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 [r] is this freedom, baby.

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MessageSujet: [r] is this freedom, baby.   Dim 16 Sep - 18:17

i'm a mess, but i'm blessed to be stuck with you

Les choses avaient changé ; le temps s’était fait un point d’honneur à , à nouveau et si consciencieusement, tout chambouler.
Ça avait commencé par une convocation balancée au détour d’un couloir par une secrétaire de direction particulièrement zélée – le genre à se mettre à genoux pour tout sauf pour prier - ,
Taj n’avait rien trouvé d’autre que faire risette, la mort dans la pupille, confortablement installé dans l’inconfort de l’incertitude – majuscule, parce que cette incertitude là était royale !
Après tout, les Stein avaient beau avoir le bras long – circonférence planétaire, ni plus ni moins- , rien n’aurait pu – pourtant – le sauver de ce qui lui était tombé sur le coin de la tronche.
Pas même une intervention du Saint Esprit – lui-même-.
Toutes les tephillah n’auraient pas pu sauver son cul embourbé. Quel aurait été le précieux conseil offert par l’auguste oncle Eli ? Avait-il ne serait-ce qu’un énième cocktail censé lui offrir de quoi supporter le discours du big boss, du courage dosé au millilitre coupé au vin kosher ?
Il y avait eu la sentence et,
les lèvres d’Athe.
Elles s’étaient écrasées contre les siennes – mélange de fureur et de douceur, comme des poings qui auraient imprégné la forme de leurs phalanges allant directement lui foutre quelques bleus au coeur. Et puis, il y avait eu l’attente,
l’hésitation. Bonnie Weaver – troglodyte mignon, drapé de crédulité, épargné par le vice que ç’en était même trop troublant. Taj résolu s’était vu harassé et pillé de toute volonté, il y avait cette facilité et elle demeurait, facile et accessible.
Facilité, pas Athe, pas Bonnie. Elles, elles réussissaient et se montraient tatillonnes réclamant ce qu’il n’avait jamais été disposé à promettre à quiconque, allouant peut-être la moitié d’un ventricule, pleutre de bon pédigré, au lieu de se jeter corps et âme – et le faire vraiment.
Il n’avait pas appris à rester,
et il n’avait, semblait-il, pas du tout appris à réellement essayer.
Il disait qu’il le faisait mais, le faisait-il vraiment ?
- ‘’Comportement conjectural et attitude excessive’’ ? C’est une figure de style ? Répéter ce qui est déjà dit, histoire d’y mettre une dose supplémentaire d’emphase ?
Le big boss s’était contenté de hausser les épaules, stéréotype parfait du business man gras et présomptueux – de ceux qui envoyaient leurs gosses à york prep school en s’étant assurés de signer un très très gros chèque  avant (Taj les méprisait, surtout parce qu’il en avait connu l’enfer sic). Voilà donc ce qui avait changé, depuis la banquette arrière du taxi crados qui les avait déposé – Bonnie – et lui, face à un supermarché du Queens.
Il s’était saisi de son i-phone X et avait enregistré le numéro de la jeune femme. Il lui avait envoyé quelques textes, flirtant sans artifices puis – Athe avait eu lieu – et les échanges avaient cessé ( pas complètement parce que, encore une fois, Taj n’était pas du genre à savoir « cesser » quoi que ce soit et , d’ailleurs, son histoire avec Weiss démontrait parfaitement ce défaut-là).
Alors, entre trois heures du matin et trois heures et quart - après avoir pérégriné sur le web et trouvé les "spots  exacts" qu'il avait l'intention de
lui faire découvrir, il avait jugé bon d'envoyer un énième message.
Parce qu'il préférait écrire à dire et que depuis ses débuts tâtonnant, il avait toujours été plus doué sur le papier - ou la version numérique.
""en bas de ton immeuble, demain,  18h""
Il n'avait pas l'intention de vendre son informateur mais, il avait découvert l'adresse et pleins d'autres informations la concernant.
Plus encore que ce que le calepin lui avait appris.
Plus encore que ce dont elle pouvait se targuer de connaître sur elle-même.
Tout pouvait s'acheter et se vendre,
absolument tout. Et il avait bien l'intention de le lui prouver de quelque manière que ce soit.
C'est un sésame coincé entre son pouce et son index qu'il posa les yeux sur elle, y'avait pas que ça qu'il avait repris.
@Bonnie Weaver
visiblement.

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“I let it go. It’s like swimming against the current.
It exhausts you. After a while, whoever you are,
you just have to let go, and the river brings you home.”
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/ occupation : étudiante en troisième année de médecine par obligation mais aurait aimé étudier son deuxième amour : la littérature française ou bien encore venir en aide aux animaux à travers de remarquables études pour devenir vétérinaire, mais tout cela n'est qu'illusion et rêve futile.
/ zone du queens : elle vit avec son frère dans son ancienne battisse favorite aka son immeuble brisé du queens effervescent. elle vit avec l'homme qu'elle aime, l'être humain qui la chéri et la détruit à la fois le plus sur terre. sa drogue, sa vie, son poison à l'état pur.
/ beau bordel :


⚜️⚜️⚜️

Il est ce poison si exquis dont tu ne te lasses jamais, jusqu'à brûler de désir dans les limbes maudites à cause de ta passion interdite.

⚜️⚜️⚜️

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MessageSujet: Re: [r] is this freedom, baby.   Dim 16 Sep - 21:15

i'm a mess, but i'm blessed to be stuck with you

Tout passait à une vitesse extraordinaire ces derniers temps, cet été 2018 sera l'été à jamais gravé dans ma mémoire. Mais je ne savais pas encore où le placer dans les échelles des émotions. J'avais rencontré beaucoup de gens, en positif et en négatif, j'avais enfin perdu ma virginité et aussi étrange soit-il je ne m'en sentais pas plus adulte pour autant. Moi qui pensais qu'après cela j'allais me sentir plus "femme", plus "belle"... Au final je me dégoûtais presque. Tout avait été très vite avec ce patient : LEX. Dans ce placard à l'hôpital où ça avait duré tout au plus 5 minutes tant il était shooté à la morphine. Il avait joué avec mes sens, avec mes nerfs, il avait trouvé les mots, il avait su pointer le problème du doigt et j'avais craqué. Craqué pour être "comme les autres". J'avais eu mal, j'avais même saigné, la morphine le rendait brutal et je n'avais pris aucun plaisir pour qu'au final il s'enferme dans sa chambre et que je finisse mon service comme si de rien était. A partir de là, mon été était devenu flou, j'avais le souvenir de cette fille à la fac, Nevaeh, elle m'avait vendu mes premières pilules magiques, de l'ecstasy plus précisément. Cela m'avait mis dans un état second, je planais, c'était agréable... Puis après j'étais fière, fière d'être dans leur "clan", de ne plus être si "gentillette", si "innocente" bah ouais... J'avais "fait l'amour" et j'avais avalé de la drogue et pourtant à l'heure d'aujourd'hui je ne me sentais toujours pas comblée... Il n'y avait que deux personnes à l'heure actuelle qui faisait palpiter mon coeur, qui me retournait les tripes et qui me faisaient me sentir différente... Jax et Taj. Jax était mon frère, l'homme de ma vie, celui dont je rêvais, mon fantasme inavoué, mon secret bien camouflé... Mais aussi celui qui m'avait brisé le coeur cet été en me traitant comme une moins que rien, me faisant comprendre que personne ne voulait me baiser tant j'étais inexistante aux yeux des hommes, bien trop enfantine... Jusqu'à qu'il finisse par me coucher sur lui de force pour me claquer les fesses violemment jusqu'à me marquer ma peau pendant de nombreux jours. Il avait détesté que je parle de garçons, il avait grincé des dents et m'avait puni. Ce qui me faisait le plus peur dans tout cela, c'était que mon corps n'ait pas réagi de la "bonne" manière. Mes tétons pointaient, je frissonnais, mon bas ventre hurlait à la mort et je ne faisais rien pour le stopper. Je le laissais fouetter le galbe de mes fesses comme si le simple contact de sa peau, qu'importe la manière, ravivait mon coeur si vide et si meurtrit. Pourtant, dès qu'il avait fini, j'avais fondu en larmes, dans mon lit. En me sentant "sale", "sale" d'avoir aimé ce qu'il venait de me faire subir alors que ce n'était qu'une punition, j'avais compris que j'avais un problème alors je m'étais concentrée sur le seul homme "normal" de mon entourage : Taj. Taj, il avait lu mes envies, mes secrets, mes poèmes, ma liste "to do" à achever. Il m'avait proposé d'être "ma première fois" et j'avais craqué dans les bras d'un autre car "c'était la facilité". Je me souvenais de son parfum, je rêvais de sa voix, j'essayais de dessiner les courbes de son corps dans ma tête, en l'imaginant torse nu, bien foutu... En m'imaginant dans ses bras, entre ses mains expertes... Ses mains que j'avais caressé puis palpé sur la banquette arrière de ce taxi en me mordant doucement ma lèvre inférieure mais j'avais dû partir. On avait juste eu le temps d'échanger nos numéros pour s'écrire dès le lendemain. Je ne me souvenais plus qui avait fait le premier pas mais nos échanges étaient parfois intimes puis parfois constructifs ou totalement objectifs sur la vie quotidienne. Taj n'était pas seulement bel homme, il était aussi hypnotisant et très intelligent. Il ne développait pas beaucoup ses sms mais le peu de lignes qu'il écrivait, j'en demandais à chaque fois plus. Peut-être car j'adorais la façon dont il me regardait, dont il me désirait d'une certaine façon. J'avais été flattée de sa proposition à l'époque mais je n'avais pas osé lui dire que désormais je n'étais plus vierge. Serait-il dégoûté? Me dégagerait-il vu qu'il n'aurait plus "cet honneur" d'être mon premier? Je m'arrêtais à "ça" pour lui? Une petite vierge à dépuceler?

Allongée, dans mon lit, j'attendais un message de sa part. Pendant quelques temps il ne répondait plus à mes sms. J'avais arrêté d'espérer. Pourtant je ne cessais de penser à lui, de me croire dans un conte de fée où il allait réapparaître comme par enchantement. J'étais comme en manque, comme une drogue. Alors que l'ecstasy, j'en avais goûté une fois et j'en avais pas ressenti le besoin par la suite, mais Taj... C'était différent. Il m'avait aidé à oublier la présence de mon frère dans cet appartement avec ces simples mots mais depuis qu'il ne m'écrivait presque plus, je ressentais ce vide et cette sensation "d'être de trop".

Je regardais le plafond, j'étais en pyjama, je n'avais pas envie d'étudier, ou de lire, ou d'allumer l'ordinateur pour regarder un énième porno pour "apprendre" ou juste netflix. Je sentis mon téléphone vibrer mais je pris un bon moment avant de prendre ce dernier en main. Mon frère était là à côté, il regardait un match à la télé, il avait mis le son à fond tandis qu'il s'était commandé une pizza. Je n'avais même pas faim, je voulais juste dormir mais impossible de mettre mon cerveau en mode "off". Un peu exaspérée, j'ouvris mon sms sans regarder l'expéditeur et quand je vis le message de Taj, je me relevais d'un trait sur ce matelas.

- Quoi?

Disais-je doucement pour ne pas que mon frère entende. Mon coeur s'était emballé, je recommençais à me mordre cette fichu lèvre inférieure. Je ne savais pas quoi répondre. Je ne devais pas faire "la meuf en manque", je devais rester... Neutre, oui, voilà. Sinon il allait définitivement me croire pour une proie facile.

Hey. Noté. Je ne soulignerai pas le fait que tu aies pris le temps de te renseigner sur mon adresse exacte.

Après tout il m'avait laissé devant le supermarché du coin la dernière fois et le taxi ne m'avait pas suivi. Comment avait-il fait? Encore une question à poser lors de... Ce rendez-vous? Comment on pouvait appeler ça?

Le lendemain, 18h02.

Je l'attendais en bas de l'immeuble. Il avait deux minutes de retard. J'avais vêtu un pantalon ample taille haute vert, avec un débardeur fleurit qui mettait ma poitrine en avant sans tomber dans l'excès. J'avais même pris la peine de me maquiller en prenant soin de mes boucles naturelles pour être au top de ma forme tout en mettant des bottines avec talons pour allonger ma silhouette et galber un peu plus mes fesses. Jax n'était pas encore rentré alors j'avais eu le temps de me préparer à ma guise et surtout comme je voulais sans devoir me justifier. De toute façon, depuis "cette fameuse nuit" nous nous ignorons et je passais ma vie enfermée dans ma chambre, même pour manger je mangeais sur mon lit, face à mon ordinateur portable et non plus avec lui.

Les minutes semblaient si longues, je faisais les cent pas en me forçant à sourire à mes voisins qui me regardaient bizarrement. Ils me trouvaient bien trop apprêtée pour rester en bas de l'immeuble sans aucune raison apparente mais je sentis un regard bien trop insistant qui me fit dévier ma tête vers la gauche et là je le vis arriver. A pied. Ses yeux ne cessaient de me fixer. Mon coeur manqua un battement, je restais les bras croisés sur ma poitrine en me forçant à ne pas "réagir", à ne pas rougir, ou encore moins à bégayer. Il était encore plus impressionnant que dans mes souvenirs. Je grattais ma gorge avant de m'approcher aussi vers lui pour m'éloigner de certains voisins en train de prendre l'ascenseur.

- Hey l'inconnu.

Fis-je pour détendre l'atmosphère même si je ne savais pas comment l'approcher. La bise? On se serre la main? Un "check"?

- Pour les prochaines fois, on se donnera rendez-vous directement à l'endroit visé... Je n'aime pas attendre devant mon immeuble.

Puis même, où comptait-il m'amener? C'était vraiment un rendez-vous? Ou voulait-il juste me "parler" cinq minutes devant l'immeuble pour ensuite me quitter?

- Je ne voulais pas que tu vois où je vivais, ça craint assez, c'est loin de Brooklyn.

Je n'osais même pas le regarder dans les yeux, j'étais comme tétanisée tant son regard rivé sur moi et son odeur qui flirtait avec mes narines me rendaient toute chose.

_________________
ADDICTION
On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on aimera et l'autre moitié à quitter ceux qu'on aime. - Victor Hugo
©️ FRIMELDA
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