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 (rage) don't be scared of the dark.

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Sage Abberline


/ avatar : celeste, comme la voûte.
/ crédits : moi/avatar, moi/sign.
/ autres personnages : betsi (n.peltz), brynn (n.o'neil), cez (j.o'connell), kurtis (r.king).
/ nombre de messages : 987
/ cartes en main : 137
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/ âge : 23
/ beau bordel :
elle tombe à la renverse la princesse, rien ne la retient. les anges passent, les mots s'effacent. alors elle ondule dans la nuit pour que chaque pas chassé l'éloigne enfin du passé.
-✻-
but they know what she did
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MessageSujet: (rage) don't be scared of the dark.   (rage) don't be scared of the dark. EmptyDim 28 Oct - 21:31

reese & sage / don't be scared of the dark /

La ville était peu à peu repeinte d'un camaïeu de teintes orangées qui auraient presque pu donner l'illusion que l'été avait laissé à New-York quelques restes de son récent passage. Mais les froides brises d'automne se jouaient de tous, annihilant ce qu'il restait de chaleur aux quelques rayons de soleil qui réveillaient encore le ciel du Queens. Et toi Sage, tu en avais subi les aléas météorologiques de la manière la plus classique qui soit, sans grande surprise. De la force dans le caractère, mais rien dans le corps ni les défenses immunitaires. Mais certaines dates se fichaient bien des rhumes et autres virus vicieux. Certaines dates nécessitaient que tu trouves la force mentale de combattre cette envie un peu trop imposante de rester sous la couette avec un thé chaud et un bon roman. Et il était hors de question que tu passes outre l'anniversaire de ta mère, la tradition du cadeau n'étant pas non plus négociable (ça avait à voir avec ta bonne conscience, Sage). Alors, emmitouflée dans ce qu'il te restait de rempart pour que le froid n'ait pas davantage raison de toi et de ta santé, tu te rends au centre commercial le plus proche avec l'espoir bien présent d'en ressortir aussi vite que possible pour pouvoir retrouver la chaleur de ton lit qui, dans ces moments, devenait bien aisément ton meilleur compagnon.
(mobilier de maison / art et déco - 4ème étage)
Par souci de rapidité  (et à cause d'une agoraphobie temporaire liée à ton état de santé du moment), tu choisis d'éviter les escalators pour emprunter l'ascenseur. La suite des événements se veut classique ; suite à des salutations polies à l'attention de la jeune femme qui se trouvait déjà à l'intérieur, tu te fais discrète (autant que tu puisses l'être avec le mouchoir à la main, le manteau des hivers rudes et la superposition d'écharpes qui camouflait la moitié de ton visage). Mais la banalité s'arrête à l'instant-même où une secousse se fait sentir avant que l'ascenseur ne cesse sa course et que la lumière intérieure ne s'éteigne subitement. Le souffle momentanément coupé,  tu restes muette quelques instants avant de ne plus en être capable. « Qu'est-ce que vous avez fait ? », tu demandes de but en blanc à l'inconnue tandis que la panique ne te permet pas d'être plus subtile. Le silence qui s'en suit te frustre, Sage. Il te frustre d'autant plus que l'obscurité t'empêche de voir ses potentielles réactions, te laissant ainsi dans le flou le plus complet durant quelques secondes qui te paraissent alors être une succession de minutes interminables. Angoissée à l'idée de ne pas pouvoir jauger la jeune femme, tu préfères finalement reprendre la parole après avoir décidé que son silence était une manière pour lui de plaider non-coupable. « Bah si, vous avez forcément appuyé sur un bouton. Vous étiez affalée contre la paroi, évidemment que vous avez du faire pression sur un truc qu'il ne fallait pas. » L'air de reproche qui crispe tes traits se ressent tout autant dans le ton de ta voix. Sec. Fébrile. Tu ne lui laisses même pas le bénéfice du doute, comme si mettre le doigt sur le coupable allait arranger la situation par pure magie. Tu comptes dessus Sage, c'est vrai. Il était temps que l'on te prouve qu'il y avait quelque part quelque chose de plus grand que toi, que vous. Quelque chose qui puisse simplement te sortir de là simplement parce que tu le veux assez fort.

_________________

dedans tout n'est que faille et son coeur de cristal se brise au moindre éclat. elle retient des instants, elle pédale dans le vent à la croisée des chemins, à l'ombre des lendemains. et puis elle attend. pourquoi, elle en sait rien.
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MessageSujet: Re: (rage) don't be scared of the dark.   (rage) don't be scared of the dark. EmptyMer 5 Déc - 11:26

REESE &
SAGE

Don't be scared of the dark

Et les saisons s’étalent, et les saisons s’estompent. L’été si rude laissait place aux couleurs hurlantes de l'automne. Et l’hiver, et le froid mordant, qui la pénètre, qui la fait jouir, ses poings gelés, tout comme son cœur, tout comme son âme. Il s’approche, il la guette, et bientôt, viendra, avec les pulls, l’anniversaire.
Mais il y a des choses qui l’importent plus. Ces visages qui la hantent, ses actions qui la détruisent encore. Dans ses rêves qui tournent au cauchemar, Sage, combien de fois l’avait-elle vu danser sous la pluie ? Danser, oui, brûler de ses gouttes qui l’a font rires. Éclate. Et Reese la regardait toujours, émerveillée.

Si elle avait tendu la main
pour la saisir
les gouttes de pluie
brûlaient sa peau
brûlaient ses sens
irradiaient son cœur.

Et la nuit, Sage, jamais elle ne sera aussi belle que ses foutues sourires qu’elle pouvait lui donner quand elle la remerciait à la caisse, et qu’elle filait, toujours, encore une fois. Elle la fuyait toujours, et la nuit, dans les rêves jamais atteint, elle la revoit.

Et elle se dit
pourvu qu’elle crève
en boucle
que la pluie la brûle aussi
que son cœur se meurt
à l’approche de l’hiver.

Elle la voyait encore, caché dans son écharpe, dans son manteau. Reese a peine couverte, un sweat sur le dos, la capuche sur la tête, la cigarette entre ses lèvres sèches à cause du froid, déchirés à cause de la violence, roses de par, pourtant, son innocence.
Aujourd’hui si dans la réalité, elle la suivait.
c’était à cause

de
la
haine

rage
au
cœur

Sage rentre dans le centre commercial.
Reese rentre dans le centre commercial.

Sage s’installe dans l'ascenseur.
Resse s’installe dans l'ascenseur.

Sage appuie sur le bouton.
Et la lumière s'éteint.

Et elle la regarde, même dans le noir, elle la reconnaît. Elle peut encore visualiser chacun de ses traits, retracer de ses yeux chacune de ses courbes. Et ça l’énerve, plus que tout, savoir que malgré le temps qui est passé, elle la voyait toujours comme la fille de ses rêves. Alors que c’est celle qui a donné naissance à ses cauchemars.

Elle ne répond pas.

Et Sage insiste.
Reese soupir, retire sa capuche en détournant le regard.

« Fermes la, Sage. »

Son dos contre la paroi, ses mains dans les grosses poches de son sweat noir, elle la regarde de nouveau, et pourrait la briser en un regard. Elle la déteste. Réellement. Tellement que ça lui serre le ventre juste à savoir qu’elle est enfermée avec elle. Et pourtant, c'était volontaire.

Mais
elle ne supportait plus
de la voir en rêve
sans pouvoir
la toucher
la briser
juste en la frôlant
du bout
des
doigts

« Bien sûr que j’ai appuyé sur ce bouton. En fait, je suis même étonné que tu ne te sois pas douter que j’allais le faire. Je te pensais plus maligne. »

C'était faux.
Mais quelle importance.
C'était plus drôle de laisser croire que c'est elle la menace.

Elle s’est relevé, et s’est approchée. Lourdement. vers. elle.
Et a saisit son visage entre sa main, avec hargne.
Elle croit que si elle ne se retenait pas
elle pourrait lui briser la mâchoire.

Une mâchoire
qu’elle a tant désiré
embrasser
milles fois
autrefois.

« Enfin pour ça, il aurait fallu que tu comprennes que c’est moi. »


Pando
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Sage Abberline


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MessageSujet: Re: (rage) don't be scared of the dark.   (rage) don't be scared of the dark. EmptyJeu 6 Déc - 19:45

reese & sage / don't be scared of the dark /

T'es pas claustrophobe, Sage. T'as jamais eu peur d'être enfermée. Mais t'as toujours eu peur des autres pour tout ce qu'il pouvait bien y avoir dans leur tête. Pour leurs sentiments. Pour leur aura. Pour ce qu'ils pensaient potentiellement de toi. Parce que t'es une éponge à émotions depuis gamine. Que tu absorbes tout ce que l'humain renferme en lui pour le ressentir au centuple. Là où ça devenait un enfer, c'était que rien de bon ne semblait vouloir ressortir de cette jeune femme à tes côtés et qu'en plus d'être enfermée dans cette cabine exiguë, tu te sentais soudainement engoncée dans des sentiments inconfortables qui ne t'appartenaient même pas. La gamine, elle transpire la rancœur par tous les pores. La haine et le colère aussi. Et tu ne comprends pas pourquoi dans tout ce flot d'émotions aussi intenses que désagréables, c'est toi qu'elle regarde comme une coupable. Parce que tu le sens, Sage. Elle a les yeux rivés sur toi. Et plus ton regard fuit le sien, plus tu t'aperçois que le malaise est bel et bien fondé. « Fermes la, Sage. » Sourde à la première partie de sa phrase, tes muscles se crispent à la prononciation de ton prénom. Comment pouvait-elle le connaître ? Tu fermes les yeux par mécanisme et tentes de te remémorer le visage de la poupée. Parce que tu ne te sens pas capable de porter ton attention sur elle. Pas encore. Pas tout de suite. Au lieu de ça, tu autorises une grande bouffée d'oxygène à rejoindre tes poumons et en viens à la conclusion que, peut-être, ton ouïe te jouait des tours, titillée par le stress de la situation. Au fond, elle n'avait sans doute pas dit ton prénom. D'ailleurs, tu esquisses finalement un fin sourire à cette pensée. C'que tu peux être idiote. Les lippes rosées se détendent néanmoins bien vite, aussi rapidement que la blondinette reprend la parole. « Bien sûr que j’ai appuyé sur ce bouton. En fait, je suis même étonnée que tu ne te sois pas douté que j’allais le faire. Je te pensais plus maligne. » C'est ce moment que tu choisis enfin pour lui adresser un regard (un brin noirci sous les sourcils froncés). « Pardon ? », tu demandes bêtement sans trop savoir quoi dire d'autre dans un premier temps. Tu fais la moue, secoue la tête comme quiconque le ferait face à un personne qui aurait perdu l'esprit. « Vous devez vous tromper », tu insistes finalement. Peut-être que ses traits ne t'étaient pas si étrangers. Ou peut-être n'était-ce qu'une illusion nourrie par le fait qu'elle soit si sûre d'elle. Tu choisis de te rabattre sur la seconde option Sage, consciente qu'il s'agissait de la plus convenante pour toi. Si tu l'avais connue, tu t'en souviendrais. Mais la jeune femme, elle ne semble pas du même avis, et il semblerait que ce détail lui déplaise fortement. « Enfin pour ça, il aurait fallu que tu comprennes que c’est moi. » La fermeté de ses doigts enserrant ta mâchoire te ferait presque mal. Tu sens sa main contre ton visage, crispé par une rage que tu ne comprends toujours pas. Pour autant, tu essaies tant bien que mal de ne pas flancher. « T'es qui ? Le Père-Noël ? », tu demandes avec autant de moquerie que de condescendance, envoyant valser dans le même temps le peu de courtoisie dont tu avais précédemment fait preuve en la vouvoyant. Une familiarité que tu jugerais justifiée si tu y avais fait attention. Mais ce n'est pas le cas. T'es trop occupée à tenter de la sonder après avoir délibérément planté ton regard dans le sien (bien décidée par ailleurs à ne pas lâcher la première). « Lâche-moi tout de suite ou je... » Tu mets toi-même la fin de ta phrase en suspens. Ou quoi ? Qu'est-ce que tu pourrais bien faire enfermée dans cette grosse boîte ? « Lâche-moi. », tu répètes simplement avec un peu plus de fermeté. D'un geste décidé, tu agrippes son poignet afin de la forcer à desserrer son emprise. « Qu'est-ce qui te prend au juste ? T'es dingue ! T'agresses souvent des inconnus comme ça, pour te défouler ? » La peau rougie de ses phalanges semble répondre à sa place. Tu déglutis péniblement. Tu te demandes sur quelle folle tu es tombée plutôt que de chercher davantage à comprendre ce coup de sang inexplicable. Parce que la flamme qui danse au fond de ses prunelles, elle t'intrigue autant qu'elle t''effraie. Et dans un cas comme dans l'autre, t'as peur de t'y brûler.

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MessageSujet: Re: (rage) don't be scared of the dark.   (rage) don't be scared of the dark. EmptyDim 16 Déc - 8:20

REESE &
SAGE

Don't be scared of the dark

C’était donc ça ? La douleur, celle qu’elle voulait ignorer en disant que c’est la colère et la rage ? C’est la peine, de savoir qu’on a penser chaque jours de sa vie à ses beaux yeux pour ne jamais en avoir de significations. Ses cheveux qu’elle a toujours voulu embrasser, ses cheveux aux vents qui l'ont toujours porté vers plus beau que ce petit market où elle l’attendait chaque jour.

Putain de Sage.
Pourquoi t’en a rien à foutre ?!

Quand elle repousse sa main, elle aurait pu lui briser la gueule. Mais elle ne peut pas, pour la douceur de son souvenir. Ses phalanges éclatés, quand Sage les voit, elle remarque bien la Reese qu’elle en est effrayé. Elle retire sa capuche alors que la gamine continue à espérer qu’elles ne se sont jamais rencontré.

« Ouais c’est ça, j’suis l’père noël venu t’donner tout qu’tu mérites salope. »

Son ton, ravageur.
Son hurlement dans l'ascenseur
a résonné.

Accompagné d’un bruit sourd
quand elle plaqua la douce Sage
contre l'ascenseur.

Sa capuche est tombée de sa tête
et ses yeux dans les siens
elle frappait ses syllabes
dans sa bouche

« Reese, ça t’dis rien ? »

la mâchoire serrée, les mains scotchés à ses poignets collés contre le mur de l'ascenseur. Quelque part, elle avait toujours rêver de la posséder, que dans ce genre de moment elles puissent s’embrasser à la folie. Jusqu’à épuisement, lui faire l’amour de tout son cœur.
Aujourd’hui
il ne restait plus rien de ça
qu’une cicatrice
douloureuse
qu’elle voulait masquer

mais qui restait pourtant
béante

une cicatrice
encore
saignante.

« Tu s’rais bien étonnée de savoir ce qu’est devenue la gamine depuis que vous avez ruiné ma vie, vous tous. Mais on s’en fou, hein ? J’suis plus personne après tout, hein ?! j’existe plus pour vos pauvres petites mémoires ! Pourtant, c’était drôle avec Seth, Athénais et Sean hein.. Vous vous êtes bien amusé.. ? .. »

Folle de colère.
Au point que les larmes lui montent aux yeux.
Et que la gerbe lui monte au cœur.

Elle la secoue, la fracasse encore plus contre ce mur alors qu’elle baisse la tête pour masquer sa gueule. Elle ne veut pas qu’on la voit aller si mal, pourtant c’est ce qui a toujours été le cas. Depuis la rue, depuis le lycée, depuis toujours. Elle n’a pas eu le droit à un jour de répit. Et aujourd’hui, pour le prix d’avoir été leur exutoire pendant des années.. on l’oubliait ?

Reese gamine
qu’on a malmener ?
Tout ça
pour ne plus être
qu’une inconnue ?

« Vous vous êtes bien foutue d’ma gueule hein ! J’pensais au moins qu’avec ce que vous m’avez fait, vous m'oublierez pas, mais faut croire que non. Vous êtes vraiment de bon gros connard. »

Son ton plus contrôlé, dont les mots sont bloqués dans sa bouche, presque craché pour sortir, pourtant chuchoté pour ne pas explosé. Ses mains tremblent contre les poignets de Sage.

Le silence.
Puis elle relève la tête.
Une expression semblant impassible.
Pourtant toujours marqué de rancœur.

« P’t-être qu’vous avez pensé qu’j’étais morte..
Et p’t-être bien que c’est le cas en fait.
»


Froncement de sourcils.
Elle a lacère ses poignets entre ses poignes.

« T’en dis quoi, Sage ? »


Pando
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Sage Abberline


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MessageSujet: Re: (rage) don't be scared of the dark.   (rage) don't be scared of the dark. EmptyMer 19 Déc - 21:41

reese & sage / don't be scared of the dark /

Depuis l'accident, t'as la sensation d'être constamment prise dans un étau et de vivre avec en attendant le jour où il t'écraserait enfin. Pour de bon. C'est que du figuratif Sage, et pourtant, t'en crèverait presque. Alors quand l'étau devient réel, tu suffoques. Quand tu te retrouves piégée dans l'ascenseur, t'as peur. Quand la main de la gamine t'enserre le visage, tu souhaiterais avoir déjà succombé pour ne pas avoir à clamser maintenant. Tu voudrais fermer les yeux mais tu n'y parviens pas, irrémédiablement attirée par ses traits candides qui contrastaient tant avec la violence de ses gestes et l'acidité de ses mots. Toi Sage, tu lui aurais donné le bon Dieu sans confession à la poupée. Et si t'avais dû mourir aujourd'hui, tu lui aurais fait confiance pour t'emmener au Paradis. Mais elle avait dans ses yeux les flammes de ton Enfer et la rage des esprits condamnés. « Ouais c’est ça, j’suis l’père noël venu t’donner tout qu’tu mérites salope. » Tes yeux s'écarquillent. Tu devines que ton teint se fait livide. Chacun de ses mots résonne dans ta caboche mais aucun ne semble faire sens. « J'te permets pas. » Mais t'es qui Sage pour distribuer des droits ? T'as si peu d'assurance que t'es à peine crédible de toute façon. C'est que la blonde, elle a tout pris. Elle, elle a le mérite de ne pas avoir peur. « Reese, ça t’dis rien ? » Tu hausses légèrement les épaules, autant que tu le peux dans ta position actuelle. « Pourquoi, ça devrait ? », tu demandes avec un sarcasme non dissimulé. « J'ai pas l'impression qu'on soit du même monde toi et moi. ça m'étonnerait qu'on se soit connues, même dans une autre vie. » Parce que sa fougue, elle t'aurait forcément marquée, Sage. Son allure faussement angélique aussi. Et tu sais, qu'à partir d'aujourd'hui, et jusqu'à ce que l'éternité ne connaisse une limite, tu te souviendras désormais d'elle. Tu te souviendras sans doute autant de la manière dont t'es restée immobile contre la pression de son corps. Tu te souviendras que tu as voulu lui demander de te lâcher mais que tu n'en as rien fait. « Tu s’rais bien étonnée de savoir ce qu’est devenue la gamine depuis que vous avez ruiné ma vie, vous tous. Mais on s’en fou, hein ? J’suis plus personne après tout, hein ?! j’existe plus pour vos pauvres petites mémoires ! Pourtant, c’était drôle avec Seth, Athenais et Sean hein.. Vous vous êtes bien amusés... ? » Tu ignores ce qui te retient de hurler, de lui crier qu'elle est folle, qu'elle s'invente des histoires. Mais elles te semblent si complémentaires à ces cauchemars qui torturent tes nuits. A ces souvenirs qui te rongent encore comme de l'acide. « J'comprends rien à ce que tu racontes », tu marmonnes, alors que tu te demandes si ce n'est pas plutôt toi que tu tentes de convaincre. Tu fais de ton mieux pour ne pas réfléchir, pour ne pas faire le rapprochement que tu redoutes tant. « Vous vous êtes bien foutu d’ma gueule hein ! J’pensais au moins qu’avec ce que vous m’avez fait, vous m'oublierez pas, mais faut croire que non. Vous êtes vraiment de bons gros connards. » Tu sens ses mains trembler contre tes poignets, et c'est de cette faiblesse momentanée dont tu profites pour te dégager enfin de son emprise. Mais son emprise mentale, elle, elle est toujours là. Elle plane autour de toi, prend possession de ton air, l'empêche d'oxygéner ton cerveau comme il se doit. Et tout devient trop flou. « P’t-être qu’vous avez pensé qu’j’étais morte... Et p’t-être bien que c’est le cas en fait. T’en dis quoi, Sage ? » Non. Non, non, non. Tu secoues frénétiquement la tête alors que la réalité s'impose à toi, encore emprunte des erreurs du passé. C'était un fantôme. Elle ne pouvait pas être là. Tu essaies tant bien que mal de lui signifier que tu ne comprends rien à ses affabulations, mais l'éclat d'inquiétude qui éveille les opales noisette contrecarre le moindre de tes efforts. Pour autant, tu refuses de te laisser dominer par la situation. Aussi, après t'être autorisée une grande bouffée d'inspiration, tu redresses les épaules, relèves la tête, et rapproches un peu plus celle-ci du visage de ton interlocutrice - si tant était que ce soit encore possible. « Ecoute-moi bien... Reese », tu commences en insistant sur son prénom d'une manière sans doute un peu trop condescendante. « Voilà ce que j'en pense : l'ascenseur va repartir, tu sais. Les portes vont s'ouvrir. Et toi ? Tu vas devoir me lâcher. », tu déclares d'un ton aussi posé que possible. Tu te fais violence pour ne pas fondre en larme face à la peine de la jeune femme. Tu la ressens comme si elle était tienne, Sage. Une empathie qui s'avérait devenir ta plus grande faiblesse lorsqu'elle n'était plus une force. « S'il te reste un peu de bon sens... », que tu reprends comme si parler te donnait une certaine contenance. « ... tu repartiras d'ici les bras chargés de ces histoires qui ne tiennent pas debout pour pouvoir les offrir à quelqu'un d'autre. » Ton regard accroche le sien, mais lorsque tu oses la dernière phrase, tu es incapable de la regarder en face. « Moi, je n'ai rien à me reprocher. » Tu sens le mensonge racler le fond de ta gorge. Sa rudesse écorche ton palais. Mais il était peut-être temps de mettre à profit tout ce que le théâtre t'avait appris jusqu'ici. Et même si l'innocence est visiblement feinte Sage, même si l'amnésie sonne faux, tu la convaincras. Tu te le jures.

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