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 And my tomorrows long to be unknown (luz)

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MessageSujet: And my tomorrows long to be unknown (luz)   Lun 27 Aoû - 21:09

des ombres énigmatiques se dessinent le long du bâtiment en béton, rendant les lieux soudainement plus mystérieux, voire terriblement inquiétant. l’astre lumineux s’amuse, dépliant la ville sous une découpe inconnue, dévoilant ses secrets jusque là profondément dissimulés aux yeux de tous. les réverbères se réjouissent, s’embrasant pour réchauffer les rues d’une couleur vitreuse tandis que quelques projecteurs façonnent de leurs faisceaux l’entrée du musée d’art moderne. la ville, encore bruyante à cette heure-ci offre une gamme étonnante de panneaux de publicité en tout genre, tandis que les passants hypnotisés par leurs engins électroniques arpentent les rues en quête de nouveauté. les pas se font pressés, toniques et déterminés. sans la moindre hésitation. ceux du blondinet sont plus légers, flânant entre les intersections, irrémédiablement attirées comme entrainé par un fils invisible jusqu’à son trésor. l’objet de son attention. rêveur, la démarche nuageuse, l’esprit embrumé par ses songes, sim se découpe de la monotonie ambiante, se dégageant de ce décor sans grand intérêt. ses yeux s’abiment, éreintés d’épouser de son regard les formes majestueuses des buildings scintillants, dépiécant une voûte céleste éprise de l’obscurité. parfois, même le garçon lève la tête, bien plus haute, pour apprécier ce ciel d’une noirceur sans égale où les splendides étoiles s’abstiennent de se dévoiler, échangé contre l’artifice humaine. et à chaque fois, sim se fait la même réflexion. déçu de ne pas apprécier les petites précieuses pointer le bout de leurs nez. soudain ses lèvres réclament. son cœur aussi. son sang. ses mains s’exécutent à la demande. le garçon fouille sa poche, s’arrêtant sur cette forme rectangulaire qu’il connaissait si bien, et en un rien de temps ses lippes se referment sur une cigarette qu’il allume dans la foulée. incapable de résister. sim n’a jamais été un grand combattant, préférant s’avouer vaincu pour consommer, après tout, selon lui, résister n’était qu’une longue période où une lutte inutile faisait rage avant de finalement capituler. l’humain n’est pas fait pour se débattre autant.
ses poumons malmènent durement sa clope, la réduisant au rang de filtre quand il arrive finalement devant son lieu de travail. ici, le brouhaha environnant est happé par un silence en demi-teinte, les voix résonnent quelques fois mais pour s’éteindre quelques secondes après. son mégot termine sa course dans un cendrier prévu à cet effet, puis ses pas le mènent derrière le géant de béton, sortant sa carte habituelle devant le capteur afin que la porte réservée au personnel daigne céder. des lumières s’activent à son entrée par capteur, suivant ses moindres faits et geste jusque dans les vestiaires pour hommes. l’excitation se peint sur son visage, chaque week-end c’était la même rengaine. rien n’était plus agréable de redécouvrir des créations de maître valant des millions, voir des milliards de dollars. sans oublier, qu’à la nuit tombée une tout autre ambiance régnait dans le musée, défigurant de ses ombres les galeries, dénichant de nouvelles trouvailles tout aussi artistiques et somptueuses. les masques tombent. s’enduisent tantôt de laideur, tantôt d’un charme trompeur. les lignes se déforment, s’immobilisent et se reproduisent. les décors fastueux deviennent lugubres, flirtant parfois avec l’horreur. son endroit. son échappatoire. ici son imagination, fertile accomplis des miracles ; s’imaginant en costume, pistolet à la main dans un rôle d’espion à la 007 ou bien encore chaussé dans des bottes cirées en grand aventurier découvrant mondes et merveilles. des rêves d’enfant immatures mettant en évidence l’âge juvénile du garçon. ici, ses rêves d’adolescents pubères se reproduisent, recréant un monde dans lequel le garçon se sent parfaitement à l’aise. loin des responsabilités qui l’assaillent.
son pull molletonné est remplacé par une chemise de jais, ornée par une cravate dans les mêmes tons. son short lui, disparait sous un pantalon plus couvrant, et ses nike sous une pair de chaussure plus solide et conventionnel. Une lampe torche pend à sa ceinture ainsi qu’une matraque dont il ne sait jamais réellement servis. depuis un an, sim n’a jamais eu recours à l’arme, même eu le besoin de se protéger. il ne connait que les plaintes silencieuses de ses résidents. ses pas résonnent dans le hall spacieux, étonné un instant de ne pas trouver son collègue avec lequel il échangeait ce soir-là. peut être était-il déjà parti, l’avait-il même croisé sans s’en rendre compte ? la lampe torche dans les mains, le faisceaux lumineux tournoyant de gauche à droite, vérifiant les recoins. De temps en temps, ses pupilles s’attardent, paresseusement sur le marbre d’une sculpture épousant les formes sveltes d’une femme au regard cireux. parfois ce sont sur de petits tableaux banals en apparence mais recelant bien des mystères. voilé par un rideau nocturne, les œuvres semblent somnoler paisiblement, à l’abris des visites quotidiennes incessantes. les silhouettes se multiplient, mais ne se distinguent pas pour autant, de quoi effrayer par moment le jeune homme, mais courageux, continu son investigation dans chaque pièce.
les minutes défilent, s’effilent dans un silence de plomb, immergé dans sa bulle. rien ne peu l’en dissoudre comme chaque soir, rien ou du moins c’est ce qu’il pensait. une ombre, féline divague par endroit. machinalement sim éteint la lampe et doucement tend l’oreille.
il écoute.
tapit dans l’ombre, imitant les déesses emprisonnées dans la roche.
immobile.
prisonnier du mouvement.
il attend.
scrute.
son cœur se déchire, rongé par la peur.
elle se mouve, la silhouette.
danse.
virevolte pour se poser devant l'une des pièces. sim, lui, déglutit difficilement pour n’écouter que sa bravoure. maladroit, manquant d’air dans ses poumons épuisés par la fumée, ses doigts se referment sur le poignet de l’inconnu. torche enclenchée, éclairant une jeune femme, prise la main dans le sac. les mains moites, sim respire et fini par articuler ; « que faites-vous ici ? »

@Luz Adkins, tout d'abord, pardoooon du temps que j'ai mis. j'ai eu quelques soucis, enfin rien de grave. je suis juste pas du tout organisée. mais bon. il est là.  
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