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 ceux qui rêvent (kurtis)

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Lais Eberle


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MessageSujet: ceux qui rêvent (kurtis)   ceux qui rêvent (kurtis) EmptyVen 15 Mar - 2:38


C’est à l’aplomb du soleil que tu émerges d’un sommeil agité, la tête encore lancinante et brouillée par ta dernière soirée. Les rayons filtrés par les rideaux te tirent de tes rêveries, un sourire étirant ce visage bien trop souvent mélancolique. Tes pieds nus foulent le parquet toujours froid de la vieille bâtisse encore endormie, bercée par le ronronnement continu de la vieille chaudière et les effluves des excès de la veille. En rejoignant la colocation, tu as perdu toute notion de confort ou d'intimité qui t'étaient si chère. Il flotte dans l'air cette odeur de tabac froid, se mêlant au tapage des claquements de portes et à tous ces cris lancés à travers l’escalier. Mais tu t’y sens comme chez toi, et pour toi Lais, ce n’était pas gagné.
Il est dix-huit heures lorsque tu te décides à sortir prendre l’air. Tu te laisses porter assez paresseusement à travers les rues bondées laissant derrière toi la proximité inconfortable qu’offre tes doutes. Ils ont pour habitude de te suivre partout, comme une deuxième ombre. Mais pour aujourd’hui, le Queens s’offre à toi, si bien que tu n'es pas sûre de vouloir être la bienvenue quelque part. Ta bouche a la couleur carmin du ciel, cet eden qui s’embrase et promet d’embrasser tes désirs. Princesse d’un jour et reine de ta nuit, c’est un peu soûle d’envie que tu déambules dans les rues. Tu écumes la nuit à mesure que le crépuscule grandit et observes les lumières de la ville s’allumer et clignoter. Elles brillent et remplacent les étoiles que tu ne peux voir. A quoi rêves-tu lais lorsque le ciel s’assombrit ? Tu apprivoises les vitrines infinies et son horizon doré à mesure que tes pas te portent. Noyée dans un flot de corps s'entrechoquant, ton regard se perd à travers cette houle de commerces. Les bruits qui t’entourent sont étouffés par le chahut de tes pensées et tes azures s’arrêtent sur une silhouette qui te semble familière. Son reflet se mélange à celui que te renvoie la vitre, celui d'une môme aux traits doux quoi qu’un peu niais. Sans plus réfléchir, tu entres dans la petite enseigne animée par un néon et rejoins Kurtis accoudé au comptoir. Tu l’as croisé une première fois aux urgences, l’arcade ouverte et les poings encore agités par la colère. Les impératifs médicaux t’ont permis de le recroiser de nouveau bien plus tard. Cette seconde rencontre vous a concédé plus de temps pour discuter et dans un acte de bravoure, tu as récupéré son numéro. Mais les occasions sont venues à manquer, et tu mentirais en te persuadant que tu ne l’avais pas oublié. Ne commande pas je t’emmène quelque part. tu annonces, sortie de nulle par et de but en blanc. La raison complètement déconnectée, c’est à toi d’inventer la suite Lais. Habituellement, les mauvaises décisions ça te connaît, et pourtant tu es persuadée que la pente glissante sur laquelle tu t’engages t’offre la perspective d’une belle soirée. Promis on pourra manger la bas. Je crève de faim. Il te suit sans sourciller, s'abandonnant à ton plan si foireux sur le papier. Je suis désolée de ne pas t’avoir appelé avant. J’ai pas trop eu le temps. Vous n'êtes qu'à quelques pas seulement de ton lieu secret et tu as les idées qui bouillonnent. T'as plutôt bien apprécié Kurtis le peu de fois où tu l'as croisé, et tu as même regretté de ne pas t'être décidé à l'appeler avant. C’est ici. Tu pointes de ton doigt une devanture abimée au rideau arraché. J'te rassure, c’est pas un piège. J'aurais d'autres moyens plus persuasifs pour te kidnapper. que tu dépêches d'ajouter en ricanant devant son air interloqué. Prêt ? Tu vas devenir un vrai New Yorkais ce soir. plutôt culottée venant d’une gamine de la campagne. Tu pousses une porte à la dérobée et t’engages dans un couloir mal éclairé. Lorsque tu as envie de t’échapper de l’effervescence du quartier, tu te réfugies vers des lieux plus authentiques et moins fréquentés. Tu te rapproches des pulsations lointaines de la musique jusqu'à ce qu'elle s’intensifie enfin dans la salle. Le bruit des patins côtoie celui les rires et des chutes. Le parquet au centre est éclairé par des lumières bleues et roses, donnant au lieu cette esthétique propre aux années quatre-vingt. Tu ricanes devant la boule à facette surplombant la pièce et traînes Kurtis jusqu’au comptoir. Un tour ou deux et on se prend un truc à manger. Les patins déjà aux pieds, tu lui jettes un regard hilare. Attention à ton joli minois, j’ai pas envie de te recoudre. C’est un bonheur ridicule qui t’envahit. Il semble ne surgir de nulle part, mais il inonde ton corps d’une étrange légèreté. La musique inonde tes oreilles et son air entêtant te fait lever les bras vers le ciel. Tes bras se délient, ton corps se détend et tu danses sans raison, enivrée par l’euphorie d’une joie bien peu souvent présente éveillant tes sens.


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MessageSujet: Re: ceux qui rêvent (kurtis)   ceux qui rêvent (kurtis) EmptyVen 22 Mar - 2:12

kais / ceux qui rêvent /

T'es pas connu pour être le type le plus soucieux du monde qui l'entoure, Kurt. Au contraire, y'a pas grand chose qui trouve suffisamment grâce à tes yeux pour que t'y portes un intérêt particulier. Mais dans ce pas grand chose, y'a quand même deux-trois trucs auxquels tu tiens tout spécialement, et pour lesquels ta devise de vie "j'en ai rien à foutre de rien" ne devenait plus qu'une succession de mots sans plus une once de vérité. Y'a Noa dans l'panier. Noa et les deux autres abrutis du crew ; ton bras droit et ta jambe gauche. Y'a tes frères, ton père, ton sang et ta chair. Y'a les bagnoles, et les gonzesses aussi, parce que t'apprécies tout autant les deux types de carrosserie. Et puis, quelque part dans le reste, à une place de choix, y'a la bouffe. T'avalerais n'importe quoi à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Alors c'est pas étonnant que tu te retrouves là, accoudé au comptoir d'un fast-food, bien décidé à te gaver de gras, comme à ton habitude. Il semblerait toutefois que l'adage disant que les habitudes sont faites pour être bousculées n'était pas totalement faux. Du moins, c'est la pensée qui te traverse l'esprit quand tu te fais arrêter dans ta lancée. « Ne commande pas je t’emmène quelque part. » Tu ne fais pas attention au caractère peu familier de cette voix. Au lieu de ça, tu fais l'erreur de penser que ça ne peut être que Noa, pour le culot et le côté féminin (encore qu'il n'y avait que la voix qui soit un tant soit peu féminine chez la gamine wilson). Mais si t'avais pris la peine de vérifier avant d'ouvrir la bouche Kurtis, t'aurais au moins pu échapper à l'embarras. « C'est pas toi qui vas m'empêcher de m'en mettre plein la pense », tu lâches avant d'enfin t'autoriser à jeter un regard à ton interlocutrice. Laïs. C'est à ce moment précis que tu dois devenir blanc comme une paire de fesse qui n'aurait pas vu le soleil depuis 1920, au moins. Mais le temps de remettre tes idées en place et de te décider sur la meilleure manière de t'excuser sans passer un peu plus pour un con, c'est elle qui reprend la parole, manifestement pas offusquée de cette agression. « Promis on pourra manger la bas. Je crève de faim. » Tu ris nerveusement. « Désolé, je t'ai prise pour quelqu'un d'autre », tu t'excuses finalement en te massant convulsivement la nuque. « Mais j'refuse jamais un rendez-vous où y'a de la bouffe », t'ajoutes tout de même, de façon à lui signifier que son intervention n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Et comme à ton habitude, c'est quelques secondes trop tard que tu te rends compte du côté équivoque de tes précédents propos. Aussi, tu sors les rames Kurtis, pour te sortir d'une galère dans laquelle tu ne te trouverais pas si t'avais su te la fermer ne serait-ce qu'une minute. « Pas que je crois que c'est un rendez-vous hein, mais... enfin, si c'en était un, je t'aurais quand même pas recalée, j'veux dire... c'est pas... » Tu marques une courte pause que tu mets à profit pour lâcher un soupir lourd de sens. « J't'assure, j'suis pas si con. » Pourtant, t'en viens à en douter quand tu te sens obligé de le lui préciser. Mais c'est définitivement pas ton truc de te vendre à la gent féminine, gamin. La jolie Lais avait eu beau décrocher ton numéro lors de votre dernière rencontre, rien n'était gagné (si tant est qu'il y ait quelque chose à gagner dans cette histoire). Après tout, ce numéro, elle n'avait même pas pris la peine de le composer une seule fois. Et t'y a pensé quelques fois, Kurt. Souvent, si t'es un peu honnête. Tu t'es dis que c'était sans doute le résultat d'un pari stupide lancé par une copine ou un collègue (voire même par elle-même, pour l'amusement). Toi qu'es déjà une blague à toi tout seul, au fond, ça ne t'aurait pas franchement étonné. « Je suis désolée de ne pas t’avoir appelé avant. J’ai pas trop eu le temps. » Tu hausses les épaules, feignant l'indifférence. Tu ne voudrais pas qu'elle pense que ça t'importait ou que tu l'avais peut-être un peu espéré. Tu lui balancerait bien une phrase toute faite, une de ces disquettes pourries du genre "c'est pas grave, le destin nous a désormais réuni ici", mais t'es pas un loser à ce point. Alors tu te la joues plus soft, et délibérément détaché. « C'est pas grave, moi non plus », tu commences avant d'ajouter la phrase de trop. « J'avais oublié de toute façon. » Ok, rectification : t'es peut-être bien un putain de loser finalement, doublé d'un goujat. Probablement que tu fais bien de ne pas rester là-dessus trop longtemps. Tu te lèves afin de la suivre, et restes silencieux le temps qu'il faut pour te dire finalement que pour une fois, t'as fait ce que tu avais de mieux à faire. Tu parviens même à ne pas exprimer le fond de ta pensée lorsque Lais te présente enfin l'endroit final. La devanture ne te dit clairement rien qui vaille. Et t'as beau ne rien dire Kurt, il semblerait que la déception se lise sur ton visage. « C’est ici. J'te rassure, c’est pas un piège. J'aurais d'autres moyens plus persuasifs pour te kidnapper. » Un rictus déforme tes lèvres. Tu voulais lui adresser un sourire rassurant, mais force est de constater que ce n'est pas ce qui ressort. « Alors kidnappe-moi maintenant s'il te plaît. » Un rire accompagne tes propos, rendant l’atmosphère un brin plus légère. Au fond, elle l'avait déjà un peu fait. Et toi, tu t'es pas fait prier pour la suivre. Comme un syndrome de Stockholm anticipé. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur que tu regrettes un peu. Tu te demandes ce que tu fous là, et puis finalement, tu te rends à l'évidence ; t'aurais pas pu résister longtemps à l'azur de ses yeux. Ni à sa gentillesse. Ni à la douceur de ses sourires. Y'a que ça pour foutre un mec dans la merde jusqu'au cou, bordel. « Un tour ou deux et on se prend un truc à manger. » Tu secoues légèrement la tête, le temps de te libérer de ces pensées. Tu t'en voudrais de faire ta mauvaise tête, parce que tu ne souhaites pas la vexer, encore moins la décevoir. Mais ton profil de galérien professionnel associé à des patins, ça ressemble drôlement à un bon gros début de scénario-catastrophe. « Attention à ton joli minois, j’ai pas envie de te recoudre. » Tu hausses les sourcils d'un air entendu. Même la jolie brune ne semblait pas franchement confiante. « Pourtant, t'as des talents d'infirmière indéniables. » Et tu te retiens d'ajouter que dans tes souvenirs, te faire choyer par ses soins était bien loin d'être désagréable. Pour un peu, t'aurais presque envie de tenter un nouveau dérapage. Néanmoins, un dérapage sur la piste n'était clairement pas dans tes plans. « J'enfile pas ces trucs », tu râles en dodelinant frénétiquement de la caboche. « J'ai ma fierté figure-toi, j'ai pas envie de me casser la gueule. » Encore moins devant toi, Lais. Lèvres pincées, tu prends le temps de jeter un regard aux alentours, l'arrêtant quelques secondes sur les autres personnes qui avaient eu la même mauvaise idée. Y'a même un gamin, là-bas, juste derrière, qui trébuche. Et toi Kurtis, t'éclates de rire. « Tu vois Lais, y'aura toujours un con comme moi quelque part pour se foutre de la gueule des gens. C'est ce que je veux éviter. » T'es déjà suffisamment doué pour te taper la honte tout seul, inutile de faciliter davantage les choses en remplaçant tes godasses par des patins. « Et puis je m'en voudrais d'être obligé de me moquer de toi », tu termines en lui adressant une moue délibérément exagérée. Au fond, t'es comme ça avec tout le monde Kurt, toujours le même. C'est tellement ancré en toi que tu ne te rends même pas compte que tu voudrais agir différemment avec elle (ou au moins essayer), pour pas qu'elle te prenne pour un putain de blaireau. Mais les habitudes ont la peau dure. « Mais bon, vas-y ! », tu l'encourages avant de te marrer d'une manière qui, au contraire, aurait donné à quiconque l'envie de faire demi-tour. « Garde juste en tête que le danger numéro un, c'est pas de te prendre une gamelle, c'est de risquer que ce soit moi qui joue le rôle de l'infirmier en fin de compte. »

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MessageSujet: Re: ceux qui rêvent (kurtis)   ceux qui rêvent (kurtis) EmptyVen 29 Mar - 0:18


Depuis toute petite, tu es animée par une fièvre compétitrice, Lais. Elle biaise tes a priori et ton rapport aux autres et a développé chez toi cette timidité que tu qualifies certaines fois de maladive. Elle t’accompagne quotidiennement, ne laissant que peu de place pour t'épanouir dans tes amours et amitiés. Et c’est une drôle de situation dans laquelle tu t’es volontairement plongée ce soir. Un moyen certainement inavoué de provoquer le destin ou bien le hasard, une sorte de caprice. Et peut être même tu l’as aggravé, cette situation, à te lancer corps et âme perdue dans une aventure douteuse, au bras d’un inconnu. « Pas que je crois que c'est un rendez-vous hein, mais... enfin, si c'en était un, je t'aurais quand même pas recalée, j'veux dire... c'est pas… » tu aurais presque envie de rire devant sa maladresse. Tu hausses doucement les sourcils, parce que tu te reconnais dans son comportement. Toi-même tu t’emballes trop vite dans des positions similaires, échappant totalement à ton contrôle. Ce n’était pas prémédité, appelle ça comme tu veux. que tu déduis d’un haussement d’épaule détaché. C’est toi, Lais, qui lui a sauté dessus sans réellement lui laisser d’autre choix que de t’accompagner. Peut-être qu’il est trop bien élevé Kurtis pour avoir osé te contredire dans ton plan bancal. « J't'assure, j'suis pas si con. » son visage attise chez toi une certaine tendresse, et c’est un sourire entendu, quoique, un peu maladroit qui déforme tes traits. Simplement un sourire pour conclure ses mots. Des mots qui se font gauche et malhabiles.« C'est pas grave, moi non plus. J'avais oublié de toute façon. » L'indifférence par laquelle il accuse ton manque de nouvelles ébranle la plupart de ces timides et nouveaux espoirs florissant. Si te cachais moins derrière cette image parfaite que tu travailles Lais, tu réaliserais que tu l’as guetté, Kurtis, le temps de ton stage aux urgences. N'importe quoi, n'importe quand, pour vu qu'il repasse un jour, pourvu qu'il sache où te trouver. T'inquiètes pas, je ne suis pas des plus mémorables. Le regard planté sur tes chaussures, tu feins d’ignorer le spectacle de cette déception qui te prend la gorge, et qui se joue sur son visage. Une scène en plusieurs actes assombrissant ta mine pourtant si joviale. Tu blêmis face à la moue quelque peu perplexe de ton complice du soir devant ta salle cachée. La confiance aveugle en qui tu avais confiée tous tes espoirs s'évapore, te laissant un estomac noué et un embarras grandissant. Une gêne que tu tentes, tant bien que mal, de cacher face à sa réticence à t'accompagner sur la piste. « Pourtant, t'as des talents d'infirmière indéniables. » Peut-être bien. tu lui glisses un regard en coin. Mais j’en ai tout pleins d’autres de talents, un poil moins douloureux. Avec tes jolis mots tout faits, tu essaierais presque de te vendre auprès de Kurtis, qui ne semble pas plus à l’aise que toi. Les relations c'est quelque chose que tu ne saisis pas vraiment, après tout. Tu es des plus à l'aise à essayer de réparer les âmes égarées que tu croises, qu'à attiser leur curiosité, comme des astres gravitant autour d'autres jolies étoiles, qui ne sont pas toi. Trop occupée à soigner les peines, à te cacher derrière de jolis sourires maquillés. « J'enfile pas ces trucs. J'ai ma fierté figure-toi, j'ai pas envie de me casser la gueule. » tu fais la moue. Tu n’es pas du genre impulsive Lais, bien au contraire. Ta personnalité introvertie te pousse à réfléchir, à mieux te vendre. Tu es forcée de t’avouer que sous tes mots joliment dosés, se cache l’envie de lui plaire un peu plus que physiquement à Kurtis. Et s'il a fini par te suivre dans ce drôle de schéma que tu lui dessinais, c’est qu’il était curieux de ce que tu avais à offrir. Il ne faut pas non plus qu'elle prenne trop de place ta fierté.  Tu te contentes de hausser les épaules, désarmée par une répartie absentéiste. « Tu vois Lais, y'aura toujours un con comme moi quelque part pour se foutre de la gueule des gens. C'est ce que je veux éviter » tu relèves un sourcil inquisiteur. Ça veut dire que tu ne prends jamais de risques ? Ta voix se pare d'un ton de défi, un air malicieux éclairant ton visage. « Et puis je m'en voudrais d'être obligé de me moquer de toi » Tu ne te risquerais pas. J'ose espérer pouvoir te surprendre par contre les mots sortent spontanément, trop rapidement pour pouvoir y réfléchir. « Garde juste en tête que le danger numéro un, c'est pas de te prendre une gamelle, c'est de risquer que ce soit moi qui joue le rôle de l'infirmier en fin de compte. » dans le fond il a pas tord et sa remarque t'arrache un rire moqueur. Si mes chances de survie en ta présence sont nulles, je ne vais peut être pas tenter le diable. t'es lourde lais. Ta fierté prendrait un coup si je dois me soigner ou me réanimer toute seule. non pas que tu serais contre une séance de bouche à bouche, mais avant d'en arriver là avec tes petits patins aux pieds. A moins que ce soit un moyen de me dire que je ne t’intéresse pas, et que tu préfères que j’aille rejoindre ce Don Juan là bas. Tu balances ton menton en avant, pointant maladroitement un type à l’allure empâtée, beaucoup trop lent pour accorder le moindre intérêt aux personnes qui l’entoure. Merci mais je vais passer mon tour. que tu lui accordes d’un clin d’oeil, les patins déjà décrochés, les joues bien trop rouges face à l'engouement dont tu viens de faire preuve sans prendre en compte ses envies. Après tout c'est toi qui es allée le chercher. Tu veux faire quoi? Moi je te suis, à toi de rattraper mon plantage.

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MessageSujet: Re: ceux qui rêvent (kurtis)   ceux qui rêvent (kurtis) EmptyMer 29 Mai - 23:43

kais / ceux qui rêvent /

On t'a pas appris, toi, le tact. T'as été élevé dans un environnement rempli de testostérone et d'indélicatesse dans lequel on considérait plus viril de cacher ses sentiments et de faire semblant d'ignorer ceux des autres. Et c'est ancré en toi, Kurtis, ces mauvaises manières qui ne sont pour toi ni plus ni moins que la normalité. Alors forcément, tu réalises pas que c'est une attitude d'abruti fini que de faire croire à une fille qu'elle ne t'avait pas suffisamment marqué pour que tu t'en souviennes. Tu t'rends même pas compte de la déception pourtant si flagrante qui affaisse ses traits à l'instant-même où tes mots dépassent la barrière de tes lèvres. Pourtant, y'a un truc qui s'brise, quelque part. A moins que ce ne soit cette espèce d'éclipse au fond de ses prunelles qui te donne cette impression. Et c'est vrai, gamin. Il devrait t'indiquer, ce changement soudain au fond de ses yeux, que tu l'as blessée. Tu regretterais le bleu si éclatant de ses opales si seulement t'étais pas assez con pour n'avoir rien remarqué. Et tu regretteras, Kurtis. « T'inquiètes pas, je ne suis pas des plus mémorables. » La vérité, c'est qu'tu sens que tu devrais dire quelque chose. Tu devrais lui dire que c'est pas vrai, la rassurer, lui assurer qu'elle possède au contraire ce petit quelque chose qu'on oublie pas - que t'oublies pas. Mais y'a rien qui sort. Parce que t'es incapable d'aligner à la fois tes mots, tes pensées, et le peu de savoir-vivre qui traîne quelque part en toi. Alors tu laisses la situation se tasser d'elle-même pendant que ton attention se porte davantage sur la surprise que te réserve la jeune femme. Curiosité piquée, mais inquiétude à vif. T'es pas serein gamin. Pas plus quand tu pénètres enfin dans le bâtiment dont l'entrée ne te disait déjà rien qui vaille. Durant les longues minutes que tu t'accordes pour scruter les alentours et observer les quelques cascades mémorables qui s'accumulent devant tes yeux éberlués, tu te demandes ce qui a bien pu passer par la tête de Lais pour te traîner jusqu'ici alors qu'elle avait déjà dû exercer ses talents d'infirmière sur ta pauvre personne. « Mais j’en ai tout plein d’autres de talents, un poil moins douloureux. » Tu ris bêtement, Kurt. Et c'est tout ce que tu fais parce que t'es déjà en train de penser à la suite. C'que tu voudrais surtout, toi, c'est qu'il y ait une non-suite. Alors tu te braques. « Il ne faut pas non plus qu'elle prenne trop de place ta fierté. » T'as envie de rire à nouveau. D'la fierté, t'en a pas des masses. En tout cas, t'y penses jamais trop longtemps pour ne pas faire de conneries, gamin. Mais elle sait pas, Lais, que t'es gauche de A jusqu'à Z. Et c'est sans doute pour cette raison que tu t'mets à paniquer. Parce qu'elle va bien finir par se rendre compte que t'es qu'un putain de boulet. Et il semblerait que, pour une raison qui t'échappe encore, tu n'aies pas envie qu'elle te voie comme tel. « Ça veut dire que tu ne prends jamais de risques ? » Là, ce serait le moment idéal pour lui avouer qu'au contraire, t'en prends sans doute trop, que t'es un peu abruti, que t'as pas la lumière à tous les étages et que tu ne réfléchis jamais avant de faire de la merde et ensuite, de sauter dedans. Mais l'option "honnêteté" dans ces circonstances ne te plaît pas tellement. « Alors... non. » Le silence qui suit tes propos semble trahir leur véracité, tant et si bien que tu t'efforces de te défendre à nouveau. « J'prends jamais de risques parce que... j'suis un mec mature... et responsable... genre, sur qui on peut compter, tu vois ? » Mais ça sonne faux, gamin. Même tes dons que comédiens sont pathétiques (ou c'est peut-être qu'en fait, t'en as pas). Tu restes silencieux un instant. Tu cherches à savoir ce qu'elle peut bien penser, mais ça non plus tu sais pas faire, Kurtis. Alors, dans le doute, tu préfères te rendre. « Ça va... j'suis plutôt du genre à foncer tête baissée et à faire n'importe quoi », tu admets comme si t'avais peur de te faire engueuler par quelqu'un pour avoir menti. « C'est juste que là... » C'est juste que là, t'es avec moi et que j'ai pas envie de me ridiculiser devant toi. Mais tu ne termineras jamais cette phrase. Au lieu de ça, tu t'empares brusquement d'une paire de patins que tu enfiles en moins de deux. « Ok, c'est bon ! J'y vais. Mais tu viens avec moi. Comme ça, dès que j'sens la gamelle, j'te pousse. Y'a pas de raison que j'sois le seul à m'péter les os. » Lourdeur. Indélicatesse. Tu devrais travailler là-dessus, Kurtis. Parce que c'est pas comme ça que tu risques de marquer des points. « Si mes chances de survie en ta présence sont nulles, je ne vais peut être pas tenter le diable. Ta fierté prendrait un coup si je dois me soigner ou me réanimer toute seule. » Tu t'apprêtes à bougonner un genre de réplique mal-aimable de ton cru, mais par chance, la demoiselle reprend la parole avant que tu n'aies le temps de le faire. « A moins que ce soit un moyen de me dire que je ne t’intéresse pas, et que tu préfères que j’aille rejoindre ce Don Juan là bas. » Y'a tout un tas d'informations qui s'entremêlent dans ton cerveau, jusqu'à t'en faire des noeuds. Tu t'rappelles pas lui avoir envoyé des signaux qui disaient qu'elle t'intéressait. C'est pas qu'elle t'intéresse pas, mais ça t'fait à moitié flipper, quand même. Tu sais pertinemment que c'est à partir de ce moment-là que les catastrophes vont commencer à s'enchaîner jusqu'à ce que la douce Lais ne se barre dans l'autre sens parce que t'es qu'un putain de blaireau. Et comme si le penser ne suffisait pas, il fallait bien que tu te mettes à la pratique. « Que tu me quoi ? » Tu ris nerveusement. « Attends, tu t'es juste occupé de me rafistoler, t'es comme... un pansement. Ça'a rien de sexy un pansement. Pourquoi je serait intéressé par un pansement ? » Une grimace totalement idiote déforme tes traits tandis que tu ris de plus belle, comme le boulet que tu es. Tu t'rends même pas compte de la dimension blessante de tes propos, trop occupé à essayer de t'extirper d'une situation que tu juges trop embarrassante pour toi. Si t'avais été un tout petit peu moins con, tu te serais sans doute aperçu que ç'aurait été moins pénible pour toi de te faire griller que ça ne l'était pour elle de se faire rembarrer d'une façon aussi grossière. Parce que le pire dans tout ça, gamin, c'est qu'elle te plaît bien. Sinon, t'aurais jamais accepté d'aller te péter la gueule sur la glace juste pour ses beaux yeux. D'ailleurs, t'es tellement décidé que ça te surprend quand la belle te coupe dans ton élan. « Tu veux faire quoi ? Moi je te suis, à toi de rattraper mon plantage. » « Comment ça "j'veux faire quoi" ? Ça s'voit pas ? », tu l'interroges sans pour autant lui laisser le temps de répondre, le regard rivé sur tes patins. « J'vais à la piscine municipale me faire quelques p'tites longueurs. » Y'a cette raillerie dans le ton que tu emploies, mais elle tient davantage de l'amusement que de la moquerie. « Allez, raboule ! » D'une démarche absolument grotesque, tu tentes de rejoindre l'entrée de la piste. « Le premier qui se ramasse a un gage. » Tu le sais, pourtant, que c'est une mauvaise idée ; que ce sera toi l'idiot de service qui se retrouvera le cul au sol dans les prochaines dix secondes. Mais tu ne serais pas Kurtis si tu ne te ruais pas sur toutes ces putains de mauvaises idées, pas vrai ? Quand on est un mec à problèmes, on s'y tient. Sans faire exprès, mais on s'y tient.

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MessageSujet: Re: ceux qui rêvent (kurtis)   ceux qui rêvent (kurtis) EmptyDim 7 Juil - 13:26


Les attentions superflues se nourrissent certainement d’envie et de surprise que l’on provoque chez l’autre. Ce sont de toutes petites choses qui éveillent l’envie d’embrasser de nouveaux désirs, de vivre dans l’instant d’un moment quelle que soit sa forme ou son importance. Et tu n’avais pas d’espoirs particuliers, lais, en te lançant dans cette soirée. Elle s’est improvisée sous les couleurs criardes de néons crépitants. Le profil à demi-éclairé de kurtis t'apparaissait comme l’une des réponses, presque évidente, à des heures d'errance sous l'asphalte craquelé du Queens. Mais des rires un peu gauches viennent fausser vos mots, des instants un peu lourd, en deçà de toutes espérances oubliées dans l’ombre de désirs réprimés. Et tu saurais trouver dans ses paroles de tristes réminiscences. Des fragments de souvenirs, de ces moments où tu n’étais pas assez. Délicatesse amère de jolis espoirs avortés. L’idée même que tu ne sembles pas paraître suffisamment importante ; à ces yeux et à ceux des autres.
Kurtis.
Un inconnu connu. L’étrange caprice dont tu ne pourrais te justifier. Une drôle d’attirance bien présente que ses mots, empreints d'une maladresse doucereuse, à faire sourire les passants autour, ne fait qu’accroître chaque secondes un peu plus. Tu ne pourrais expliquer ces regards à la dérobée que tu lui glisses assez bêtement. « J'prends jamais de risques parce que... j'suis un mec mature... et responsable... genre, sur qui on peut compter, tu vois ? » tu arques un sourcil peut-être un peu plus dans le jugement que de surprise. Mais tu hoches aussi doucement la tête, ton attention toute portée sur ton ami du soir. « Ça va... j'suis plutôt du genre à foncer tête baissée et à faire n'importe quoi ». Le silence vient répondre à ses mots quand ton coeur aurait cru bon de répondre avec un rire ou une blague n'amusant certainement que toi. Ton cœur, lais, vacille encore et encore, au grès du déferlement des idées traversant ton esprit. Devant ces petites choses que tu tentes d'apprendre sur lui. Et c’était n’importe quoi de me suivre dans mes plans un peu foireux du soir ? Il y a la lais en toi audacieuse, un brin téméraire dont la présence lunaire, presque lunatique de Kurtis met en confiance. Puis il y a celle qui préfère rester en retrait, t’en remettant à cette facette encore inexplorée de ta personnalité, et ce qu'elle pourrait t’apporter. T’aurais le droit de regretter, je ne t’en voudrais pas. il y a ce rire un peu gêné accompagnant tes mots, sonnant comme la recherche de son approbation. Parce que c’est ce que tu sais faire, lais, te réfugier au creux de l’amour que tu portes aux autres et qu’ils te portent. Parce que tu en as beaucoup à donner, peut-être même plus que ce que tu t’en accordes à toi-même. « Ok, c'est bon ! J'y vais. Mais tu viens avec moi. Comme ça, dès que j'sens la gamelle, j'te pousse. Y'a pas de raison que j'sois le seul à m'péter les os. »  tu restes surprise, toi et tes indécisions. Toi et tes dilemmes intérieurs pour seuls démons. Une vie trop simple et sans problèmes. C'est un drôle de sentiment qui t'anime en sa présence, celui te portant face à la surprise et aux opportunités, mêmes les plus ratées.  Mais il enchaîne, kurtis, avant même que tu ne t’engages sur la piste. «  Que tu me quoi ? Attends, tu t'es juste occupé de me rafistoler, t'es comme... un pansement. Ça'a rien de sexy un pansement. Pourquoi je serais intéressé par un pansement ? » une vague de tristesse s’ancre sur ton visage sans que tu ne puisses la réprimer. Il est de ces mots que l’on ne souhaiterait ne pas entendre ou bien que leurs intentions soient tournées différemment. Et tu jurerais, lais, n’avoir seulement lu sur ses lèvres les prémices de ces reproches si bien que tu t’étonnes de l’avoir entendu de sa propre voix. C’est peut-être toi qui dans la précipitation et le moment présent, t’es un peu emballée. Le coeur pris au piège entre une envie naissante et la réalité de ce moment malhabile. Ses paroles sont sûrement trop vraies pour être filtrées et la nouvelle dynamique instaurée à l’aube de sa proposition hasardeuse, presque miraculeuse de la nuit bleue semble se réduire à néant. Mais c’est un sourire somnolant qui se grave sur ton visage, derrière les ombres dansantes et colorées des spots de la piste de glisse. Tu feins l’indifférence, certainement parce que tu n’as plus que ça pour te protéger d’autres maladresses que tu pourrais sortir, comme avouer à mi-mots qu’il te plait mais que ça reste à sens unique. N’empêche que t’étais bien content de le trouver le pansement. T’aurais pu tomber sur Robert, soixante-et-un ans et une carrière si longue qu’il ne s’occupe qu’à moitié des ptits casse-cous à la tête dure dans ton genre.” que tu conclus avec un hochement d’épaules, piquée à vif. Tu détournes la tête vers le bruit ambiant pour cacher ta gêne et le rouge qui teinte tes joues laiteuses. Mais il remarque certainement ton malaise, Kurtis et te rattrape doucement alors que tu glissais dans ta timidité.  « Comment ça "j'veux faire quoi" ? Ça s'voit pas ? J'vais à la piscine municipale me faire quelques p'tites longueurs.  » tu l’observes t’entraîner dans cette drôle de danse que tu as provoquée sur un coup de tête. Ce début un peu brumeux de quelque chose s'annonçant au départ plus tragique qu'opportun cesse de te torturer. Au droit de cette maladresse, tu ne lui en tiens pas rigueur et lui laisse ça sur le compte de l'étourderie. Mais la situation vire et revire sans que tu ne prennes le temps d’en mesurer l’importance. « Allez, raboule ! Le premier qui se ramasse a un gage. »  il y a ce petit T’es sûr? à peine audible, partagé entre le rire et la gêne venant conclure sa décision. Tu l’observes monter sur ses patins avec une nonchalance feinte, et alors le remercies silencieusement, de t’éviter d’autres tracas. C'est ton coeur battant trop fort dans la poitrine et longuement dans chaque parties de ton corps qui lui souffle ces non-dits blessés mais bienheureux d’être à ses côtés. Tu le suis, d’abord pas très rassurée. Instable, en déséquilibre, à l’image de cette drôle de comédie dont vous êtes les protagonistes, puis tu t’élances un peu plus sûre de toi. D’abord doucement, puis plus rapidement, suivant méticuleusement kurtis devant toi. Mais l’équilibre n’est pas avec toi et tu te raccroches à son épaule pour ne pas tomber. Il semble surpris avant de maugréer quelque chose que tu n’apprendras probablement jamais alors tu t’empresses de le relâcher en le repoussant doucement.  Si je te pousse, tu vas m’accuser de tricher. Pourtant je l’aurais bien mon gage! un rire vient accompagner ta remarque. Et tu lui souris Lais. Parce que dans ce moment tu te sens bien. Et dans la pénombre de cette salle un peu trop sombre, tu n’acceptes de n'être plus que toi. Pas une pâle copie aux imperfections gommées. Tu lui offres un fragment de qui tu es. Le bruit de tes mots, le son de ton rire, la maladresse de ta répartie. Mais ce bonheur est de court terme face à la chute qui s'annonce. Ta main attrape par réflexe la sienne lorsque tes jambes commencent à vaciller dangereusement. Tu tombes lourdement sur les fesses en amont d’un virage, entraînant Kurtis dans ta chute, non sans le faire exprès comme lui même l'avait prédit. Les esprits retrouvés une fraction de seconde plus tard, tu l’observes avec de grands yeux ronds, à la fois amusés et meurtris de honte.  heu... je… tu rabats derrière ton oreille une mèche vagabonde, sans réussir à réprimander ton sourire s’agrandissant j’suis même pas tellement désolée ! tu commences à pouffer lais, parce que tu n’arrives pas à te détourner de l’expression de kurtis, et toute ta gêne semble s’être évaporée. bon je suppose alors que je t’offre un verre avant que tu scelles mon gage? tu te relèves consciencieusement avant de tendre ta main pour relever kurtis, en guise d’excuses et remet de l’ordre dans tes cheveux, le regard étincelant de défi. A moins que tu ne veuilles refaire un tour de piste ? Sinon y’a une salle d’arcade pas très loin. Et ils ont de quoi manger. J’pourrais prendre ma revanche. et tu es prête à tout, lais, pour passer un peu plus de temps avec kurtis.

_________________
» tes désirs font désordre.
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