Partagez

 

 interlude (mimi)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 


Lais Eberle


( play your cards )

/ avatar : sonia
/ crédits : mimosa
/ autres personnages : émile
/ nombre de messages : 3058
/ cartes en main : 315
interlude (mimi) 19062103380424735116281465
/ âge : 23
/ zone du queens : le queens contemporain, dans une colocation acidulée.
/ beau bordel : lyzéa / miles / celeste / kurtis / mimi / meg / bart / +

interlude (mimi) Empty
MessageSujet: interlude (mimi)   interlude (mimi) EmptyVen 19 Avr - 19:33


Vingt-trois heures sont passées et déjà neuf heures, si ce n’est plus, que tu es vissée sur ta chaise. Assise et immobile. Les murs de la chambre semblent se rapprocher, à tel point que tes ambitions sont devenues les délimitations de ta propre prison. Une cellule mentale d'un environnement que tu maudis, où l’air devient irrespirable. Ta tête est lourde et le rythme que tu t’imposes est soutenu, peut-être trop au vu des bouquins plus imbuvables les uns des autres que tu t'obstines à apprendre. Les idées opprimées par des doctrines et autres schémas à apprendre par coeur, il n’est plus l’heure de réfléchir à ton avenir tristement scellé. Tes rêves de fierté se font parfois regrets face aux décisions que tu as prises, et c'est une vague de découragement qui déferle sur tes espoirs de réussite. Ton regard dévie continuellement vers ton téléphone, à guetter un signe de vie, une proposition alléchante. C’est à de tout autres savoirs que tu aimerais t’adonner, des promesses de débauche auxquelles tu ne te verrais pas refuser. Par la fenêtre, les lumières de la ville brillent avec intensité et l'astre solaire a laissé place à sa sœur lunaire. Les basses, que tu avais jusqu'alors réussi à ignorer, deviennent trop fortes et prennent le dessus sur tes pensées, ancrant ce rythme répétitif et assommant jusqu’au fond de ton crâne. Le tempo te démange. Les conversations te parviennent en un brouhaha lointain, un bordel désordonné auquel tu aimerais prendre part. T’aurais bien taper du pied au sol pour les avertir que le chahut est insupportable, si la musique bien trop forte pour tes faibles convictions n’avait pas couvert ta maigre tentative de calme. Les yeux dans le vagues, cherchant désespérément à comprendre ces vérités générales que tu absorbes sans broncher, tu abandonnes. T’aurais bien besoin d’un verre. Ou peut-être même de plusieurs. Sauver des vie ou sauver ta peau, le choix est vite fait ce soir et tu plantes ton savoir au détriment d’une soirée bien plus alléchante quelques étages en dessous. Une heure de repos ne me fera pas de mal, je dormirais moins, c’est tout. Le salon semble être rattaché à un autre monde. Un univers inconnu, où tu as encore tout à découvrir. Il flotte dans le salon un nuage de fumée, une odeur de tabac, mélangée aux effluves de marijuana et de sangria bon marché. Différents mélanges à faire tourner des tête, dont la tienne encore trop innocente. Les vitres tremblent en rythme et le sol vibre, donnant une nouvelle jeunesse à la maison branlante que tu partages avec Eden et Mimi. Au travers de ces corps qui se frôlent et ces basses qui crachent un rythme capiteux on ne t'adresse pas un regard. T'es pas de ce monde de la fête et il y a toutes ces personnes que tu ne connais pas, des têtes qui te semblent familières sans réellement l’être. Des rires qui éclatent de toute part, embaumant tes craintes de caresses invisibles. De tes colocataires, tu ne repères que Mimi. Elle brille et pétille à travers la pièce, un peu à l'écart des autres, à rire et murmurer des paroles que tu n'arrives pas à lire. Elle est d'une douceur rare avec toi, et vos différences vous rapprochent. Elle crépite Mimi, comme un feu à vif attisé par les excès. Elle est vive, lorsque tu es plus réservée et plus calme de ton côté. T’es pas tout le temps d’accord sur tout, mais t’arrives à y trouver ton compte et à bien t’entendre avec elle. Tu la rejoins, sans trop vraiment être invitée à ses côtés et profite de ton privilège de colocataire pour l'enlacer dans tes bras. C’est dans ces étreintes sincère que tu consommes votre relation presque silencieuse. Je travaillais. que t’articules doucement, pas vraiment sûre de convaincre par ta simple présence ici. Y’avait trop de bruit je ne pouvais pas me concentrer. que t’ajoutes sans trop savoir pourquoi. T’aurais pas un verre pour moi ? Je dirais pas non à un verre de consolation. Elle est là, la soirée que tu as attendais. Elle est auprès de Mimi.

@mimi wilkes interlude (mimi) 3227196488

_________________
» tes désirs font désordre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t2325-t-es-qu-une-mome-lais http://savethequeens.forumactif.com/t2344-nous-pourrions-nous-entendre-lais


Mimi Wilkes


( play your cards )

/ avatar : laura b.
/ crédits : avatar et icons par mars ♡.
/ autres personnages : agnes, gaspar, zekia, dom et iryna.
/ nombre de messages : 2324
/ cartes en main : 45
interlude (mimi) GWGNz1i
/ âge : 26
/ statut : errante, à détruire ce qu'elle touche, à ne pas pouvoir s'en empêcher, et à ne pas parvenir à le regretter. sauf quand il s'agit de sa moitié, son jumeau, son âme. dans le creux du ventre, la belle gueule d'un certain hoenikker.
/ occupation : âme brouillon. junkie, la plupart du temps. constamment renvoyée, la voilà qui veut prendre un job au sérieux. le club des mcgrath comme terrain de jeu.
/ zone du queens : ici et là, où on veut bien d'elle, où elle décide de s'oublier. les squats, les repères pour les âmes égarées. mais maintenant, un toit sur la tête, une vraie responsabilité. une chambre dans une maison de cinq étages, c'est petit, mais c'est tout ce qu'elle a jamais eu.
/ beau bordel : en cours -- miles / joel / vince / kaz / madalena / lais / ander (3) / bart / flip (3) / eden&ander / love / jaime / full.


Spoiler:
 

interlude (mimi) Empty
MessageSujet: Re: interlude (mimi)   interlude (mimi) EmptySam 27 Avr - 2:37

Elle éclate de rire, Mimi. Le rire qui fait écho dans la pièce, qui résonne contre les murs et qui se perd dans l’air. Le rire déployée, le corps balancé vers l’arrière, alors qu’elle s’enfonce un peu plus dans le canapé. Elle secoue la tête, non mais t’es vraiment con qu’elle lui lance en lui donnant un coup de coude. Un type qu’elle ne connaît qu’à moitié, l’ami d’un ami, d’Eden peut-être, des autres sans doute, elle sait plus, et honnêtement, elle s’en fout. Mais la compagnie lui fait du bien, alors qu’elle termine son verre pour le poser sur la table en face. Toujours là, à écouter le type déblatérer sur la théorie du chaos, elle y comprend foutrement rien mais ça la divertit, elle observe la manière dont ses lèvres bougent alors qu’il parle. Une partie d’elle qui se fait bercer par ce qu’il raconte, et parfois elle se surprend à lui répondre, ce type dont elle ne connaît même pas le nom, puis elle se redresse pour lui attraper le joint d’entre les doigts, non mais partage qu’elle lui dit en l’interrompant en pleine phrase, et il la regarde avec ce sourire. Il lui murmure, t’as du caractère toi, et il glisse sa main tentaculeuse sur sa cuisse. Elle sait ce qu’il aimerait, qu’ils aillent terminer ce joint en privé et qu’il vienne se perdre entre ses jambes, mais Mimi elle est pas intéressée, pas ce soir. Trop le coeur en miettes, elle ne veut plus qu’on la touche, pas si ce n’est pas lui. Alors elle se contente de prendre sa main pour la retirer de sa peau, de prendre une taffe du joint, de laisser le weed la faire planer un peu. Ça ne lui fait plus grand chose depuis le temps, mais ça a au moins la don de la détendre un peu. Elle ferme un peu les yeux, ignorant le reste des conversations, et le type qui s’est soudainement tu, comme s’il se demandait ça devrait être quoi son prochain move. Finalement il se relève juste, s’éloigne pour rejoindre la table un peu plus loin et Mimi se laisse retomber dans le canapé. Yeux fermés, la weed dans les poumons, elle laisse le temps s’écouler un peu, puis elle sent quelqu’un s’assoir à ses côtés.

Elle rouvre les yeux, s’attendant à revoir le type qui fait sa tentative à nouveau, mais c’est la douceur de Lais à ses côtés. Et le coeur de Mimi se calme immédiatement, Lais qui ressort comme un ange dans la tempête. La musique et les conversations et les verres qui s’entrechoquent et les rires et la fumée et l’alcool, tout ça crée un chaos que Lais vient immédiatement apaiser. Elle vient l’enlacer, ses bras frêles autour de son corps, et le contact fait un peu sursauter Mimi mais ça lui fait un bien fou, soudainement. Alors elle la prend dans ses bras, petite Lais, calme Lais, l’opposé des flammes de Mimi, l’eau et le feu, et pourtant elles s’emboîtent comme deux pièces du même puzzle ce soir. « Je travaillais. » Mimi lui jette un regard, sourcil arqué. Elle est mignonne, Lais, comme un petit agneau et parfois Mimi a peur qu’elle se fasse bouffer. Et que ce soit elle le loup. « Y’avait trop de bruit je ne pouvais pas me concentrer. » Mimi a un petit sourire, et resserre l’étreinte. L’odeur du shampoing de Lais dans le nez. « T’as bien fait d’venir. » Allez, petit agneau. Reste auprès de moi. Je veux pas de ces connards ce soir. J’veux de ta douceur.

« T’aurais pas un verre pour moi ? Je dirais pas non à un verre de consolation. » Et elle ne sait pas trop ce que c’est, mais ça lui redonne l’énergie qu’elle avait besoin, Mimi. Elle a le sourire qui se glisse sur ses lèvres, alors qu’elle dépose un bref baiser sur la tête de Lais. « Bien sûr que j’ai un verre pour toi. J’ai même plus qu’un verre. » Elle se redresse, tasse d’un geste sa tignasse de cheveux épais, et est debout sur ses pieds. « Suis-moi. » Main tendue vers Lais, attrape-la, ma belle, j’t’emmène. Elle la guide à travers le salon, cette maison qui est un petit peu la sienne depuis quelques temps, où elle trouve sanctuaire. Les doigts enlacés, elle se glisse à travers les corps pour arriver dans la cuisine. « T’es prête ? » Regard jeté par dessus son épaule, elle attrape une bouteille de vodka qui traîne pour la glisser sous son bras. Sac de supermarché pour la dissimuler, et l’autre butin qui lui fait de l’oeil. Mouvement rapide pour attraper le joint qui traîne, et elle file en direction de la porte d’entrée. « Attrape les clés ! » Qu’elle lance à Lais, le sourire éclatant aux lèvres, et ce n’est que lorsque l’extérieur est rejoint que son rire éclate dans la nuit. Petite Lais, belle Lais attirée contre elle, elle lui sourit. Étincelles dans le regard, les étoiles aussi. « T’es avec moi, ce soir ? » Qu’elle lui demande. Tu vas rester avec moi ? Juste toi et moi ?

_________________
this fast lane living, it's a curse, better tell me what's your life worth. ///
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t2299-bullet-in-a-gun-mimi http://savethequeens.forumactif.com/t2343-burn-out-mimi En ligne


Lais Eberle


( play your cards )

/ avatar : sonia
/ crédits : mimosa
/ autres personnages : émile
/ nombre de messages : 3058
/ cartes en main : 315
interlude (mimi) 19062103380424735116281465
/ âge : 23
/ zone du queens : le queens contemporain, dans une colocation acidulée.
/ beau bordel : lyzéa / miles / celeste / kurtis / mimi / meg / bart / +

interlude (mimi) Empty
MessageSujet: Re: interlude (mimi)   interlude (mimi) EmptyMer 8 Mai - 21:42


Il y a le chahut dans la pièce. Des joints qui passent de main en main. Des corps dansant plus ou moins en rythme, et d’autres propositions aguicheuses. Des offres d'aventures inédites mais fugaces. Et il y a Mimi. Mimi dont l'étreinte t'enveloppe d'une chaleur nouvelle, d'une profonde affection dont tu ne voudrais te relâcher. Mimi dont le simple contact fait disparaître le reste du monde, laissant cet étrange silence dans ta tête. Tes pensées ne font plus de détours et la quiétude en émanant est étrangement reposante. « Bien sûr que j’ai un verre pour toi. J’ai même plus qu’un verre. » réponse idéale à ta question rhétorique, c’est sous de grands airs vaporeux qu’elle te semble accessible, Mimi. Et pour ce soir, tu la veux à tes côtés, juste pour toi, simple idée née au hasard d’un regard. Sa main dans la tienne prolonge ce paisible calme, libération salvatrice au délicieux goût de l’interdit. Hypnotisée par sa voluptueuse ataraxie, tu te laisses guider à son « Suis-moi. ». tes opales braquées sur elle, ne recherchant plus de tête connue. C’est l’instable et volage monde de la nuit auquel tu n'appartiens pas qui s'ouvre à toi. Il cherche à bercer la doucereuse et ankylosée lais sommeillant. Mondes inconnus où tu aurais tout à découvrir et à apprécier. Ce lâche-prise inexpérimenté que tu t’autorises t'apporte une assurance peu commune, encore fragile que mettent en péril tes doutes. Mais ces intérêts naissants pour ces opiums d'une vie apportent leurs surprises et leurs rencontres. « T’es prête ? Attrape les clés » tu hoches vigoureusement la tête à court de mots, attrapes le premier verre glissant sous tes doigts et avale un liquide âcre et brûlant l’œsophage et remuant tes entrailles. Une dose de courage, un acte de bravoure pour toi. L'hésitation apparaît brièvement, alors que tu balbuties un mais c'est… dont le chez nous reste en suspend, parce que l'invitation et bien trop alléchante, l'envie de sortir, prendre l'air, voir autre chose est plus forte. Les clés dans une main, la veste sur tes épaules tu quittes la vieille maison, priant pour que rien ne lui arrive en ton absence.
Dehors, le froid est mordant. Le bruit, l'effervescence de la ville prend la place de ces corps  éméchés, se frôlant d'une fièvre brûlante. Les sirènes, les rires trop forts, le tapage métallique du queens se substitue à celui des verres qui s'entrechoquent et débordent, de ces rires trop alcoolisés. Le concert de klaxons heurte celui des crissements de pneus. Le grondement des basses trop fortes pour ces raves trop petites sont des appels à l'inédit, mais ta route les dépasse, ton bras enroulé autour de celui de Mimi, peut-être de peur qu'elle t'échappe. Tu ne fais pas attention à ce qui vous entoure et relève la tête une fois arrivée devant ce qui semble être un vieux garage. Elle s’échappe un instant, disparaît derrière une porte. Tu n'avais pas imaginé passer ta soirée à jouer les apprentis voleuse, mais tu lui adresses une confiance aveugle. Elle l’est même trop. Tes sens se remettent en alerte et pénètres dans ce qui semble être une vieille salle d'arcade. Tu plisses les yeux, attendant patiemment qu’ils s'habituent à la pénombre. Tes doigts effleurent quelques bâches usées recouvrant les jeux. L’atmosphère du lieu est fantomatique, presque fantasmagorique. Mimi ? ta voix couine avant de la voir réapparaître au pied d'un escalier. Son visage est à demi-éclairé par un néon bleu froid scintillant et traversant les vitres poussiéreuses des fenêtres. Il brouille la texture de son visage mais n’ôte rien de son sourire et de son aura presque surnaturelle. Tu attrapes sa main avant de monter, durant un temps infiniment long, des marches bancales et inégales jusqu’au dernier étage. Le souffle vient à te manquer, ton euphorie est au bord du précipice mais l’impatience te brûle.  J'espère qu'à cette hauteur on se rapproche au plus près de ce que serait le paradis. La porte s’ouvre et tu déboules sur un toit. Haut. Il dévoilent une multitude de lueurs, ces lumières de la ville se confondant presque avec celle du cosmos si elles ne formaient pas une auréole lumineuse et presque protectrice contre les ténèbres de la nuit. Mimi s'est déjà installée proche du bord, la bouteille volée dans les mains, le corps presque tourné vers le vide. C'est fou que tu souffles t’installant près d'elle. C’est l’angoisse qui parle, mais sa personne t'enveloppe d'une aura chaude et rassurante. Elle est de ces présences lunaire Mimi. Elle t'offre un peu de réconfort. Une bulle de quiétude décuplée par son sourire et ses drôles de regards qu'elle t'adresse. Théorème d'une amitié fragile, tu as ce sourire qui craque sur tes lèvres. Tu viens souvent ici ? une privilégiée, voilà comment tu te sens. La vue qui te procure un vertige fou devant l'immensité du vide, mais tu collectionnes le ciel et ses images comme de précieux souvenirs intimes. Merci. C'est super beau. Tu lui glisses un regard en biais. A moins que tu m'aies fait monter pour abréger mes supplices de révisions. Tes blagues sont nébuleuses mais tu cherches étrangement à combler le vide que laisse le silence entre vous. Tu me sers un verre maintenant ? Que tu murmures sourire aux lèvres.


@mimi wilkes interlude (mimi) 3227196488

_________________
» tes désirs font désordre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t2325-t-es-qu-une-mome-lais http://savethequeens.forumactif.com/t2344-nous-pourrions-nous-entendre-lais


Mimi Wilkes


( play your cards )

/ avatar : laura b.
/ crédits : avatar et icons par mars ♡.
/ autres personnages : agnes, gaspar, zekia, dom et iryna.
/ nombre de messages : 2324
/ cartes en main : 45
interlude (mimi) GWGNz1i
/ âge : 26
/ statut : errante, à détruire ce qu'elle touche, à ne pas pouvoir s'en empêcher, et à ne pas parvenir à le regretter. sauf quand il s'agit de sa moitié, son jumeau, son âme. dans le creux du ventre, la belle gueule d'un certain hoenikker.
/ occupation : âme brouillon. junkie, la plupart du temps. constamment renvoyée, la voilà qui veut prendre un job au sérieux. le club des mcgrath comme terrain de jeu.
/ zone du queens : ici et là, où on veut bien d'elle, où elle décide de s'oublier. les squats, les repères pour les âmes égarées. mais maintenant, un toit sur la tête, une vraie responsabilité. une chambre dans une maison de cinq étages, c'est petit, mais c'est tout ce qu'elle a jamais eu.
/ beau bordel : en cours -- miles / joel / vince / kaz / madalena / lais / ander (3) / bart / flip (3) / eden&ander / love / jaime / full.


Spoiler:
 

interlude (mimi) Empty
MessageSujet: Re: interlude (mimi)   interlude (mimi) EmptyLun 3 Juin - 15:38

Belle Lais, douce Lais. Elle est comme la caresse d’une vague sur la peau, le voile d’une étoile sur les paupières. Elle est tellement différente de tout ce que Mimi connaît - Mimi qui n’a jamais connu que les astéroïdes filant dans le ciel et le crash qui suit inévitablement. Mimi qui a grandi dans la violence et le sang et la brisure des âmes, voilà que Lais débarque et l’accepte, débarque et l’aime. Elle n’est pas comme les autres, Lais, et Mimi veut s’accrocher à ce qu’elle possède. Terrifiée de lui enlever, de lui arracher cette coquille pour la détruire, mais elle ne peut pas s’empêcher de vouloir rester à ses côtés. De l’emmener, lui prendre la main et lui faire voir autre chose, s’échapper de la vie pour courir dans les rues, exister en dehors du temps juste pour quelques souffles, toi et moi Lais, juste toi et moi. Y’a l’alcool qui glisse encore dans ses veines, la weed aussi, mais ça se ressent à peine pour l’esprit embrumé de Mimi, c’est une seconde nature et c’est peut-être juste dans ces moments-là qu’elle est vraiment elle-même - juste un peu intoxiquée, la sobriété trop compliquée. Surtout avec ce creux dans le coeur, qui la bouffe si elle s’y attarde trop, désireuse d’oublier, de se relâcher.

Autour y’a la poussière, y’a cette odeur d’abandon qui lui est tellement familière, et elles découvrent toutes les deux cette ancre qui sera leur sanctuaire au moins pour la nuit. Butin bien calé sous le bras, elle laisse ses yeux glisser autour. Les vieilles machines, et au loin les sirènes dans la nuit. Ça fait peur, un peu, mais ça ne l’arrête pas, Mimi. Le bruit de leur pas qui résonne légèrement, vous avez pas le droit d’être là. Tu parcoures l’ancienne arcade et tu trouves c’que tu veux, quand une voix s’élève de la pénombre. « Mimi ? » Le sourire toujours aux lèvres, tu repères Lais et tu lui tend la main. « Allez. » Y’a personne pour nous arrêter. Les escaliers se multiplient et c’est presque à croire que y’aura pas de fin à tout ça, et ses poumons qui s’enflamment légèrement, après tout elle a pas été en forme depuis qu’elle a touché à la came, ça a ruiné ses chances. « J’espère qu’à cette hauteur on se rapproche au plus près de ce que serait le paradis. » Elle rigole doucement, Mimi, alors qu’elle ouvre la porte. « J’aimerais bien, mais j’crois qu’on me refuserait l’entrée. » Épaules haussées, et les deux silhouettes qui débarquent sur le toit. New York à l’horizon, la belle qui ne dors jamais. Les pieds qui avancent jusqu’au rebord, l’air contre la peau, elle se laisse reposer, juste là, Mimi. Au bord du précipice, comme toujours. « C’est fou. » Elle rouvre les yeux pour voir Lais, juste à côté. Elle est jolie, elle est douce. Rien à faire dans ce monde de fou. J’aimerais pouvoir prétendre te protéger, Lais. Mais je sais que j’vais juste te détruire. « Tu viens souvent ici ? » Une petite moue se dessine sur ses lèvres, et elle regarde vers l’horizon à nouveau. « Parfois. Toujours toute seule. » Sanctuaire qui était juste à elle, partagé pour ce soir. Et Lais, elle comprend - elle comprend que ce n’est pas un hasard, comprend que c’est un cadeau. « Merci. C’est super beau. À moins que tu m’aies fait monter pour abréger mes supplices de révisions. » Ça arrache un rire à Mimi, ça. Un rire qui fait du bien, qui est sincère et doux, alors qu’elle secoue la tête. « T’inquiètes. Y’a d’autres moyens que sauter d’un toit, pour ça. » Et elle lève la bouteille volée, Mimi, en se laissant retomber sur les fesses. Le rebord du toit comme siège, c’est sans doute un peu risqué mais elle aime bien tenter le destin. « Tu me sers un verre maintenant ? » Et elle regarde la bouteille, Mimi, en dévissant le bouchon. Constate que ça n’est pas tout à fait idéal. « Si j’te sers une bouteille, ça te va ? À moins que t’ais envie que j’te trouve un verre poussiéreux dans l’arcade en bas. » Le petit sourire aux lèvres, complice et tranquille.

La bouteille se relève, et la vodka vient lui couler dans la gorge. Ça fait du bien, à Mimi, qui accueille la brûlure avec un léger soupir de soulagement. « Tiens. » Elle lui donne la bouteille, à Lais. À toi de te servir, belle étoile. « Parfois on a besoin d’rien d’autre. Un toit et une bouteille. » Elle croit ça, Mimi. Ça lui avait sauvé la vie plus d’une fois de s’évader dans ce genre d’endroits. « On dirait qu’être plus haut qu’le sol, ça permets de voir les choses autrement. D’être dans le monde sans vraiment en faire partie. Tu vois ? » Les jambes qui dansent légèrement dans le vide. « T’en fais pas. Personne va nous trouver ici. » Sourire en direction de Lais, qui se veut rassurant et peut-être un peu malicieux. « Tu peux dire c’que tu veux, et personne va t’entendre sauf moi. Tu peux l’crier au reste du monde, mais ça restera ici. » Elle désigne l’horizon, les lumières qui s’étendent jusqu’à l’infini, on dirait presque. Tout c’que tu veux hurler au monde, Lais. Moi, j’suis qu’à moitié là.

hj:
 

_________________
this fast lane living, it's a curse, better tell me what's your life worth. ///
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://savethequeens.forumactif.com/t2299-bullet-in-a-gun-mimi http://savethequeens.forumactif.com/t2343-burn-out-mimi En ligne
Contenu sponsorisé






interlude (mimi) Empty
MessageSujet: Re: interlude (mimi)   interlude (mimi) Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
interlude (mimi)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Interlude.
» Nyaa ~ Nekomimi
» À fleur de peau [pv la fille aux cheveux roses]
» Il est mimi le chaton ! (Pv : Zero-chan ! :3)
» Leçon d'étiquette par peluche mimi !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
SAVE THE QUEENS ::  :: rising like a skyscraper-
Sauter vers: