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 escape, nana

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Bart Flaherty


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/ statut : enfoiré de première, promet de te rappeler sans jamais le faire, collectionneur de petite culotte, grand défenseur de la liberté. père improvisé d'une gamine haute comme trois pommes.
/ occupation : rock star de garage, futur Iggy Pop, des cordes au bout des doigts pour nourrir la passion, un appareil photo pour payer le loyer, sa belle gueule au service de Mrs Robinson pour l'argent de poche.
/ zone du queens : Queen vert, l'appart au-dessus de l'épicerie, la guitare et les disques dans un coin, sa gamine dans l'autre, lui au milieu d'un joyeux bordel.
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MessageSujet: escape, nana   escape, nana EmptySam 6 Avr - 12:38

T'as jamais su gérer les crises, tu préfères les fuir, t’enfermer quelque part et les ignorer, attendre que la tempête passe, que la crise ne s’estompe d’elle-même. Sauf que te voila au cœur du cyclone, en conflit avec ta propre gamine qui, ce soir, refuse de manger son dîner. Elle veut des chips. Tu lui as dit non. Tu lui as même expliqué, avec toute la patience que tu peux avoir, que les chips n’étaient pas un repas. Ok, c’est des féculents, mais pas vraiment un repas. Alors tu’a agité les légumes cuits à la vapeur, acheter à l’épicerie du coin. Elle les a repoussé, en râlant, avant de hurler, de pleurer, de taper des pieds par terre. Plus tu t’énerves, plus elle hurle. À qui tu crois faire peur Bart quand tu t’énerves comme ça, quand tu la menaces d’aller se coucher sans dîner, quand tu lui dis qu’elle n’aura rien d’autre. Tu t’inspires, de ce que t’a pu voir à la télé, des films, des émissions, tu sais à peu près ce qu’il ne faut pas faire avec un gosse. À peu près. Parce que toi t’en a fait des dîners à base de chips et de cola, alors comment tu veux être crédible devant elle ? Putain de gamine qui gagne encore, tu lui files le paquet de chips, déclare forfait, perdant. T’as perdu la bataille. C’est finalement les joues pleines de larmes séchées et d’éclat de pomme de terre salée qu’elle s’endormira, ta gosse, allongée sur le canapé, à coté de toi, dans sa robe bleu et blanche, pas de pyjama, pas de brossage de dent, pas de médaille du père de l’année non plus. Et comment tu peux lui en vouloir d’être qu’une sale gamine capricieuse quand elle est là, lové contre toi, endormie et paisible. Tu l’observes un moment avant de t’endormir à ton tour. Tu n'as pas l’impression d’avoir dormi bien longtemps, pourtant c’est en sursaut que tu te réveilles, quand ton téléphone vibre sur le plancher. La pièce est déjà éclairée par la lumière du jour, ta gosse déjà réveillée, absorbé par la télé qui est resté allumé toute la nuit. Un œil sur ton portable, une heure trop avancée, un juron et tu te lèves en catastrophe, abandonnant la gosse à sa télé/baby-sitter, courant sous la douche. T’en ressortent quelques minutes plus tard, les cheveux trempés, à peine habillé correctement. Un dernier coup d’œil à l’heure, un juron supplémentaire, t’attrape la gosse, lui enfile son blouson, ses chaussures, alors qu’elle est toujours absorbée par le dessin animé. Claque la porte de l’appart, Rosa dans les bras, dévale les escaliers, pour courir jusqu’au métro. C’est ta grand-mère qui t’accueille quelques minutes plus tard, tu lui refiles le « colis », l’abandonne un baiser sur la joue. « Nourris la, s'il te plaît, elle a mangé que des chips depuis hier soir », et t’es convaincu que ta grand-mère saura la faire manger autre chose que des chips, des pâtes ou des frites. Elle sait y faire avec les gosses, enfin tu crois, t’es pas si mal réussi toi. Pas si mal.

Ta journée est des plus banales, une répétition de mariage, un couple heureux, souriant, chiant au possible. Pourtant tu fais bonne figure derrière ton objectif, une série de photos que t’essaie de rendre les moins niaises possible, de sublimer ce qu’il y a de plus laid : l’amour des autres. Tu passes toute ta soirée à suivre la mariée et ses demoiselles d’honneur, les crépitements de ton appareil bourdonnant à tes oreilles. Un billet dans la main, le salaire de ce soir, tu quittes la petite sauterie, retrouvant les rues animé des queens. T’hésite un instant, la clope au bec. T’avais promis de venir chercher ta gosse, de la ramener chez toi ce soir, mais il est tard, t’ose pas aller la réveiller, et prendre le risque qu’elle ne retrouve pas le sommeil. Alors tu changes de plan, traverse le quartier jusqu’à arriver devant chez elle. Tu’aurais peut-être dû appeler avant de débarquer, tu sais pas si elle sera là, tu sais pas si elle sera seule, et la simple idée qu’elle soit dans les bras d’un autre t’agace au plus haut point. Tu patientes, un petit moment devant la porte, sors finalement ton téléphone, compose quelques mots électroniques. « J'suis en bas de chez toi, je peux monter ? », écrase le mégot avant de suivre l’un des habitants dans l’immeuble, pour monter jusqu’à sa porte.

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MessageSujet: Re: escape, nana   escape, nana EmptyMar 9 Avr - 14:43

les clefs de l’appart que tu jettes négligemment à l’entrée, tu libères tes pieds de leur prison haute. pieds nus silencieux dans l’appartement vide de toute vie, ton amie italienne est absente, vacant à ses occupations quelconques ou se perdant dans les bras d’un homme bien plus vieux qu’elle. qu’en sais-tu. tu l’as perdu de vue plus tôt dans la soirée au club. elle terminant son service, toi continuant à t’enfermer dans ton bureau, comme si tu ne te sentais plus en sécurité nulle part. contre lui. contre eux. contre toi-même. comme si à tout moment un nouveau trente-six tonnes pouvait te foncer dans la gueule. et tu t’attendais à tout. le pire dans cette histoire, c’est que même dans ce bureau, dans ce club tu t’y sentais corps étranger. comme une âme planant. comme une meuf trop droguée pour se rendre compte réellement des choses. tu faisais les choses par automatisme, juste le temps d’assurer le coup. le masque que t’enfilais t’épuisait. les balafres de guerre sur celui-ci menaçaient de montrer la vraie nana au grand jour. à tous ceux qui te pensaient forte, intouchable, membre de la mafia irlandaise. tu devenais nucléaire. la bombe à retardement. celle que l’on menaçait de lâcher en cas de nouvel affront. celle qui se pulvériserait en mille pour exterminer l’ennemi. simplement, tristement, fatalement, nana, tu devais celle qui n’avait plus rien à perdre.
celle qui était morte à l’intérieur.
alors, ce n’est pas ta présence qui y changera quelque chose. à la vie ici. t’as le coeur mort. le corps qui hante un appartement trop sombre et l'abat jour que tu allumes dans le salon n’y change rien. les ténèbres rôdent toujours dans les recoins assombris, s’éveillent et s’électrisent du retour de leur maîtresse dans le royaume. de celle qui retire sa veste, ses vêtements un à un dans un état second, les pensées nébuleuses fantomatiques. de celle qui étire son corps nu, le détend avant de rentrer dans la douche. avant dpasser son corps sous le jet de la flagellation où y coulent pensées et regrets. où s’y coule dans le syphon le masque de la soirée jeté au sol avec dégoût. ça tournoie sous tes yeux le mélandre de tes idées dans un mélange savonneux à l’odeur de péchés. tu ne fais que ça, nana, te repentir. sans succès. sans possibilité de pardon. tu ne le cherches pas, admettant seulement tes erreurs et faiblesses. et tu pourrais en chialer, si t’avais encore la force. tu chialerais sans larmes, si t’en étais encore capable.
le mitigueur que tu tournes, arrêtes, t’en sors de la cabine qui collectionne tes moindres états d’âme et secrets. tu te sèches, enfiles la soie satinée, le kimono qui recouvre tes épaules, c’est la cigarette entre les lèvres que t’allumes, les cheveux humidifiant encore le creux de ton cou alors que tu retournes dans le salon. silence, pénombre, c’est le pib de ton téléphone et la lumière qu’il émet qui perturbe la tranquillité. lnom de ce gars qui apparaît devant tes yeux, les tripes qui font un drôle de truc, tu souffles la fumée. J'suis en bas de chez toi, je peux monter ? oui. non. oui. t’en sais rien. aucune réponse, c’est le mégot que tu écrases dans le cendrier à la place. juste le temps qu’il soit là. parce qu’il le sera.
juste le temps que tu t’approches de la porte, l’ouvres en même temps que sa carcasse apparaît à l’étage. parce qu'il est là.
c’est le silence transformé, une vie qui s’ajoute et les démons qui frétillent d’impatience derrière ton dos.
qu’est-ce que tu fais là ?
bonne, pas bonne. dans quelle humeur qut’es encore nana ? quels démons t’habitent aujourd’hui ? y a pas le sourire sur tes lèvres ayant perdues leur couleur carmin, rien que le visage lisse. mais peut-être bien qu’y a la lueure dans le fond des yeux alors que tu l’observes. de haut en bas. du sommet de son crâne jusqu’aux chaussures qui l’ont amené ici. blond comme les blés, la dégaine plus ou moins bien habillée, l’appareil photo dans sa sacoche, lvisage fatigué par tu ne sais quoi. t’étais où bart ? avec qui ?
le regard qui revient dans ses yeux couleur mercurielle, tu finis par ouvrir la porte entièrement, l’invitant à entrer dans l’antre du démon alors que tu t'effaces sur le côté.
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MessageSujet: Re: escape, nana   escape, nana EmptyLun 22 Avr - 11:07

Une bouffée d’air, une pause dans ta vie qui perd tout son sens depuis plusieurs jours. Ou bien est-ce qu'elle est en train d’en prendre un ? tu ne sais pas. La vérité ? Tu ne veux pas savoir. Vraiment pas. Tu te convaincs qu’elle ne changera pas, que ton quotidien ne sera en aucun cas perturbé par l’arrivée de ta gosse d’à peine trois ans. Bien sur que tu continueras à te prélasser devant la télé en bouffant des pizzas et en buvant des bières, bien sur que tu continueras à rentrer au milieu de la nuit toujours en charmant compagnie, bien sur que tu pourras toujours partir sur un coup de tête si le cœur t’en dit… tu’es sur de sa Bart ? tu te mens à toi-même. En bas de chez Nana et pourtant incapable de pouvoir oublier la gosse que ta largué chez ta grand-mère quelques heures plus tôt. Merde. Tu voudrais pas y penser, tu voudrais gommer le sentiment de culpabilité qui est en train d’entourer ton cerveau. Un bon père serait passé chercher sa môme pour la ramener, la coucher dans son petit lit et la laisser se reposer paisiblement. La vérité c’est que la tienne est bien mieux chez son arrière-grand-mère. T’hésite à peine un instant, avant d’envoyer les quelques mots, de t’engouffrer dans le hall de l’immeuble, de monter les quelques étages en faisant claquer tes converses trop usés. T'as pas le temps de mourir au bout de la sonnette qu’elle t’ouvre déjà, comme si elle t’attendait depuis toujours. Et t’aime t’enrouler dans cette idée, affiche déjà un sourire satisfait sur ta belle gueule de petit con. Il’étire un peu plus quand elle te demande ce que tu fais là. Pourtant tu devrais le ravaler ton sourire quand tu vois que ta Nana sourit pas, qu’elle n'a pas l'air si heureux de te voir là. Il s'passe quoi Nana ? Pourquoi tu veux plus de moi ? Non, impossible. Impossible qu’elle ne veuille plus de toi nana. Impossible que tu ne sois plus aussi important. Tu refuses l’idée, entre quand elle t’y invite, hausse les épaules en t’apprêtant à répondre. « Je passais dans le coin, et comme tu donnes pas de nouvelle… », mauvaise foi, parce que t’en donne pas non plus, parce que 'as pas été très généreux en appel ou SMS ces derniers temps. Mais tu fais le premier pas, alors tu t’autorises à quelques réflexions, gomme toute même toutes les accusations quand tu viens embrasser sa joue, un baiser empli de tendresse comme tu en as peu pour les autres. Seulement pour elle. Tu fais tomber ta sacoche, ton matériel, ta veste sur une chaise, remonte les manches de ta chemise blanche sur tes avant-bras, relève le regard vers elle. « j'te dérangeais ? », elle pourrait être accompagné, un autre mec comme toi dans son lit, et l’idée te laisse un gout amer en bouche, te tord les tripes. T'aime pas ça, pourtant tu sais bien que t'es pas l’exclusivité de nana comme elle est loin d’être la tienne. Et ça te va bien comme ça, n’est ce pas . Ouais. Alors pourquoi tu l’as mauvaise Bart ? Tu poses ton dos contre la table, les jambes croisées devant toi, tu l’observes un moment. Tu pourrais tout lui dire à Nana, tout lui raconter, sur Rosa et le reste. Mais tu sais pas. Tu veux pas. T’as peur que ça change un truc, que ça casse ce que vous avez construit. Tu soupires, une main ouverte vers elle. « Et si tu venais me dire bonsoir ? », un sourire amusé qui retrouve tes lèvres quand tu meurs de la retrouver elle... Finalement tu te redresse, trop impatient, gomme la distance entre vous pour porter une main à sa hanche.

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MessageSujet: Re: escape, nana   escape, nana EmptyMer 1 Mai - 21:21

ça vibre dans ton corps. c’est bon. c’est mauvais. c’est dangereux. destructeur. j’avais pas besoin dressentir ça maintenant, bart. Je passais dans le coin, et comme tu donnes pas de nouvelle… ta main qui passe dans tes cheveux humides, le visage que tu tournes vers lui. le ricanement qui part, il est dégoûtant sur tes lèvres, nana. il a rien d’amusant, rien de taquin comme il peut l’être habituellement. ou comme il pouvait les caractériser. ils sont nombreux aujourd’hui, de ceux-là. de ceux qui vibre de rancoeur, de colère, d’ironie malsaine. ça t’enlaidit, tout cela. jusqu’à ta manière de rire.
avant, nana. tu riais, presque, de bon coeur. les vibrations de ta voix explosaient aux visages des uns, sur le corps des autres avec force. c’était communicatif. c’était énervant. c’était l’italienne un peu trop présente.
maintenant, nana, tu ris, souvent, de douleur. ce ne sont plus de rires. simplement l’expression de tes jugements. je ne donne pas de nouvelles ? que tu réponds, les yeux rapaces qui ne le lâchent plus. là, dans le positionnement de ton corps plus loin. à bonne distance. là, où avant ta prochaine envolée dangereuse, tu possèdes tout le loisir d’observer. de calculer. de laisser planer la méfiance et les doutes. de laisser l’instinct animal faire frémir les corps.
de ne pas craquer. surtout. tu es celui qui en a donné le moins. et tu détestes ça, l’admettre. tu voudrais être celle pour qui il rampe, comme de ceux que tu rejettes.
tu hais ça, nana. tu le hais bart. de te faire admettre que t’as attendu après lui. que t’as tenté de le voir sans qu’il ne t’en donne l’opportunité. de te faire passer pour la fille qui, peut-être, ressent les choses qu’elle s’est toujours refusée. tu passes pour celle qui attend qu’il veuille bien t’accorder de l’attention. et tu n’aimes pas ça. tu détestes l’idée que t’es ressenti le besoin qu’il soit là. qu’il t’entoure de ses bras pour te rassurer. pour te relever à temps.
mais c’est trop tard, bart.
marche bart.
avance toi, vas-y.
ses lèvres touchent la joue, tendrement, longuement. bizarrement, d’un de ces baisers peu ordinaires. d’un de ces baisers que tu n’as plus reçu depuis dix ans de la part d’un homme. alors, tu détournes la tête, un refus. les sourcils qui se froncent. à quoi tu joues bart ? à quoi tu joues nana ? à réagir comme ça ? comme une amante en colère de ne pas avoir eu son amant depuis trop longtemps. alors que t’en as d’autres. comme une petite-amie délaissée. alors que vous deux, ce n’est pas ça. c’est loin d’être ça. c’est loin d’être ce que tu souhaites. et pourtant, c’est là. trahi par ta colère, renforcée par tout ce qui te tombe dessus depuis des semaines et des semaines. révélé par un coeur qui pulse trop forte contre ton sein.
il repart, se débarrasse de ses affaires l’intru dans ton instant chaotique. relève son regard sur toi alors que t’as fini par revenir sur lui. il s’impose dans ton antre comme un mari trompeur rentrant chez lui, une heure en retard après avoir sauté sa secrétaire. y a rien de visible et pourtant ça saute aux yeux. ça t’éclate en pleine gueule cette espèce de jalousie que tu ressens. j'te dérangeais ? haussement de tes épaules, tu bouges dans la pièce dans ton drapée de soie, hésites à t’allumer une nouvelle clope. un peu ouais. le mensonge dans la voix alors que tu portes une de tes consommations abusives entre tes lèvres dénudées de couleur, de vie, sans bouger de l’endroit où tu t’es réfugiée. t’aimerais, qu’il t’ait dérangé avec un autre. qu’il tombe sur un de ces mecs vers qui tu te tournes quand il n’est pas là. quand il ne t’accorde aucune attention. vers qui tu te perds depuis qu’un autre a pulvérisé tout ce que tu pensais être amour.
et c’est finalement le silence qui vous englobe alors que vous vous observez. toi debout. lui appuyé contre la table. il y a la chose étrange alors que t’essayes de lire en lui. alors que tu fais tout pour ne pas te montrer cordiale. dégage bart. il finit par soupirer. craque le premier. tend une main vers toi dans une invitation à le rejoindre et tu hausses les sourcils. Et si tu venais me dire bonsoir ? non, non et non. il sourit d’une mimique amusée qui te met en rogne, le corps partagé. conscience contre coeur. rancoeur contre un goût de tu ne sais quoi. envie de l’envoyer contre celle qui rêve de se réfugier dans ses bras, de se perdre avec lui. t’as aucun mouvement vers lui, aucun regard pour cette main. et finalement, à nouveau, c’est lui qui s’avance. te rejoint, brise cette distance que t’as tenté de mettre entre vous. son corps te frôle. la chaleur de sa paume te brûle à travers le tissu quand il la pose sur ta hanche. c’est le frisson qui parcourt ton corps. le bon. celui qui te rend dingue. celui qui pourtant te dégoûte.
alors, c’est un pas que tu fais en arrière, tentant de rompre le contact. jpeux savoir d’où tu viens comme ça ? l’amertume qui crache, le questionnement jaloux qui trahit tes pensées, la contraction de tes muscles. il y a les flammes qui dansent dans ton regard nana, les démons qui dansent, cherchent une réponse que tu n’arrives pas à trouver. t’étais où bart ? qu’est-ce que tu fais ? qui te dit qut’es seul ici ? et que je veux de toi ? qui te dit que je suis seule dans cet appartement trop vide ? qui te dit qu’il n’y a pas quelqu’un d’autre qui m’attend ? parce que tu l’as trop attendu, bart. parce que tu refoules tout ce qu’il peut te faire ressentir d’étranger, de dangereux.
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MessageSujet: Re: escape, nana   escape, nana EmptyDim 19 Mai - 20:16

T’aurais peut-être dû l'appeler avant de passer, t’aurais peut-être dû l’appeler tout court, pour lui donner des nouvelles, un signe de vie, qu’elle sache que tout va bien, que tu’es vivant, que tu penses à elle… t’aurait peut-être dû lui ramener des fleurs, des chocolats, un ours en peluche ou ce genre de connerie que l’on ramène dans les films romantiques, le genre de truc que les mecs qui ont fait une connerie, font pour se faire pardonner. Mais t’a quoi à te faire pardonner à Bart ? Ton silence, ton absence ? depuis quand t’a des comptes à lui rendre à Nana ? Depuis quand tu te soucies du mal que ça peut lui faire quand tu réponds pas, quand tu décroches pas, ou même quand tu l’appelles pas ? tu penses à ça parce que tu l’as voit renfrognée, sa mine fermer et son regard un peu trop noir qui se pose sur toi. elle t’en veut Nana, tu sais pas pourquoi, mais elle t’en veut, ça se lit dans chaque expression de son visage, dans chacun soupire qu’elle pousse. pourtant tu résistes pas à l’envie de la taquiner, de lui dire que tu’es venu parce qu’elle donner pas de nouvelle, parce qu’elle t'appeler pas. C’est vrai elle l’a pas fait. Et toi non plus. aussi fautif l’un que l’autre, trop fière pour vous l’avouer. pourtant c’est Nana qui réagit, lance le premier reproché, te fais remarquer que tu es celui qui en a donné le moins. et tu soupires, pour toute réponse. elle a raison. tu as tort. pourtant tu répliques pas, préfère te taire, poser tes affaires après avoir embrassé sa joue.

Tu la sent distante nana, et tu lâches la question qui te taraude l’esprit, tu lui demandes. Est-ce que tu la déranges ? est-ce qu'elle est seule ? est-ce qu'elle t’a remplacé, échanger, s’est prise d’affection pour un autre ? Ça t’fait chier de l’admettre, mais ouais, l’idée te plaît pas, l’idée te tracasse, retourne l’estomac. sa réponse encore plus. ouais tu la déranges, ouais ta présence n’était apparemment pas souhaitée dans son appartement, ouais elle n'avait peut-être pas envie de te voir. pourtant tu’es là, et tu restes silencieux. ce drôle de silence qui vous enveloppe, l’un et l’autre, quelques pas pour vous séparer, une distance qui te paraît immense et invivable, te rend mal à l’aise, nerveux. C'était peut-être pas une bonne idée de venir la voir, peut-être par la solution pour effacer ces derniers jours de silence. c’est toi qui craques en premier, une main tendue vers elle, tu réclames qu’elle vienne à toi, qu’elle fasse le premier pas. mais elle bouge toujours pas, et tu te maudis d’être autant attiré par ton Italienne, par son caractère à la con, et sa fierté sans limite. C’est finalement toi qui soupires une nouvelle fois, se décolle de la table pour avancer vers elle, une nouvelle fois, poser une main sur sa hanche. elle recule. le geste que tu comprends pas, qui te fend le coeur. elle pose ses yeux sur toi, demande d’où tu viens comme ça, crache la jalousie en pleine gueule sans se poser de questions. qu’est-ce qu'elle a Nana ? “qu’est-ce que t'a nana ?”, tu comprends pas, recule à ton tour, un pas en arrière. tu la dévisages, un peu plus encore quand elle te dit que t'es peut-être pas le seul ici. tu trépignes, mais ne montre rien, raccroche ce sourire mesquin au coin de tes lèvres. “J'suis pas très branché plan à trois avec un mec tu sais”, tu bouillonnes intérieurement, et pourtant tu fais tout pour ne pas le montrer, rester calme. “il est ou le problème ? depuis quand on doit se rendre des comptes ?”, avant, y avait pas de sentiment avec Nana,  juste du cul. maintenant y’a plus de cul. juste des sentiments.

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MessageSujet: Re: escape, nana   escape, nana EmptyJeu 13 Juin - 20:40

dualité du corps et de l’esprit. l’un réclame, l’autre fuit. le premier demande le lâcher prise, à fondre contre lui pour l’aimer un peu, chialer, frapper, crier. le second préfère l’éloignement pour ne courir aucun risque.
ce n’est pas cela entre vous. ce n’est pas censé être comme cela. et c’est encore pire ce soir. t’es absent depuis trop longtemps, des semaines de trop à nous éviter, à faire en sorte que l'on ne se voit pas. t'étais où ? t’as manqué les premiers signes de la fleur qui fane plus vite qu’ordinaire. qu’est-ce que t'as nana ? mouvement de tes épaules vers le haut alors que ses pas le mènent plus loin de toi. il recule, incrédule. il s’éloigne, perdu face à tes réactions surprenantes. la chaleur de sa main te manque déjà. c’est trop ce soir, bart. tu tombes mal. c’est trop intense. son regard dans le tien, les émotions sont indéchiffrables. ton regard dans le sien, tes émotions sont obscures. son sourire mesquin qui apparaît sur ses lèvres te fait tirer plus fort sur ta clope, te fait lui balancer le même genre sur tes charnues dénudées de ton carmin habituel, signature de tes lèvres sur les épidermes.  j'suis pas très branché plan à trois avec un mec tu sais. un reniflement dédaigneux, le tien, la fumée que tu souffles vers lui. poison envoyé comme le poison tiré de ton palpitant. acidité de tes mots envoyée comme reflet de ce qui s’écoule dans tes veines.
ah ouais ? dommage, on se serait bien amusé. tu préfères avec une autre fille, c’est ça ? c’est moche sur tes lèvres le sourire railleur, pour le voir froncer les sourcils, pour le voir imploser. c’est moche, entre vous, le chemin sur lequel vous commencez à avancer. comme toujours, tu détruis au lieu de sauver. comme à chaque fois, tu fais souffrir pour ne pas l’être seule. me laisse pas seule bart.il est ou le problème ? depuis quand on doit se rendre des comptes ? cancéreuse encore entre tes lèvres, les yeux dans les siens. ils plongent pour s’y noyer, ils plongent pour se tuer définitivement. c’est toi qui le prends comme ça. je te demande juste d’où tu viens pas à quelle fille t’as ouvert les cuisses juste avant. je m’en fous de qui tu baises. mensonge dans lequel tu t’enfonces, tu rêves de ça. qu’il nie une chose qui ne te concerne pas et qui ne t’intéresse pas habituellement.
tu rêve d’un impossible, d’une réalité qui te dégoûte. pourquoi est-ce que tout à coup tu ne t’en fous plus ? pourquoi est-ce que tout à coup t’as si besoin de lui ce soir ? de te sentir importante pour quelqu’un ? pour un homme.
juste parce que tous les autres t’abandonnent, nana.
juste parce que tous les autres te poignarde le coeur.
juste parce que tu le sens, qu’il t’échappe, bart. où tu vas ? avec qui ? pas sans moi.
tu te déplaces, cigarette à moitié que t’écrases dans le cendrier posé sur le meuble. reviens là. comme un ordre donné dans le timbre de ta voix.
qu’il revienne vers toi. t'en as envie, de ses bras pour te perdre. de sa présence pour oublier dans cette bipolarité des envies. tu cales le bas de ton dos contre le meuble, attends en jouant avec la ceinture du kimono.
reste là bart. casse toi bart. choisis, parce que je ne sais plus ce que je veux. je ne suis plus capable de rien ce soir. j’ai le coeur à demi-mort qui reprend un souffle en ta présence mais qui te conseilles de fuir.

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