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 Take from me, what you want, what you need (bonnie)

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MessageSujet: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Mer 12 Sep - 1:44

Jax & Bonnie
You came in the summer and time was winding down

Il y a des moments dans la vie où les paroles doivent se suivre par des actions bien concrètes pour être prises en considération. Des excuses ça ne suffit pas, jamais. Jax le sait pertinemment, il n'a plus le droit à l'erreur. Pas avec elle. Le coeur battant et les mains moites il repense à son programme. Il craint qu'elle n'apprécie pas sa surprise, mais pire que ça, il craint qu'elle soit indifférente, complètement impassible. Il y a rien qui le ronge plus que son apathie, son sourire après le travail, c'est tout ce qu'il a alors quand elle le lui hotte, il ne se sent pas seulement punie mais également seul. Il n'y a rien de pire qu'un silence entre eux, les frères et soeurs pourtant fusionnels. Assis sur son fauteuil, il attend qu'elle rentre. Si elle rentre, seulement. En ce moment il est si dure de l'avoir. Il se pince les lèvres et regarde toutes les cinq secondes sa montre. Son impatience grandit quand il s'aperçoit qu'il est déjà dix-huit heures, un soupir, las, lui échappe des lèvres. Qu'est-ce qui lui prend autant de temps, putain ? probablement un de ces "copains", il ne lui demande pas pour ne plus se fâcher. Pour vivre heureux vivons caché, pour lui cette phrase n'a jamais été aussi vraie. Plus il y repense à ses mots, à ses coups, plus ça l'énerve à nouveau. Il serre les poings. Il doit passer à autre chose.  Il s'enfonce un peu plus dans son fauteuil, tracassé, le foulard pour lui bander les yeux, sur les genoux. Il essaie de s'occuper comme il peut, sans succomber à son envie de lui envoyer un message. Il finit par se lever pour aller se faire un café dans la cuisine mais c'est à ce moment précis qu'il attend la porte grincé, alors il détourne le regard vers l'entrée  Il reconnait sa petite brune préférée d'un seul regard et abandonne net son action. Il se rapproche d'elle, doucement bien qu'il ait envie de se précipiter, pour lui offrir une fois devant elle un sourire affectueux, l'air de rien. Il essaie de ne pas paraitre suspect et se fouille discrètement les poches pour vérifier si le bandeau n'a pas été abandonné sur son siège. Heureusement, non, ses muscles se détendent et lui de même. Il se reprend pour lui demander faussement calme.

Alors, t'as passé une bonne journée ? Les cours ça a été ?

Il y met du sien et espère qu'elle fera de même, histoire qu'elle ne s'enferme pas dans sa chambre directe après lui avoir répondu comme une ado têtue et fâchée.  

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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Mer 12 Sep - 21:26

Bonnie & Jax
You came in the summer and time was winding down

Cela faisait des semaines que je me sentais comme une intrus chez moi. Chez mon frère devrais-je plutôt dire. Des semaines qu'il ne m'a pas pris dans ses bras, qu'il n'a pas dormi à mes côtés, qu'il ne m'a pas embrassé ou même frôlé. A côté de ça, j'ai embrassé un prêtre, j'étais allée à une soirée pour prendre de l'ecsta et surtout j'avais enfin eu "ma première fois". Lex. Ce gars. A l'hôpital. Je me dégoûtais désormais, l'ancienne "moi" me manquait. Au début je croyais que faire toutes ces choses m'aideraient à me sentir plus cool, plus "in", plus fun... Mais pas du tout. J'aurais aimé connaître une vraie première fois, quelque chose de tendre et de passionnel alors que là c'était du vite fait dans un placard abandonné dans un hôpital que je commençais à haïr. Alors oui quand je rentrais chez moi, j'aurais eu besoin de mon frère mais s'il apprenait le quart de tout ça, ça refinirait comme "cette fameuse nuit"... Là où il avait posé sa main agile sur mes fesses jusqu'à me marquer presque à sang. Pendant des jours j'avais dû mettre de la biafine pour apaiser la douleur et j'avais évité les matières qui serraient trop tant le frottement me gênait. Pourquoi malgré toutes ces galères, mon corps avait réagi comme si ces frappes étaient comme des gestes de plaisir? C'était déroutant.

Je n'avais eu que 4h de cours aujourd'hui, cet après midi de 14h à 18h en amphi. J'avais à peine écouté, j'avais passé mon temps à gribouiller, moi élève si fastidieuse... Non, au lieu de cela j'avais gribouillé dans CE carnet, CE carnet que Taj m'avait ramené dans cette même fac. Je secouais ma tête, je devais arrêter de penser, je voulais juste dormir et l'idée de recroiser mon frère me donnait mal à l'estomac.

J'ouvrais la porte à l'aide du double de mes clés, j'enlevais mes chaussures pour les laisser sur le bas côté de l'entrée tout en enlevant ma faible veste. Il avait fait frais aujourd'hui sauf qu'à peine entré, mon frère s'approcha, tout sourire, voix tendre. Je ne comprenais pas.

- Euh... Oui... J'ai eu cours que cet après-midi. Rien de bien intéressant... Du sang et encore du sang, la vie des élèves en médecine.

Je bégayais presque. Pourquoi semblait-il si serein? Voulait-il m'annoncer quelque chose de... Grave? Sa copine allait déménager et je devais partir?

- Et toi? Pourquoi tu as l'air si heureux? Tu veux m'annoncer quelque chose?

J'aurais pu fuir vers ma chambre mais je restais là, près de la porte d'entrée, à jouer avec mes doigts tant j'étais nerveuse. Mon coeur battait à cent à l'heure et savoir Jax si près de moi mais si loin à la fois me brisait intérieurement. Que voulait-il?
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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Mer 19 Sep - 18:29

Jax & Bonnie
You came in the summer and time was winding down


C'est bien si tu t'habitues au sang, s'il t'arrive quelque chose un jour tu vas pas t'évanouir ou paniquer comme les autres.

Il semble qu'elle ne soit pas, plus, fâchée, elle a l'air plutôt surprise, tendue, même. Il lit de l'anxiété dans son regard, elle semble perdue. Il aurait voulu qu'elle se sente en sécurité prêt de lui, mais tout ça, c'était avant, c'est perdu. C'est pour ça qu'aujourd'hui il doit la regagner, la mériter, sa confiance et qu'il va tout faire pour. Bonnie sent que Jax prépare quelque chose et demande, sur ses gardes, s'il n'a pas une annonce à lui faire. Il n'a jamais vraiment réussi à lui faire une surprise, à lui cacher qu'il voulait lui offrir quelque chose. Il ne dément donc pas, au contraire.

Oui, j'ai quelque chose à t'annoncer mais d'abord tu dois fermer les yeux.

Elle ne semble pas comprendre ce qu'il se passe et ça lui plait à Jax, il a un petit sourire au coin des lèvres pendant qu'il se saisit de son bandeau noir. Il se rapproche doucement d'elle et le lui met, faisant bien attention à ne pas lui faire mal, à le lui attacher convenablement. Chose faite, il se colle contre elle et lui murmure suavement contre son oreille.

Prends ma main, il va falloir qu'on descende les étages.

Il n'attend pas qu'elle réponde pour la lui saisir, comme quand ils étaient enfants. ça le laisse songeur, nostalgique, cette simple petite action. Sa petite soeur adorée... Il ne veut plus la lâcher. Il est heureux, là, il ne le cache pas, elle ne le voit juste pas. À présent, il va devoir la guider au son de sa voix et faire attention à ce qu'elle ne se casse pas la gueule. Il espère qu'elle ne paniquera pas, mais vu qu'il y a un ascenseur ça devrait aller, ça devrait être facile. Il tente de la rassurer comme il peut, se faisant toujours aussi mièvre.

Tout va bien se passer, tu as juste à me suivre.

Il l'aiguille tant bien que mal vers la porte et puis s'en va lui ouvrir, avant de revenir lui tenir la main, presque solennellement. Une fois dans le couloir, il appuie sur le bouton pour appeler l'ascenseur, patientant, donc. Il essaie de faire un semblant de conversation, reprenant la précédente pour ne pas se fatiguer les méninges à trouver un autre truc bateau.

ça te plait au moins, tes cours ?

C'est banal, pas du tout original, mais ça fait l'affaire pour une minute d'attente. Il a hâte d'arriver en bas et de lui montrer ce qui lui attend, mais il doit prendre son mal en patience.
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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Dim 23 Sep - 21:47

Bonnie & Jax
You came in the summer and time was winding down

Tout était si bizarre alors qu'il était mon frère, l'homme de ma vie, de mes journées, de mes rêves, de mes fantasmes, de mes envies, de tout. Je pourrais mourrir pour lui et me voilà face à lui, démunie, presque apeurée ou choquée qu'il m'adresse la parole. Je déglutissais. Je le regardais en biais, comme peur d'affronter ses beaux yeux. J'avais à peine commencé à me défaire mes chaussures pour prendre mes aises qu'il semblait vraiment avoir quelque chose derrière la tête. Mais quoi? Je m'attendais au pire, je n'attendais que ça, car ma vie n'allait que dans ce sens. Alors quand il me parla de "sang" et que "j'étais habituée" ça me mit une boule au ventre. Comptait-il m'étriper pour me dégager et qu'une femme vienne prendre ma place dans sa vie? Dans son coeur? Dans ma chambre? Chez nous? Je baissais une nouvelle fois les yeux honteuse mais lorsqu'il me demanda de les fermer, je pris davantage peur. Par incompréhension je relevais le menton je le vis sortir un bandeau noir de sa poche et il s'approcha de moi. De réflexe, je me cognais contre la porte d'entrée, dos à cette dernière et je le laissais faire... Comme si j'étais incapable de quoique ce soit ou bien alors peur de "lever la main sur lui" ou juste incapable de le rejeter et d'accepter le moindre contact avec lui.

- Tu fais quoi Jax?

Mon coeur s'emballa. Ma respiration en fit de même. J'attrapais le poignet de Jax en guise de réconfort, comme si cette situation m'échappait. Alors quand je le sentis se coller à moi jusqu'à entrelacer ses doigts dans les miens pour me forcer à le suivre je ne cherchais pas à comprendre. Je m'accrochais à ce faible espoir de retrouver mon frère d'avant. Celui avec qui je dormais, à qui je faisais des câlins... Celui pour qui j'étais son tout. Il devait sentir ma main légèrement moite dû au stress ou bien alors mes doigts tremblants.

- Tu fais quoi Jax ? Ca me fait peur...

Ce qui était vrai et en même temps fermer les yeux en me concentrant sur sa voix, sa main dans la mienne ou bien son parfum flirter avec mes narines me faisaient rougir de plaisir. Ca m'avait horriblement manqué. Il m'aida à sortir de l'appartement, sans veste, j'avais juste gardé mon sac à main avec moi. J'entendis la porte se fermer à double tour avant qu'il ne continue de me guider jusqu'à l'ascenseur du pallier. Il me rassura tant bien que mal, je serrais sa main comme si ma vie en dépendait jusqu'à jouer inconsciemment avec ses doigts. Comme le ferait un "couple" mais ça m'avait tellement manqué. Je m'en voulais de ressentir un tel vide, un tel manque... Mais c'était trop tard. Je déglutissais une nouvelle fois en sentant l'ascenseur descendre une fois à l'intérieur. Je pourrais le suivre jusqu'à ma mort. J'étais tellement prête à tout pour lui, que s'il fallait que je reste les yeux bandés encore deux jours à la suite, je le ferai sans hésitation. Je ne savais même plus quoi dire à la fin tant tout m'échappait, mais je ne lâchais jamais sa main, jamais. Même si l'appel de ses bras était bien trop tentant.

- Je... Oui... Enfin...

Certains cours étaient intéressants, oui, mais ce n'était pas ce que j'aimais. J'aurais aimé être dans une école vétérinaire ou alors à contario dans la littérature mais j'avais peur de le décevoir si je lui disais la vérité à ce sujet. Puis est-ce que c'était ça l'objet de la "surprise"? Il voulait m'emmener à un hôpital?

- Les cours quoi... Tu sais très bien pourquoi je fais ça...

Pour papa et maman. Pour les rendre fiers. Ils avaient économisé pour cela. Je devais leur rendre honneur. Je serais heureuse dans un autre temps... Oui, sans doute. Mais là, juste avec Jax à mes côtés, sa grande main emprisonner la mienne me suffisait.

- Tu joues à quoi Jax ? Il arrive quoi ? Je suis perdue.... Je dois m'excuser de quelque chose?

Je ne savais pas, je posais des questions... Et plus on avançait dans l'espace, plus je serrais sa main et plus je me rapprochais de lui, rien que pour sentir un peu plus la chaleur de son corps jusqu'à entendre la sonnerie de l'ascenseur pour signaler qu'on pouvait sortir désormais.
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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Mer 10 Oct - 14:55

Jax & Bonnie
You came in the summer and time was winding down

Jax se contente de sourire face aux interrogations de plus en plus pressente de la métisse. Il ne compte rien lui dévoiler, peu importe son obstination. Devant l'ascenseur, instinctivement il cherche les prunelles de Bonnie, mais celles-ci sont voilées par le bandeau, alors il reporte son attention, ailleurs, sur une conversation stérile, histoire de se concentrer sur autre chose. Il reprend le sujet des cours, l'air de rien. Sa mine se renfrogne, comme s'il avait emprunté un sujet déplaisant. Naïvement, il s'était dit que peut-être qu'avec le temps elle s'était mise à apprécier ses études. Pas du tout, elle semble plus blasée qu'autre chose. Elle soulève la raison qui la pousse dans cette voie-là, les parents. Alors, il hausse les sourcils comme à chaque fois que les souvenirs de son père et de sa mère lui reviennent. C'est vrai, ils existent encore, eux... Il ne les appelle que de temps en temps et les voit seulement lors des grandes occasions. Leur manière de vouloir dicter la vie de leurs enfants, l'a toujours profondément agacé, voire énervé. Il fronce les sourcilles et esquisse un petit rictus.

Maintenant c'est plus eux qui te nourrissent et qui te logent tu peux les envoyer chier, si ça t'plais pas la médecine.


Il le dit naturellement, sans aucune culpabilité. Avant, il était comme elle, il voulait que sa mère soit fière et que son père le couvre de compliments, il voulait être l'enfant parfait. D'ailleurs, longtemps il l'a été. PEut-être que s'il avait poursuivi dans la voie du basket professionnelle, maintenant Bonnie aurait pu faire ce qu'elle souhaite, vu que toutes les attentes reposaient sur lui. Maintenant, ils se sont rabattus sur elle pour devenir un célèbre docteur à défaut d'avoir un célèbre sportif. Cette manière de penser le dégoute, profondément. Il serre un peu plus les petits doigts de sa soeur. Il aimerait lui donner la force de vivre pour elle et son bonheur, mais il a bien peur que pour qu'elle soit heureuse elle doive s'éloigner de lui... L'ascenseur s'ouvre devant eux, lui donnant l'occasion de penser à autre chose, de penser à ce qui attend Bonnie en bas. D'ailleurs elle aussi se met à y penser, un peu trop, vu qu'elle est soudain prise d'angoisse. Jax se mord la lèvre, il a l'impression qu'elle le prend pour un tyran qui va lui faire une chose horrible. Il ne sait pas à quoi elle pense dans sa tête, mais il est certain qu'elle ne s'imagine pas qu'il puisse simplement lui offrir quelque chose. Peut-être qu'elle s'imagine qu'il va la foutre dans un taxi pour l'expédier chez les parents. Il n'aime pas cette sensation qui lui prend le coeur et lui donne envie de le vomir.

Tu n'as pas à t'excuser, non, qu'est-ce que tu racontes ?

Il voudrait poursuivre, dire ce qu'il ressent vraiment, mais le reste demeure au fond de sa tranchée, incapable de pouvoir sortir. Il veut redevenir ce grand frère qui l'a gâté et lui faisait sentir comme une princesse quand ils étaient enfants, redevenir celui qui la faisait sourire tout le temps, c'est tout... Et pourtant c'est dur, à dire, trop, il en est incapable. Alors, il se sert de son corps à défaut de son regard pour le lui faire comprendre. Il vient l'enlacer fortement contre son torse, écrasant la petite brune contre ses pectoraux. Ainsi, contre son coeur, c'est là qu'est sa place. Il passe avec affection sa main derrière son crâne afin de lui caresser doucement sa chevelure brune. Il lui susurre, doux.

C'est juste que tu es importante pour moi...Alors laisse-moi te le montrer.

Il prend un air solennel qui le gêne, alors il brise l'échange, content qu'au final elle ne puisse pas voir son embarras. Il n'a pas l'habitude de dire ce genre de choses. Pas du tout et il s'en passerait bien. Il se gratte l'arcade sourcilière avant de détendre l'atmosphère en lui assenant une petite pichenette sur le nez. Son attention se reporte sur l'ascenseur, qu'il ouvre à nouveau.

Allez, allons-y.

Il entrelace à nouveau leurs doigts, avec un grand sourire. La petite minute dans l'ascenseur passe vite, chacun plongé dans ses pensées respectives. Ils ne sont plus qu'à quelques mètres de son cadeau. Le coeur de Jax palpite à toute allure. Il lui tient la porte, l'orientant toujours pour qu'elle ne se fasse pas mal. Une fois arrivée sur le petit parking en face de l'immeuble, Jax sort de sa poche l'une des pièces de la fameuse surprise, une clef de voiture, pour la mettre dans la main de Bonnie. Il lui lâche la main trop exciter pour ne pas bouger dans tous les sens.

Devine ce que c'est...

La réponse est assez évidente, mais il la lui demande, joueur. Une fois qu'elle l'a deviné il enlève de ses yeux le bandeau, pour qu'elle découvre sa nouvelle voiture. Une Peugeot 208 GT Line. Ce n'est pas la plus belle du marché, ni la plus chère, mais il a tout de même dû prendre un crédit sur plusieurs années. Il se malaxe les mains, la peur qu'elle déteste cette surprise. Il exécrè le silence, alors il se permet de rajouter dans la foulais, plus ému qu'il ne voudrait bien montrer.

Je suis désolé d'avoir dit que tu es une enfant, la dernière fois, Bonnie...Tu es une adulte et il ne te manquait plus que ça pour être complètement autonome et envoyer balader le reste du monde.


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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Sam 13 Oct - 20:19

Bonnie & Jax
You came in the summer and time was winding down

Il me manquait à en mourir. Le savoir si proche et si loin me brisait le coeur. Mes doigts entrelacés dans les siens, ce bandeau autour de mes yeux... Il allait me faire fuir, il allait me dire que désormais "c'était là où je vivais" : dans la rue. Qu'une femme avait volé son coeur et que je n'avais qu'à aller chez un des mecs "qui me baisaient". Alors oui, j'avais peur, je me mordais ma lèvre inférieure, je compressais ses doigts dans les miens, je baissais mon menton et j'attendais, le coeur en miette, l'estomac en compote...

- Je ne sais pas quoi faire si j'arrête la médecine Jax... Je ferais quoi comme travail? Je devrais reprendre à zéro mes études? Papa et maman voudront pas me financer le reste...

Malgré mon bandeau, je fermais encore plus mes yeux comme si j'espérais que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve. Je voulais oublier ce qu'il m'avait fait comme ça me faisait fantasmer... J'avais aimé cette possessivité, sa main sur mes fesses mais le geste en lui même, cette punition injuste... Non... Je me dégoûtais, le prêtre avait raison... J'étais perdue et je m'attachais à Jax car il était l'homme le plus proche de moi... Le seul, l'unique... Et pourtant, là, quelque part, je pensais aussi à @Taj Stein qui ne me laissait pas indifférent. Pourquoi avais-je l'impression de tromper Taj avec mon frère ou bien alors de tromper Jax avec Taj?

Je soufflais doucement, cette minute dans l'ascenseur était bien trop longue. Perdue, le coeur dans un tourbillon, je ne savais pas quoi faire. M'excuser sans doute, m'excuser de mes mots, de lui avoir menti sur ces gars qui me baisaient alors qu'à l'époque j'étais encore vierge... Alors quand il me prit dans ses bras, mon coeur manqua un battement. Je ne réfléchissais pas, je pris son tshirt en l'agrippant sauvagement et je ne pus m'empêcher de verser une petite larme. Son parfum m'avait manqué, ses bras tout autant, sa voix près de mes oreilles et sa main caressant ma chevelure brune... Tout de lui me manquait. Et quand il finit par m'avouer que je lui étais importante, une autre larme coula le long de ma joue. Je la séchais aussitôt. Ce bandeau me gênait trop, il me grattait, j'en avais les yeux qui piquaient. Je voulais l'enlever mais je savais qu'il voulait me l'enlever lui. Je voulais lui dire que je l'aimais, mais j'étais nulle en déclaration alors le fait que Jax me dise que je lui étais importante, je savais que c'était énorme venant de lui. Alors je m'en contentais mais avec ses mots, ce calin, je savais que cette "surprise" n'allait pas être négative.

On sortit enfin de l'ascenseur, je restais muette, mes joues devaient être toute rouge dû à son étreinte et sa déclaration. Je ne voulais pas lâcher ses grands doigts et fins des miens, ça y'est, j'étais de nouveau accroc. Je marchais sans me soucier des marches, des gens, des plantes, j'avais une confiance totale et aveugle envers Jax. On finit par s'arrêter au bout de deux minutes et sans crier gare, il me mit dans ma main de libre quelque chose. Je tatais doucement, ça semblait être des clés... Des clés de voiture.

- Des clés... De voiture?

Il me lâcha entièrement pour enfin m'enlever ce bandeau des yeux. Mon faible mascara avait dû couler et baver mais je m'en fichais... Car ce qu'il venait de faire était au delà de tout ce que j'avais pu imaginer. Je voyais une peugeot en face de moi, ma bouche était entrouverte... Je ne savais quoi dire.. Alors quand il commença à s'excuser et à dire que j'étais une adulte je m'effondrai en larme dans ses bras. J'adorais cette voiture, déjà car elle ne coûtait pas 3 dollar et que je la trouvais très belle, mais ce que j'aimais le plus était d'entendre Jax dire tous ses mots... Je revenais vers lui et je pleurais comme une enfant dans ses bras musclés. Je pleurais comme si on venait de m'annoncer la mort de quelqu'un, mais c'était des pleurs de joie, de soulagement, de bien être...

- Je t'aime Jax. Mais le plus beau cadeau que tu puisses me faire est ton amour.

Réussissais-je tant bien que mal à dire entre mes mille et une larmes qui tâchaient son t-shirt et sans trop qu'il s'y attende je pris son visage entre mes doigts tremblants et j'embrassais sa joue, à la limite de ses lèvres. Il m'avait trop manqué et j'en devenais trop exagérée ou trop tactile sans doute... Mais j'avais besoin de lui... Dormir à ses cotés me manquaient, être dans ses bras... Je refusais de croire les mots durs du prêtre, j'aimais sincèrement Jax. Je n'étais pas "perdue"... Je l'aimais... Bien plus qu'un frère peut-être, mais je l'aimais, je ne pouvais le nier ou faire semblant de prétendre le contraire.
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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Sam 20 Oct - 15:59

Jax & Bonnie
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Jax se souvient très bien ce qui s'est passé le jour où il a dit à ses parents qu'il ne prendrait pas la bourse pour faire du basket professionnel. La fin du monde, enfin de son monde. Il a compris qu'à partir de ce moment il serait seul, vraiment seul, lui qui avait été toujours entouré. Pour financer ses études sociales, il avait dû travailler deux années d'affilée, sans relâche, en squattant à droite à gauche pour mettre une petite somme de côté suffisante à payer sa première année. Après, il avait dû prendre un prêt étudiant, qu'à 26 ans, il avait fini par rembourser. Sans prêt difficile à vivre. Il se mord la lèvre, il ne veut pas revenir sur ses paroles. Doit bien y'avoir une solution, y'a des solutions.

On peut bien pouvoir y faire quelque chose. Peut-être qu'on pourrait leur mentir. Après tout, là, t'en a pour huit ans, si tu recommences à zéro, ça devrait pas se voir avant ton master.

C'est pas glorieux de se jouer ainsi de ses propres géniteurs mais c'est des sacrets rats, bordel. Il se voit déjà mettre en place des stratagèmes pour le leur faire gober. à coeur vaillant rien d'impossible. Elle commence à s'excuser, pour des raisons qui échappe à Jax. Si quelqu'un devrait se faire pardonner c'est bien lui. Il s'en veut terriblement et tient énormément à elle. Il veut le lui faire comprendre, mais à court de parole il préfère la prendre dans ses bras, la sentir contre lui pour lui envoyer tout l'amour qu'il ressent. Parfois des sentiments sont trop compliqué pour être exprimé seulement par les mots. Il est ému, plus qu'il ne devrait et elle semble avoir compris qu'il ne veut pas, plus, lui faire du mal. Il lui offre un sourire avant de monter dans l'ascenseur, toujours main dans la sienne. Une fois sur le parking, son coeur se serre, la peur au ventre que la surprise ne plaise pas à la brune. Il ne s'en remettrait pas. Il lui enlève délicatement le bandeau autour de ses yeux et vient lui remettre dans la paume des clefs de voiture, se dé-serrant d'elle pour voir sa réaction. Anxieux, il l’observe longuement avant de briser le silence pour s'excuser et lui dire, que si, elle est une adulte, des mots qui lui sont difficiles à prononcer mais qui sont terriblement vrais. C'est la réalité, c'est une femme...Il déglutit et se malaxe la main, soucieux de ce qu'elle pourrait bien lui rétorquer, mais à la place de lui répondre elle vient se réfugier dans ses bras. Il voit bien que c'est de joie et quand il voit ses larmes, il se souvient d'elle, enfant, quand il lui offrait des "cadeaux inestimables", des cailloux colorés... Il sourit à s'en déboiter la mâchoire et referme l'étreinte autour d'elle, pour former un cocon protecteur et plein d'amour... Comme c'est niais, mais il ne peut pas s'empêche de l'être quand elle là, de cette manière, accrochée lui.

Je suis content si ça te plait ma belle

Content est un euphémisme, il arrive pas à se calmer et à faire taire son coeur. Il est heureux à en crever... Elle lui susurre, le visage enfoui dans son torse qu'elle l'aime et que la meilleure chose qu'il puisse lui offrir c'est son amour. Le problème c'est que son amour elle l'a déjà depuis, le premier jour où il l'a vu à la maternité.

Tu l'as toujours eu mon amour...C'est juste difficile de te voir grandir et t'éloigner de moi.

Oui, car c'est dans l'ordre des choses, frères et soeurs ne peuvent pas vivre éternellement ensemble, en célibataire. Elle va devoir fonder son foyer avec un autre et construire une vie...Lui, il pourrait se contenter de Bonnie toute sa vie, vu que les nanas le gonflent vite et qu'il est incapable de construire quoi que ce soit, mais elle, elle est tellement belle et elle est si rayonnante, il ne peut pas la garder rien que pour lui, même si elle le voudrait, là, maintenant. Il décide d'ailleurs, de lui faire une seconde annonce, une annonce qui devrait lui faire également plaisir.  

D'ailleurs, j'ai une autre annonce à te faire.

Il la fixe, un petit sourire malicieux, conscient qu'à la moindre annonce qu'il a à lui faire, elle panique. Il reprend, innocemment, en papillonnant des cils.

La personne à qui appartenait le petit string rose ne reviendra jamais le chercher. C'est fini...

Il se doute bien qu'elle ne va pas faire la triste, oh non...C'est pour ça qu'il le lui dit, car sa joie va le contaminer et qu'il a bien besoin de ça. Il enchaine les ruptures et ça l'mine. Il sourit malgré tout.

Dois y'avoir un truc qui cloche chez moi, tu connais une bonne psy ?

Il fait de l'humour pour lui montrer qu'il n'est pas dépressif, qu'elle n'a pas a avoir pitié.

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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Sam 20 Oct - 17:14

Bonnie & Jax
You came in the summer and time was winding down

Il me prit à son tour dans ses bras, il ne me repoussa pas et je pouvais sentir son coeur battre à cent à l'heure. Si je pouvais je resterai ainsi jusqu'à la fin de ma vie et je voudrais que ma mort se fasse dans ses bras. Ca serait la plus belle façon de m'éteindre dans ce monde que je ne comprends plus. J'en oubliais les études, mentir aux parents, Taj, tout le monde. Là, j'étais heureuse, dans ses bras. J'étais même plus heureuse d'être près de lui que de recevoir cette sublime voiture. Toute ma vie j'avais été dépendante de Jax ou des transports, là je n'avais plus de barrières mais ça m'effrayait. J'aimais quand Jax me conduisait, ça me faisait des moments à partager avec lui, encore... Alors quand je lui dis quel était le cadeau le plus beau qu'il puisse me faire, mon coeur chavira. Je l'avais depuis toujours me disait-il, mais cet éloignement, "me voir grandir" lui était difficile. Je me reculais tant bien que mal, je voulais voir son visage en m'essuyant du bout de mes doigts ce fichu mascara qui avait trop coulé.

- Je veux pas m'éloigner Jax. Pourquoi on devrait?

Et là je repensais à ces derniers mois... Où j'avais perdu ma virginité d'une façon minable et atroce, où j'avais commencé à me forcer à sortir pour être "fun"... A me laisser toucher par des garçons. Je voulais m'excuser pour ça, lui seul avait le droit de me toucher ou de me prendre dans ses bras et me voilà devenu... "Ca". Heureusement pour moi, je n'eus pas le temps de penser davantage à cela qu'il voulait m'annoncer quelque chose. Je gardais précieusement les clés de ma voiture en main, je le fixais dans le blanc des yeux en restant à quelques centimètres de lui à peine, je n'aimais vraiment pas ça... Les annonces. Sauf que lorsqu'il prononça celle-ci, je ne pouvais cacher mon sourire. Je souriais gaiement en riant doucement. Jax était de nouveau à moi, il n'y avait aucune femme à travers notre route, aucune. Mais la question qui suivit me fit mal au coeur. Est-ce que cette rupture le peinait vraiment? Est-ce que le fait que je sois là ne soit pas la raison de ces ruptures?

- Non... Jax t'es parfait. Elles sont nulles à pas voir à quel point tu es génial. Si je t'avais en petit-ami, je ferais tout pour te garder à mes côtés. C'est elles qui ont besoin de psy... Pas toi.

Doucement je venais caresser sa joue puis son oreille, comme pour le "rassurer". Mais je stoppais vite cette brève caresse. Sans trop savoir pourquoi, ici, ça me gênait alors que j'avais déjà caressé son visage de nombreuses fois avant de tomber de sommeil auprès de Morphée.

- Je te conduis quelque part alors?

Je pris sa main pour le forcer à venir près de ma nouvelle voiture. Je montais dedans sans attendre, lui ouvrant la portière du côté passager pour l'inciter à me rejoindre. Je voulais aller en haut de cette colline, près de cet arbre et regarder le soleil se coucher de là-haut. Loin du brouhaha de la ville, loin des touristes, loin de notre voisinage, loin de cette musique atroce qui sortait de je ne sais où du parking. Ouais, je voulais être seul avec lui, faire mon égoïste encore une fois et ne l'avoir que pour moi sans être jugée, sans penser aux mots vexants du prêtre. J'aimais Jax et je ne l'aimais pas car "je me sentais seule et que je me perdais". Et lui aussi m'aimait vraiment. Je le savais... Pourquoi m'annoncerait-il cette soudaine rupture après un tel cadeau et une telle déclaration? C'était mal, je m'en voulais un peu parfois, mais pourquoi mon amour envers lui était plus indigne et horrible qu'une femme lambda aimant son homme?
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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Sam 27 Oct - 0:29

Jax & Bonnie
You came in the summer and time was winding down

Elle ne semble pas comprendre pourquoi ils devraient s'éloigner. Il lui adresse un sourire triste, la tête basse. Il n'a pas besoin de réfléchir longtemps pour trouver plein de raisons. Elle doit apprendre à vivre seule, fonder un foyer et surtout car elle doit s'éloigner de lui. Elle le rend fou. Littéralement. Il a pratiquement failli casser les genoux du prêtre à coups de matraque car il l'avait touché. Il l'aime trop, elle ne s'en rend pas compte. Il lui avoue après longuement peser le pour et le contre.

Bonnie, j'ai vraiment déconné. J'ai cru que tu t'étais faite abusée par un prêtre. Je lui ai donné des coups, je voulais qu'il meurt...tu comprends pourquoi on doit s'éloigner ? Je suis capable du pire.


Ce n'est pas le moment de parler de ça, mais elle veut des raisons, il lui en donne. Elle essuie son mascara tant bien que mal et lui décide, de renchérir sur un autre sujet. Plus léger. Il lui annonce son célibat. Elle sourit et rit doucement. S'il avait su qu'il suffisait qu'il lui dise ça pour qu'elle soit si contente, il aurait pensé à mettre un terme la relation bien plus tôt. Enfin, il se dit ça, mais au fond, sa joie contraste avec sa tristesse. À force d'enchainer les ruptures il se demande s'il est bien capable de construire quoi que ce soit, s'il doit continuer à essayer. Bonnie, prend un air sévère absolument attendrissant qui lui donne le sourire. Elle lui dit qu'il est génial. Elle poursuit, déclarant que si elle l'avait en petit ami elle ferait tout pour le garder à ses côtés. Il éclate de rire et vient lui caresser l'arrière du crâne avec affection. Adorable. Elle continue de plus belle, lui rétorquant qu'il n'a pas besoin de psy, mais plutôt elles. Il lui répond, toujours tout sourire et en levant les yeux au ciel.

Quelle vision nuancée tu as Bonnie...Il reprend, sérieux, en plongeant ses yeux dans ses iris. Je me demande ce que je ferais si j't'avais pas.

Elle vient lui caresser la joue et les oreilles, il ferme les yeux, se laissant bercer par ses gestes. Ce simple contact a le don de le faire sentir comme chez lui. Il finit par se dire que sa maison, c'est elle. Il pourrait aller au fin fond du monde si elle est là, ça ne ferait aucune différence. Elle le ramène sur terre quand elle lui propose un petit tour. Il ouvre grand les yeux d'un coup, intéressé. Il lui glisse, l'air de rien.

Si tu veux, on peut aller à un restaurant...


ça fait un peu rendez-vous, mais il ne voit finir que la soirée comme ça. Elle lui prend la main et il se laisse guider jusqu'à sa nouvelle voiture. Il revient sur son idée de restaurant, s'appuyant sur la toiture.

J'en connais un sympa, pas loin.
Il attend quelques secondes pour avouer. J'ai déjà rentré l'adresse dans ton GPS.

Lui, avoir tout prévu ? ça ne lui ressemble pas. Il papillonne des cils.
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MessageSujet: Re: Take from me, what you want, what you need (bonnie)   Sam 27 Oct - 18:26

Bonnie & Jax
You came in the summer and time was winding down

Jax me faisait mal, je n'aimais pas les mots qu'il employait et les sous-entendus qui allaient avec. Je pourrais mourir pour lui, je l'aimais... Je ne voulais pas d'un petit-ami, d'un foyer... J'étais jeune... Je ne pensais pas à acheter une maison, à être enceinte.... Non. Je ne voulais pas. Je vivais depuis peu chez lui... Avec lui... Chez nous. J'aimais ce qu'on avait, notre cocon... Loin des parents... Il était à moi, j'étais sienne... Alors quand il expliqua ce qu'il avait voulu faire à Toby... Jax ne m'en avait encore jamais parlé, jamais. Là il faisait des confessions et c'était censé m'arrêter. Censé? Ce qu'il avait voulu faire à Toby était horrible et injustifié oui, mais il avait fait par amour... Pour moi. Il m'avait cru en danger. "On doit s'éloigner". C'était violent aux creux de mes oreilles. Il voulait qu'on s'éloigne... C'était pour cela la voiture... Il voulait que je ne dépende plus de lui.

Triste, je baissais les yeux, j'avais mal à l'estomac alors que j'étais si heureuse il y a peu. Pourtant ses gestes, ses mots... Tout était si contradictoire. Il ne voulait pas me repousser. Il savait que c'était "mal", mais il ne voulait pas. Pourquoi tout cela alors ? Lorsqu'il se demanda à voix basse qu'est-ce qu'il ferait sans moi, mon sourire réapparut. La question était plutôt : qu'est-ce que je ne ferais pas sans lui? Toute ma vie tournait autour de Jax, mes amis, amours, ma famille. Il était mon tout. Mon frère, mon meilleur ami, mon amoureux, mon amant. Je l'aimais bien plus qu'une simple soeur aimant d'amour fraternel son frère aîné. Toby disait que je me perdais, mais je ressentais "ça" et ce "ça" me disait que l'amour que j'avais envers Jax était bien plus que fraternel et je m'en voulais.

Je caressais son visage, j'avais besoin de ce contact, le voir fermer les yeux à ce simple contact me fit chaud au coeur pour se diriger enfin à la voiture, là où je l'avais convié pour s'envoler ensemble, notre premier voyage lui et moi, dans ma voiture... Notre voiture. Il me l'avait offert, elle n'était pas qu'à moi, elle était à lui comme j'étais sienne.

Je commençais à m'installer derrière le volant, je réglais le siège à ma hauteur, de même que le volant, les rétros... J'admirais le tableau de bord, j'aimais cette odeur de "neuf" qui m'enivrait en pensant à la suite. Si Jax voulait qu'on s'éloigne, il devra me virer et me mettre de force dehors, ce soir, je ne comptais pas le laisser comme je ne comptais jamais le faire...

- Au restaurant ?

Cela ressemblait à un rendez-vous galant, mais il n'y avait rien de mal qu'un frère invite sa petite soeur... Dans la voiture qu'il venait de lui offrir... Main dans la main... Le coeur battant à cent à l'heure. Si ?

- J'ai faim ça tombe bien... J'ai envie de poulet... Le poulet c'est la vie.

Des paroles innocentes qui ne remuaient aucun couteau dans la plaie. Il s'installa à mes cotés et mis l'adresse dans le gps. Je ne tardai pas à mettre ma ceinture et je le dévorais du regard une nouvelle fois.

- N'oublie pas ta ceinture, je n'aimerais pas être la responsable de ta mort.

Le moteur démarra et des frissons m'envahir rapidement. J'appuyais sur la pédale et sortit du parking sans plus attendre. Nous avons un petit quart d'heure de route. Je jouais avec la radio, la couleur du board, tout... Je mettais un peu le chauffage, il faisait frais. Je pourrais être si bien là et pourtant, les mots qu'il avait osé prononcer tout à l'heure revinrent rapidement dans ma tête.

- Jax... Est-ce que tu penses... Qu'on est trop proche ?

Je déglutissais, mettais le clignotant à droite et pris une grande avenue pour me diriger à l'endroit escompté.

- Et tu penses que je suis responsable de... Du départ de ces filles que tu vois ?

Comme lui était responsable du fait que... Que moi et les garçons cela faisait mille? Pourtant il y avait @taj stein que j'appréciais beaucoup. Nous nous parlions souvent, j'aimais lui parler, le voir. Il me faisait oublier mes tracas, ma jeunesse... Je me sentais... Forte et belle à ses côtés et surtout je n'avais pas ce sentiment de "mal faire" avec lui. Alors qu'avec Jax... J'avais l'impression de commettre un crime contre l'humanité à l'aimer autant. L'inceste... L'inceste était mal, mais est-ce que je me voyais embrasser Jax ? Et... Plus ? Là de suite, je me mis à rougir mais je ressentais surtout cette boule au plus profond de mon être qui m'empêchait presque de respirer. Jax m'aimait oui, mais il avait des limites, mais moi, où étaient donc mes limites ?

- Je ne veux pas m'éloigner de toi Jax... Je suis désolée si... Si je te fais du mal. Ou si je te rends... Mauvais. J'ai parlé à @toby fleming... Je t'ai défendu... Tu as cru que j'étais en danger, tu as voulu me défendre, c'est noble... Tu n'as pas fait cela par pur méchanceté et esprit sadique...

Nous nous étions arrêtés à un feu rouge et doucement je mis ma main sur son bras, bras, que je caressais du bout de mon pouce comme pour le "rassurer". Je ne voulais pas qu'il se voit sous un mauvais angle. Non. Il était bien trop parfait à mes yeux pour qu'il se voit d'une façon si obscure et malsaine. Je remis vite ma main sur la boîte de vitesse, en reprenant la route, mais les réponses qu'il pouvait m'apporter m'effrayaient par avance.
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