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 un sentiment de déjà-vu (sadie)

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MessageSujet: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Ven 17 Aoû - 0:07


un sentiment de déjà-vu
Ce n’est pas la première fois qu’il se retrouve dans cet endroit. Les cadavres de bouteille sur la table qui ne cesse de s’accumuler depuis des heures. Cette envie de la revoir, cette ombre qui hante son esprit depuis des semaines. Il compte le temps, il file entre les doigts et les ressemblances se dessinent devant les yeux clos. Un souffle. Le souvenir du parfum qui se promène dans la caboche, les ressemblances frappantes avec la défunte femme. Celle qui manque. Celle qui crée un manque dans la vie par sa disparition.
Une envie de la revoir, cette parfaite. Celle qui ressemble. Celle qui fait naître les bribes de mots dans la caboche. Des envies d’écrire. Parce qu’elle fait naître des inspirations, des souvenirs et des souffrances. La tête qui tourne un peu, le regard perdu dans le vide. Elle ne revient pas. Cet espoir qui commence à s’étioler, à s’effriter. Purement égoïste, parce qu’elle lui fait penser à la femme de sa vie, celle du passé, celle d’antan, c’est d’avant.

Le temps file et défile. Le son de l’horloge dans la tête, cet éternel bruit qui lui semble infini. Parce qu’il a tenté trop de fois de la rejoindre, sa femme perdue, sa femme disparue par sa faute.
Un moment de suspens, le temps qui file encore et le poison dans le sang qu’il ne cesse d’ingurgiter Teodor. Parce que ca lui semble plus simple, ses pensées deviennent amorphes et il arrive à oublier. parfois.
Tic. Toc.
La couleur des cheveux qui se dessinent dans le champ de vision, les traits singuliers du visage qui font battre le coeur un peu plus fort. Le poète qui revient de temps en temps, mais qui ne reste pas longtemps. Battement incessant dans le fond du torse, orchestre qui s’amuse à jouer une symphonies désaccordée avec son corps atrophié.
Il se lève, il hésite, il vacille. La bague à son doigt se glisse dans les poches. Il n’a pas envie qu’elle pense qu’il est un connard comme les autres. C’est pourtant ce qu’il est. Il n’a pas le courage de venir vers elle, de s’approcher. Ca lui fait peur. Ca le rend fou ces ressemblances frappantes, étonnantes. Le courage qu’il cherche dans le fond des entrailles, mais qu’il ne trouve pas. Teodor se dirige pourtant vers elle, les pas qui s’enfilent rapidement, les hommes qui s’accumulent autour de la parfaite et cette étrange jalousie, cette étrange sensation. Les autres corps ne sont que de passage, que pour oublier l’instant d’une nuit. Elle. Elle lui ressemble trop. Foutu égoïste. Il ne sait plus comment parler, il ne sait plus comment aborder. Il ne sait plus grand chose. Il n’est pas un charmeur, son corps était épris d’une femme depuis des années. Dans son dos, il respire l’odeur, il sent les effluves de la peau et il se souvient de l’avoir admiré la nuit durant. Un pas sur le côté pour se poser dans son champ de vision à elle. - Je ne suis pas très doué pour aborder les femmes dans ce genre d’endroit. Jouer la carte de l’honnêteté. Qu’est-ce qu’il est en train de faire Teodor? Il n’en sait rien.

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MessageSujet: Re: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Ven 17 Aoû - 5:38



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Obsession.
Toquée, comme ce temps qui défile trop lentement. Ligne d'arrivée qui se dessine encore trop loin. Elle se crée de petites obsessions pour des choses sans importance. Des détails aux allures de souvenirs, dont elle n'est-même pas certaine qu'ils en soient réellement. Mais est-ce que ça lui importe vraiment ?
Dans ses pensées lunaires, la logique de son comportement est incontestable. Peu importe si on la trouve risible, ridicule. Folle.  Cela ne l'atteint pas. Cela ne l'atteint plus. Elle a quitté sa bulle aseptisée pour fabriquer la sienne. Hermétique à tout ce qui s'apparente à la plus petite sorte d'emprise psychologique sur elle. La Grace abandonnant sa sensibilité tronquée contre une Sadie anesthésiée. Remercions la morphine, pourvoyeuse d'indolence.

Ces derniers jours, son esprit embrumé a tenté de refermer ses doigts sur un souvenir volatile. Un écran de fumée. Rappelle-toi Sadie, rappelle-toi. Elle a même tenté de diminuer sa prise de stupéfiants et autres palliatifs sous toutes leurs formes. Persuadée que cette pensée persistante cesserait son incessante mouvance pour devenir plus consistante. Plus lisible. Pourquoi celle-ci plus qu’une autre. Elle ne sait pas. Elle s’en fout. C’est ainsi.
Courte interruption. Un retour à la réalité comme une douloureuse piqûre de rappel. Le corps qui tremble et le monde qui ne cesse de tanguer autour d’elle. Rien qu’elle ne s’inflige pas elle-même pour mieux oublier que la maladie la condamne aux mêmes volontés. Cette drôle d’obsession vaut-elle de perdre ce substitue de contrôle qu’elle a sur elle ?  Vaut-elle le coup de ralentir la course de sa lente autodestruction ?

Qu’est-ce qui la ramène dans ce bar ce soir. Est-ce cette course ou son obsession. Elle ne vit pas dans ce quartier. Elle n’a rien à y faire. Il y a suffisamment de lieux de perdition dans le Queens effervescent. Arriver jusqu’ici a tenu de la chance, vu son état. Repartir chez elle relèvera du hasard. Là où elle s’endort, avec qui elle se réveille, Détails superflus.

Sa silhouette élancée tangue, s’échoue sur un tabouret aussi branlant qu’elle. Un verre apparaît dans son champ de vision avant qu’elle en ait commandé un. Son regard se perd dans la contemplation de l’ambré qui vient lécher ses doigts entre lesquels elle le fait tourner. Elle sait qu’à un moment ou à un autre, une ombre masculine viendra combler le vide qui l’entoure. Elle ne le verra pas. Elle ne les voit jamais vraiment, se contentant de jouer le jeu. Ils ne sont que d’autres moyens conduisant à sa fin justifiée. Peu importe qu’elle n’ait jamais su s’y prendre avec eux. Trop empotée, trop effacée. Dans ce genre d’endroits il n’y a pas besoin de mettre les formes. Echanges à coup d’accords tacites pour un abandon auquel elle participe comme elle participe à tout le reste. Toujours un peu absente.

Elle se pointe enfin l’ombre. Avec une drôle d’allure, une mise qui a connu des jours meilleurs et une odeur de tabac qui n’a pas eu le temps de refroidir. Le regard le détaille vaguement. Sadie elle a déjà l’azur de ses yeux ternis, mais ça ne l’empêche pas de capter les traits tirés. Nervosité. Urgence. Maladresse. Rien qui ne ressemble à ce que les mâles peuvent lui sortir habituellement, pour ce qu’elle s’en rappelle. De toute façon elle s’en moque, comme du reste. Elle ne s’en souviendra sûrement pas d’ici demain. « Seulement dans ce genre d’endroit ? » Les paupières papillonnent en quête de concentration. « Imaginez que nous sommes ailleurs qu’ici. Comment feriez-vous ? Que me diriez-vous pour obtenir ce que vous cherchez ? »


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MessageSujet: Re: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Ven 17 Aoû - 13:18


un sentiment de déjà-vu
« Seulement dans ce genre d’endroit ? » Elle a raison. Les femmes. Les hommes. Il les prends sans faire attention. parce que l’intention n’est pas de les garder dans la vie, mais de combler le vide en lui. Un peu. Que des personnes de passage sans intérêt, pour la plupart. Sourire posé sur le visage, les muscles atrophiés du faciès qui se tordent dans un rictus de tristesse plus qu’autre chose et cette envie de rire à la remarque. Elle a raison. La talent n’est pas là, mais il s’en fou. Ombre attiré par la lumière de sa présence à elle, par le souvenir de ce qu’il avait pu avoir avant. Égoïste qui ne l’aborde que pour son propre bien-être en laissant celui de la demoiselle en arrière-plan. - Non. Plutôt de manière générale. Autant dire la vérité.
« Imaginez que nous sommes ailleurs qu’ici. Comment feriez-vous ? Que me diriez-vous pour obtenir ce que vous cherchez ? » Le temps s’effrite. Ailleurs. C’est ce qu’il aimerait Teodore. Faire un bon dans le passé, retourner en arrière pour sentir la douceur de ses traits. Un voile noire se pose sur le regard, les yeux se ferment un instant et il se plonge dans les images d'Abigail, imagine sa femme, sa muse, celle qui lui ressemble tant. Les billes se posent à nouveau sur elle, les battements de son coeur lui rendent la tâche douloureuse, mais l’alcool enivre les sens pour lui offrir un faux courage. La paume vient se poser contre la joue, délicatesse dans les gestes, douceur dans les mouvements et sous sa main. Le grain de peau qui fait monter les souvenirs en tête et les envies d'y rester. - Que le simple fait de poser mon regard sur vous m’amène l'inspiration perdue depuis des années et que derrière les apparences graciles, il semble se cacher un lourd tourment sous le voile de vos paupières. Parce qu’il avait pu remarquer le sommeil agité, parce qu’il avait contemplé le douce pendant des heures dans ce sommeil provoquer par l’abus de substance. Il connaît les drogues, les stupéfiants, pour en avoir avalé différents spécimens.

Le poète perdu retrouva des bribes de mots lorsqu'il se trouve dans l’espace de la demoiselle, sa muse de remplacement, celle d’antan. Elles ne sont pourtant pas les même et il le sait, mais ce n’est que pour son propre bien-être qu’il s’était approché d’elle. Sa main rugueuse fini par se détacher de la perfection de sa peau et cette envie d’en reprendre encore qui le prend d’assault. Le verre à ses lèvres, l’alcool pour annihiler les émotions qui ne cessent de surgir depuis qu’elle est dans les parages. - Les vautours vous observent depuis votre entrée. Il parle des autres, de ceux qui auraient pu abuser de son corps la fois d’avant, de ceux qui salivent devant les femmes et qui prennent sans avoir le droit. Teodor, il sait avoir du respect, mais il ne sait plus aimer, il ne sait plus ouvrir le coeur pourri qui bat comme un handicapé de l’amour, de la vie. - Je vous offre un verre ou ce que vous semblez avoir ingurgité vous suffit déjà amplement? Il n’est pas dupe. ll sait les drogues. Il sait les maux et il peut sentir le sien émaner de son être. Ces idées d’écriture qui lui parviennent, il se demande si elles ne sont que des échos de son âme à elle ou simplement des fantaisies sur sa vie qu’il est en train de s’inventer. Lui, il n’est pas droit. Il n’est pas l’homme de rêve. Que des restants d’homme. Que des restants de rien. Pantin brisé, désabusé. Incapable de vivre dans ce moment présent, dans cette vie qui se colle à lui comme un insecte nuisible. Le poète n’arrive pas à s’en défaire et il est damné à vivre et survivre. - Je suis Teodor et vous êtes. Magnifique. Douce. Un fantôme de son passé pour le hanter.
Le manque de sa bague lui brûle le doigt, une absence de plus pour le crever, pour le détruire. C’est la première fois qu’il ose retirer le bout d’or blanc de ses phalanges et pourtant, il en sent le manque en ce moment.

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MessageSujet: Re: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Ven 17 Aoû - 16:39



The feelings that hurt most, the emotions that sting most, are those that are absurd - The longing for impossible things, precisely because they are impossible; nostalgia for what never was; the desire for what could have been; regret over not being someone else; dissatisfaction with the world’s existence. All these half-tones of the soul’s consciousness create in us a painful landscape, an eternal sunset of what we are. Teodor & Sadie


Elle en susurre des questions, mais est-ce que leur réponse lui importe vraiment ? Pendant longtemps elle ne s’est jamais posé cette dernière. Parce qu’on lui a appris à être comme ça. Un miroir qui n’oppose que le reflet désiré par celui qui s’y contemple. L’Humain est une égoïste créature qui, bien souvent, ne demande qu’à être confortée dans ses travers. En la matière elle n’a jamais commis de faux pas. Leurs besoins lui ont toujours été faciles à comprendre. Bien plus que les siens. Cercle vicieux où elle s’égare. Déterminée à bien faire. Quête de reconnaissance qui s’éternise. Où elle continue d’être façonnée, déconstruite. Elle n’est qu’une superposition de formes et de textures, aussi abstraite qu’un Kandinsky, mais dont bien peu, voir aucune, ne lui appartient vraiment.

- Non. Plutôt de manière générale. Ses paupières ralentissent leur incessant ballet, et les opales soutiennent les traits. Ça n’a guère l’air joyeux ce qui se passe dans la caboche de l’ombre. Mais après tout, qui viendrait se perdre ici, s’abandonner à une liquide addiction s’il n’y avait pas quelques tourments à l’intérieur. A faire taire. Quelques fêlures à combler qui nécessitent de sortir de chez soi. A la recherche de quelques ersatz. Loin de tous ces incessants rappels de solitude. Voilà la réponse à la seule question qu’elle n’a pas posée, implicite. Que désirez-vous obtenir ?
Contact singulier et intrusif. Une caresse induite par la tendresse, l’habitude. Une intimité différente et bien supérieure à un simple et banal corps à corps. Ce n’est pas le genre de geste auquel on a droit, ou que l’on dispense avec ce genre de rencontres. Pourtant il n’y a pas de surprise sur ce visage qui repose au creux de la main d’homme. Elle ne s’écarte pas. Parce qu’elle ne se rappelle pas avoir déjà été touchée ainsi. Et que c’est certainement la dernière fois que cela arrive. - Que le simple fait de poser mon regard sur vous m’amène l'inspiration perdue depuis des années et que derrière les apparences graciles, il semble se cacher un lourd tourment sous le voile de vos paupières. Alors il y a de ça. C’est cette détresse qu’elle semble exsuder qui l’a attirée vers elle. Mais il a tort. Il n’y a pas de tourment derrière ses paupières. Il n’y a rien. Rien d’autre qu’un cerveau malade. Et elle n’attend pas de compassion, de pitié pour ça. Elle n’en veut pas. Elle n’en mérite pas. « Qu’est-ce que ça vous inspire, ce que vous pensez voir quand vous me regardez ? » Elle n’a pas idée de la portée de sa question-ci. Elle ignore qu’un jour, la vie lui dispensera la vérité, et que ça lui fera mal.

- Les vautours vous observent depuis votre entrée. Sa répartie lui tire un éclat de rire presque silencieux qui fait frémir sa carcasse. Quel choix de métaphore adéquat. Les vautours ont de ça qu’ils ne tournent autour que des animaux les plus faibles, proches de la mort. C’est bien ce qu’elle est. Même s’ils ne la voient pas comme ça. Pour eux elle n’est rien de plus qu’une proie facile, malléable dans son état d’oubli artificiel. Mais elle s’en fout. Elle les utilise tout autant qu’ils le font avec elle. Elle n’est pas une victime. Pas de ça en tout cas. D’ailleurs, qu’est-ce que ça peut bien lui faire à lui, qui n’a pas l’air de se considérer du même acabit. « Mais vous êtes le premier à être arrivé. » Le sous-entendu est léger, pas certain d’être ressenti. Malgré ce qu’il prétend, elle ne sait pas encore dans quelle case le ranger.
- Je vous offre un verre ou ce que vous semblez avoir ingurgité vous suffit déjà amplement ? Il ne parle pas que du verre devant elle. Il n’y a qu’à la regarder pour s’apercevoir qu’elle nage déjà dans les brumes. Mais il n’y a pas de jugement dans la voix. Il a l’air de connaître ça. Elle laisse le liquide ambré glisser dans sa gorge et venir apaiser ses raisonnements. Est-ce que tout ce qu’elle prend lui suffit vraiment. « Que pourriez-vous m’offrir si ce n’est à boire ? L’inspiration née de ma seule présence vous suffit-elle en retour ? » Ironie légère et réaliste. - Je suis Teodor et vous êtes. En train de divaguer. Cerveau qui s'éparpille. A se dire que c’est un prénom qui inspire la rondeur et la tendresse. De ceux qu’on imagine volontiers quand on dévisage un bambin à la jolie tignasse bouclée et aux joues rebondies, étirées d’un sourire malicieux. « Sadie. » L’état de Grace est loin. Abandonné au profit d'un second prénom qui commence comme la tristesse.

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MessageSujet: Re: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Mar 21 Aoû - 0:38


un sentiment de déjà-vu
« Qu’est-ce que ça vous inspire, ce que vous pensez voir quand vous me regardez ? » L’homme égoïste qui se laisse guider par les souvenirs, par les envies de la retrouver. Il ne pense pas plus loin. Que ce qu’il a envie de voir, c’est à dire cette ressemblance physique frappante. Il se doute que derrière les airs, elles ne sont pas les mêmes. Cela ne l’embête pas pour le moment, cela ne le tracasse pas. Il a envie de répondre, mais la vérité serait trop désagréable à entendre et c’est hors de question de la faire fuir. Pas de tout de suite. Ce réconfort passager qui pointe le bout de son nez, il a envie de le ressentir.. Intensément. - Des histoires. Parce que c’est ce qu’il est, un écrivain. Un poète perdu, un homme sans muse pour lui offrir des idées, pour faire à nouveau jaillir cette inspiration manquante. « Mais vous êtes le premier à être arrivé. » Un rire. Elle possède un sens de la répartie et cela l’amuse, un peu. Des mois, des années qu’il n’a pas pu rire sincèrement. Un pantin encore vivant, mais sans but, sans rien. - Il faut bien que quelqu’un vous approche en premier. Quoi dire de plus? Rien. C’est plus simple ainsi.

Le corps se tend, il se crispe sous la main rugueuse de l’homme. Cette peau de porcelaine, il pourrait l’admirer pendant des heures. Comme l’autre fois. Comme la nuit d’il y a quelques mois.« Que pourriez-vous m’offrir si ce n’est à boire ? L’inspiration née de ma seule présence vous suffit-elle en retour ? » Teodor, il ne peut rien offrir que le chaos, que le coeur brisé et désabusé. Ce même coeur qui s’emporte juste à poser le regard sur elle, à respirer son odeur enivrante, différente pourtant. - Une discussion? Il ne sait pas ce qu’elle cherche ici. Il ne sait pas lui même ce qu’il est en train de faire. Ses yeux ne se détache pas d’elle. La seule dans son champ de vision. - Je ne demande rien en retour, ce n’est pas le but de mon approche. Vous êtes libre de faire ce que bon vous semble, partir et trouver un autre ou rester. Il ne va pas la retenir, il ne va pas forcer la poupée à rester en sa présence. Il n’est pas comme ça. Il veut plus, le poète. Parce que ca fait des années que les bribes d’idées ne viennent plus dans sa caboche.
Il fini le verre qu’il avait commandé un peu plus tôt. Le poison réchauffe le corps, la présence réchauffe le coeur meurtri. « Sadie. » Sadie. Sadie. Des idées d’histoires incongrues, il ne connaît rien de sa vie, mais les phrases se perdent dans sa tête pour repartir l’instant d’après. Cette envie de reposer la main contre sa peau délicate, mais elles s’enfoncent dans le fond des poches. La bague qui y traîne. Celle dont il se détache pour la première fois. Il n’a pas envie de passer pour l’homme marié qui s’amuse à jouer les infidèles. Pourquoi? Pourquoi est-ce qu’il accorde autant d’importance à ce qu’elle pense de lui?

Jouer les chevaliers, jouer les charmeurs. Il ne sait pas faire. Il se contente d’être lui. Des années avec la même femme, il n’en sait plus les convenances, les phrases pour attirer les femmes dans ses filets. Il prend les corps, sans effort. - Si on partait d’ici? Idée qui passe en tête. Pour se rendre où? Autre part où entendre le son de sa voix, quelque part où s'enivrer de la présence fantôme d’une femme qui n’est pas la sienne. Ce réconfort égoïste qu’il veut ressentir, qu’il désire garder entre les doigts pour s’en emparer et l’emprisonner. Qu’elle dise oui. Qu’elle dise non. Qu’importe. - Aimez-vous la musique? Question qu’il tend, parce qu’il sait jouer, parce qu’il sait composer les mélodies au piano et que ca lui semble plus intéressant que de rester planté ici. Là. Sous les regards. Sous la hargnes des vautours qui rôdent autour de la femme fragile pour s’en emparer et resserrer l’étau autour de sa gorge délicate. Ce n’est pas son intention. Lui, il risque de la briser d’une autre façon. Parce qu’il est con. Parce qu’il est là à penser à une autre, déjà. Elle aimait l’entendre jouer, elle pouvait rester des heures à l’observer lorsqu’il laissait ses phalanges s’amuser sur les touches. Ce regard de tendresse. Ces yeux qui manquent. Ce vide impossible à combler. - Je comprendrais votre refus. Pourquoi lui faire confiance? Il ne sait pas, qu’elle aussi à un autre homme dans sa vie. Un homme dont elle ne veut plus. Un homme qui ne risque pas d’aimer que le poète utilise sa douce comme muse de remplacement.
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MessageSujet: Re: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Mar 21 Aoû - 19:38



The feelings that hurt most, the emotions that sting most, are those that are absurd - The longing for impossible things, precisely because they are impossible; nostalgia for what never was; the desire for what could have been; regret over not being someone else; dissatisfaction with the world’s existence. All these half-tones of the soul’s consciousness create in us a painful landscape, an eternal sunset of what we are. Teodor & Sadie


- Des histoires. Les hommes qu'elle rencontre dans les bars ou ailleurs, ils en ont tous à raconter, des histoires. Toutes différentes. Où ils s'inventent le beau rôle dont ils pensent qu'elle a besoin. Mais ils ont tous le même but. Marchands de sommeil qui veulent la tenir éveillée. Et elle ça la distrait, ça l'amuse jusqu'où ils sont capables d'aller pour pouvoir l'allonger. Alors que franchement, elle n'en a rien à cirer de tout ce qu'ils peuvent bien lui raconter. Pourtant ce n'est pas bien difficile de les laisser croire qu'elle gobe leurs boniments. Sourires éclatants de suffisance pour éblouir la ravissante et inconsciente idiote.
Avant eux il n'y avait eu que Sasha. Tendre, insuffisant Sasha. Leurs étreintes aussi fades qu'elle était vide. Ses remarques sur son corps trop maigrelet pour porter les enfants qu'ils auraient. Ses promesses d'amour éternel qui aujourd'hui lui donnent envie de hurler. D'éclater de rire devant tant d'incongruité. On sera heureux tous les deux, qu'il professait, comme tes parents. Rien que d'y repenser ça la fait rire de nouveau, devant ce type qu'elle connaît à peine. Mais Sadie elle ne peut pas empêcher son esprit de divaguer, de penser que si c'est ça le bonheur, cette relation factice faite d'apparences capables de tromper leur monde, elle n'en veut pas. Elle refuse de céder à un mensonge de plus. Et elle préfère s'en amuser pour oublier que ça la révulse. Que ça la construite de travers. Oublier que ça la détruite.
 
Comme sous le coup de la colère, la chair révulsée agrippe le vieux zinc à s'en faire blanchir les jointures. Puis c'est la lassitude qui se pointe, qui fait retomber l'ire et plier le grand corps fatigué de tous ses excès. Le visage constellé vient se glisser au creux de son bras comme au creux d'un oreiller. L'azur mélancolique contemple sans vraiment le voir le visage du conteur. « Est-ce que j'aurais le droit de les entendre ? » C'est peut-être précisément parce qu'il les tait qu'elle les réclame. Elle a envie de voir de la franchise dans son silence. Elle a envie de croire qu'il la pense assez lucide pour lui épargner ses bobards alors qu'elle sait pertinemment de quoi elle a l'air. Pour quelques minutes, quelques heures peut-être, où elle n'aura pas à faire semblant d'être une proie aveuglément consentante. Où elle verra peut-être encore ce rire se faufiler dans ses traits tirés pour les faire disparaître un bref instant.
- Il faut bien que quelqu’un vous approche en premier. Et il a raison. Lui. Un autre. Sasha. Elle n'est pas regardante. Difficile de juger ce qui est réellement acceptable ou non, quand on a de soi l'image qu'elle a d'elle-même. - Une discussion ? « Je ne suis pas vraiment douée pour ce qui est de tenir une conversation. » On avait formé la Grace à sourire sur commande, à débiter des conneries sans nom et autre platitude. Mais pas à tenir une conversation plus substantielle. Cela requérait une vraie personnalité dont elle était dépourvue. Sadie n'est pas certaine d'être à la hauteur de ce code social pourtant basique. Et lui, pourquoi il n'est pas comme les autres, à juste vouloir qu'elle écarte les cuisses dans un succédané de nuit fauve. Il en viendrait à lui faire regretter de ne pouvoir faire semblant. Comme avec Sasha. Comme avec les autres. A défaut de pouvoir être elle-même. De pouvoir montrer qui elle est. Pour qu'ils réalisent tous ce qu'elle n'est pas.
Elle n'est personne.

- Je ne demande rien en retour, ce n’est pas le but de mon approche. Vous êtes libre de faire ce que bon vous semble, partir et trouver un autre ou rester. L'idée est tentante. Fuir. Ou simplement rejoindre celui qui lui a offert ce verre et qui la dévisage à l'autre bout du bar. Retrouver le goût amer mais addictif de la facilité.
Les traits de la poupée se déforment, reflet lisible des émotions qui lui passent par la tête sans que son minois étoilé se décide à s'arrêter sur une seule. Dans son cerveau fait de rouages grippés, elle a du mal à concevoir l'idée qu'il ne puisse rien attendre d'elle. Qu'est-ce que ça veut bien vouloir dire ? Qu'il veut simplement profiter de sa présence et de la soit disant inspiration qu'elle fait naître ? Sadie elle se souvient de sa main sur sa joue. Du bout de ses doigts égarés sur sa pommette. La tendresse fugace dans le regard. Il y a plus d'un détail qui cloche dans le décor. Quelque chose qu'il ne lui dit pas. Il attend quelque chose d'elle sans vouloir le lui dire. Ils attendent tous quelque chose.
Ses grands yeux se figent enfin. Idée saugrenue qui dessine un sourire. Ce type n'est peut-être rien d'autres qu'un tueur en série qui attend de pouvoir la dépecer au calme dans son coin. Non mais ça se tient. Elle a vu ça à la télévision. Beaucoup de meurtriers ne violent pas parce qu'ils en sont incapables et le font payer aux femmes de bien d'autres manières. Bah, après tout. Il lui rendrait bien service en la faisant mourir plus vite. L'imagination nébuleuse imagine déjà les gros titres dans la presse à sensation. Et les mines plus contrariées que contrites de ses parents. Voilà une idée qui lui plait.

- Si on partait d’ici ? Une question qui sonne comme une confirmation à ses pensées. Un seul regret. Elle n'a pas la certitude qu'il la tue chez elle. Il faudra peut-être qu'elle le lui demande. Petit éclat de rire machiavélique. Elle aimerait tellement que ce soit sa mère qui trouve ses bouts de cadavre. - Aimez-vous la musique? La question la sort de ses réflexions. Concentre-toi Sadie. L'esprit qui saute d'une idée à une autre aussi vite qu'elle enchaîne les verres. Elle se morigène, se force à se focaliser sur la voix de basse. Une question qui compte. Une question qui lui rappelle la platitude de ses goûts. « J'ai peur de ne pas savoir l'apprécier à sa juste valeur. Mais... » ... elle se souvient des notes de Rachmaninov ou de Tschaikovsky qui résonnaient dans sa salle de danse. Le maître de musique au piano et son professeur qui calquait le rythme du bout de sa canne. Et dans ce cadre de rigueur et de discipline, elle se sentait libre. ...je sais lui donner corps. Ou tout du moins le savait-elle.

- Je comprendrais votre refus. Ni une ni deux là voilà qui saute de son tabouret dans un semblant de pirouette. Sur le visage, une joie toute bonhomme à l'idée de se faire découper en morceaux. Elle en oublie les regards appuyés de l'autre type au bar. Elle oublie ses jambes maigrelettes qui flageolent, qui lui donnent l'air d'un bateau plus ivre qu'elle ne l'est en réalité.
Ses doigts trop longs, trop fins, qui font des miracles à cœur ouvert, se referment sur la main de l'ombre tangible. « Allez. Sortez-moi d'ici. Teodor. » Là voilà qu'elle les fait voguer vers la sortie sans lui demander son reste. Elle se faufile entre les carcasses épaisses, échouées en quête d'une sirène à soustraire. Elle n'en fera pas partie ce soir. Pas pour eux. Elle et sa joie enfantine à l'idée de trépasser.
Arrêtée en pleine course par une main qui se referme sur son poignet. Le regard s'élève sur la mine tout de suite moins enjôleuse de celui qui avait fait en sorte que son verre reste plein. Qu'est-ce qu'elle pensait déjà ? Ah oui, qu'ils voulaient tous obtenir quelque chose. - Tu t'en vas déjà ? Et sans dire merci en plus. Bon sang. On ne peut même pas mourir tranquille ici. ? « Désolé mon chou, mais ce ne sera pas pour ce soir. » Relâchant son supposé futur assassin, elle vient tapoter avec nonchalance la joue de trouble-fête. « Je suis certaine que tu en trouveras une autre pour réchauffer tes draps ce soir. » Le chou en question n'a pas l'air d'accord. Elle en mettrait bien une main à couper s'il n'était pas en train de lui tordre les deux.

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MessageSujet: Re: un sentiment de déjà-vu (sadie)   Ven 31 Aoû - 1:37


un sentiment de déjà-vu
Le passé dans le corps. Il fait du présent un oubli constant, parce qu’il affecte les autres sans le vouloir par ses actions qui le maintiennent dans un semblant d’état de vie. Il ne pense qu’à sa propre personne. Égoïste. C’est la raison de sa venue vers elle, de son approche innocente. Il ne se rend pas compte. De rien. Guidé par les idées qui se métamorphosent dans sa tête, par se souvenir d’elle et les traits qui se rassemblent dans la caboche. « Est-ce que j'aurais le droit de les entendre ? »  Il ne sait pas. Parce que ca n’a rien de concret, que des idées ici et là qu’elle fait naître dans la tête. Il est amoché depuis trop longtemps pour que les idées deviennent lignes et les lignes deviennent histoires. C’est encore trop tôt, mais elle fait vivre des embryons d’idée, de quelque chose qui pourrait le mener à un nouveau roman. - Je ne sais pas si elles pourraient vous plaire, et ce n'est pas à point. Lui mentir, pour ne pas qu'elle puisse savoir qu'elle est une muse de remplacement et rien de plus.
Les doigts jouent contre le verre, en dessine la forme alors qu’il ne se lasse pas de détailler la perfection du visage, d’un visage connu et inconnu à la fois. Elle. La réincarnation de sa femme. Pourtant, elles ne sont pas les mêmes. Elles ne dégagent pas la même chose et elles sont deux entités différentes, il en est bien conscient Teodor. Ca ne change pourtant rien. Il a envie de la voir un peu plus, de pouvoir vivre de souvenirs fantômes qui le font plus souffrir qu’autre chose.
« Je ne suis pas vraiment douée pour ce qui est de tenir une conversation. » Elle le sort de ses pensées, de ses rêveries qui ne sont pas vraiment d’elle alors qu’il avale le reste du liquide encore présent dans son verre. - Nous sommes deux. Teodor, il est handicapé des sentiments depuis trop longtemps, il ne sait plus comment les ressentir, comment se comporter avec les autres. Ermite qui se laisse vivre dans son propre monde, ce monde de chaos et de remords.

Le temps est en suspens. Aucune idée de ce qu’il est en train de faire, mais cet endroit ne lui convient pas pour une conversation, pour pouvoir être le poète qu’il a toujours été. Il n’est plus rien, que des lambeaux de passé, que des semblants d’homme. « J'ai peur de ne pas savoir l'apprécier à sa juste valeur. Mais… je sais lui donner corps » Elles sont différentes, mais les idées émergent dans sa caboche malade, dans sa tête de pouvoir observer la grâce de ses gestes, le gracile de son corps de mouvoir. C’est ce qu’elle lui inspire maintenant, c’est ce qu’il pense d’elle à présent. La danseuse étoile, cette histoire qui pourrait lui venir en tête. Il laisse pourtant les phrases se perdrent dans le néant, parce qu’il est autre part. Dans un passé qu’il ressasse, dans une vie vide de sens, parce qu’il ne profite de rien, que des manques, que du vide. « Allez. Sortez-moi d'ici. Teodor. » Il se détache du siège pour se diriger vers la sortie avec elle, mais un autre vient s’interposer. La main qui se fait ferme sur le bras de la douce, sur le poignet de la copie. Le corps se tend. Lui, il ne sait pas se battre, incapable surement. Pourtant, sa main muni encore de son verre vide vient l’écraser contre la tête de l’autre avec une force qu’il ne se connait pas.
Impossible de perdre cette perle. celle qui sait poser un baume sur le coeur. Il en a besoin, le temps que cela dur. Ce besoin de se sentir mieux, à l’aide du béquille. Il ne sera jamais plus saint, plus bien. Parce que le simple fait d’être encore envie le faire souffrir. Un peu plus. Le grognement entre les dents de l’autre et avant qu’il ne retrouve contact avec la réalité, il s’empare de la demoiselle avec douceur pour sortir de cet enfer, de cette bagarre dont il ne voulait pas vraiment. - J’espère qu’il n’a pas trop mal. Quoi dire d’autre, quoi dire de plus? Au fond, il se fou complètement de ce dernier.

Un moment de silence. Un moment de reprendre le souffle avant d’activer les pieds pour se mettre en marche. Il connait un endroit Teodor. - Il n’avait pas très envie de vous voir partir avec un autre. Les hommes qui se croient trop permis. Payer un verre et prendre possession d’une fille. Il n’a jamais été comme ça, il n’a jamais été comme les autres Teodor. Un âme de romantique, mais maintenant il n’a plus d’âme du tout. - Pas trop ébranlée? Il s’arrête. Devant une porte inconnue, qui n’est pas celle de sa demeure parce qu’il n’oserait pas lui montrer l’état pitoyable des lieux. - C’est ici. Le poète ne sait pas si elle a peur de lui, si elle risque de partir en courant avec ce qui vient de se produire, mais peu importe. Il a envie qu’elle soit près de lui. De garder ce faux sentiment de bien-être un peu plus, de sortir de cet état de torture par le biais d’une autre.
La porte de pousse. Une pièce vide. Une scène. C’est fermé, mais pas vraiment. Il connait des petits secrets, comme cet endroit. Son talent, il ne le montre pas à personne. Elle est différente, surement. Elle est comme Elle. Abigail. Un piano qui traîne sur la scène. Le silence. Eux. Et il entre, l’artiste, l’homme aimant. Ce manque à son doigt. Ca lui fait un mal de chien. - Il vous est toujours possible de retourner en arrière. Une dernière chance de quitter. Il lui tend encore un perche, le poète. Il n’a pas envie de lui faire peur. Il ne sait pas ce qu’il lui prend.

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un sentiment de déjà-vu (sadie)
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