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 billie jean (georgia)

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MessageSujet: billie jean (georgia)   Sam 18 Aoû - 10:50


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Georgia & Lip


tu t’impatientes. tu n’as qu’une envie. te barrer. mais tu fais bonne figure. tu te contentes de montrer que tu es attentif. du moins un minimum. des hochements de tête bien placés. tes doigts qui tapotent contre la table. un fin sourire qui se glisse sur ton visage dès que ton prénom ressort. juste ce qu’il faut pour ne pas te prendre les foudres de ton père. n’attises pas le paternel, lip. c’est mieux pour tout le monde. pour ta mère, qui ne supportera pas de vous voir vous déchirer. pour ta soeur, qui lèvera les yeux au ciel comme à son habitude dès que tu vas trop loin. pour ton père qui n’aime pas passer pour le patriarche autoritaire et colérique. pour les invités de tes parents qui ne sauront plus où se mettre. alors tu attends. tu comptes les minutes qui passent. tu sors ton portable pour voir si une personne sur cette terre s’est rendue compte que tu avais besoin d’une excuse pour te libérer de ce diner familial. rien. absolument rien. même lion ne donne pas signe de vie. bordel, tout fout le camp. le con doit probablement s’éclater de l’autre côté de la ville. sans repas familial imposé. sans chemise à deux mille dollars sur le torse. sans ce sourire forcé. tu donnerais tout pour être avec lui, autour d’une bonne bière, à scruter la foule pour une peau porcelaine. tes doigts qui glissent sur l’appareil. les prénoms qui défilent. féminins principalement. pas besoin de le nier. puis la discussion qui dérive. la voix douce de ta mère qui annonce fièrement que la nouveauté cosmétiques de cette année est une de tes idées. sa main qui vient se poser sur ton avant-bras. tu ne sais pas si c’est pour te faire revenir dans la conversation ou juste pour montrer aux invités qu’elle parle bien de toi et pas du voisin. et ça dérive. encore et toujours. engagement, mariage, avenir. les sujets que tu évites, que tu balaies d’un revers de main. avec une nonchalance impressionnante. et tu sais très bien que ta mère n’attend qu’une chose, que tu lui annonces que ça y est. tu te poses, tu as trouvé la femme de ta vie et la future mère de tes enfants. et putain tu manques de t’étouffer avec ton café à cette simple pensée. grimace intérieure. rejet complet de tout ton être pour ce tableau si parfait, si poétique, si niais. et pendant un court instant, t’as envie de jouer le jeu. suicidaire, t’es prêt à balancer haut et fort que la descendance est assurée. qu’un bébé weiss est en route. malgré ta volonté, malgré ta situation instable, malgré ton manque de maturité. et peut-être que tu devrais le faire. peut-être que tes parents seraient heureux. ta soeur, beaucoup moins. probablement qu’elle te trainerait dans le couloir avec l’irrésistible envie de te foutre des claques. bien loin du conte de fées, du portrait familial parfait, ce gosse n’a rien à faire dans ce monde. erreur de parcours. erreur à corriger. et t’es dans le flou complet. tu ne sais pas ce qu’elle en a fait. tu n’as aucune certitude qu’elle t’a écouté, qu’elle s’en est débarrassée. et ça te rend fou de savoir qu’il existe une infime possibilité qu’elle l’ait gardé. le repas se finit. tu t’approches très vite de tes parents pour leur dire au revoir. compliment sur la cuisine pour ta mère. embrassade avec ton père. baiser sur la joue pour athénais. tu attrapes tes affaires et tu pars. pas pour ton appartement. pour celui de georgia. parce-que tu as besoin de t’assurer que t’as plus aucune raison de t’en faire, que l’histoire est bouclée, que tu peux à présent en rire avec lion. et plus tu te rapproches de chez elle, plus t’as un mauvais pressentiment. tu le sens pas. tu te souviens de son expression il y a plus d’un mois. la dernière fois que vous vous êtes vus. elle n’avait pas l’air décidée à aller à l’hôpital. tu redoutes le pire. l’idiote ne peut pas l’assumer. impossible. ça foutrait sa vie en l’air. t’arrives d’un pas franc devant sa porte. ton poing qui frappe violemment. tu fulmines. prêt à lui remettre les idées en place en quelques secondes. « ouvre. » tu annonces d’une voix autoritaire. tu ne veux pas jouer. t’as pas eu de nouvelles. rien. silence radio depuis cette conversation. et quand elle ouvre la porte, tes yeux finissent directement sur son ventre. comme si la réponse à ta question allait apparaitre. et tu t’impatientes. « dis moi que t’es pas suffisamment conne pour l’avoir gardé. » tes mots sont secs. ton expression impassible. t’as pas envie de jouer. c’est bien trop important, bien trop sérieux.
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MessageSujet: Re: billie jean (georgia)   Lun 20 Aoû - 17:12

ta mère qui hurlait, et toi qui la regardais d’un air impassible. tu soupirais en la regardant passer la porte de l’appartement et tu secouais la tête longuement. tu l’avais accusée une nouvelle fois, et elle t’avait mis une claque, encore une fois. schéma classique de votre relation. tu ne la supportais plus. tu ne savais pas comment te sortir de là, mais ça ne pouvait plus durer. tu avais l’impression de l’entendre hurler jusqu’au bas de l’immeuble et tu levais les yeux au ciel en passant tes doigts dans tes cheveux. votre relation n’était plus que des cris et des larmes. tu étais convaincue qu’elle avait tué ton père, dix-sept ans auparavant. mais t’avais strictement rien pour le prouver. et tu te demandais bien qui allait croire une femme de vingt-deux ans, qui en avait quatre à l’époque. tu soupirais longuement en retournant dans ta chambre et tu te faisais tomber sur ton lit. tu sursautais en entendant frapper violemment à la porte et la voix de lip qui s’élevait. putain. qu’est-ce qu’il foutait là lui ? tu fermais les yeux en secouant la tête, alors qu’il continuait son cirque. lip. que tu n’avais pas revu depuis plus d’un mois. qui t’avait laissé assumer la décision de ce bébé, que tu portais encore. plus pour longtemps. tu te pinçais les lèvres et tu venais ouvrir la porte d’entrée. « tiens, t’es pas encore mort toi ? » tu soufflais en plantant ton regard dans le sien, alors qu’il baissait aussitôt les yeux sur ton ventre. « abruti. » tu soufflais en soupirant, levant les yeux au ciel, t’écartant de la porte pour le laisser entrer, s'il le voulait. « je vais à l’hôpital demain. t’inquiètes pas tu en seras bientôt débarrassé. parce que non je ne suis pas assez conne pour le garder. plutôt mourir que d’élever le fils d’un lâche. » tu sifflais en serrant les dents. c’était un bordel monstre. t’avais mis longtemps à te décider. tu pouvais pas assumer ce gosse, tu pouvais pas le faire naître et grandir dans un environnement pareil. et puis merde, t’étais bien trop jeune pour ces conneries. mais t’avais mis le temps, parce que t’étais simplement une gamine paumée. lip était le dernier des abrutis et tu lui en voulais terriblement d’avoir réagit de cette façon. tu l’avais voulu ce gosse toi peut-être ? non. tu couchais avec lip depuis plus d’un an, vous aviez toujours fait attention à tout. tu savais pas ce qui avait foiré. mais en tout cas, d’après lui, c’était seulement ta faute, et pas la sienne. « qu’est-ce que tu veux ? » tu finissais par souffler en le voyant encore dans l’encadrement de la porte. « on a plus rien à se dire je crois. » tu soufflais en fermant les yeux, essayant de rester calme. entre ta mère et lui tu te demandais bien ce que tu avais fait pour mériter ça.

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MessageSujet: Re: billie jean (georgia)   Lun 27 Aoû - 21:55


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t’as essayé d’oublier. faire comme d’habitude. celui qui ne sait pas, celui qui ignore. parce-que l’ignorance c’est facile. ça n’engage à rien. tu tournes la tête et tu passes à autre chose. comme ça. d’un coup. pas de responsabilités, pas de conséquences. et tu l’as fait. après cette engueulade, t’es parti. et t’as laissé de côté. georgia, son visage, ses mots, la nouvelle. tout ce beau bordel qui t’a explosé en pleine gueule. trop rapidement. sans que tu t’y attendes; un enchainement de mauvais choix qui n’a fait qu’empirer. et tu t’es retrouvé comme un con. et cette fois, tu ne pourras pas balancer des billets par la fenêtre pour t’en sortir. pourtant c’est ta solution miracle. payer, payer, payer. un beau chèque pour effacer tes conneries, pour faire oublier ta présence, pour changer les cartes du jeu. l’argent qui te permet de contrôler ta vie. rectifier si besoin. mais là, rien. t’es bloqué. cette perte de contrôle qui t’angoisse. l’inconnu. la nécessité de faire un choix. réfléchi, de préférence. et t’as besoin de savoir. t’assurer qu’elle s’en est occupée. parce-que toi clairement tu l’as pas fait. t’attends juste de voir que le problème est réglé pour retourner à ta vie. sans honte, sans remords. dans l’histoire, t’es le connard qui criera à qui veut l’entendre que ce n’est pas le tien, que tout est de sa faute à elle. parce-qu’il ne peut pas en être autrement. alors tu frappes. comme un dingue impatient. sans même envisager une seule seconde qu’elle n’est pas toute seule. « tiens t’es pas encore mort toi ? » remarque bien placée. un mois que vous en vous êtes pas vus. bien trop long. bien trop rare depuis que vous vous fréquentez. preuve que tout fout le camp. et ton regard qui se baisse. sur son ventre. t’essayes désespérément d’y voir quelque chose. l’assurance que ta vie n’est pas foutue, qu’il n’y a plus rien. et t’as pas envie de faire l’hypocrite. celui qui vient gentiment pour prendre de ses nouvelles. t’es clairement pas là pour ça. alors ta voix est sèche, autoritaire et bien loin de celle qu’elle entend d’habitude. et elle ne perd pas pied. elle te tient tête. « je vais à l’hôpital demain. t’inquiète pas tu en seras bientôt débarrassé. parce-que non je ne suis pas assez conne pour le garder. » ton coeur qui semble battre de nouveau. comme si t’attendais simplement d’entendre ses mots pour reprendre ta vie. « plutôt mourir que d’élever le fils d’un lâche. » ton sang qui ne fait qu’un tour. insulte glissée sur sa langue. sifflement désagréable. égo touché. réponse immédiate. « change de ton, torres. ne t’amuse pas à faire la maligne parce-que t’es en cloque. » tu réponds aussi sèchement. tu te fiches pas mal qu’elle soit engrossée. tu ne la laisseras pas bien longtemps se faire passer pour ce qu’elle n’est pas. et elle s’impatiente la gamine. ses yeux plantés dans les siens. tu restes là, face à elle. sans trop savoir pourquoi à vrai dire. t’as eu ce que tu voulais, l’assurance qu’elle allait avorter. tu devrais repartir. «  qu’est-ce que tu veux ? on a plus rien à se dire je crois. » qu’elle souffle. et tu continues à aller la piquer. sans raison. « c’était ton plan depuis le début ? me faire un gosse dans le dos ? tu voulais du fric c'est ça ? il suffisait de demander. » alors dans un excès de colère, tu sors ton portefeuilles de ta poche et tu lances des billets dans le vent. sans compter. sans aucun remords. regard noir et méprisant.  parce-que t'es un prince. parce-que l'argent n'a pas beaucoup de valeur à tes yeux. alors tu agis comme un parfait connard. t’as du mal à croire que tu te sois fait prendre. si facilement. comme un débutant. c'est l'ego qui parle. c'est la colère qui prend le dessus. et tu passes pour un bon gros con, lip. « et je n’ai absolument aucune preuve que c’est le mien. t’as forcément été trainé ailleurs. » tu souffles, un fin sourire sur les lèvres. comme si tu venais de trouver la solution. pas le tien, pas ta responsabilité. mais t'es paumé. entre l'envie de te barrer, de la laisser dans sa merde et le besoin de prendre les choses en main. alors t'attrapes son poignet. fermement sans pour autant lui faire mal. la raison qui prend le dessus. « prends tes affaires, on y va maintenant. » tu décides pour elle et tu ne supporteras pas qu'elle te dise non.
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MessageSujet: Re: billie jean (georgia)   Mar 4 Sep - 14:15

« change de ton, torres. ne t’amuse pas à faire la maligne parce-que t’es en cloque. » tu levais les yeux au ciel en soupirant lourdement et en te pinçant les lèvres pour ne pas rétorquer un peu plus et tu croisais les bras sur ta poitrine, lui demandant bien rapidement de s’en aller car vous n’aviez rien d’autres à vous dire. tu lui avais confirmé que tu allais avorter, mais tu ne voulais plus le voir. c’était comme ça. il avait eu un mois pour se manifester, t’avais réfléchi toute seule à ce qu’il fallait faire ou non, et tu t’étais parfaitement débrouillée sans lui. maintenant tu souhaitais simplement qu’il disparaisse. mais lip n’avait clairement pas l’air de cet avis. tu fronçais les sourcils à ses mots et tu reculais un peu en le voyant se mettre en colère, sortir des billets de sa poche et les lancer en l’air. juste comme ça. comme si c’était quelque chose d’anodin. des centaines, des milliers de dollars peut-être. et tu le regardais longuement, le regard lourd de sens.  « putain t’es vraiment ridicule tu le sais ça ? » tu soufflais en secouant la tête. tu le regardais et il ne t’inspirait plus que du dégoût et de la haine. tu attrapais un billet en vol et tu venais le poser contre son torse, les yeux plongés dans les siens. « j’en ai rien à foutre de ton fric. et j’en ai rien à foutre de ce gosse. » tu sifflais en le regardant dans les yeux sans vraiment ciller. il savait parfaitement que tu n’étais pas du genre à te laisser faire, en cloque ou pas. la seule personne qui avait de l’emprise sur toi, c’était ta mère, car tu ne savais pas jusqu’où elle pouvait aller pour te faire taire. « et je n’ai absolument aucune preuve que c’est le mien. t’as forcément été trainé ailleurs. » tu riais nerveusement à ses paroles en secouant la tête, glissant tes doigts dans tes cheveux pour les remettre en place, excédée par son comportement. « ça t’arrangerait que ça soit pas le tien hein ? » tu demandais en t’écartant finalement, avant qu’il ne prenne ton poignet fermement. tu le regardais, hallucinée et tu essayais de te débattre. bordel. c’était quoi son putain de problème ? « attends je rêve où d’un coup tu te soucies de ce qui pourrait arriver ? ça fait un putain de mois que je fais en sorte de pas venir te faire chier alors que c’est bien TON gosse et d’un coup tu paniques ? putain mais lip t’es vraiment un gros connard. » tu soufflais en t’extirpant de son emprise en reculant un peu. ça avait toujours été passionnel avec lip, dans vos rapports qui se faisaient fréquents, jusqu’à il y a un mois, du moins. t’as toujours su qu’il était con et immature mais là il dépassait totalement les bornes. tu soupirais en venant t’asseoir sur le canapé, posant ta tête dans tes mains et tu secouais la tête. « c’était il y a un mois que j’avais besoin de toi. c’était à ce moment là que je voulais que tu me dises quoi faire bordel. ça fait un mois lip. un mois que je suis seule avec ce gosse. alors ouais j’ai peut-être mis un moment à prendre une décision mais elle est prise, et cet enfant ne verra jamais le jour c’est clair ? donc tu peux arrêter de t’inquiéter et retourner à ta belle vie parfaite. » tu crachais en le regardant dans les yeux. putain, comme si c’était si facile de décider d’aller mettre fin à une vie de cette façon. t’aurais encore préféré le perdre, tu te serais sentie moins coupable. et peut-être même que tu faisais tout, depuis un mois, pour le perdre ce bébé. et ça marchait pas, et tu ne pouvais plus reculer.
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MessageSujet: Re: billie jean (georgia)   Ven 21 Sep - 19:06


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souvenirs flous. à deux doigts de croire qu’ils ne sont que mirages. qu’ils n’ont jamais existé. simplement un rêve. une envie que tu as façonné dans ton esprit. les caresses sur son dos nu. tes lèvres qui glissaient sur la peau de son cou. doucement. légères pressions. ton ego qui venait s’étouffer contre sa bouche. juste quelques heures. le temps d’un moment. coupé de tout. si facile. si rapide. si intime. son souffle contre ton oreille. moments répétés. par pure envie. sans honte, sans explication. sentiments qui ont basculé. la facilité qui laisse place à un bordel monstre. l’intimité qui menace d’être rendue publique. un ventre rebondi. un enfant qui grandit. une histoire qui prend forme. une relation qui change. tout ce que tu ne voulais pas. tout ce que tu évitais en allant vers georgia. et si tu réfléchis un peu, tu sais très bien qu’elle est dans le même cas. que vous étiez d’accord sur ce que vous faisiez. un message, une rencontre, un moment suivi d’un départ. aucun reproche, aucune attente. un contrat implicite. mais tu penses qu’à toi. à ton avenir, à ton nom, à toi. et à ce que représente ce gosse. cette menace, cette crainte, cette responsabilité à venir. alors plutôt qu’être compréhensif (ça serait la façon mature de gérer la situation), tu t’énerves et tu t’en prends à elle. parce-que c’est forcément sa faute. toi, lip weiss, tu n’as rien fait pour que ça arrive. les billets volent. le ridicule de ta réaction s’affirme davantage. la patience de georgia qui disparait à vue d’oeil. « putain t’es vraiment ridicule tu le sais ça ? » un souffle. un agacement. et elle pourrait te crier dessus. elle pourrait te dégager de son palier à coup de poing sur le torse. mais non, elle est juste blasée que tu réagisses comme un pauvre gosse de riche qui ne sait gérer les problèmes qu’avec du fric. et c’est triste. tellement triste, lip. parce-que tu vaux mieux que ça. t’es plus mature, plus responsable et plus humain. tu te donnes cette façade froide mais t’es juste terrifié de perdre le contrôle. alors elle remballe un billet, contre ton torse, ses yeux plantés dans les tiens. duel lancé. « j’en ai rien à foutre de ton fric. et j’en ai rien à foutre de ce gosse. » et il est là le problème. personne n’en veut. elle, toi, vous êtes dans la même situation. la même merde qui vous tombe dessus. et aucun de vous n’ira jusqu’au bout. impensable. tu sais très bien que sa vie familiale est trop oppressante pour qu’elle devienne mère. georgia vit encore -à contre coeur- sous l’emprise de la sienne. impossible qu’elle enfante. alors tu trouves qu’un moyen d’attaquer de nouveau. encore et toujours. parce-que ça finira dans les cris et la douleur. il ne peut pas en être autrement. les nuits calmes et tendres sont passées. la tornade s’installe. dans vos coeurs, vos têtes et vos paroles. tu cherches juste une explication rationnelle pour comprendre. une preuve que tu peux encore te barrer. une porte de sortie. une issue de secours qui te sauvera en un temps record de cette discussion, de cette décision et de cette erreur. et tu sais que tu l’as blessé quand tu la vois rire. pas un grand rire sincère. non, plus le rire jaune, le rire nerveux qu’il est difficile de contrôler. « ça t’arrangerait que ça soit pas le tien hein ? » et tu t’empêches de répondre bien trop naturellement oui. elle n’a pas besoin de l’entendre, elle le sait. alors tu reprends le contrôle. t’essayes en tout cas. tu lui attrapes le poignet. tu décides d’aller maintenant à l’hôpital. tu ne veux pas faire ça trainer plus longtemps. plus d’un mois est passé. trop de jours, trop de temps. et t’encaisses ses paroles. ses reproches. cette vérité qui t’éclate à la gueule. ton absence à ses côtés. l’abandon clair et net. ta lâcheté. « je devais encaisser georgia, merde ! mais je suis là maintenant. et je vais m’en occuper. » tu lui dis fermement. tu n’élèves plus la voix. ça ne sert à rien. il y a bien trop de violence dans vos mots. elle se dégage de toi sans réel effort. t’es incapable de la retenir. parce-que c’est georgia. parce-que tu t’es toujours exprimé avec ton corps auprès d’elle. que ce soit doux ou passionnel. aucune demie-mesure. et tu refuses de laisser ta marque sur elle de cette façon. pas avec cette rancoeur. assise plus loin de toi, sa jeunesse qui te frappe d’un coup. son âge qui n’a jamais été une réelle inquiétude pour toi. ça te fait peur à cet instant. ce gosse qui lui tombe dessus. sa vie si compliquée. ses inquiétudes, ses peurs, ton absence. tu l’entends. tu l’acceptes. et tu sais qu’elle frappe dans le mille. t’as été un gros con. tu t’approches doucement. t’as peur de l’effrayer. t’as peur qu’elle refuse ta présence. parce-que c’est trop tard. t’as un mois de retard, lip. « t’es plus toute seule. » tu lui dis doucement. aucune excuse ne s’échappera de tes lèvres. aucune once de culpabilité ne se verra sur ton visage. tes doigts qui glissent dans ses cheveux pour les pousser derrière son oreille. une trêve que tu proposes. un drapeau blanc hissé timidement. « laisse-moi m’occuper de toi. laisse-moi t’emmener à l’hôpital et m’assurer que tu n’es pas seule pour le faire. » ta voix douce que tu veux apaisante. et tu ne veux pas la voir effrayée. plus maintenant. alors tu vas te racheter. si elle l’accepte. « et je te tiendrai même la main si tu veux… » tu lâches d’un ton léger dans l’unique but de la faire sourire. et elle est belle georgia. encore plus avec un sourire qui vient illuminer son doux visage.

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MessageSujet: Re: billie jean (georgia)   Hier à 13:33

« je devais encaisser georgia, merde ! mais je suis là maintenant. et je vais m’en occuper. » il n’élevait plus la voix. il avait certainement compris que c’était inutile. tu te pinçais les lèvres, te retenant de dire quoi que ce soit. tu ne voulais pas envenimer la conversation, ni même la situation. tu passais tes mains sur ton visage, véritablement dépassée par tout ça. tu soupirais en fermant les yeux et en secouant la tête. tu n’avais jamais voulu ça. toi aussi t’avais eu besoin d’encaisser. un bébé. une grossesse. c’était pas n’importe quoi. c’était pas une décision que tu pouvais prendre comme ça, d’un claquement de doigt, même si c’était évident que ni lip ni toi ne voulait de ce bébé. tu n’avais pas les moyens pour l’élever, tu n’avais pas la force, et lui n’était juste pas prêt. pas comme ça. t’avais simplement envie de pleurer désormais. t’avais vingt-deux ans, une vie déjà bien trop compliquée pour une jeune femme de ton âge. tu ne pouvais plus encaisser. lip finissait par s’approcher de toi et tu te mettais à pleurer. simplement parce que tu en avais trop gros sur le coeur, trop gros sur les épaules. tu pleurais silencieusement. ce n’était pas dans tes habitudes. tu ne pleurais jamais, pas même devant ta mère. mais avec lip, dans cette situation, t’avais simplement envie d’abaisser tes barrières. le jeune homme passait une main dans tes cheveux en t’expliquant que tu n’étais plus seule, et qu’il allait t’accompagner et tu relevais doucement ton visage vers lui. tu riais doucement au trait d’humour qu’il tentait et tu haussais les épaules. lip, c’était l’insouciance. dans sa personnalité, dans les moments que vous partagiez. et tout ça te paraissait désormais si loin. son prénom susurré, ses doigts parcourant ta peau moite. lip et toi, c’était la passion. la fusion de deux corps, le temps de quelques heures. les jambes qui s’emmêlaient, les bassins qui se cherchaient, les effusions de plaisir, d’un côté comme de l’autre. puis le calme après la tempête. une cigarette partagée dans les draps encore chauds de vos ébats. des rires, parfois. puis toi qui partait, parce que c’était souvent chez lui que vous vous retrouviez. un départ que tu savais éphémère, car tu reviendrais bien vite, à sa demande ou à la tienne. tu soupirais un peu en le regardant et tu venais doucement te blottir contre lui. « merci. » tu soufflais alors dans un murmure en fermant les yeux. tu soupirais en séchant finalement tes larmes lentement et tu retrouvais son regard. « on peut y aller, si tu veux. » tu proposais alors, la voix douce. tu étais prête. tu l’étais déjà, mais le fait qu’il soit là te rassurais. tu te pinçais les lèvres en le regardant longuement et tu venais finalement déposer tes lèvres sur les siennes dans un soupir, alors que tes yeux se fermaient instinctivement. t’en avais juste besoin.

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billie jean (georgia)
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