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 [r] is this freedom, baby.

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MessageSujet: [r] is this freedom, baby.   Dim 16 Sep - 18:17

i'm a mess, but i'm blessed to be stuck with you

Les choses avaient changé ; le temps s’était fait un point d’honneur à , à nouveau et si consciencieusement, tout chambouler.
Ça avait commencé par une convocation balancée au détour d’un couloir par une secrétaire de direction particulièrement zélée – le genre à se mettre à genoux pour tout sauf pour prier - ,
Taj n’avait rien trouvé d’autre que faire risette, la mort dans la pupille, confortablement installé dans l’inconfort de l’incertitude – majuscule, parce que cette incertitude là était royale !
Après tout, les Stein avaient beau avoir le bras long – circonférence planétaire, ni plus ni moins- , rien n’aurait pu – pourtant – le sauver de ce qui lui était tombé sur le coin de la tronche.
Pas même une intervention du Saint Esprit – lui-même-.
Toutes les tephillah n’auraient pas pu sauver son cul embourbé. Quel aurait été le précieux conseil offert par l’auguste oncle Eli ? Avait-il ne serait-ce qu’un énième cocktail censé lui offrir de quoi supporter le discours du big boss, du courage dosé au millilitre coupé au vin kosher ?
Il y avait eu la sentence et,
les lèvres d’Athe.
Elles s’étaient écrasées contre les siennes – mélange de fureur et de douceur, comme des poings qui auraient imprégné la forme de leurs phalanges allant directement lui foutre quelques bleus au coeur. Et puis, il y avait eu l’attente,
l’hésitation. Bonnie Weaver – troglodyte mignon, drapé de crédulité, épargné par le vice que ç’en était même trop troublant. Taj résolu s’était vu harassé et pillé de toute volonté, il y avait cette facilité et elle demeurait, facile et accessible.
Facilité, pas Athe, pas Bonnie. Elles, elles réussissaient et se montraient tatillonnes réclamant ce qu’il n’avait jamais été disposé à promettre à quiconque, allouant peut-être la moitié d’un ventricule, pleutre de bon pédigré, au lieu de se jeter corps et âme – et le faire vraiment.
Il n’avait pas appris à rester,
et il n’avait, semblait-il, pas du tout appris à réellement essayer.
Il disait qu’il le faisait mais, le faisait-il vraiment ?
- ‘’Comportement conjectural et attitude excessive’’ ? C’est une figure de style ? Répéter ce qui est déjà dit, histoire d’y mettre une dose supplémentaire d’emphase ?
Le big boss s’était contenté de hausser les épaules, stéréotype parfait du business man gras et présomptueux – de ceux qui envoyaient leurs gosses à york prep school en s’étant assurés de signer un très très gros chèque  avant (Taj les méprisait, surtout parce qu’il en avait connu l’enfer sic). Voilà donc ce qui avait changé, depuis la banquette arrière du taxi crados qui les avait déposé – Bonnie – et lui, face à un supermarché du Queens.
Il s’était saisi de son i-phone X et avait enregistré le numéro de la jeune femme. Il lui avait envoyé quelques textes, flirtant sans artifices puis – Athe avait eu lieu – et les échanges avaient cessé ( pas complètement parce que, encore une fois, Taj n’était pas du genre à savoir « cesser » quoi que ce soit et , d’ailleurs, son histoire avec Weiss démontrait parfaitement ce défaut-là).
Alors, entre trois heures du matin et trois heures et quart - après avoir pérégriné sur le web et trouvé les "spots  exacts" qu'il avait l'intention de
lui faire découvrir, il avait jugé bon d'envoyer un énième message.
Parce qu'il préférait écrire à dire et que depuis ses débuts tâtonnant, il avait toujours été plus doué sur le papier - ou la version numérique.
""en bas de ton immeuble, demain,  18h""
Il n'avait pas l'intention de vendre son informateur mais, il avait découvert l'adresse et pleins d'autres informations la concernant.
Plus encore que ce que le calepin lui avait appris.
Plus encore que ce dont elle pouvait se targuer de connaître sur elle-même.
Tout pouvait s'acheter et se vendre,
absolument tout. Et il avait bien l'intention de le lui prouver de quelque manière que ce soit.
C'est un sésame coincé entre son pouce et son index qu'il posa les yeux sur elle, y'avait pas que ça qu'il avait repris.
@Bonnie Weaver
visiblement.

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/ statut : officieusement amoureuse de son frère, officiellement célibataire rêveuse de goûter aux flammes de l'enfer.
/ occupation : étudiante en troisième année de médecine par obligation mais aurait aimé étudier son deuxième amour : la littérature française ou bien encore venir en aide aux animaux à travers de remarquables études pour devenir vétérinaire, mais tout cela n'est qu'illusion et rêve futile.
/ zone du queens : elle vit avec son frère dans son ancienne battisse favorite aka son immeuble brisé du queens effervescent. elle vit avec l'homme qu'elle aime, l'être humain qui la chéri et la détruit à la fois le plus sur terre. sa drogue, sa vie, son poison à l'état pur.
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MessageSujet: Re: [r] is this freedom, baby.   Dim 16 Sep - 21:15

i'm a mess, but i'm blessed to be stuck with you

Tout passait à une vitesse extraordinaire ces derniers temps, cet été 2018 sera l'été à jamais gravé dans ma mémoire. Mais je ne savais pas encore où le placer dans les échelles des émotions. J'avais rencontré beaucoup de gens, en positif et en négatif, j'avais enfin perdu ma virginité et aussi étrange soit-il je ne m'en sentais pas plus adulte pour autant. Moi qui pensais qu'après cela j'allais me sentir plus "femme", plus "belle"... Au final je me dégoûtais presque. Tout avait été très vite avec ce patient : LEX. Dans ce placard à l'hôpital où ça avait duré tout au plus 5 minutes tant il était shooté à la morphine. Il avait joué avec mes sens, avec mes nerfs, il avait trouvé les mots, il avait su pointer le problème du doigt et j'avais craqué. Craqué pour être "comme les autres". J'avais eu mal, j'avais même saigné, la morphine le rendait brutal et je n'avais pris aucun plaisir pour qu'au final il s'enferme dans sa chambre et que je finisse mon service comme si de rien était. A partir de là, mon été était devenu flou, j'avais le souvenir de cette fille à la fac, Nevaeh, elle m'avait vendu mes premières pilules magiques, de l'ecstasy plus précisément. Cela m'avait mis dans un état second, je planais, c'était agréable... Puis après j'étais fière, fière d'être dans leur "clan", de ne plus être si "gentillette", si "innocente" bah ouais... J'avais "fait l'amour" et j'avais avalé de la drogue et pourtant à l'heure d'aujourd'hui je ne me sentais toujours pas comblée... Il n'y avait que deux personnes à l'heure actuelle qui faisait palpiter mon coeur, qui me retournait les tripes et qui me faisaient me sentir différente... Jax et Taj. Jax était mon frère, l'homme de ma vie, celui dont je rêvais, mon fantasme inavoué, mon secret bien camouflé... Mais aussi celui qui m'avait brisé le coeur cet été en me traitant comme une moins que rien, me faisant comprendre que personne ne voulait me baiser tant j'étais inexistante aux yeux des hommes, bien trop enfantine... Jusqu'à qu'il finisse par me coucher sur lui de force pour me claquer les fesses violemment jusqu'à me marquer ma peau pendant de nombreux jours. Il avait détesté que je parle de garçons, il avait grincé des dents et m'avait puni. Ce qui me faisait le plus peur dans tout cela, c'était que mon corps n'ait pas réagi de la "bonne" manière. Mes tétons pointaient, je frissonnais, mon bas ventre hurlait à la mort et je ne faisais rien pour le stopper. Je le laissais fouetter le galbe de mes fesses comme si le simple contact de sa peau, qu'importe la manière, ravivait mon coeur si vide et si meurtrit. Pourtant, dès qu'il avait fini, j'avais fondu en larmes, dans mon lit. En me sentant "sale", "sale" d'avoir aimé ce qu'il venait de me faire subir alors que ce n'était qu'une punition, j'avais compris que j'avais un problème alors je m'étais concentrée sur le seul homme "normal" de mon entourage : Taj. Taj, il avait lu mes envies, mes secrets, mes poèmes, ma liste "to do" à achever. Il m'avait proposé d'être "ma première fois" et j'avais craqué dans les bras d'un autre car "c'était la facilité". Je me souvenais de son parfum, je rêvais de sa voix, j'essayais de dessiner les courbes de son corps dans ma tête, en l'imaginant torse nu, bien foutu... En m'imaginant dans ses bras, entre ses mains expertes... Ses mains que j'avais caressé puis palpé sur la banquette arrière de ce taxi en me mordant doucement ma lèvre inférieure mais j'avais dû partir. On avait juste eu le temps d'échanger nos numéros pour s'écrire dès le lendemain. Je ne me souvenais plus qui avait fait le premier pas mais nos échanges étaient parfois intimes puis parfois constructifs ou totalement objectifs sur la vie quotidienne. Taj n'était pas seulement bel homme, il était aussi hypnotisant et très intelligent. Il ne développait pas beaucoup ses sms mais le peu de lignes qu'il écrivait, j'en demandais à chaque fois plus. Peut-être car j'adorais la façon dont il me regardait, dont il me désirait d'une certaine façon. J'avais été flattée de sa proposition à l'époque mais je n'avais pas osé lui dire que désormais je n'étais plus vierge. Serait-il dégoûté? Me dégagerait-il vu qu'il n'aurait plus "cet honneur" d'être mon premier? Je m'arrêtais à "ça" pour lui? Une petite vierge à dépuceler?

Allongée, dans mon lit, j'attendais un message de sa part. Pendant quelques temps il ne répondait plus à mes sms. J'avais arrêté d'espérer. Pourtant je ne cessais de penser à lui, de me croire dans un conte de fée où il allait réapparaître comme par enchantement. J'étais comme en manque, comme une drogue. Alors que l'ecstasy, j'en avais goûté une fois et j'en avais pas ressenti le besoin par la suite, mais Taj... C'était différent. Il m'avait aidé à oublier la présence de mon frère dans cet appartement avec ces simples mots mais depuis qu'il ne m'écrivait presque plus, je ressentais ce vide et cette sensation "d'être de trop".

Je regardais le plafond, j'étais en pyjama, je n'avais pas envie d'étudier, ou de lire, ou d'allumer l'ordinateur pour regarder un énième porno pour "apprendre" ou juste netflix. Je sentis mon téléphone vibrer mais je pris un bon moment avant de prendre ce dernier en main. Mon frère était là à côté, il regardait un match à la télé, il avait mis le son à fond tandis qu'il s'était commandé une pizza. Je n'avais même pas faim, je voulais juste dormir mais impossible de mettre mon cerveau en mode "off". Un peu exaspérée, j'ouvris mon sms sans regarder l'expéditeur et quand je vis le message de Taj, je me relevais d'un trait sur ce matelas.

- Quoi?

Disais-je doucement pour ne pas que mon frère entende. Mon coeur s'était emballé, je recommençais à me mordre cette fichu lèvre inférieure. Je ne savais pas quoi répondre. Je ne devais pas faire "la meuf en manque", je devais rester... Neutre, oui, voilà. Sinon il allait définitivement me croire pour une proie facile.

Hey. Noté. Je ne soulignerai pas le fait que tu aies pris le temps de te renseigner sur mon adresse exacte.

Après tout il m'avait laissé devant le supermarché du coin la dernière fois et le taxi ne m'avait pas suivi. Comment avait-il fait? Encore une question à poser lors de... Ce rendez-vous? Comment on pouvait appeler ça?

Le lendemain, 18h02.

Je l'attendais en bas de l'immeuble. Il avait deux minutes de retard. J'avais vêtu un pantalon ample taille haute vert, avec un débardeur fleurit qui mettait ma poitrine en avant sans tomber dans l'excès. J'avais même pris la peine de me maquiller en prenant soin de mes boucles naturelles pour être au top de ma forme tout en mettant des bottines avec talons pour allonger ma silhouette et galber un peu plus mes fesses. Jax n'était pas encore rentré alors j'avais eu le temps de me préparer à ma guise et surtout comme je voulais sans devoir me justifier. De toute façon, depuis "cette fameuse nuit" nous nous ignorons et je passais ma vie enfermée dans ma chambre, même pour manger je mangeais sur mon lit, face à mon ordinateur portable et non plus avec lui.

Les minutes semblaient si longues, je faisais les cent pas en me forçant à sourire à mes voisins qui me regardaient bizarrement. Ils me trouvaient bien trop apprêtée pour rester en bas de l'immeuble sans aucune raison apparente mais je sentis un regard bien trop insistant qui me fit dévier ma tête vers la gauche et là je le vis arriver. A pied. Ses yeux ne cessaient de me fixer. Mon coeur manqua un battement, je restais les bras croisés sur ma poitrine en me forçant à ne pas "réagir", à ne pas rougir, ou encore moins à bégayer. Il était encore plus impressionnant que dans mes souvenirs. Je grattais ma gorge avant de m'approcher aussi vers lui pour m'éloigner de certains voisins en train de prendre l'ascenseur.

- Hey l'inconnu.

Fis-je pour détendre l'atmosphère même si je ne savais pas comment l'approcher. La bise? On se serre la main? Un "check"?

- Pour les prochaines fois, on se donnera rendez-vous directement à l'endroit visé... Je n'aime pas attendre devant mon immeuble.

Puis même, où comptait-il m'amener? C'était vraiment un rendez-vous? Ou voulait-il juste me "parler" cinq minutes devant l'immeuble pour ensuite me quitter?

- Je ne voulais pas que tu vois où je vivais, ça craint assez, c'est loin de Brooklyn.

Je n'osais même pas le regarder dans les yeux, j'étais comme tétanisée tant son regard rivé sur moi et son odeur qui flirtait avec mes narines me rendaient toute chose.

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MessageSujet: Re: [r] is this freedom, baby.   Jeu 4 Oct - 11:03

Ses lippes furent prises d’assaut, il fit risette au point d’en avoir les yeux qui rient, illuminant un visage au trois quart du temps bougon : c’était ça, Bonnie Weaver.
Une fille simple, dépourvu de manières, attendant patiemment en bas de son immeuble un sombre inconnu, candeur palpable à plusieurs mètres, réverbérant les derniers rayons d’un astre diurne prêt à céder sa couronne, le temps d’une nuit, au satellite le plus connu de la galaxie.
Taj se surprit à considérer la fonction d’un satellite, Bonnie Weaver, lui-même et se demanda, qui de Bonnie ou lui en était un ?
Lui, satellite de Bonnie Weaver.
Ou
Bonnie Weaver, satellite d’un Taj en perte de repères ?
- Hey, l’inconnue – lâcha-t-il, attentif à la démarche de la mulâtresse, aux particules qu’elle soumettait sur son passage – le hall s’était progressivement vidé, il n’y avait plus que les miroirs et les rangées de boîtes aux lettres – irréductibles témoins de l’échange.
C’était ce qu’il était venu chercher, en pleine conscience, une dose risible de facilité – histoire de survivre à une autre semaine, de chasser la constante pensée qui mettait en exergue l’invraisemblance d’un quotidien.
Il fit la moue, secoua la tête et finit par hausser une épaule, lançant un « on verra » désinvolture agaçante reprenant à nouveau du service, décidant de s’inviter – bon gré, mal gré – entre les deux, il ne faisait absolument rien de mal, à être là, à sourire à la jeune femme, à vouloir se lancer dans ce « « périple initiatique » » qu’il avait toujours voulu vivre, sans trouver la bonne personne, le bon compagnon.
Il jeta un regard autour de lui, pas son quartier de prédilection, ni même la fréquentation idéale ; il remarqua enfin les graffitis qui décoraient les murs, les miroirs, les boîtes aux lettres. Il remarqua l’état général qui ne vendait aucun rêve : il ne broncha pas. Après avoir grandi dans l’opulence, il avait atteint un âge où plus rien n’avait l’aptitude de l’impressionner – aucun bien matériel.
Plus rien n’était en mesure de le choquer – et puis, le graffiti était un art urbain auquel il s’était beaucoup adonné lorsqu’il était adolescent – esthète loin d’embrasser la définition au sens large.
- Je filtre toutes tes paroles et ne retiens que le passage où tu évoques une prochaine fois  - il jeta un regard en arrière, lui fit un clin d’oeil et prit les devants – allons-y.
Cette fois-ci, il avait abandonné sa moto, sa voiture ; la seule façon d’apprécier cette soirée était de traverser les différents blocs en s’imprégnant des décors, des odeurs...des goûts : il avait eu l’idée d’un dîner progressif en lisant la rubrique gastronomie d’un magazine en ligne, entre deux jets du script du prochain épisode de la sitcom sur laquelle il bossait ( où Amber-Rose qui se réveille en pleine nuit découvre que Tony la trompe avec un Barbara Cartland – Taj trouvait l’idée complètement débile mais travaillant en collaboration au sein d’une équipe de grosses pointures, il n’était parfois réduit qu’à suivre le courant).
Il détestait son travail et, son entretien avec le patron n’avait fait qu’accentuer un sentiment profond de désolidarisation.
Ce qui signifiait qu’il était à la recherche d’un autre job. Mais, était-ce si judicieux de penser à toutes ces conneries alors qu’il avait l’occasion de profiter de la belle ?
Certainement pas, il chassa le nuage d’un clignement de paupières et désigna la bande de béton qui serpentait au loin, ils allaient marcher.
L’intérêt de New York, c’était que le seul moyen de profiter de ce que cette maudite ville avait à offrir c’était de circuler sur ses guibolles ; le stationnement était horrifiant, les conducteurs exécrables, les taxis trop nombreux, les transports en commun  saturés.
Et, il se révélait important d’avoir une liste complète de vertus impliquant la patience dans le top 3.
- Tu sais ce qui craint le plus dans ton quartier ? Que les compagnies de transport ne s’aventurent pas plus loin que l’artère principale, laissant le reste de la plèbe à son triste sort – militantisme, encore une période de sa vie qu’il avait décidé de laisser en arrière, après avoir passé quelques heures en cellule, il avait fini par apprendre qu’il existait d’autres manières de se battre pour ses convictions qu’en beuglant dans un mégaphone en s’enchaînant à un arbre – et, soyons honnêtes aussi, il l’avait fait par ce que sa queue le lui dictait à l’époque, sur les côtes d’une donzelle qui versait dans le mélodrame.
-  On va d’abord aller bouffer des smalecs dans un resto polonais finement nommé "Jadłodajnia" - ce qui signifie cantine ou gargote...je te laisse imaginer l'état des cuisines et la fréquence des contrôles sanitaires.
Il jeta un coup d'oeil dans la direction de la jeune femme et se rendit compte à quel point il avait attendu avec impatience ce rendez-vous.

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MessageSujet: Re: [r] is this freedom, baby.   Jeu 4 Oct - 22:43

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L'inconnue m'avait-il surnommé, c'était de bonne guerre. Je l'avais aussi appelé ainsi car au fond c'était ce qu'on était. Il avait eu accès à mon journal, à mes pensées et envies les plus intimes mais pouvait-il prétendre me connaître ? Non. Uniquement mon frère me connaissait, lui et lui seul, même si ces dernières semaines je n'avais fait que lui mentir. Mentir sur ma virginité, mes rapports à l'alcool, à la drogue, aux études, à mes ambitions de vie... Je ne me reconnaissais à peine. Encore ce soir je lui mentais pour me retrouver avec Taj. Un énième mensonge. Mais que faire ? Depuis qu'on s'était embrouillé et que sa main ait endommagée mon postérieure, tout avait changé. Je me sentais salie, comme j'arrivais très bien à me salir toute seule et en même temps j'avais adoré... Comme tout le reste. Je me dégoûtais. Et ça, Taj, il ne le savait pas. Il ne voyait en moi que la petite vierge qu'il rêvait de dépuceler pour avoir ses envies de "mâle alpha" accomplies sans doute.

Nous finissons par nous rapprocher, je le regardais de haut en bas puis de bas en haut, j'avais l'impression de retrouver un ami d'enfance. Alors qu'il n'était pas mon ami et encore moins une vieille connaissance. Nos rapports étaient plus virtuels que réels. D'abord il me retrouvait à la fac, avec mes pensées secrètes et désormais il avait réussi à trouver mon adresse. Ca semblait être normal pour lui, pourtant il préférait me "draguer" et souligner le fait qu'il y aura "une prochaine fois" avant de me lancer un clin d'oeil. Je restais muette, en souriant timidement avant de le suivre. Je me jetais littéralement dans la gueule du loup, allais-je finir encore une fois pompette ou bien alors à ses côtés dans son lit?

- Je suis contente que la seule chose qu'il t'alarme ici soit les transports en commun.... C'est une raison pour que je reste à tes côtés car je suis en détresse sans toi en garde du corps?

J'arquais un sourcil en marchant côte à côte avec lui, laissant mes bras croisés sur ma poitrine en guise de "protection".

- Je ne sais même pas ce que c'est où tu veux m'emmener.. Je vais être malade à la fin? Le meurtrier en série revient ?

J'avais beau dire cela en plaisantant, au fond, une infime partie de moi restait sur la défensive et pensait réellement cela.

- Comment t'as trouvé mon adresse? Tu connais quelqu'un de mon entourage? Ou alors t'es flic? Mais même si t'étais flic, fouiller dans les archives ou dossiers privés pour besoin personnel, c'est pas un peu puni ça?

Je me mettais devant lui, prenant toute la place sur le trottoir, je le regardais droit dans les yeux tout en reculant pour que lui puisse avancer. J'essayais de pas me casser la gueule mais c'était "mon" quartier, je connaissais ce trottoir par coeur.

- Tu sais... Depuis la dernière fois, des choses se sont passées. Y'a d'autres psychos dans ma vie. Mais je peux te dire ue tes règles marchent bien, mais je sais jamais comment les finir, t'as été mon prof qu'à moitié au final.

J'haussais les épaules et comme une abruti je percutais une grande poubelle noire qui était en plein milieu de la rue pour me faire une grosse égratignure sur mon bras dénudé. J'avais un peu bousculé en avant dû au choc mais c'était pas assez important pour que je tombe au sol ou bien alors sur lui.

- Interdiction de rire.

Je fronçais les sourcils, ça me brûlait à mort. J'avais tapé le côté "rappant" de cette dernière avant de remettre moi même la poubelle sur le bon côté du trottoir pour que plus personne ne se la prenne. Mon sex appeal avait dû chuter de 90% minimum.

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MessageSujet: Re: [r] is this freedom, baby.   Sam 3 Nov - 11:43

i'm a mess, but i'm blessed to be stuck with you

- Mes règles ? Elles sont universelles, Bonnie. Il n’y a qu’un mec pour savoir avec exactitude ce qu’un autre mec peut bien penser ; le contenu de nos pensées ferait flipper n’importe quel père !
Il avait connu une période où les sujets de réflexion privilégiés par son système psy évoluaient autour de trois types de recherches :
- recherche de nourriture
- recherche de partenaire sexuelle
- recherche de repos
L’ordre changeait en fonction des conjectures dans lesquelles il se trouvait et revêtait une importance différente, également, en fonction de ce qui le prenait aux tripes.
C’était une faim particulière qui le dévorait et le poussait à claquer le bitume, en meute ou en solitaire, léchant ses babines,  aux aguets.
Une faim-folie qui lui avait fait emprunter des chemins sinueux et avait laissé des traces sur son corps et son esprit. Une fois frappé, ce chien là n’allait jamais oublié – le proverbe s’était avéré d’une pertinence défiant le possible.
- A ce propos, je ne balancerais pas mes indics – souffla-t-il, sourire aux lèvres , à l’évocation des méthodes qu’il avait utilisé pour pister la jeune femme. Incapable de comprendre les raisons qui l’avait amené à se braquer de la sorte, à se montrer gênée par le voisinage dans lequel elle habitait, que savait-elle le concernant ?
Il n’avait rien craché le concernant, justement, focalisant son attention sur elle, ses aspirations, ses désirs obscurs qu’elle cultivait à travers les pages d’un calepin noirci (elle était bridée et assoiffée, elle aussi éprouvait cette faim-folie qui un jour avait fait de lui le pantin désœuvré d’une entité farceuse).  Tu veux me punir de m’être intéressé à ton cas alors que personne ne semblait vouloir mettre fin à tes questionnements ? - ça n’était qu’une présomption, il n’y avait qu’à la regarder pour comprendre que son célibat, son abstinence, toutes les barrières qu’elle se trimballait relevaient de son propre fait.
Taj Stein savait, lui, ce qui se passait entre les parois d’un crâne masculin ; la machinerie occulte qui dictait certaines conduites pour en condamner d’autres. Elle avait l’allure bohème et le regard luisant d’une démone planquée sous un costume de vierge ; un sourire ravageur et des lèvres trop pleines. Elle marchait à reculons, défiant la gravité comme si elle lévitait à quelques centimètres du sol et le brun, lui, la couvait d’un regard admiratif, intégrant la bulle de facétie dont elle lui avait tendu une invitation, alors qu’elle avançait vers une poubelle.
Les semelles de ses tennis crissèrent sur le sol engendrant un bruit aigu, il s’était précipité dans sa direction, amortissant son élan alors qu’il tendait les bras pour la rattraper ; plus de peur que de mal, elle ne perdit pas l’équilibre mais vit sa peau arborer une longue marque rouge. Le scribouillard grimaça – il n’avait pas envie de rire, il avait, au contraire, bien trop conscience des battements de sang qui faisaient écho contre ses tympans, signalant une émotion qu’il n’aurait pas dû ressentir (surtout pas à un stade aussi précoce) et qui s’apparentait à une sacrée dose d’inquiétude.
Il rompit la distance et se saisit du bras éraflé pour jeter un œil à l’étendue des dégâts ; était-ce un signe avant coureur ?
Cette soirée débutait dans la douleur et, il espérait qu’elle ne finisse pas dans la douleur, il fit signe en direction de l’enseigne lumineuse d’une pharmacie, dressée là, entre un imprimeur et une boulangerie. Ce n’est pas à Manhattan qu’il croiserait un agencement pareil, pensa-t-il ; le quartier qu’il avait fréquenté plus jeune  aurait dégueulé sur celui-là, arguant qu’il n’était pas étonnant que les démocrates y remportent le plus de scrutins.
Il secoua la tête, sourcil arqué.
- On va acheter de quoi nettoyer la plaie et la couvrir, je m’en voudrais à mort que mon sex-appeal soit à l’origine de ta mort prématurée par le tétanos – elle avait quelque chose d’adorable, dans la maladresse qu’elle affichait et qu’il n’avait pas croisé chez ses exs. On pourra aussi prétexter que c’est l’excitation ressentie face à la perspective de manger des smalecs qui t’a blessé ?
Il adorait la teinte qui venait colorer ses pommettes, malgré sa carnation caramel, à chaque fois qu’il flirtait franchement avec elle. Mais, il avait réussi également à percevoir un changement, un quelque chose particulier dans sa posture (les épaules relevées), suggérait qu’elle avait mené à bien une entreprise, oui, seulement laquelle ?
- A moins que tu l’aies vu arriver, cette poubelle maléfique et que tu aies sauté sur l’occasion de nous voir jouer au docteur ?
Il rit et accéléra ses pas, poussant la porte de la pharmacie dont la luminosité intérieure – comparée au ciel d’encre qui s’était progressivement installé, lui fit mal,  il plissa les paupières face à la déplaisante sensation d’aveuglement.

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/ statut : officieusement amoureuse de son frère, officiellement célibataire rêveuse de goûter aux flammes de l'enfer.
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/ zone du queens : elle vit avec son frère dans son ancienne battisse favorite aka son immeuble brisé du queens effervescent. elle vit avec l'homme qu'elle aime, l'être humain qui la chéri et la détruit à la fois le plus sur terre. sa drogue, sa vie, son poison à l'état pur.
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Il est ce poison si exquis dont tu ne te lasses jamais, jusqu'à brûler de désir dans les limbes maudites à cause de ta passion interdite.

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MessageSujet: Re: [r] is this freedom, baby.   Sam 3 Nov - 23:56

i'm a mess, but i'm blessed to be stuck with you

Sa bouche s'ouvrait et se fermait, des mots sortaient d'entre ses lèvres et pourtant il en restait tout autant un mystère. Il parlait sous forme de poète, d'un auteur torturé qui attend jusqu'à la fin pour dévoiler la véritable nature de son personnage. Alors que moi, petite brebis galeuse, j'étais déjà entre ses crocs, accroc. Taj était dans mes pensées, tellement dans mes pensées qu'il hantait mes nuits, mes fantasmes jusqu'à me rendre mal à l'aise en présence de mon frère, comme sa présence me rendait mal vis à vis de @jax weaver. Je n'étais en couple avec personne, je le savais, j'aimais mon frère, à en crever, il était mon tout, ma vie... Mais c'était mal. Je ne pouvais être avec mon frère... La société ne l'accepterait pas. Puis pour qui me prendrait Taj s'il apprenait cela? Et s'il avait lu les passages du carnet où je mentionnais mon amour passionnel envers mon ainé ? Je déglutissais, je rougissais. Les hommes étaient un mystère pour moi, je n'y comprenais rien, toujours rien... Lex m'avait eu, là, dans cet hopital, il m'avait pris ce que Taj convoitait : ma virginité. Et pourtant je ne me sentais pas plus femme qu'il y a trois mois. Alors que juste la présence de Taj me faisait sentir plus mature, plus intelligente, intéressante sans doute. Son regard à mon égard était bien changeant d'un Lex à soif de cher humaine avec les hormones en éruption à cause des cachets imbibés.

Je riais légèrement alors "aux pensées dans la tête des hommes", je n'étais même pas sûre de vouloir avoir toutes ces informations même si cela me faisait me questionner. Quant aux indics qu'il mentionnait, je me contentais de mordre ma lèvre inférieure. Il n'avait pas tord, Taj avait lu mes écrits, avait pris le temps, la peine, jusqu'à venir me rendre mon carnet pour ensuite m'inviter à boire, ensuite les sms... les sous-entendus, et encore là ce soir, cette invitation volage.

- Je dis ça pour te protéger tu sais... Peut être que le loup au final c'est moi et non toi.

J'haussais les épaules avant que cette poubelle vienne finir d'achever le peu de sex appeal que je pouvais dégager. Je grimaçais, ça brûlait, Taj semblait paniqué jusqu'à venir me prendre doucement le bras pour regarder de plus près ce que j'avais. Rien qu'à ce contact, mon coeur s'emballa et mes yeux ne regardaient que son visage songeur et inquiet.

- Ca va... C'est rien.

Il ne semblait que faire de mes mots. Il proposa de me soigner, mais voyant que je n'hurlais pas à la mort, il se permet de continuer de blaguer à mon sujet, à notre sujet. Ne me trouvait-il donc pas puérile ou juste débile? Lui qui semblait avoir vécu tant de choses, alors que moi mon plus gros problème était mon amour impossible envers mon frère... Ce qui me faisait mal, mais pouvais-je donc dire que cela était un problème surhumain et grave? Non.

- Ouais... Ton corps d'apollon m'a fait chavirer sur cette poubelle verdatre. N'est-ce pas sexy?

Je riais, un rire jaune, bien grinçant. Je ne pouvais m'empêcher de rougir et je ne cherchais même pas à rompre ce bref contact. Ses doigts chauds sur mon bras un peu frigorifié me faisait du bien, et avoir un contact physique me rassurait.

- Ou alors l'excitation naissante de passer la soirée avec toi loin du frère surprotecteur et carnassier?

Je voulais vraiment que Taj me voit autrement, pas comme la petite, stupide, maladroite, "qu'il doit soigner" tant celle ci est un boulet. J'aimais le Taj qui me parlait comme à une femme, une vraie, alors qu'il savait mon inexpérimentation à plusieurs sujets. Il lâcha doucement mon bras et se dirigea vers une pharmacie non loin de là. Je marchais à ses côtés, mon bras frôlant inconsciemment le sien. Nous nous apprêtions à rentrer qu'il me lança une petite pique. Je ne dis rien, je me contentais de le regarder, de mes yeux étincelants. Mon coeur se réchauffait, ma poitrine réagissait à cette simple idée... mais les dures réalités de la vie me firent revenir à la surface. Ce couple de personne âgé dans cette pharmacie, et la seule pharmacienne sortait tout droit d'un film d'horreur. Et si Taj était déçu? S'il n'aimait pas mon corps? Ma personnalité en général? S'il aimait juste flirter et jouer jusqu'à avoir ce qu'il voulait? Je m'étais déjà donnée à Lex sans attente, car ça s'était fait sans réfléchir, vite fait et j'avais eu mal... Mais Taj... Il n'était pas Lex. On parlait, on riait, on flirtait, on se charriait. Je l'aimais bien, m'aimait-il bien aussi?

- Bonsoir Madame, j'aimerais quelque chose pour ça.

Je ne voulais pas que Taj paie pour mes bêtises, il allait déjà payer tout le reste, j'avais compris... Alors je me précipitais de donner ce malheureux billet de dollar contre en l'échange d'un soin gratuit et des produits qui allaient avec pour la maison. Nous sortons au bout de dix minutes mais avant cela la pharmacienne lança une phrase qui me tordit un peu l'estomac.

- Prenez bien soin de votre petite-amie jeune homme. C'est une personne adorable.

Pourquoi avait-elle donc lancé une phrase si prématurée? On ne s'était jamais embrassé. Gênée, je me contentais de sourire et de fuir rapidement l'établissement pour revenir dans les ruelles du Queens effervescent.

- J'aurais bien lancé une remarque sur celle du docteur que tu as dit mais ça semble un peu bizarre après ça. Donc je vais me contenter de dire que j'ai faim, mais soif surtout. Tu vas me faire goutter quelque chose de précis ce soir? Ou je vais rester à l'eau car tu as peur de ne pas savoir me contrôler?

Mon rire nerveux refit vite surface. Je restais là, face à lui, perchée sur mes maigres talons et ma tenue affriolante. Puis désormais ce beau pansement sur mon avant-bas, super sexy. Ca picotait dû à l'alcool mit dessus mais il y avait bien pire comme douleur. Mes propres règles me détruisaient davantage qu'une simple éraflure de poubelle par exemple.

- J'espère que tu parleras plus de toi ce soir aussi. Car le côté homme mystère, ça marche avec d'autres sans doute, mais pas avec moi.

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[r] is this freedom, baby.
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