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 still standing (cosimo)

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Ainhoa Bellini


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/ occupation : kinésithérapeute, les mains magiques, soigner des maux pour oublier les siens.
/ zone du queens : dans le queens vert, là où elle peut respirer.
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MessageSujet: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyDim 10 Fév - 20:09

il avait suffit d'une micro-seconde pour que ça dérape. de quelques étourdissements pas bien alarmants depuis le matin même. elle n'était pas le genre de femmes à s'inquiéter d'un rien ainhoa. travaillant dans le milieu médical, elle savait prendre du recul pour ne pas paniquer au moindre signe anormal se manifestant. elle laissait couler, elle laissait le temps faire son oeuvre. la nuit dernière ne lui avait pas vraiment réussi, elle avait eu beaucoup de mal à trouver le sommeil et n'y avait donc pas récupéré les nombreuses heures de repos qui lui manquaient. il n'y avait rien de plus inquiétant qu'un petit peu de fatigue. c'était ce qu'elle croyait, ce qu'elle se répétait en boucle aussi. elle avait beau exercer en tant que kinésithérapeute, elle n'en était pas pour autant gynécologue. alors à l'heure actuelle, elle parlait de ce qu'elle ne connaissait pas. l'erreur de débutante à ne pas commettre. par chance, c'est sa collègue la plus proche qui se trouve le plus près d'elle quand survient le malaise. l'une des seules à être au courant pour sa grossesse également. elle se retrouve allongée, la fenêtre ouverte sur un mois de février glacial et un verre d'eau dans la main encore faiblarde. doucement, elle tente de reprendre ses esprits, d'ancrer à nouveau ses pieds dans sa réalité. la femme à ses côtés affiche une certaine inquiétude qui touche ainhoa. ce pourquoi elle lui assure que tout va bien, que ce n'était qu'une petite chute de tension. mais elle se mure dans ses convictions, incapable de décrocher. d'autant qu'elle est également l'une des seules, pour ne pas dire la seule, à être au courant pour les aléas de début de grossesse. et les deux mis bout-à-bout suffisent à la faire insister, pour que la kiné prenne la sage décision de se laisser examiner par quelqu'un de compétent. ça ne lui demandait pas énormément d'effort, elle était déjà sur place. c'est sans doute pour cela qu'elle capitule assez rapidement, non sans soupirer un peu de perdre ainsi du temps pour ce qui n'était sûrement pas grand chose. elle en était convaincue.
finalement installée dans une chambre de l'hôpital, elle ne peut s'empêcher de se sentir illégitime de bloquer ainsi un lit à un patient qui pourrait peut-être bien se trouver plus mal-en-point qu'elle ne l'était. en bonne soigneuse, elle voyait toujours le bien des autres avant le sien. sauf qu'elle avait eu beau faire des pieds et des mains, ces collègues ne l'entendaient pas de cette oreille. tous décidés qu'ils étaient à ne pas la laisser jouer, ni avec sa santé, ni avec celle de son foetus. pendant plusieurs minutes, elle avait échangé avec le professionnel de santé, avait abordé les saignements qui revenaient souvent ces derniers temps, couplés à des étourdissements et des malaises à intervalles irréguliers. il lui avait assuré de ne pas prendre ça à la légère et l'avait examiné pour finalement rassurer tout le monde sur son sort. pourtant, à l'heure actuelle, ce n'était même plus cela qui l'inquiétait. c'était le coup de fil que astrid avait absolument tenu à passer. toutes ses tentatives pour la faire renoncer à prévenir "celui qui était quand même le père du bébé" selon ses propres mots, avaient essuyé un échec cuisant. tant pis pour toi ainhoa. pouvait-elle réellement l'en blâmer ? elle n'avait pas été se vanter d'avoir partagé le lit d'un inconnu, quand bien même elle était dans son droit le plus strict. ça la fatiguait d'avance, tant elle n'avait pas envie d'avoir une discussion à ce propos, tant elle ne tenait pas non plus à ce que son ex soit au courant qu'elle portait la vie. comment pouvait-elle parvenir à passer à autre chose si l'univers et ses habitants s'évertuaient à toujours le lui replacer en plein milieu de sa route ? d'autant que c'était tout récent, qu'elle n'était même pas fixé sur le sort de ce futur enfant. très fort, elle espérait qu'il ne répondrait pas, qu'il ne serait pas en mesure de venir ou bien même qu'il n'en aurait juste aucunement l'envie. l'une de ces trois options aurait suffit à la soulager. alors elle s'énerve ainhoa, elle s'agace, refusant de rester allongé dans ce foutu lit comme la malade qu'elle n'était pas. se débarrassant même déjà de l'habit blanc dont elle ne voulait pas, et renfilant ses vêtements de ville dans le même temps. puis elle se pose sur le fauteuil, non loin du lit quand son regard se pose sur cosimo, déjà à la porte. et merde, tes prières n'avaient pas été entendues malgré toute la bonne volonté que tu avais pu y mettre.  cosimo, elle souffle dans un premier temps. j'suis désolée qu'astrid t'ait dérangé. c'était pas la peine de te déplacer. comme tu peux le voir, tout va bien. le tout assorti d'un fin sourire. pourvu qu'il ne remarque rien, pourvu qu'il accepte ces simples paroles rassurantes, pourvu qu'il ne pose aucune question.

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyLun 11 Fév - 22:32

t’as pas besoin de ça, pas maintenant. t’as pas besoin de recevoir ce genre d’appel quelques jours avant ton départ. et même, tu n’as pas besoin de recevoir ce type d’appel. celui que personne ne veut recevoir quel que soit l’heure. pompiers, gendarmes, hôpitaux, ils sont tous à ranger dans la même case, dans ceux que personne ne veut entendre à l’autre bout du téléphone pour t’annoncer un drame. ces personnes là, c’est bien le genre de personnes, d’institutions qui pourraient appeler tes proches si tu ne te relevais pas sur le champ de bataille, si ce n’est pas des militaires qui se présenteraient à la porte de tes parents pour saluer ta mémoire ou à la porte de ta femme . mais de femme, tu n’en as pas. t’en as failli en avoir une, certes. mais t’as fait le con. ou plutôt, tu as tout fait pour la protéger. les versions et les avis divergent.
en vain. tu sais bien que l’appel que tu as reçu, il est préférable à ces institutions, parce que c’est astrid, l’amie d’ainhoa, que tu as eu à l’autre bout du fil. et pourtant, ce sont ses mots qui te reviennent en tête. ce sont ses mots qui t’ont fait sortir de l’appartement à toute vitesse pour récupérer ta voiture. impossible pour de ne pas t’inquiéter comme elle te l’a conseillé. véritablement impossible, au-dessus de tes forces car pour ainhoa, tu t’inquiéteras toujours. car pour ainhoa, tu ressentiras toujours quelque chose pour cette femme. comment tes sentiments pourraient s’envoler de cette manière ? après tout, tu l’as quitté parce que tu l’aimes, tu l’as quitté pour elle, pour sa survie, pour que tu ne sois pas ou plus un poids pour elle. t’as trop vu de femmes ou d’hommes de soldats s’écroulant à l’annonce du deuil de leur moitié, bien plus encore quand c’est ton propre meilleur ami qui est mort. t’as porté contre toi sa fiancé, t’as entendu ses pleurs et ses hurlements de chagrin, de colère sans pouvoir rien y faire, sans pouvoir avoir les mots assez forts pour la réconforter. alors, t’as jamais voulu ça pour ainhoa, ta ainhoa, celle qui te comprenait mieux que quiconque, celle avec qui tu pouvais parler de tes cauchemars, de tes doutes, de tes problèmes, de tes peurs. c’est inimaginable pour toi d’imaginer cette femme dans les bras d’une autre personne, le coeur brisé, pleurant ta disparition.
t’as fait ça pour la sauver, pour la protéger. et voilà que tu apprends qu’elle a été emmenée plus tôt dans la journée à l’hôpital… et évidemment, que t'accours aussitôt. pour elle, t'es toujours prêt à lâcher tout ce que tu entreprends.
t’as tant attendu après, tant attendu qu’elle te recontacte, surtout après votre discussion dans la cuisine. en vain. et il a fallu que ce soit un maudit appel d’une fille que tu ne connais quasiment pas ou qui ne fait pas partie de tes amies proches. tout cela parce que t’es toujours son numéro à contacter en cas d’urgence. comme, avec celui de tes parents, elle doit être encore le tien s’il t’arrivait quelque chose. et le pire de tout, c’est que tu ne sais même pas pourquoi elle y est. le pire de tout, c’est que tu crains tout de même le pire alors que tu conduis un peu trop vite par rapport aux limitations de vitesse. juste parce qu’il s’agit d’ainhoa. juste parce que c’est elle et que tu te fais tout un tas de films.
et tout autant alors que tu es maintenant dans l’hôpital, tes pas grinçant sur le sol des longs couloirs. jusqu’à ce que tes yeux se posent sur la blonde que tu connais si bien, sur un visage que t’as tant vu. et t’es bien là que depuis quelques secondes quand elle te remarque enfin. t’as eu un temps d’arrêt face à la porte ouverte, contemplant la jeune femme, essayant de trouver sur elle un indice de ce qu’il lui arrive. c’est ton prénom soufflé d’entre ses lèvres qui te fait enfin bouger. tu passes un main dans tes cheveux, retires le bonnet noir que t’as sur la tête alors que tu rentres finalement dans un chambre. ain.. t’as la mine bien trop inquiète pour lui renvoyer son sourire, les sourcils qui se froncent quand elle s’excuse. bordel non, tu t’en contrefous que cette astrid t’ait dérangé, ça te saoule même qu’elle te dise cela. tu es sûre ? tu sais qu'elle a fait un malaise. tu t’approches encore jusqu’à te retrouver comme un con devant elle, près de son fauteuil. tu sais pas vraiment quoi faire. t’as envie de la prendre contre toi, de lui prendre sa main mais tu sais que ça serait malvenu, que t’as pas le droit à ça. et putain ça te fait chier. grandement. tu finis par poser ton cul sur le bord du lit vide, face à elle qu’est-ce qu’il s’est passé ? bien sûr que tu les poses les questions. tu ne peux pas te satisfaire d’un je vais bien alors qu’elle a atterri à l’hôpital, alors qu’on t’a appelé comme si c’était une urgence. et t’y crois, à l’urgence, au truc qui cloche réellement. tu ne peux pas empêcher tes yeux de la parcourir et non pas pour retrouver les formes de son corps sous ton regard mais pour continuer d’essayer de capter le moindre petit détail qui pourrait te mettre la puce à l’oreille. bordel, ne me mens pas ainhoa. dis-moi.

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyMar 12 Fév - 18:53

ça n'aurait jamais dû se passer de cette façon. elle n'aurait jamais dû faire ce malaise sur son lieu de travail. au même titre qu'elle n'aurait jamais dû parler de son début de grossesse difficile à astrid. ça aurait au moins eu le mérite d'éviter de l'inquiéter inutilement et ça lui aurait sans doute permis d'éviter de se retrouver cloitrer dans une chambre d'hôpital alors que ses patients l'attendaient à tout juste quelques pas d'ici. elle ne voulait plus de cette désagréable sensation d'être impuissante en cet instant. ce pourquoi elle avait déjà en tête l'idée de se tirer de la pièce dès qu'on lui lâcherait un peu de leste, dès que ses résultats d'examen seraient tombé puisqu'elle était intimement persuadée que ce n'était rien de grave. c'est d'ailleurs ce qu'on lui confirme juste avant que cosimo n'apparaisse dans l'embrasure de la porte et qu'elle commence, dans le même temps, à paniquer tant elle ne sait absolument pas quelles explications elle allait pouvoir lui servir. la situation lui échappe bien trop, pourtant ça lui réchauffe étrangement le coeur de le voir là. ça la touche qu'il ait fait le déplacement pour elle, parce qu'il n'était question que d'elle, ici et à ce moment précis, non ? peut-être lui restait-il finalement encore un peu d'affection à son égard et c'est sans doute pour ça qu'elle rechigne à l'idée de lui raconter toute la vérité, rien que la vérité. puisqu'à coups sûrs, elle ne ferait qu'envoyer valser les derniers liens un tant soit peu corrects qu'il leur restait. tu vas changer de regard sur moi cosimo, et j'ai tout sauf envie de ça. elle l'observe retirer son bonnet, en attendant la sentence. parce qu'elle finirait bien par tomber, il n'était sûrement pas venu enfiler des perles. ain.. un nouveau sourire rassurant se dessine sur ses lèvres, pour qu'il cesse de s'inquiéter pour elle. ses traits le trahissaient, alors qu'elle ne méritait aucunement qu'on s'en fasse pour son sort. c'était de son propre chef qu'elle avait sauté dans le vide, ne lui restait plus qu'à en assumer les conséquences, toute seule. seulement, elle l'aurait fait bien plus facilement si elle n'avait pas eu à en aviser son ex. immédiatement, elle tente de lui faire avaler que tout va très bien et qu'il n'est pas utile de s'attarder sur le sujet davantage. parce qu'au final, c'est elle qui n'est pas à l'aise avec ces aveux. tu es sûre ? ne le quittant pas du regard, elle le voit s'approcher dans sa direction. avant de finalement s'asseoir sur le lit qu'elle venait de quitter. j'ai l'air plutôt en forme, non ? tu trouves que j'ai mauvaise mine ? que j'ai l'air d'être en pièces détachées ? déjà qu'échanger avec lui était devenu compliqué depuis quelques mois, ça l'était encore plus aujourd'hui, dans de telles circonstances. qu’est-ce qu’il s’est passé ? et il insiste cosimo, il ne se satisfait d'aucune phrase qu'elle pourra lui souffler dans le but d'atténuer ses inquiétudes. il ne lui facilite pas la tâche, il fait même tout le contraire. juste une petite chute de tension ou d'hypoglycémie, j'ai pas mangé ce matin. un demi-mensonge, une demie-vérité. l'excuse passe-partout, en espérant qu'il la prendra celle-là. t'en a pas d'autres en stock. y'a ses yeux qui la sondent, ça la déstabilise et ça fait s'ébranler ses convictions sur la marche à suivre. elle s'y perd quelques secondes avant le retour de sa collègue. j'viens de voir le gynéco', le bébé va bien aussi. elle apporte sa bonne nouvelle à ainhoa, le coeur léger, le sourire aux lèvres. et cette dernière la fusille presque du regard avant qu'elle ne rebrousse chemin. c'est ce moment qu'elle choisit pour se lever jusqu'à la porte qu'elle referme et contre laquelle elle vient finalement s'appuyer. merci astrid, parce qu'elle venait de te foutre dans une merde démesurée. il n'allait pas mettre longtemps à comprendre qu'elle lui avait menti cosimo, ni même à se demander d'où venait ce bébé qui semblait tombé du ciel. jusqu'à ce que ça revienne à ses oreilles à elle. et elle allait se retrouver coincée en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. elle le sent déjà son regard accusateur et interdit, c'est sûrement pour ça qu'elle anticipe. à vrai dire, c'est un peu plus compliqué que ça... elle souffle, le regard plus très assuré, le regard qui vogue d'un mur à l'autre de la pièce. elle reste même adossée à cette porte, comme si elle représentait sa bouée, celle à laquelle elle pouvait toujours se raccrocher pour ne pas sombrer. non, elle ne se rapprochera pas, elle est si peu fière d'elle et la distance la soulage en quelque sorte. c'est plus facile de masquer certaines choses quand on se trouve à l'écart.

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyMer 13 Fév - 18:54

j'ai l'air plutôt en forme, non ? putain non, pas ça.s’il te plaît, ainhoa, joue pas à ça avec moi.. et ton regard en dit long. tu ne la crois pas. c’est une putain d'intuition en toi. elle a pas le droit de te faire cela, de te cacher les choses et même si tu n’es plus avec elle. t’as plus aucune légitimité, tu devrais être loin d’elle, loin de sa vie, la laisser tranquille mais quelle ironie hein ? parce que t’es encore là. parce que t’as accouru ici dès les premiers mots de sa collègue. alors, non, elle n’a pas le droit de te faire cela.
je sais que tu mens, ainhoa. c’est ton regard dans le sien quand t’as un hm qui passe la barrière de tes lèvres, c’est ton regard qui sonde son âme pour trouver les réponses. tu veux dire que ta collègue m’a appelé juste pour un malaise vagal ? tu rétorques, un de tes sourcils qui bouge légèrement, appuyant ton scepticisme plus encore.
et c’est là que ça arrive, la nouvelle, la vérité. et c’est même pas d’elle que ça part, de la concernée. t’as le corps qui se fige aux mots de cette collègue qui s'immisce dans votre échange, qui te frappe dans le dos avant d'atteindre ta conscience.
il n’y a pas que ton corps qui se fige. ce sont les battements de ton cœur, ce sont tes pensées tandis qu’une même phrase tourne en boucle et en boucle, encore et encore, dans ton crâne détraqué. le bébé va bien aussi. et ainhoa disparaît de ton champ de vision, ferme la porte dans ton dos. le bébé va bien aussi. et c’est le silence qui vous entoure, c’est dans le silence que tu plonges. c’est pas le bon, c’est pas le tranquille tandis que tes pensées se mettent à virevolter dans ton crâne, tandis que tout un tas de questions viennent te percuter de plein fouet.
le bébé va bien aussi. et elle brise le silence par des mots qui se veulent sans doute temporisateur. et bordel, évidemment qu’ils ne le sont pas. ils ne conviennent absolument pas. un peu plus compliqué que ça ? tu répètes, incrédule, comme si tu avais mal compris cette phrase, comme si c’était totalement absurde. et ça l’est. non pas surtout qu’elle attende un enfant mais sa manière d’essayer de temporiser. c'est plus qu'un petit truc compliqué. tu te lèves lentement, te retournes vers elle. elle a les yeux fuyeur, ceux qui ne cherchent pas ton contact alors ce sont les tiens qui se baissent sur son ventre. là où on ne voit encore rien avec ce vêtement non près du corps. là où tu n’aurais jamais soupçonné qu’il pourrait y avoir la vie. te fous pas de moi ainhoa... t’as la main qui passe à l’arrière de ton crâne. c’est fou. t’as un mouvement pour contourner le lit mais tu t’arrêtes rapidement. c’est complètement fou. il.. il est de moi ? ca y est, elle est là. elle est sortie la question qui te torture le plus l’esprit, celle que t’as soufflé en relevant tes yeux sur son visage pour essayer de capter son regard.
et tu restes là, de l’autre côté de ce lit qui impose une frontière, à attendre une réponse dont tu ignores totalement la nature. à attendre une réponse dont tu n’es pas encore conscient qu’elle va te détruire. parce qu’au fond de toi, tarrie sous cette partie qui pense que peut-être il est de toi, il y a l’autre partie, celle qui sait que tu n’es pas le père. que tu ne peux pas être le père. à combien de pourcentage ? que très peu. mais t’es pas encore là à te demander avec qui elle a couché. t’en es encore loin alors que tes yeux retombent sur son ventre, alors que tes yeux essayent de visualiser cet enfant qui pour toi est le tien. sinon, astrid ne t’aurait pas appelé, n’est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyDim 17 Fév - 5:16

elle n'a pas le choix ainhoa, pas d'autres choix que de répondre à ses questions. que pouvait-elle bien faire d'autre alors qu'il avait sûrement annulé tous ses plans pour venir ici ? pourtant, avec maladresse, elle essaie d'atténuer les choses, de faire en sorte de les rendre moins difficiles. ça l'était déjà bien assez d'être en sa présence au vue des évènements. alors elle embellit la réalité des faits avec plus ou moins de réussite et il s'avère bien vite qu'il ne croit pas un traitre mot qui sorte de sa bouche. hm. elle ne sait pas mentir ainhoa, et ça pouvait être une qualité autant qu'un défaut. à l'heure actuelle, c'était plutôt gênant tant elle s'était enfoncée toute seule. prétendre devient encore plus compliqué quand il la regarde avec autant d'insistance. parce qu'elle perd ses moyens. parce que devant lui, elle ne sait pas faire semblant. il la connait sûrement bien trop pour ne pas être capable de déjouer ses maigres tentatives de persuasion. tu veux dire que ta collègue m’a appelé juste pour un malaise vagal ? il était évident pour tout le monde qu'elle ne se serait pas donné cette peine, il y avait bien plus important. rameuter famille, amis et voisins pour si peu, n'était pas dans les habitudes du personnel soignant qui faisait toujours en sorte de minimiser l'inquiétude des proches. elle ne répond même pas, ne trouvant pas les bons mots. c'est surtout pour la phrase si naïve de sa collègue qu'elle allait devoir les trouver. elle a lâché sa bombe au milieu de la pièce astrid et elle s'est tiré fortement encouragée par la kiné. elle n'ose même pas relever le regard vers cosimo, c'est sans doute pour ça qu'elle fuit en direction de la porte qu'elle referme. elle aurait préféré la passer et éviter cette discussion qui ne lui apporterait rien de bon, qui ne leur apporterait rien de bon. sauf qu'elle est coincée, elle ne peut plus faire marche arrière. il ne lui reste plus qu'à assumer, devant lui. la part la plus difficile du contrat. elle ne l'aime pas ce silence, elle le déteste ce silence. il est pesant, lourd de mots qui ne passeront pas la barrière de leurs lèvres. c'est elle qui l'achève parce qu'elle est bien trop mal à l'aise, parce qu'elle sent que c'est à elle de le faire aussi. après tout, c'était bien d'elle qu'était parti tout ce drame. un peu plus compliqué que ça ? la réaction de l'homme n'est pas disproportionnée, elle est même totalement légitime. comment pouvait-on parler d'un enfant comme d'une simple complication ? c'était plus que cela, c'était loin de n'être qu'un obstacle supplémentaire à contourner pour reprendre sa route de la meilleure des façons. elle n'a jamais vécu ce cas de figure ainhoa, ça pouvait peut-être expliquer son manque d'aise et de pratique. ne reprenant pas sa place, elle préfère garder une certaine distance, pour ne pas avoir à gérer en plus une proximité qui ne l'aiderait en rien. te fous pas de moi ainhoa... c'est pas le cas, elle souffle d'une voix à peine perceptible. tu ne sais juste plus où t'en es. tu ne sais pas comment tu dois gérer la situation. tu ne sais pas non plus comment prévenir ton entourage, ni même qui devait être mis dans la confidence. et par dessus tout, tu ne sais pas comment lui dire à lui. combien t'as merdé, et combien tu regrettes ta faiblesse. elle sait qu'elle ne lui doit plus rien depuis qu'il l'avait délibérément évincée de sa vie, mais pour une raison qui lui échappait, elle avait quand même cette désagréable sensation de l'avoir trompé. et c'était sûrement pour ça que les aveux lui semblaient aussi insurmontables. il.. il est de moi ? le choc est si violent qu'il lui coupe la respiration une fraction de seconde de trop, juste le temps qu'elle relève un regard fuyant dans sa direction. et à cet instant, elle n'est même plus capable de savoir où est-ce que ça fait le plus mal. est-ce que c'est la sensation qu'on lui arrache le coeur une seconde fois ? ou la boule qui se forme dans sa gorge jusqu'à l'étouffer ? ou encore le coup vif qui pourrait la faire plier à tout moment ? en attendant, ce sont les larmes qui menacent de troubler sa vision. et elle ne parvient pas à articuler un seul mot, si bien que c'est sa tête qu'elle secoue négativement, à bout de force. et ça lui coûte énormément, tant ça ne participe qu'à rendre les faits plus réels. de ses yeux embués, quelques gouttes amères se font la malle. si seulement il pouvait savoir combien t'aurais aimé lui dire oui, combien tu n'avais jamais voulu d'un autre père que lui pour ton enfant. instinctivement, elle pose une main sur son ventre quand elle sent le regard de cosimo s'y arrêter. j'te jure que c'était pas prémédité. c'est arrivé comme ça parce que j'avais plus les idées claires. j'sais même pas qui est ce type, je l'ai jamais revu. la voix qui se brise sous le poids des mots trop durs à prononcer, elle était en train de s'enfoncer là, non ? dis quelque chose je t'en supplie. balance-moi au visage toutes les horreurs que tu voudras si ça peut te soulager mais me laisse pas comme ça. l'absence de réaction qui suit est sûrement la pire des réponses. est-ce que ça faisait de toi un monstre ainhoa, d'avoir senti ton coeur se briser en de si petites particules que t'avais juste cherché le plus con des moyens pour oublier ? est-ce que ça faisait de toi un monstre de l'avoir aimé tellement fort que tu pensais ne jamais réussir à t'en relever ?

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyMar 19 Fév - 12:46

c’est pas le cas…
voix soufflée, voix faible de la sirène et bordel, ça te fout déjà un putain de coup au coeur. tu le sais, tu le sens en toi. tu la connais si bien, ainhoa. tu mens ainhoa. alors, c’est parce que vous en êtes là, à présent ? c’est là qu’on en est ainhoa ? des mensonges, des choses que l’on ne se dit pas, plus. ça devrait être normal, tu le sais. tu l’as quitté. tu le mérites. tu devrais la laisser tranquille. tu devrais partir de sa vie comme tu l’as décidé pour vous deux. tu devrais te satisfaire de sa réponse, lui dire que c’est ok, lui demander qu’elle change son numéro d’urgence car tu n’as pas que ça à faire, car vous deux, vous n’êtes plus rien.
mais non. non et non. tu ne peux pas. tu refuses d’être mis de côté de cette façon. tu refuses que l’on t’appelle pour te prévenir qu’elle a été admise à l’hôpital pour ensuite te prendre le retour du bâton dans la gueule.
et c’est pas seulement un coup de bâton que tu viens te prendre dans la face. c’est bien pire qui te fige le corps, qui bloque les battements de ton coeur le temps de quelques instants pour ensuite le faire pulser bien trop fort, bien trop douloureusement. il cogne dans ton crâne, assourdissant, te tourmentant autant que la révélation, autant que tes yeux qui se pose sur ce ventre encore invisible derrière ce haut qui ne montre rien.
t’as toute la légitimité de demander s’il est le tien. t’as toutes les raisons du monde de penser, de croire, d’espérer (?) que ce bébé est le tien. que cette petite chose dans le ventre de ton ex-fiancé est le fruit de vos dernières étreintes avant ton départ, avant que tu ne la quittes. que cet enfant n’est pas que le sien, qu’il est le tien, le votre. qu’il permet de vous réunir encore aujourd’hui, autrement que par le souvenir de votre relation passée, autrement que par la douleur que tu lui as causé à la quitter de cette manière devant les portes de l’aéroport.
et là, tes yeux qui rencontrent enfin les siens, anciennement fuyants, tu comprends bien avant qu’elle n’ouvre la bouche. cette fois-ci, c’est pas toi qui la détruit. c’est pas toi qui lui brise le coeur. vos regards qui se fondent, qui échangent sans grand mal, toute la réponse est dans sa manière d’être, sa manière de se comporter après ta question. il y a son regard qui se voile, celui qui s’inonde instantanément qui t’apporte le début de la solution. il y a le silence, cette main qui se pose sur son ventre, sur l’enveloppement de chair qui protège ce bébé qui n’est pas le tien.
t’es un peu con, hein ? pour qui tu te prends ? pour qui tu t’es pris d’avoir pensé que t’étais le seul dans sa vie ? que t’étais le seul à n’avoir rien eu depuis votre rupture ? t’es touché. à terre.
c’est ton regard que tu détournes quand les premières larmes tombent sur ses joues, quand ses mots transperce la plaie ouverte en toi. j'te jure que c'était pas prémédité. c'est arrivé comme ça parce que j'avais plus les idées claires. j'sais même pas qui est ce type, je l'ai jamais revu. sa voix se brise et c’est insupportable, bien trop pour toi. bien trop d’images se mêlent dans ton crâne, bien trop de sentiments se mélangent dans ton corps mais il n’y a aucun mot que t’arrives à sortir. aucun mot que t’arrives à poser toi-même. parce que c’est ton coeur qui vient de se briser. parce que tu ressens et comprends réellement ce que ça fait. la douleur psychologique, elle en devient bien plus présente que n’importe quelle balle que tu as déjà pris dans le corps. parce que tu l’aimais, ainhoa, parce que tu l’aimes toujours ainhoa.
et c’est fini.
tout claqué, c’est ce que t’as envie de faire. envoyer valser toutes les affaires de cette chambre, c’est ce que tu crèves d’envie de faire. fuir encore plus.
tes mains qui remontent à l’arrière de ton crâne, ton corps qui se détourne, t’as besoin de marcher un instant pour calmer tous ces sentiments qui t'imprègnent, tous ces sentiments qui menacent de te faire exploser, enfin, car t’es bien trop à cran depuis si longtemps. car elle vient d'effleurer le bouton qui va te faire éclater.
c’est qui ? voix blanche, celle que t’as peiné à contrôler alors que tes yeux se posent sur l’extérieur du bâtiment. c’était qui ainhoa ? c’est quel connard que tu as autorisé à toucher ton corps ?

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyVen 22 Fév - 18:27

la pire des situations qu'elle ait pu envisager, elle était en plein dedans. et le pire, c'est que ce n'était même pas de son propre chef. elle en était pratiquement certaine que viendrait un jour où elle serait forcée de s'expliquer auprès de lui, sur cet enfant qu'il découvrirait dans ses bras. mais elle n'avait pas envisagé que ce serait si tôt, et surtout pas de cette manière-là. en voulant limiter les pots cassés, elle n'avait réussi à accomplir que l'inverse de l'effet recherché. sauf qu'elle n'avait eu aucune autre option qui s'était imposé à elle. cosimo ayant posé la seule question à laquelle elle ne pouvait pas espérer lui tricoter une réponse enjolivée, quand il ne méritait que la vérité. parce qu'elle ne pouvait décemment pas lui mentir là-dessus et lui imposer un enfant qui n'était pas le sien juste pour sauver les apparences, juste pour se sauver elle en l'occurrence. elle a la voix qui se brise sur des mots qui ne font que rendre trop réelle une évidence qu'elle s'était forcée à oublier pendant son début de grossesse. celui-là même qui lui rendait la vie dure, comme pour lui faire payer son erreur, comme pour lui rappeler qu'elle avait agit comme la dernière des garces. et c'était véritablement ce qu'elle avait la certitude d'être à cet instant quand elle avait le courage de lever les yeux vers cosimo. qui était-elle donc pour accepter de l'achever avec un tel aveu ? de loin, ça aurait pu ressembler à une vengeance, de celle qui s'était fait éjecter sans préambule de la vie de celui qu'elle aime. mais le fait est que ça ne l'était même pas, parce qu'elle refusait de jouer sur ce terrain-là. en connaissance de cause, elle n'aurait jamais été si loin. et l'explication était bel et bien là. sans l'alcool qui s'était mêlé à son sang et à ses idées noires cette nuit-là, elle ne serait pas plus enceinte que la patiente de la chambre douze. et cosimo, il détourne le regard, il fuit, il s'agite et ça la rend folle d'être responsable du chaos qui règne dans la pièce. alors qu'elle ne voudrait que tout arrêter, disparaître ou simplement remonter le temps. pas seulement à hier, bien plus loin que ça, quand tout n'avait pas encore foutu le camp. parce que s'il avait effiloché la corde en premier, elle était celle qui avait sectionné net ce qu'il en restait. désormais, il n'y aurait plus rien à sauver. elle aurait pu lui dire que la rupture avait été consommé, que plus rien ne les reliait l'un à l'autre et que ce n'était même pas elle qui en avait décidé. mais à quoi bon se justifier, l'issue resterait la même au bout du compte et elle n'était sûrement pas en mesure de faire les reproches aujourd'hui. et c'est son coeur qui prend le plus de coups à ce moment-là, quand elle le sent se laminer pour la seconde fois. c'est sans doute pour ça qu'elle a presque envie d'aller prendre rendez-vous immédiatement pour se débarrasser de la preuve du crime. c’est qui ? une nouvelle question pour la heurter en pleine tête. est-ce que t'as vraiment envie de détruire complètement ton image auprès de lui ou est-ce que tu préfères encore te cacher derrière des demies-vérités, à défaut de n'être que de pures mensonges ? j'en ai aucune idée, j'connais même pas son prénom, elle lâche en secouant la tête et en essuyant les quelques larmes qu'elle se reprochait de laisser couler. maintenant, c'était quitte ou double. soit il la considérerait comme la pire des salopes, prêtes à coucher avec le premier venu. soit ça appuierait le fait que ça avait si peu d'importance qu'elle avait occulté tous les détails qui pouvaient s'y rapporter. j'ai pas son numéro, j'saurais même pas où le retrouver. c'était une nuit, rien qu'une nuit. qui n'avait existé qu'à cause de son palpitant en berne. elle se laisse glisser contre la porte jusqu'à se heurter au sol parce qu'elle n'a même plus la force de supporter son propre poids quand tout le reste l'écrasait déjà. j'ai jamais voulu de cet enfant cosimo, pas avec un inconnu du moins. et j'sais même pas si j'ai envie de le garder. ça, c'était la vérité. chaque jour, elle pesait le pour et le contre. et jamais elle n'obtenait une réponse fixe. parce qu'il y avait bien trop d'inconvénients dans l'équation, mais ce petit être ne méritait pas pour autant de disparaître simplement à cause d'un mauvais timing et d'un acte déraisonné d'une femme qui devrait pourtant ne pas l'être. j'voulais pas que tu l'apprennes comme ça... non vraiment, elle aurait voulu y mettre les formes. surtout avec lui. c'était la façon de lui annoncer à lui qui avait toujours été la plus compliquée à appréhender. parce que c'était son cosimo, qu'il le serait toujours malgré tout et qu'elle ne pouvait pas supporter qu'il se fasse de fausses idées sur ce qu'elle avait dans le coeur et dans la tête. force était pourtant de constater que tout avait foiré.

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyDim 24 Fév - 21:49

c’est qui ?
et c’est une putain de question, la tienne, qui te restera en mémoire. c’est celle dont tu te souviendras pendant un long moment, si ce n’est le reste de ta vie. car, il est là, ce moment où t’as l’impression que ton coeur est arraché, que ton coeur, ainhoa, elle l’arrache de ses griffes. à son tour. comme si elle pouvait la tenir, sa vengeance, pour ce que tu lui as fait. à cause de cette manière dont tu l’as lâchement quitté. comme un abruti, comme un lâche, devant un aéroport, alors qu’elle t’y avait conduit, alors qu’une heure auparavant elle était encore entre tes bras, prenant du plaisir, lui faisant venir son plaisir. tu l’avais cueilli, tu l’avais couvert d’amour, par tes lèvres, par ton corps, par tes caresses et tes je t’aime, dans un adieu qu’elle n’avait aucunement soupçonné. tu lui avais dit au revoir sans l’avertir, sans lui laisser le choix de le faire à son tour, lui laissant sans doute un goût amer dans la bouche. et peut-être que t’aurais pu en discuter avec elle avant de prendre cette discussion, peut-être que tu aurais pu être beaucoup moins égoïste.
et t’aurais envie de crier que c’était pour elle que tu avais cela. car dans le fond, t’étais un homme détruit. car au fond de toi, tu te considérais comme un homme ne la méritant pas. t’étais broyé. presque déséquilibré. susceptible de péter à tout instant. susceptible de faire une chose dont tu ne savais pas réellenment. dont tu ne voulais même pas imaginer. tout cela, c’était pour ne pas qu’elle en pâtisse.
et quelle douce ironie. le retour du bâton, tu venais te le prendre en pleine gueule ou en plein coeur. au choix. peut-être qu’il y en avait plusieurs. c’était même sûr. ça te blessait, ça te meurtrissait dans l’âme, dans l’égo, dans lcoeur.. la fille que tu aimais, cette femme que tu avais tenté de protéger en t’éloignant, était enceinte d’un autre homme. d’un inconnu qui plus est. d’un putain de mec rencontré comme ça.
ça tdégoûtait. et peut-être bien que ça t’transformait le visage, ça reflétait les idées, l’état d’esprit dans lequel tu te trouvais en cet instant, à chacune de ses paroles. tu la vois pas pleurer, parce que t’as préféré te détourner. tu la vois pas s’effondrer au sol, parce que t’as préféré te protéger, pour tenter de protéger ce qu’il pouvait te rester, pour essayer de rester cohérence, civilisé dans tes propos. parce que t’aurais pu tout claquer, en cet instant. tout démonter dans cette chambre. pour elle. juste pour ainhoa alors que tu le savais, t’étais sur la touche à présent. tu comprenais bien mieux votre rencontre ultérieure, celle où tu étais venu récupérer tes affaires et où elle t’avait envoyer balader. tu comprenais pourquoi elle n’avait pas voulu que tu viennes pour son père, simplement parce qu’elle ne voulait pas que tu sois au courant. ainhoa ne voulait pas que tu la vois, elle et son gros ventre, elle et sa nouvelle vie.
ça te fait ricaner, peut-être un peu trop mauvaisement et injustement, t’as pas le recul nécessaire. c’est ça ouais, arrête ainhoa, tu voulais surtout pas que je l’apprenne. un constat qui fait mal, un constat qui te fait réaliser à quel point vous êtes différents. pendant que t’étais là à penser à elle, la jolie jeune femme s’envoyait en l’air avec un inconnu. ou pas. ta jolie blonde t’oubliait dans les bras d’un autre. après tout, qu’est-ce que tu pouvais en savoir, si ses mots n’étaient pas des mensonges.
c’est la seconde question cruciale, celle dont t’as tellement besoin de savoir, qui sort d’entre tes lèvres. c’est la question qui pourrait définitivement t’achever. savoir si elle t’a trompé parce que t’étais absent, pas assez présent pour elle. on était encore ensemble ? ton corps qui se retourne vers elle, réalisant qu’elle est maintenant au sol, tu restes distant alors que ça te crève pourtant le coeur. t’es con cosimo, bien trop con, à vouloir continuer de courir à sa rescousse. à vouloir t’approcher, la prendre contre toi pour la rassurer, lui assurer que tout ira bien. que t’es là.
alors qutu ne sais pas si elle veut ça. qu’tu ne sais même pas si t’es vraiment là. si t’as la force pour ça. t’es surtout là à te demander si tu devrais rester ou bien l'enjamber et la laisser derrière toi, comme une femme de ton passé, comme une femme qui t’a piétiné ce qui te restait de ton coeur.

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptyLun 25 Fév - 3:56

elle n'avait jamais été aussi sincère ainhoa. même si avec lui, elle l'avait toujours été plus qu'avec n'importe qui d'autre. si elle avait cherché à lui mentir sur quoique ce soit, elle aurait fait en sorte de minimiser son rôle, de ne pas éborgner son image si lisse et de se faire passer pour la victime malheureuse de toute la mise en scène. c'était tout le contraire qui s'était produit quand elle lui avait révélé l'exactitude du déroulement des évènements. un type trouvé au hasard d'un bar, dont elle ne savait rien, avec lequel elle avait essayé de tout oublier, ne serait-ce qu'une nuit. pour oublier cosimo, oublier leur rupture, oublier leur futur mariage, oublier tout ce qui avait été eux et ne serait plus jamais. mais même cette virée nocturne dans d'autres bras n'avait pas suffit à l'effacer. parce qu'on ne se défait pas de sentiments si forts en si peu de temps. encore moins quand on n'en a pas la moindre envie. elle a du mal à supporter le poids des mots qui lui font tout aussi mal à elle, ainsi prononcés à voix haute, même s'il semble en douter. il a l'impression d'avoir été trahi alors qu'elle n'avait jamais rien fait contre lui. pourtant, de son mieux, elle tente de lui démontrer combien ce type n'avait aucune importance à ses yeux. et ça passe par des détails si flous le concernant, parce qu'elle ignore tout de lui. le peu de temps qu'elle a passé en sa compagnie ne lui a pas servi à apprendre à le connaître puisqu'elle n'avait aucune envie de le revoir. elle s'était simplement laissé embarquer par les verres d'alcool en trop et son coeur brisé qui aurait voulu cesser de battre immédiatement pour ne plus avoir à la martyriser. ils sont là tous les deux, chacun de leur côté, chacun avec leurs blessures. tu le savais que t'allais l'assassiner avec tes révélations. mais t'avais au moins le mérite d'assumer tes erreurs et de ne pas tenter de les lui cacher. et même si ça devait faire mal, tu choisissais de rester transparente parce que tu lui devais bien ça. elle ne lui ment pas, jamais. lui souffle encore combien elle aurait préféré que les choses se passent autrement. combien elle aurait préféré préparer le terrain et lui annoncer l'existence de ce bébé de son propre chef, ne pas laisser astrid prendre en main sa vie et agir à sa place dans un rôle qui n'était pas le sien. sauf que c'était trop tard, le mal était fait. et c'est sans doute pour ça qu'il ne croit plus en rien de ce qu'elle lui dit cosimo. c’est ça ouais, arrête ainhoa, tu voulais surtout pas que je l’apprenne. ça la blesse d'entendre de telles aberrations, presque autant que d'entendre son rire, qui n'avait rien de sincère, emplir l'espace. comment pouvait-il en être arrivé à se faire une si mauvaise image de toi ? est-ce que tu lui avais déjà menti ne serait-ce qu'une fois ? elle n'avait aucun intérêt dans le fait de lui cacher cette grossesse. il aurait bien fini par l'apprendre ou par le voir. que ce soit par des amis communs ou bien par lui-même tout simplement. puisque tout était fini entre eux, elle aurait été en droit de refaire sa vie. et peut-être qu'elle aurait mieux accepté les choses si c'était ce qui s'était réellement passé. alors il ne voit vraiment pas qu'elle est la première à souffrir de toute cette situation dont elle n'avait pas voulu, au même titre qu'elle l'avait fait au moment de leur rupture qu'elle n'avait pas vu venir. est-ce qu'ils n'étaient déjà plus capables de se comprendre ? on était encore ensemble ? et c'est quand elle entend cette seconde question qu'elle prend la mesure du gouffre qui les séparait aujourd'hui. de la dose d'incompréhension qui stagnait entre eux deux désormais. il se retourne enfin et elle relève un regard interdit dans sa direction. comment pouvait-il oser lui poser cette question ? ou même seulement y penser ? alors c'est ça l'image que tu te fais de moi ? wahou... finalement, c'était peut-être mieux qu'on se sépare vu la confiance que tu sembles ou que tu semblais m'accorder. la conjugaison des temps se confond dans sa tête, tout part en vrille. ça heurte encore plus son palpitant qui n'en demandait pas tant. si tu savais combien j'ai pu trembler pour toi, si tu savais combien mon coeur a pu battre pour toi, à tel point que je n'aurais jamais pu aller contre ça. t'avais même jamais été capable d'en regarder un autre, qu'il soit absent ou non. si je t'avais trompé, j'aurais déjà plus aucune option sur l'existence de ce... elle ne sait pas comment elle doit l'appeler, le qualifier, ce pourquoi elle se résigne. elle est simplement en vrac et elle voudrait que toute cette histoire n'existe pas, que tout redevienne comme avant. quand il n'y avait qu'eux et pas l'ombre d'une séparation à l'horizon. mais crois ce que tu veux cosimo. de toute façon, on n'est plus rien l'un pour l'autre. tu ne me dois plus rien, comme je ne te dois plus rien. si seulement il pouvait juste imaginer combien ça lui coûte de dire ça. mais il fallait qu'elle coupe le cordon pour que l'infection cesse de s'aggraver encore et encore, chaque jour qui passait. alors que du plus profond de son être elle aurait simplement voulu qu'il la contredise.

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MessageSujet: Re: still standing (cosimo)   still standing (cosimo) EmptySam 2 Mar - 14:54

la situation t’échappe, elle dérappe. tes mots et tes questions sont durs, tout comme les siens qui t’étouffent. entre vous y a bien trop de secrets, bien trop de choses qui n’ont pas été dites. y a bien trop de mensonges qui pèsent sur vous. les tiens, surtout. ceux que tu lui as balancé pour la tenir éloigner de toi des mois plus tôt. t’es l’homme cocotte minute, prêt à exploser d’un instant ou un autre, t'es la tornade. t’es prêt à lui exploser à la gueule comme t’as tant vu dtes gars explosés sur une mine. c’est pas de la chair qui t’éclabousse, pas de membre que tu prends comme vous ne retrouvez plus car réduit en bouillis. c’est tout autre chose, c’est mental. c’est de l’amour qui explose. et tu ne sais pas toi-même de quoi t’es capable, de quoi ton cerveau serait capable de te faire faire. il se détraque de jour en jour. chaque jour, tu meurs un peu plus. ses yeux interdits face à ta question te perturbent mais te rassurent, presque. alors que tu ne devrais pas, ils te rassurent ton putain d’égo, toi le mec toujours amoureux. mais sa réponse te saigne. putain, ain, c’est pas ça ! tu soupires, cris peut-être un peu trop, un peu plus, dans cette chambre non intime. les nerfs qui menacent de lâcher, les émotions qui te flinguent et qui se sont bien trop accumulés depuis des mois, presque des années qui s’accumulent. la main que tu passes sur ton visage, encore fois. lcoeur qui bat bien trop vite parce qu’il sait cque tu vas faire. il sait que tu vas lui révéler ce que tu penses vraiment, ce pour quoi t’as mis un terme à votre belle histoire.
parce qu’elle était plutôt belle notre histoire ainhoa, non ?
avant qtout dérape.

tu me le caches, tu… réagis comme ça comme s’il était le mien ou comme s’il aurait dû être le mien… t’es complètement paumé face à sa réaction, face à la tienne. j’ai le droit de poser la question... c’est pas ce que tu penses d’elle au fond. t’as jamais pensé ça d’elle avant cet instant. tu voulais juste demander, juste éloigner cette idée obscure, qui te dégoûte, de tes pensées. tu n’aurais pas été tranquille si tu ne l’avais pas demandé. et même sans ça, tu sais que cette histoire, cette scène allait tourner en boucle dans ton crâne.
ainhoa est enceinte. et pas dtoi. elle n’arrive même pas à en parler. quoi ainhoa ? tu ne sais pas quoi faire de ce bébé ? de cet enfant ? de ce gosse ? c'est quoi ? c'est une fille, un ptit garçon ? c’est quel mot que t’arrives pas à lui donner hein ? que tu balances, peut-être un peu trop méchant, un peu trop jugeur. c’est plus fort que toi. c’est dans l’effet et l’émotion du moment.
parce que c’est pas le tien. c’est pas à toi.
parce que vous, deux vous n’êtes plus rien. elle ne fait que le confirmer, qu’appuyer dessus comme sa dague s’enfonçant dans ton coeur.
et ça te tiraille, ça te mitraille comme une balle te transperçant l’épiderme, déchirant ta toile de chair. ça t’explose, aussi puissant que le choc d’une bombe t’éclatant à la gueule. aussi meurtrière que cette mine éclatant sous le pied dton meilleur pote.
dis pas ça, ainhoa.
s’il te plait.
retire ça.

bouche bouée. la grimace chagrine sur le visage. les sourcils froncés. c’est ton visage qui parle pour toi, tes yeux qu’essaient de lui transmettre les mots, tes émotions et sentiments.
j’ai fait ça pour toi ainhoa. ce sont tes yeux dans les siens, ceux qui s’y plongent, qui aimeraient s’y noyer pour retrouver cette sensation d’autrefois. t’as jamais été le plus doué avec les mots. t’as toujours été l’homme incapable d’exprimer correctement le fond de ses pensées, ses cauchemars et ses peurs, la cause de ses hurlements. mais t’as toujours su lui dire à quel point, ainhoa, tu l’aimais. je t'aime, tu l'entends ? tu m'entends ? à quel point, ainhoa, était la bouée contre laquelle tu t’accrochais pour éviter de dévier. et maintenant qu'elle n'est plus là... jsuis en train de péter les plombs... y a un truc qui cloche chez moi. ain… c’est pour te protéger que j’ai fait ça. elle le sait, ce que tu vis. elle a entreperçu, ce qui t’habite. tes pas qui contournent le lit puis qui s’arrêtent, te sentant dans l’impossibilité de faire des pas de plus. pour elle. pour la protéger. sa révélation n’arrange en rien ta santé mentale, ton mal-être constant. et tu sais déjà qu'elle ne te croira pas.
si tu avais le choix, tu sortirais de ton corps et le laisserait vivre tout cela sans toi. si tu avais le choix, tu fermerais les yeux et tu dormirais jusqu’à ça ne fasse plus mal.
mais tu n’as pas le choix.

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