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Mimi Wilkes


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/ statut : errante, à détruire ce qu'elle touche, à ne pas pouvoir s'en empêcher, et à ne pas parvenir à le regretter. sauf quand il s'agit de sa moitié, son jumeau, son âme. dans le creux du ventre, la belle gueule d'un certain hoenikker.
/ occupation : âme brouillon. junkie, la plupart du temps. constamment renvoyée, la voilà qui veut prendre un job au sérieux. le club des mcgrath comme terrain de jeu.
/ zone du queens : ici et là, où on veut bien d'elle, où elle décide de s'oublier. les squats, les repères pour les âmes égarées. mais maintenant, un toit sur la tête, une vraie responsabilité. une chambre dans une maison de cinq étages, c'est petit, mais c'est tout ce qu'elle a jamais eu.
/ beau bordel : en cours -- miles / joel / vince / kaz / madalena / lais / ander (3) / bart / flip (3) / eden&ander / jaime / full.


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MessageSujet: bury me low / miles.   bury me low / miles. EmptyLun 10 Déc - 17:24

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@miles cooper
Elle a son sourire le plus charmant aux lèvres, Mimi. Elle est pile à l’heure, et elle se tient droit sur ses pieds. D’humeur légère, d’humeur malicieuse, à avoir envie d’explorer autre chose que ce qu’elle connaît. L’étincelle dans le coin du regard, les cheveux sombres retombant sur ses épaules. Y’a quelque chose qui la rend de bonne humeur sans qu’elle ne se l’explique trop - probablement Ander, occupé quelque part à sourire lui aussi. L’influence des jumeaux, ce twin thing qui lui colle à la peau, et qui est souvent plus une malédiction qu’autre chose. Mais pas aujourd’hui - aujourd’hui, ça lui allège le pas, ça lui illumine le regard et ça lui donne envie de faire des conneries. Peut-être pas une bonne chose. Mais pour Mimi, c’est ce qui la maintient en vie. Le souffle court, et le vent sur le visage - ne pas s’arrêter, jamais. Toujours se rendre plus loin, et ne pas avoir peur du risque. Le risque, c’est bien ce qui l’anime, au péril de tout le reste. Elle est pile à l’heure au rendez-vous que Miles lui a donné, sobre et fébrile, les mains un peu tremblantes mais le sourire pas bien loin. Ce type, elle l’a rencontré y’a pas si longtemps, et il lui a fait découvrir autre chose - autre chose que les seringues et la poudre, autre chose pour la surélever, autre chose pour l’emmener loin, autre chose pour l’enfoncer. Elle avait jamais pensé que ça pouvait faire autant d’effet, les médicaments, mais voilà qu’elle n’avait pas arrêté d’y penser depuis qu’elle avait essayé. Elle en voulait plus - Mimi en voulait toujours plus. Alors elle lui avait donné rendez-vous, chez lui - ce n’est pas comme si elle avait un endroit où rester de toute façon. Le voir, lui parler, peut-être lui acheter un peu. Certainement. Elle était là pour ça. Pas pour lui. Ou peut-être un peu pour lui.

Il était fascinant, Miles. Il avait ce regard profond et intimidant, ce sourire à fendre les coeurs et quelque chose dans le creux de l’estomac qui avait happé Mimi. Il avait une présence qui l’accrochait, et elle avait envie de rester auprès de lui. Il la faisait sentir bien, elle ne se l’expliquait pas, elle était attachée à lui depuis qu’ils s’étaient défoncés ensemble, elle ne voulait pas qu’il disparaisse alors elle comptait bien rester dans le coin. Comptait bien l’embêter un peu. Mimi, petite sangsue qui s’était accrochée à sa nouvelle victime, voilà pourquoi elle était là, pour ça et pour la dose. Elle avait passé la journée à y penser et à espérer qu’il accepterait qu’elle vienne le voir. Le téléphone qu’elle avait volé à une pauvre fille dans un club y’a queqlues semaines vibrant dans sa poche, lui donnant la réponse affirmative, et elle avait eu ce sourire malicieux et fébrile. La perspective de Miles, et la perspective de la dose. Tu sais pas dans quoi tu t’es embarqué, beau gosse. Alors Mimi était pile à l’heure, soignée comme elle pouvait l’être, et elle frappe à la porte pour signaler sa présence. Quand la porte s’ouvre sur Miles, elle lui donne ce sourire éclatant, le fond du regard qui brille d’autre chose. La junkie en manque qui sait qu’elle sera soulagée - et la fille un peu étrange qui retrouve l’objet de sa fascination. T’as vraiment un problème, Mimi. Mais à ses yeux, elle passe juste du bon temps en bonne compagnie - rien de plus. Et puis s’il ne voulait pas la avoir, il avait qu’à le dire. « Salut. » Le sourire toujours déposé sur les lèvres, le corps grelottant un peu sous le manteau trop mince pour l’hiver new-yorkais. « J’espère que je suis à l’heure. Je peux entrer ? » La voix calme, la voix douce - la cliente qui veut s’attirer les bonnes grâces. Mimi, piétinant un peu sur le seuil de la porte - et Miles, de l’autre côté, qui va laisser entrer une tempête chez lui.

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MessageSujet: Re: bury me low / miles.   bury me low / miles. EmptyLun 17 Déc - 0:15




BURY ME LOW

Mimi & Milo

Ce jour-là, lorsque son téléphone sonna pour lui annoncer la réception d’un nouveau message, Milo ne fut qu’à moitié surpris de découvrir que ce dernier était signé Mimi Wilkes. Sans vraiment l’attendre, il s’était toutefois douté que ce message finirait par atterrir dans sa boîte de réception, compte tenu du personnage qu’était Mimi. Il y répondit un peu moins d’une demi-heure plus tard, à l’issue du rendez-vous au caractère tout ce qu’il y avait de plus illégal qui l’occupait au moment où il avait reçu le SMS. Il lui fixa rendez-vous deux heures plus tard et joignit son adresse à sa réponse, avant de reprendre le chemin de son domicile de son habituelle démarche légèrement claudicante.

Mimi, il l’avait rencontrée quelques semaines plus tôt, au cours de l’une de ces soirées underground où tous les junkies du Queens semblaient s’être donné rendez-vous. Milo lui-même ne s’y était pas tant rendu par enthousiasme devant le line-up que parce qu’il savait qu’en un rien de temps, il parviendrait à décupler le modeste investissement que représentait le prix de l’entrée à la soirée. C’était typiquement le genre de cadre où il n’avait qu’à parcourir un mètre pour qu’on l’apostrophe, en quête de l’une des nombreuses substances qu’il avait sous la main. Si, en général, ce n’était pas lui qui était chargé de ce genre de basses besognes, étant lui-même placé trop haut dans la hiérarchie de l’organisation de contrebande dont il faisait partie, cette fois-ci, il s’était porté volontaire car il avait grandement besoin de se changer les idées après son retour pour le moins houleux à New York. C’est ainsi qu’il s’était retrouvé dans une foule de fêtards joyeusement défoncés, dont les corps ondulaient sur une musique électro assourdissante et dont les regards aux pupilles dilatées à l’extrême étaient aussi béats que vides. Certains avaient été prévenus de la venue de Milo ce soir, d’autres vinrent le trouver grâce au bouche à oreille, d’autres encore n’avaient pas la moindre idée de qui il était jusqu’au moment où il leur proposa de quoi planer. Mimi faisait partie de cette dernière catégorie. À l’instant où le regard ambré de Milo s’était posé sur la brune, il avait su qu’elle recherchait exactement ce qu’il avait à proposer – il s’avéra toutefois que le « exactement » n’était finalement pas l’adverbe le plus correct, car elle cherchait des drogues plus conventionnelles que celles qu’il avait à proposer. Mais le regard de Mimi brillait autant de curiosité que de craving, et elle fut instantanément partante lorsqu’il lui proposa de tenter l’expérience des médicaments psychotropes. Elle lui demanda de lui donner ce qu’il avait de plus fort. Si, d’ordinaire, Milo était plus que réticent à accéder à cette requête lorsqu’elle émanait de personnes qu’il ne connaissait pas, cette fois-ci, son petit doigt lui souffla qu’elle avait l’air de savoir ce qu’elle faisait – ou plutôt, qu’elle n’en avait absolument aucune idée, mais que son corps avait l’habitude d’encaisser les ravages qu’elle lui infligeait. Il lui avait alors tendu une pilule de fentanyl, et avait regardé avec une fascination mal dissimulée la jeune femme se laisser gagner par les effets de l’opiacé.

Mimi… elle avait ce je-ne-sais-quoi qui le touchait, profondément. Pourtant, des filles paumées, junkies jusqu’à l’os, il en avait rencontré une quantité incalculable. Et, petit à petit, il avait appris à ne plus s’en soucier – c’était le seul moyen de ne pas devenir fou en exerçant ce métier. Son cœur avait arrêté de se serrer à chaque fois qu’il tendait un sachet de comprimés à une âme en détresse, en sachant qu’il faisait partie intégrante du processus destructeur que celle-ci s’infligeait. Il avait arrêté, petit à petit, de prêter attention aux scrupules qui l’envahissaient intuitivement alors qu’il précipitait des personnes fragiles et sur le fil dans un gouffre pavé de pilules de toutes les couleurs. Aussi, il ne s’expliquait pas vraiment pourquoi Mimi, en particulier, était parvenue à l’atteindre. Son cœur s’était serré imperceptiblement face à son visage aux traits fins et doux mais dont la peau avait pris une teinte cireuse, le regard un ton terne, et dont les cernes violacés la vieillissaient d’une poignée d’années. Une beauté hors du commun mais abîmée par dieu savait quelles substances elle avait l’habitude de consommer. Oui, son cœur s’était serré. Mais il lui avait quand même donné le fentanyl. Et aujourd’hui, il avait accepté de la revoir, tout en sachant pertinemment qu’elle n’avait probablement pas pour seul objectif de prendre de ses nouvelles.

Lorsqu’il entendit les coups frappés sur sa porte retentir et qu’il la découvrit derrière celle-ci, il eut à nouveau cet infime pincement au cœur qu’il s’efforça d’ignorer. « Salut, Mimi », répondit-il avant d’étirer ses lèvres pleines en un sourire. Elle-même avait l’air plus en forme que ce à quoi il s’était attendu, et la douceur de sa voix le surprit. Pourtant, loin d’être dupe, il remarqua sans peine l’agitation dans ses grands yeux bleus, et devina que, comme il s’en était douté, elle avait besoin qu’il lui fournisse quelque chose. À nouveau, ce sentiment étrange et désagréable s’empara de ses tripes, alors que d’ordinaire, il se serait contenté d’un sentiment de satisfaction à l’idée de savoir qu’il allait se remplir les poches. Lorsqu’elle reprit la parole, il se contenta de s’effacer de l’encadrement de la porte pour l’inviter à entrer, avant de la débarrasser de son fin manteau. Il remarqua les fins tremblements qui la parcouraient, et attribua ceux-ci à la tenue légère qu’elle portait alors qu’il faisait glacial dehors plutôt qu’un quelconque symptôme de manque. « T’as froid ? Viens dans le salon, il fait plus chaud », souffla-t-il, une lueur bienveillante dans les yeux. Il la précéda dans le couloir pour lui indiquer le chemin jusqu’au salon bien plus cosy et chaleureux que ce qu’auraient visualisé la plupart des gens en s’imaginant la piaule d’un dealeur. Il l’invita à prendre place sur le canapé avant de s’éclipser quelques minutes, et de revenir avec une tasse de thé dans une main et un épais pull à lui dans l’autre. Il tendit les deux à Mimi, avant de prendre place face à elle, ses longues jambes croisées en tailleur. « Comment tu vas ? Et qu’est-ce que je peux faire pour toi ? », s’enquit-il, à peu près certain de la réponse.

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MessageSujet: Re: bury me low / miles.   bury me low / miles. EmptyJeu 27 Déc - 1:00

Mimi se perdait en chemin, et elle en était consciente. Elle avait déjà atteint les bas-fonds auparavant et elle s’était fait la promesse que ça n’arriverait plus. Elle se souvenait avec trop d’horreur cette nuit-là, où elle avait failli tuer son propre frère - plus que son frère, son jumeau, sa moitié. La lame enfoncée, ça avait été comme se tuer elle-même, comme se planter un pieu en plein coeur. Ça lui avait déchiré les entrailles et après ça, elle avait compris qu’elle était allée trop loin. Que ça ne se reproduirait plus. Elle avait eu trop peur, Mimi. Trop peur de tuer Ander et de se perdre complètement. Alors elle était partie en détox - et même si ça n’avait pas marché au final, ça lui avait au moins permis de remettre les pendules à l’heure. Elle avait recommencé à consommer, mais en étant au moins consciente des limites à ne pas dépasser. Sauf qu’alors que les jours passaient, et que les doses s’enfilaient, et que le temps se perdait, elle perdait le cap, elle s’enfonçait à nouveau et sans vraiment le réaliser. La boue dans les chaussures, le ciment dans la gorge, Mimi était en train de s’assombrir à nouveau, et si elle ne faisait pas attention elle tomberait encore. Et cette fois, la chute risquait d’être encore plus brusque. Mais elle ne réalisait pas tout ça, elle profitait juste, et elle avait cette envie de jeunesse, cette fougue dans le corps. Essayer autre chose, se perdre autrement - et Miles lui avait donné exactement ça. Des nouvelles expériences qui lui avaient presque donné l’impression de se défoncer pour la première fois. Et ça, c’était précieux.

« Salut, Mimi. » Il est beau comme un coeur, avec ses cheveux sombres et ses yeux bleus. Mimi lui rend son sourire, éclatant comme jamais. Gamine fébrile à l’idée d’avoir son cadeau de Noël, et presque timide devant le beau gosse. Miles, il dégage quelque chose qui l’intimide autant qui la fascine. Elle aime le regarder, être à ses côtés - un je-ne-sais-quoi qui la captive et qui l’attire comme un papillon de nuit à une flamme. Et il est là, il l’attendait. Beau et grand et souriant, et Mimi presque les joues roses, comme une petite adolescente. Pourtant dans le creux de ses tripes c’est bien autre chose qu’un simple béguin qui se joue, c’est l’acharnement du manque, de la perspective du high qui lui colle des ressorts aux pieds et lui fait faire des trémolos au coeur. Il la laisse entrer et elle s’engouffre à l’intérieur, la chaleur rassurante qui calme déjà ses ossements qui s’entrechoquent. Il lui prend son manteau et on se croirait presque dans un château, Mimi elle a jamais connu ça ce luxe, ils ont jamais eu ça chez les Wilkes. Elle n’a goûté à la luxure que par association, que par ses amis, que par ses contacts. « T’as froid ? » Elle acquiesce doucement, le sourire toujours collé aux lèvres. Les bras enroulés autour d’elle-même, qui frotte un peu la peau glacée. « Viens dans le salon, il fait plus chaud. » Elle lui sourit, à Miles, l’étincelle dans les yeux qui la rend d’autant plus fébrile et privilégiée. « Merci. » Le salon est chaleureux et chic - Mimi regarde autour d’elle alors que Miles s’excuse. Installée dans le canapé, elle laisse ses yeux dévorer les alentours, la décoration, les photos, les objets laissés ça et là. Pas intimidée, juste fascinée - essayant d’autant mieux comprendre Miles en étant chez lui.

Il revient vite, pull et tasse de thé à la main - les objets que Mimi prend avec une certaine timidité. « Ça alors ! Tu me gâtes beaucoup trop. » Sourire complice, elle ne cache pas que ça lui fait franchement plaisir. Elle dépose la tasse avant d’enfiler le pull, qui est chaud contre sa peau - l’odeur savonnée lui montant dans les narines. Elle espère le garder, compte déjà ne pas le rendre - prendre sans trop savoir comment redonner. « Comment tu vas ? Et qu’est-ce que je peux faire pour toi ? » Sa voix est douce, chaleureuse - il est gentil avec elle comme on l’est peu souvent. Mimi, elle est habituée aux dealers aux voix rocailleuses, rencontrés sur le coin d’une ruelle. Habituée aux dealers qui demande un peu plus, ou qui la reconnaisse sans lui donner de faveurs. Habituée aux mains baladeuses et aux regards lubriques, habituée aux odeurs qui donnent envie de vomir et aux sourires édentés. Mais Miles, il est le contraire de ça - il est magnétique et il est gentil, et Mimi ne peut que le regarder, ses grands yeux posés sur lui, et le sourire qui ne décroche pas de son visage. « Ça va pas trop mal. » Elle parle doucement, la voix jamais bien assumée. Reprend la tasse entre ses doigts, le contact brûlant répandant la chaleur dans tout son corps. « Enfin, j’me suis engueulée avec mon jumeau, mais c’est rien de nouveau. » Elle rigole doucement, Mimi, le rire qui se perd contre les murs de la pièce. « Et puis je voulais t’revoir. C’était trop bien la dernière fois. Et j’me demandais comment tu allais… Tout ça, tu vois. » Le sourire presque charmeur aux lèvres, le regard qui ne déroge pas. « Merci de m’avoir invitée. C’est sacrément beau chez toi, dis donc. » Il faut croire que ça rapporte, d’être dealer - du moins pour ceux qui vendent les bons trucs, parce que Mimi n’était pas certaine qu’Ander ait jamais pu se permettre une vie comme ça. « Écoute, je dois t’avouer que… j’arrête pas de penser à la dernière fois qu’on s’est vus, et… J’aimerais bien retenter l’expérience. » Les pupilles qui se dilatent presque juste à y penser. « Tu crois que ça serait possible ? J’ai pas beaucoup d’argent, mais… Je prendrai ce que tu peux m’offrir. Je vais essayer de ne pas être trop gourmande. » Le petit ricanement qui passe ses lèvres. Faut faire gaffe.

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MessageSujet: Re: bury me low / miles.   bury me low / miles. EmptyMer 3 Juil - 19:36




BURY ME LOW


De la voir, frêle et fragile, toute petite dans son canapé, serrait une nouvelle fois le cœur de Miles. Mimi dégageait ce quelque chose aussi ingénu qu’innocent qui le touchait profondément, et il aurait préféré qu’elle vînt le voir pour qu’il lui offre des sucreries plutôt que de lui vendre de la drogue. Il s’étonna devant la force avec laquelle elle parvenait à l’atteindre sans même s’en rendre compte, alors qu’elle se contentait de lui sourire et de se montrer telle qu’elle était. C’était probablement ça, le plus déstabilisant – elle n’avait pas à fournir d’effort pour le toucher en plein cœur, alors que d’ordinaire, il en fallait beaucoup pour le déstabiliser. Il ne comptait plus les filles, parfois plus jeunes encore que sa propre petite sœur, qui l’avaient supplié de les dépanner, lui proposant en contrepartie parfois ce qu’elles avaient de plus précieux lorsqu’elles n’avaient pas d’argent, et il avait constaté l’ampleur des dégâts que le trafic auquel il participait activement pouvaient infliger à leurs corps et leurs esprits malmenés. Pourtant, presque systématiquement il refusait de céder ou de leur venir en aide, s’efforçant avec de moins en moins de difficultés d’envisager les choses autrement que comme un business où les affects n’avaient pas leur place. Il se montrait parfois d’une indifférence à la limite de la cruauté devant leur détresse, refusant catégoriquement de se laisser plonger dans la spirale d’émotions douloureuses dans laquelle le précipiterait son empathie. S’il avait la réputation d’un homme plutôt sympathique malgré ses abords froids et méfiants, on ne disait toutefois jamais de lui qu’il était une âme charitable, et certainement pas que son humanité l’emportait sur son sens des affaires. Cependant, avec Mimi, les choses étaient différentes, alors qu’il la connaissait à peine. Elle n’était pourtant pas différente des autres – jeune, paumée, et activement occupée à détruire la vie bien plus belle qu’elle aurait pu choisir de mener. Il ne savait pas trop ce qui la rendait plus touchante que les autres ; après tout, de prime abord, elle était une junkie comme il en avait rencontré des centaines. Et, là où tant de filles l’avaient supplié, parfois même en pleurs, de leur venir en aide, elle n’avait rien fait de particulier pour s’attirer sa sympathie. Elle ne lui avait rien demandé, ne s’était pas épanchée sur les difficultés qu’elle pouvait traverser et n’avait, d’aucune manière, tenté de susciter chez lui compassion ou pitié. Pourtant, en la voyant assise dans son salon, dégageant cette vulnérabilité qui lui était devenue si familière avec les années, il ne pouvait s’empêcher de ressentir ce pincement au cœur. Il aurait voulu la secourir et la tirer de là, lui dire de reprendre sa vie en main plutôt que de venir à lui pour se procurer de quoi planer, et même l’aider à y parvenir – alors que lui-même n’en menait franchement pas plus large qu’elle, et qu’il était tout aussi accro aux pilules qu’il avait coutume de refourguer à sa clientèle. Oui, il aurait voulu la tirer de là, l’empêcher de jeter par la fenêtre les occasions qui pourraient se présenter à elle si elle décidait de se reprendre en main. Il aurait voulu lui dire qu’elle fonçait droit dans un mur. Mais il n’en fit rien.

Au lieu de quoi, Milo se contenta d’un sourire lorsqu’elle affirma qu’il la gâtait, tout en se disant qu’il la gâterait bien plus en lui recommandant de prendre ses jambes à son cou. Installé face à elle, il l’écouta parler, les mains jointes sous le menton, le cœur se serrant une nouvelle fois lorsqu’il se dit, à nouveau, combien elle avait l’air fragile. Il devait presque tendre l’oreille pour l’entendre, ne parvenait que ponctuellement à croiser son regard fuyant, et il eut à nouveau l’impression d’être un impitoyable prédateur face à une proie affaiblie. Il fit de son mieux pour ignorer ces désagréables sensations, cherchant désespérément à retrouver le contrôle qu’il n’avait d’ordinaire aucun mal à exercer. Ses lèvres s’étirèrent en un petit sourire lorsqu’il entendit rire Mimi, et il se contenta de hocher la tête plutôt que de répondre, l’invitant silencieusement à poursuivre, appréciant de la voir s’animer lorsqu’elle prenait la parole. Involontairement, le sourire s’estompa légèrement, à moins qu’il ne prît tout simplement un aspect un peu plus triste, lorsque Mimi évoqua leur dernière entrevue, pavant ainsi la route vers la requête dont il se doutait qu’elle tomberait mais qu’il avait espéré ne pas entendre. Même si c’était plaisant d’entendre qu’elle voulait le revoir et prendre de ses nouvelles, Milo ne fut pas dupe et ne prit pas le compliment personnellement, se doutant que ce n’était clairement pas que pour ses beaux yeux qu’elle avait eu envie de reprendre contact. Ce genre de discours était devenu tristement familier à ses oreilles, et il était prêt à parier quelle tournure s’apprêtait à prendre la conversation. Mais il s’efforça de demeurer impassible, toujours le même sourire aux lèvres, et ne releva pas, l’invitant ainsi à continuer à parler. Il ne retrouva sa langue qu’après, lorsqu’elle mentionna l’appartement. « Me remercie pas, ça me fait plaisir de t’accueillir. » Étonnamment, c’était la vérité. Il était content de la voir, content même de savoir qu’elle était encore en vie. « Merci, content qu’il soit à ton goût », poursuivit-il, un sourire au coin des lèvres. Le regard presque avide avec lequel Mimi avait balayé la pièce ne lui avait pas échappé, et il se doutait qu’elle n’avait pas l’habitude de s’adonner à ses transactions illégales dans des endroits aussi accueillants. Tant mieux si elle pouvait enfin bénéficier d’un cadre plus agréable.

Le sourire de Milo s’effaça sans même qu’il s’en rende compte lorsque Mimi évoqua enfin, explicitement, la raison de sa venue. C’était plus fort que lui, et il savait que c’était stupide ; après tout, la requête de la jeune femme n’était en rien une surprise. Il ne pouvait même pas affirmer avoir sincèrement espéré qu’elle soit venue pour autre chose que la drogue – il l’avait su, sans l’ombre d’un doute, à l’instant où il avait reçu son message. Pourtant, il n’y avait rien à y faire, son cœur se pinça, et il se demanda quoi répondre. S’il voulait l’empêcher de s’enfoncer davantage, c’était le moment où jamais – chose bien hypocrite, lorsqu’on y repensait, étant donné le fait non négligeable qu’il était dealer. Il entrouvrit les lèvres, hésitant quelques secondes. L’avidité se lisait sur les traits de Mimi, et il savait combien il serait dangereux d’accéder à sa requête. Chaque fibre de l’âme de Milo lui criait de refuser, de l’empêcher de se continuer à se détruire. Les pensées fusaient à toute vitesse dans son esprit, jusqu’au moment où il finit par prendre la parole. « Bien sûr, pas de souci », finit-il par murmurer, se haïssant alors même que les mots traversaient ses lèvres. Incapable de soutenir le regard de Mimi, il se leva aussitôt pour se diriger vers sa chambre afin d’y chercher ce qu’elle était venue lui demander, profitant des quelques moments de solitude pour prendre une inspiration profonde et s’exhorter au calme, s’efforçant d’ignorer la tempête de remords qui menaçait de s’abattre sur lui et les voix dans sa tête qui lui hurlaient qu’il était un salopard. Au bout de quelques moments, il revint auprès de Mimi, son traditionnel sourire à nouveau accroché aux lèvres, et reprit place face à elle. « Je suis désolé, j’aimerais te faire une fleur vu que t’es à court, mais ces trucs sont vraiment durs à trouver et ça vaut une fortune. Je peux peut-être te dépanner pour une pilule mais s’il t’en faut plus, il faudra qu’on s’arrange autrement. »


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