'elle t'a dit. siam, elle s'en lassera. de lina et de tous ses choix. de ses envies, de cette distance qu'elle impose sans dire un mot. l'obscurité gagne les deux âmes, dans l'ombre de la bécane, alors qu'elles s'épanchent déjà vers un avenir incertain. face aux regards lumineux des véhicules qu'elles croisent. face aussi aux mains qui encerclent la cubaine. elle se sent bien, elle se sent pleine et vivante sur ces quelques minutes, accrochée au guidon de sa moto. avec siam. la vérité lui explose à la gueule alors qu'elle la renie depuis des décennies. plus qu'une histoire d'amitié. elle y est attachée plus qu'elle ne le voudrait.
le ronronnent qui cesse sa danse,
plus rien n'a d'importance.
la finalité du voyage a porté de main, lina coupe le moteur tandis que ses pieds cherchent la béquille. elle laisse siam descendre la première et retirer le casque qui sans nulle doute, lui coupe la vision. un musée. en effet. pas vraiment dans les habitudes de la cubaine. et pourtant, c'est bien dans cet endroit qu'elle a décidé de jeter son dévolu. elle aime y trainer. de temps en temps. quand elle a l'impression parfois, que sa vie lui échappe. qu'elle glisse de ses doigts. j'ai pas vraiment de connaissances en art. mais j'adore les regarder. première vérité que lina semble balancer dans cette soirée qui ne connait pas de lune. un sourire qu'elle lui tend alors qu'elle a déjà quitter sa monture. ça te surprends ? qui ça ne pourrait pas surprendre ? lina devant des tableaux, des oeuvres d'art dont elle ne connait même pas le secret, ni même l'artiste. bien loin d'avoir suivit des cours quelconque, bien loin d'avoir été la première de sa classe. pourtant, c'est bien devant ces peintures qu'elle s'émerveille, qu'elle ose rêver. un instant. et la main de siam qu'elle prend de nouveau dans la sienne, l'incite à la suivre dans la pénombre du bâtiment.
gardien des silences,
gardien de ses rêves.
les habitudes qu'elle a prit depuis des années, pour s'être toujours octroyer le droit d'aller et venir dans les lieux où lina n'avait pas le droit. le vigile qu'elle connait, qu'elle soudoie sans état d'âme. pas vraiment d'acte illégal, si ce n'est le sachet de poudre blanche qu'elle lui donne à l'abris des regards indiscrets. des pupilles de siam, elle l'espère. blasco n'est pas prête à répondre à toutes ses questions. pas ce soir. quelques minutes à peine d'une entrevue avant qu'elles ne rejoignent l'enceinte de la galerie prise par la pénombre mais assez illuminée pour contempler les tableaux entreposés. seul le bruit de leurs talons arrive à briser cette atmosphère paisible. peut être un peu trop pour les deux âmes embrumées par l'alcool. qu'importe. toujours main dans la main, lina ne l'a pas lâcher. de peur qu'elle s'échappe. pourtant tu sais que ce sera pas le cas. quand il n'y a personne, c'est encore plus beau. elle se pose devant un tableau, le contemple sous toutes ses coutures. son préféré. définitivement. un art qu'elle ne saisit pas complètement mais qui arrive à la toucher, alors que peu peuvent s'en octroyer le mérite. les barrières qu'elle impose autour d'elle même, l'empêche souvent de se confondre dans ce qu'elle est réellement. une femme tout simplement. les pupilles qui ne lâche pas l'oeuvre. tu trouves pas ? ses doigts qu'elle resserre un peu plus autour de ceux de siam.

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