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 s'amuser à prétendre. (luz)

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MessageSujet: s'amuser à prétendre. (luz)   Lun 13 Aoû - 13:18

« monsieur burton » irwin grimaça en entendant cette voix geignarde trainer derrière lui. il n’avait point envie de s’arrêter, surtout pour se retrouver nez à nez avec ce vieil homme roublard qu’était son propriétaire.  l’ainé continuait de marcher dans la rue, prétendant de ne pas avoir entendu c’était sa seule issue de secours, il avait une toute petite chance de survie. ses pas se firent plus rapides sur l’asphalte, dans l’infime espoir de le distancer. le gamin tentait même de se cacher dans la foule new-yorkaise, mais c’était sans compter la témérité de se vicelard de serpent. « monsieuuuur burton » que s’égosillait le vieil animal de son fort accent espagnol. il l’entendait courir derrière lui, ses pas lourds sur la chaussée. puis une main lui attrapa l’épaule et irwin sut qu’il était foutu. la mort l’attendait. dire qu’il avait un peu de retard sur son loyer était un léger euphémisme.  disons simplement qu’irwin avait tendance à perdre la notion du temps et ne pas forcément être très à jour dans ses paiements. mais quelques billets verts demain ou aujourd’hui, y avait-il vraiment une différence ? affichant son plus joli sourire, celui qu’il offrait à ses clients, il s’exclama de sa voix la plus mielleuse. « monsieur hernandez, je ne pensais pas vous voir ici. »  véridique. passant une main dans ses cheveux, irwin pencha légèrement la tête comme pour l’inviter à continuer, même si au fond ils savaient tous les deux de quoi il s’agissait. le vieil homme ne le décevait pas commençant à brandir ses bras dans tous les sens, l’espagnol prenant rapidement le dessus sur l’anglais.  du peu qu’il comprenait ce dernier disait que c’était une honte d’être aussi peu fiable (faux juste un problème d’organisation), et qu’il avait déjà été suffisamment sympa  avec l’ensemble de la famille. (faux c’était qu’un con assoiffé de pouvoir). que sans lui ils seraient tous à la porte (vrai, mais seulement parce qu’ils acceptaient de vivre dans ce taudis d’appartement).mais irwin n’était pas exactement certain du message que le vieil homme essayait de lui faire passer, après tout le peu d’espagnol qu’il connaissait provenait du cousin de dora, diego l’explorateur. « si si monsieur hernandez. » qu’il opina d’une voix douce. à force de s’énerver ainsi, le vieux risquait de faire une crise cardiaque. ça serait peut-être une bonne chose…. « écoutez on en reparlera plus tard là je dois y aller un truc important. » qu’il ajouta alors que des insultes en espagnol semblaient voler dans les airs. combien de fois irwin allait devoir lui expliquer qu’il ne comprenait rien quand il commençait à parler dans sa langue natale ? soupirant il vit l’air dubitatif du propriétaire, qui n’était point content de voir sa session ’ j’engueule irwin et je veux mon argent ‘  se terminer. « ah bon et vous allez où comme ça ? » qu’il questionna ses gros yeux globuleux soupçonneux. très bonne question. très très bonne question. irwin avait une folle envie de répondre n’important où tant que vous n’êtes pas là, mais il n’était pas certain que le propriétaire aime son humour. cherchant de l’aide autour de lui il s’exclama   « au cinéma je vais voir un film en français. » qu’il expliqua alors qu’il déchiffrait l’énorme affiche en quête d’information. le film avait l’air complètement pourri mais c’était une porte de sortie. le propriétaire semblait encore moins convaincu, peut-être parce que sans son béret et la baguette de pain irwin ne faisait pas suffisamment français pour s’aventurer dans ce genre de lieu sombre.   « et je vais être en retard je dois me dépêcher car je retrouve quelqu’un » et sans un mot de plus pour l’affreux bougre, irwin traversa la rue pratiquement en courant. sentant toujours le regard accusateur du serpent sur lui, l’ainé des burton avança à l’intérieur de la bâtisse. il allait même jusqu’à acheter un billet (15$ le film avait intérêt à être bien et sous-titré) et se faufila à travers la rangé de siège. il n’y avait pas foule ce qui ne l’étonnait point. il s’asseyait à coté d’une jolie rousse. « bonjour moi c’est irwin. si on vous demande quoi que ce soit on se connait. » qu’il expliqua rapidement tout essoufflé, un petit sourire encourageant au bout des lèvres. c’était une façon bien étrange d’aborder une inconnue. observant à droite puis à gauche comme s’il s’attendait soudainement à voir apparaitre son propriétaire.

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MessageSujet: Re: s'amuser à prétendre. (luz)   Mar 21 Aoû - 14:53

il y a deux types de jours pour luz adkins : les jours pairs et les jours impairs.
non, c’est une façon trop basique de résumer une vie.
il y avait en réalité les jours avec, et les jours sans. mais nous ne parlons absolument pas de moral ici ; c’est bien un « avec travail » et « sans travail ». et il allait de soi que luz, passionnée par ses missions diverses et variées, détestait les jours sans. parce qu’elle traînait dans l’appartement comme un animal en cage, cherchant une occupation – n’importe quoi. elle allait parfois embêter azhar à son atelier de peinture pour le regarder, le harceler pour qu’elle soit son modèle – pour une fois, pour changer un peu de scar – et jouer avec les pinceaux comme une gamine de douze ans ; pour le plus grand désarroi de son aîné qui la priait alors avec un peu trop de véhémence de faire autre chose – n’importe quoi.
mais ce qu’elle préférait le plus – quand elle avait terminé de se faire des tatouages temporaires sur une grande partie du corps au stylo bille – c’est aller se perdre dans le cinéma le plus proche devant un film d’auteur. si la plupart des gens ne comprenaient pas l’intérêt et la psychologie des films français de la nouvelle vague, luz les trouvait passionnants. dans un lyrisme époustouflant, elle s’amourachait des teintes et du grain apporté à la pellicule. elle s’amourachait de ces anti-héros perdus dans un égocentrisme déconcertant, calquant sa vie particulière – et de paria – à celles de ces gens qui vivaient alors des épopées extraordinaires.
luz était intouchable.
luz était lassée.
luz était insatisfaite.
luz était égoïste dans son besoin constant de mensonges.
après avoir harcelé et azhar et lex au téléphone pour que l’un d’eux les accompagne – essuyant les refus difficilement, insistant pour ne pas s’ancrer dans la solitude ; en vain – elle se décide à aller jusqu’au cinéma le plus proche en utilisant le métro. elle arrive bientôt dans un de ces cinémas de rue qui ne paient pas de mine de l’extérieur – et même de l’intérieur, avouons-le – mais qui passaient le genre de films que luz affectionnait le plus.
luz n’a pas vraiment beaucoup d’amis – son travail laisse une telle part d’ombre et de mystère que la plupart des gens se lassent, pensant que la gamine adkins est incapable de leur faire confiance – mais les rares qui demeurent ne comprennent jamais pourquoi luz perd son temps à regarder des films de « réflexion ». c’est vrai, c’est bien moins intéressant de réfléchir devant un film que d’aller se poser au cinéma devant un écran pour entendre et voir du « pan pan ! boum boum ! ». alors luz passait indéniablement pour la nana cérébrale et chiante qu’on abandonnait aux bons soins d’un godart ou d’un truffaut.
elle débourse une somme à laquelle elle ne prête pas attention – mais suffisamment dérisoire, à force de faire du charme au billettiste quasiment une fois par semaine – et va se poser dans l’un des fauteuils rouges à la mousse quelque peu défoncée. elle choisit toujours la même place : à la cinquième rangée – suffisamment proche pour bien voir, suffisamment loin pour ne pas loucher – et au siège numéro sept. parce que le six tient à peine debout, que le cinq est excentré et que le huit est inconfortable et dégueulasse.
alors qu’elle se place confortablement, remuant les hanches et le dos pour se caler de manière parfaite – c’est important, la position, quand on signe pour deux à trois heures sans bouger ! – un jeune homme se décide à venir s’asseoir à côté d’elle. elle lève les sourcils, étonnée, tentée de le remballer avec un « un film de jean rouch, ça s’apprécie seul » mais se demande curieusement sur quel siège se portera son choix. la peste ou le choléra ?
« bonjour moi c’est irwin. si on vous demande quoi que ce soit on se connait. »
elle ne voit pas quoi répondre, alors elle hoche la tête et tourne à nouveau son regard vers l’écran – l’impatience que le film débute créant un maelström de papillons dans son estomac. la passion, c’est compliqué à cacher.
et peu de temps après, alors que le film n’est toujours pas lancé, un vieil homme arrive. il baragouine en espagnol et semble fixer le jeune homme aux côtés de luz pour venir l’importuner. dans son impulsivité caractéristique et sa sensualité naturelle, luz pose une main sur la cuisse du garçon – irwin ? – et pose ses lèvres sur les siennes en un baiser rapide.
- chéri, tu es encore en retard !
elle minaude exagérément.
- tu as de la chance que le film n’ait pas encore commencé.
elle déplace sa main de sa cuisse à celle de son compagnon de la soirée, leurs doigts s’emmêlant alors que luz sort tous ses talents d’actrice hollywoodienne – si si – pour le regarder avec un amour débordant.
le vieil homme, qui s’apprêtait à les déranger – sans doute pour l’emmerder – affiche une moue boudeuse que luz remarque du coin de l’œil et décide d’aller s’asseoir quelques rangées plus loin.
luz pose sa tête sur l’épaule d’irwin pour murmurer à son oreille :
- rhaaa, le lourd… je suis sûre qu’il va revenir nous embêter pendant le film. on parie combien ?
elle dépose un baiser sur sa joue en se redressant, se collant exagérément – encore –  à lui pour lui adresser un clin d’œil complice. pas certain que luz porte un intérêt particulier au film dans ces conditions, mais après tout… quel intérêt quand on connaît déjà la plupart des films de la nouvelle vague sur le bout des lèvres ? c’est bien plus intéressant de savoir quelle direction va prendre cette rencontre inattendue !

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MessageSujet: Re: s'amuser à prétendre. (luz)   Jeu 23 Aoû - 13:19

le gamin soupira, ses doigts agrippant les rebords du siège usé. le corps tendu, irwin s’attendait déjà au pire. le petit avait dû improviser, le vieux serpent ne lâchant pas si facilement l’affaire. il était bien trop rusé, et l’ainé des burton sentait le piège se refermer sur lui. il était trop tard pour faire machine arrière. le gamin devait se laisser prendre à son propre jeu. sa mère lui avait toujours expliquer à quel point mentir était mal. que nier ce qui était vrai, que taire ce qu’on devrait dire était peu catholique. et pourtant ces dernières années irwin ne semblait faire que ça, ignorant les conseils de celle qui l’avait mis au monde. c’était peut-être pour cette raison qu’il se retrouvait toujours enfoncé dans ce genre de situations inexplicables. il n’aurait peut-être pas dû mentir au sujet du film, il le savait, mais sous la panique du moment il n’avait pas vraiment eu le choix. il devait une somme conséquente à son propriétaire, et l’éviter avait pour le moment porté ses fruits. mais maintenant, face à l’échéance, il savait qu’il ne s’en sortirait plus si facilement. il lui faudrait bien plus qu’un simple bobard, quelques mots qui sonnent faux au bout de la langue pour revenir indemne. tomber dans ses bonnes grâces semblait être la mission numéro un. (ou pas changer d’appartement était peut-être une meilleure option) heureusement pour lui, l’inconnue qui se trouvait à côté de lui semblait encline à jouer selon les règles du jeu. elle et sa chevelure flamboyante. elle qui ne le connaissait pas du tout. elle qui souhaitait aider une pauvre âme en peine comme la sienne. dans cette part de malheur il avait peut-être de la chance finalement. il lui offrait son plus doux sourire, reconnaissant. cependant, la tension présente dans ses épaules ne se dissipait point. il pouvait toujours sentir le regard acéré de son propriétaire sur son dos, alors que ce dernier venait à son tour de rentrer dans la salle de cinéma. le vieil homme semblait déterminé à récupérer ce qu’il lui était dû. les ongles d’irwin s’enfoncèrent un peu plus dans le tissu du siège inconfortable dans lequel il était plus ou moins assis. intérieurement, il maudissait ce vicelard le traitant de tous les noms alors qu’à l’extérieure il lançait un regard paniqué à la demoiselle. un cri silencieux de détresse. un batsignal dans le ciel. cette dernière ne se démonta point, redoublant d’une confiance intimidante pour retarder l’avancé du vieux monsieur. sous ses airs paisibles, se cachait une véritable lionne. sauvage. indescriptible. sensuelle. il sentit une main s’aventurer sur sa cuisse, alors que des lèvres qui ne demandait qu’à être embrassées se rapprochaient des siennes. le baiser fut rapide et très convaincant. le gamin se sentait tout chose, n’ayant pas eu de rapport si proche avec une fille depuis des années. ce qui était plutôt triste pour tout avouer. son cœur battait à la chamade, tambourinant dans sa poitrine alors qu’il se laissait faire. boom. boom. boom. « oui désolée chérie on m’a retardé dans la rue. » qu’il explique d’une voix emplie d’excuses comme pour l’adoucir. et toc pour le vieux serpent qui écoutait surement. il passa gentiment une main sur la joue de la jolie inconnu, replaçant une mèche rebelle derrière son oreille. il ne savait pas jusqu’où il pouvait outrepasser ses droits, mais il souhaitait se montrer tout aussi convainquant qu’elle. il alla même jusqu’à embrasser la tempe de la demoiselle, aspirant par l’occasion une touche de parfum féminine. voyant que monsieur s’était enfin assis à quelques rangées du ‘couple’ il murmura avec une touche de ferveur dans la voix « merci beaucoup je te revaudrais ça. ». les yeux toujours emplis d’émerveillements alors que la jeune femme posait sa tête sur son épaule. il savait que de loin l’image semblait parfaite : un couple heureux. regardant un film français en amoureux, quoi de plus romantique ? même le vieux vicelard ne pouvait rien faire face à cette inéluctable vérité. vérité fausse, mais vérité tout de même. plaçant son bras autour de ses épaules, timidement, respectant tout de même son intimité il écoute cette femme pleine de mystères. « oh surement ! c’est un vieux vicelard qui n’a peur de rien » qu’il opina d’un signe de tête, frissonnant en entendant les murmures de la voix de la demoiselle, alors qu’une petite moue se formait au bout de ses lèvres. il en perdait presque ses mots alors que la bouche de la jeune femme se retrouvait à nouveau contre sa joue. semblant découvrir de nouvelles parcelles de son corps. c’était un geste intime, proche, délicieux. irwin qui d’habitude était si réservé avait le sang qui lui montait au joue. rougissant de manière peu viril, il tentait de conserver une contenance. le feu redoublait dans son corps lorsque feu redoublait dans son corps lorsqu’elle se rapprocha encore un peu plus de lui, dans la manière du possible. « c’est que tu prends ton rôle bien à cœur » qu’il lui chuchota au creux de son oreille un regard malicieux. il l’aimait bien cette fille. elle avait gagné une place dans son cœur au moment même où elle ne s’était pas défilée. au contraire, la gamine semblait avoir une belle paire de cojones ce qui était renversant. «et par ailleurs, comment tu t’appelles chérie ? si je dois embrasser une si jolie femme j’aimerai au moins savoir comment je dois l’appeler. » qu’il expliqua flirtant quelque peu, parce qu’elle était belle, et aussi par habitude avec les clientes du café. se rendant compte que la demoiselle ne s’était même pas présenté.

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MessageSujet: Re: s'amuser à prétendre. (luz)   Mer 29 Aoû - 12:49

c’était franchement pas dans la nature de luz adkins de venir au secours de la veuve et de l’orphelin. en général, lola se perdait dans un « moi, je » absolument déconcertant et totalement agaçant. parce que rien n’intéressait plus mademoiselle adkins que sa petite personne, son emploi du temps et dino (donald) brezlas. mais en voyant ce garçon se perdre dans la salle de cinéma avec un vieux aux trousses, luz ne s’était pas sentie capable de l’envoyer paître.
est-ce qu’elle aurait gagné de la gentillesse, dans la nuit ? ou mieux, une âme ? sans doute. en tout cas, il fallait espérer.
« oui désolée chérie on m’a retardé dans la rue. »
elle fronce les sourcils, se retourne légèrement pour voir apparaître le vieux monsieur. et elle s’empresse de s’exclamer, avec son tact et son franc-parler légendaires.
- ces gens ! ils ne savent jamais quand s’arrêter ! on a le droit à une vie privée !
elle baragouine avec agacement, ses joues nacrées se teintant d’une jolie couleur rosée face à l’énervement. au fond, si luz joue un rôle – et ça l’amuse d’ailleurs vachement – elle est réellement agacée pour ce garçon. elle ignore ce qu’il en est réellement, mais être emmerdé dans la rue fait partie de ces choses innombrables qu’elle ne supporte pas. que ce soit pour une association caritative ou pour parler affaires, si la rue est un endroit public, c’est également un endroit où luz apprécie d’être seule. parce qu’on sort rarement dans la rue sans avoir d’endroit où se rendre… et que luz se perd souvent dans ses pensées.
« merci beaucoup je te revaudrais ça. ».
elle hausse les épaules – autant que faire se peut – avec un sourire léger. ça voudrait dire que… qu’ils vont se revoir ? sans trop comprendre pourquoi, luz se sent un peu toute chose. parce que si luz a du succès auprès de la gente masculine, elle n’est pas franchement habituée à avoir des rendez-vous. en général, les hommes sont des goujats avec elle, lui proposant de se rendre directement à la case « baise » et de se dire adieu après.
- je n’oublie jamais ce genre de promesses.
elle ronronne avec un clin d’œil avant de poser sa tête sur son épaule et de lui murmurer d’autres choses. néanmoins, elle ne peut s’empêcher d’être un peu déçue quand il ne prend pas le pari. lola avait envie de mettre un peu de piment dans ce film qu’elle connaît par cœur avec un petit pari… et peut-être continuer. l’adrénaline et le jeu sont deux choses auxquelles ziggy résiste mal.
« oh surement ! c’est un vieux vicelard qui n’a peur de rien »
- non mais vraiment, on parie ?
elle relance. elle rit pourtant légèrement en le voyant rougir suite à son baiser sur sa joue.
« c’est que tu prends ton rôle bien à cœur »
- toujours !
elle répond avec un grand sourire. s’il savait, ce garçon, tout ce que luz est amenée à faire pour ses primes… pour être payée. si rien n’est véritablement illégal – bon, un peu, mais sans tuer personne ou mettre en danger des gens – et si elle ne vend pas son corps ou d’autres choses comme ça, luz joue sans cesse des rôles pour ne pas se faire cramer par les forces de l’ordre.
- et toi tu rougis. j’te fais de l’effet ?
elle demande avec un sourire malicieux. elle aime déjà beaucoup l’idée de l’asticoter. après tout, luz est joueuse !
«et par ailleurs, comment tu t’appelles chérie ? si je dois embrasser une si jolie femme j’aimerai au moins savoir comment je dois l’appeler. »
si le chérie la crispe un peu – l’habitude d’évoluer dans un monde d’homme où on la considère rarement comme capable de les égaler – elle ne le montre pas. et puis… wait… embrasser ? lola ne fait pas partie ces allumeuses qui provoquent pour ensuite tourner les talons, mais elle ne pensait pas que ça irait aussi loin… son charme est-il si infaillible que ça ?
- je m’appelle…
réflexion intense sur le prénom à lui donner. ziggy ? lola ? luz ? luz ? lola ? ziggy ? lola ? ziggy ? luz ?
- luz. et toi ?
nouveau sourire – qui s’était tari plus tôt – quand elle se persuade que rien n’est déjà acté ni terminé. ce n’est pas comme s’ils allaient se marier d’ici deux heures pour être tombés fous amoureux l’un de l’autre… si ?
et puis, du coin de l’œil, luz voit le vieil homme se rapprocher. elle se lève d’un bond – en emportant avec elle son rencard – pour regarder l’intrus d’un œil enflammé et coléreux.
- je vous prie, monsieur, d’arrêter de nous déranger.
elle gronde d’un ton pourtant capable – ou pointe néanmoins la menace.
- si vous continuez de nous importuner, je vais être forcée d’appeler la sécurité.
elle se retourne ensuite vers son inconnu.
- viens chéri, partons. ce vieux monsieur m’a dégoûté du cinéma pour aujourd’hui.
elle suggère mais ne fait aucun geste ni aucun pas en direction de la sortie sans avoir l’aval de son compagnon. elle ne voudrait pas créer d’autres problèmes… après tout, elle ne sait absolument rien ni de l’un, ni de l’autre.

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MessageSujet: Re: s'amuser à prétendre. (luz)   Lun 3 Sep - 13:19

la jeune femme n’avait pas froid aux yeux, ne cillant même pas devant l’expression énervée du propriétaire. bien au contraire, cette dernière réaffirmait sa position avec fougue. irwin ne pu s’empêcher de l’observer avec admiration. monsieur hernandez était connu comme le loup blanc dans l’immeuble, personne ne l’aimait, tout le monde l’évitait. à toujours s’époumoner sur les autres, à énoncer des méchancetés, à proliférer des menaces d’évictions. on pouvait difficilement le qualifier comme quelqu’un d’aimable. mais c’était new-york, et pour conserver un toit au-dessus de leurs têtes, personne ne disait rien. le sang-froid dont faisait preuve la belle inconnue la rendait encore plus intrigante. le feu semblant se consumer dans les pommettes de ses joues.   « ces gens ! ils ne savent jamais quand s’arrêter ! on a le droit à une vie privée ! »   « on est bien d’accord » qu’il opina avec ferveur donnant raison à sa fausse petite amie. il n’avait pas besoin de se retourner pour sentir la contrariété suinter du corps du vieux bonhomme. il ne devait pas avoir l’habitude de se retrouver aussi ouvertement juger. savoir qu’il n’aimait pas ce qu’il entendait ne faisait qu’élargir un peu plus le mince sourire présent sur les lèvres d’irwin. en même temps il ne l’avait ni contraint à le suivre ou encore à l’écouter. le serpent c’était mis lui-même dans cette situation. «  je n’oublie jamais ce genre de promesses. » des propos énoncés de façon si intime alors que la demoiselle déposait sa tête sur son épaule. le parfum de son shampoing venant chatouiller le nez du jeune homme. elle sentait bon, douce et piquante à la fois. mais le gamin tentait de ne pas s’y attarder trop longtemps, ne voulant pas passer pour une personne dérangée. néanmoins, ce sentiment de proximité relevait de l’inconnu pour irwin qui n’avait plus fréquenté de femmes depuis daisy, quatre ans plus tôt. qui aurait cru qu’élever son frère et sa sœur lui aurait demandé de renoncer à sa paire de couilles, à tous contacts avec la gente féminine, comme un prêtre devant la présence divine? il soupira tentant de chasser ses pensées.   « et moi je tiens toujours les miennes » qu’il lui chuchota un sourire espiègle ce frayant sur son visage. irwin burton était un homme de parole. c’est ainsi que ses parents l’avaient élevés. depuis leur mort, le jeune homme ressentait le besoin de leur faire honneur. « non mais vraiment, on parie ? »  l’ainé des burton laissa échappé un petit rire du bout de ses lèvres, alors que luz insistait. sa spontanéité la rendait rafraichissante. il commença à faire une petite moue, prenant quelques secondes pour réfléchir juste pour l’embêter un peu plus. c’était presque bizarre de se comporter si aisément avec une fille qu’il venait tout juste de rencontrer et qu’il ne connaissait ni d’eve ni d’adam. « si tu y tiens tellement…. » qu’il commença  à dire d’une voix douce. « je suppose qu’on peut parier…mais que serait la mise ? » le ton intrigué, le sourcil inquisiteur il attendait la suite. la situation continuait toujours à le surprendre. lui rougissant comme un adolescent amouraché. lui perdant toute virilité en quelques secondes. était-il se facile à lire ? mon dieu il n’osait pas imaginer. « et toi tu rougis. j’te fais de l’effet ? »   « une partie de moi voudrait te répondre que j’ai juste un peu trop chaud, mais ça serait un peu cliché. et une autre préfère se dire que t’es pas moche  à regarder, et que je suis bien heureux d’être tombé sur toi. j’aurai pu me mettre en couple avec la dame au chat deux sièges plus bas et ça aurait pas été la même chose. elle m’aurait surement donné des coups avec son sac à main. » qu’il avoua avec une grande honnêteté une pointe d’humour dans la voix. irwin n’était pas avare de grands discours, mais choisissait toujours ses mots avec soin. et puis il avait l’impression que de beaux compliments la jeune femme devait en entendre beaucoup. elle avait ce physique qui restait dans les esprits, qui faisait détourner le regard. il n’avait pas honte à l’admettre, il n’était qu’un homme. et après toutes ses confessions, c’était enfin le moment pour elle de lui révéler son identité. « luz. et toi ? »   « luz. intéressant. » il appréciait sentir son prénom rouler sur sa langue. le dire à voix haute la rendait que plus réelle. son prénom était surprenant, comme la personne qui le portait. était-ce le diminutif d’un prénom beaucoup plus long ? la question lui pendait au bout des lèvres, mais il ne commenta pas. son identité avec presque des origines latines, et pourtant c’était bien une rousse à la peau laiteuse qui se tenait dans ses bras. il se demandait quelle histoire pouvait bien se cacher derrière ses lettres.   « quoi tu ne t’en souviens pas ? alors que je te l’ai dit en arrivant ? » qu’il demanda d’un air faussement offusqué, le visage meurtrie par cette fausse trahison. lui qui avait eu la politesse de se présenter dès ses premières paroles. apparemment son identité n’avait pas marqué plus que ça la demoiselle. il ne savait pas vraiment comment prendre cette information. c’est peut-être pour cette raison, alors qu’il avait baissé ses défenses, qu’il n’avait pas vu le vieux vicelard à nouveau approcher. c’est que bordel ce dernier ne lâchait rien. une froideur l’envahi, serrant plusieurs fois son poing. ses ongles enfoncés dans la peau il prit une grande inspiration, même si l’envie de le frapper était bien présente. il y avait une limite à tout, ligne invisible que le propriétaire ne semblait ni voir ni comprendre.  « je vous prie, monsieur, d’arrêter de nous déranger. »  il ne semblait pas être le seul à bouillonner à l’intérieur. les mots acérés de la demoiselle frappèrent l’ennemi.  « si vous continuez de nous importuner, je vais être forcée d’appeler la sécurité. »   la menace était réelle. il pouvait sentir à quel point luz était sérieuse, et qu’elle pensait chacun des mots énoncés. irwin se leva à son tour, lançant un regard mauvais au vieux monsieur. « vous ne manquez vraiment pas d’air » fut la seule chose qu’il fut capable d’énoncer, alors qu’il réfléchissait déjà à dix façons de le tuer et de se débarrasser de son corps sans finir en prison. « viens chéri, partons. ce vieux monsieur m’a dégoûté du cinéma pour aujourd’hui. »  sa colère faisait presque trembler ses mots. et pourtant c’était tout juste si le vieux monsieur comprenait le sens. « oui allons-nous en. » son ton était catégorique. peut-être suffisamment froid pour que le message devienne clair. plaçant doucement la main sur le dos de la jeune femme, il la poussa avec gentillesse vers la sortie. « et ne vous avisez plus à venir me harceler lorsque je suis avec ma petite amie. » qu’il souligna avec force le regard perçant. et alors qu’ils passaient tous les deux devant lui, il chuchota « ça ne me fera pas rapporter l’argent plus rapidement. »

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MessageSujet: Re: s'amuser à prétendre. (luz)   Jeu 6 Sep - 10:53

si on avait annoncé à luz adkins qu’elle rencontrerait un jeune homme tout à fait charmant dans le cinéma où elle passe le plus clair de son temps libre, elle n’en aurait pas cru ses oreilles. aider les gens ne fait pas franchement partie de ses priorités, mais irwin avait de la chance : ce jour faisait partie de ceux – très rares – où luz se sentait seule et avait besoin de son prochain pour se raccrocher au pétillant de la vie. néanmoins, même dans des moments de solitude extrême et pesante, luz n’en demeurait pas moins luz. et elle n’avait pas franchement sa langue dans sa poche. si ça avait pu aider, luz aurait même été capable de minauder et de papillonner des cils face au vieux croulant… mais étant donné le masque de colère et d’amertume qui collait au visage de cet homme, elle avait préféré changer d’idée.
« si tu y tiens tellement…. je suppose qu’on peut parier…mais que serait la mise ? »
sourire qui étire les lèvres d’une luz intriguée.
- un rendez-vous ? un vrai. pas comme celui-ci.
petit clin d’œil. luz est joueuse, et luz n’a pas franchement envie que les choses s’arrêtent là. elle avance à l’aveuglette, mais luz a toujours aimé le flot d’adrénaline se déversant dans ses veines palpitantes. alors dans tous les cas, s’il accepte, ils sont gagnants. elle, parce qu’elle nourrira sa curiosité et son envie de le connaître davantage, lui parce que…
- et si je perds, je paie.
voilà, comme ça, il a une vraie raison d’accepter. alors elle le taquine un peu, remarque la teinte plus rosée de ses joues. dans la pénombre environnante, ce n’est pourtant pas évident ! mais il y a aussi la posture de son corps, comme s’il était un peu embarrassé.
« une partie de moi voudrait te répondre que j’ai juste un peu trop chaud, mais ça serait un peu cliché. et une autre préfère se dire que t’es pas moche  à regarder, et que je suis bien heureux d’être tombé sur toi. j’aurai pu me mettre en couple avec la dame au chat deux sièges plus bas et ça aurait pas été la même chose. elle m’aurait surement donné des coups avec son sac à main. »
le franc parler du garçon la laisse pantoise et bouche bée. bien sûr, on a déjà fait des compliments à luz concernant son minois, mais elle le trouve tellement sincère que ça la touche profondément. et elle rit légèrement à la fin de sa phrase.
- si tu veux, je peux te donner des coups de sac à main.
elle lui adresse un clin d’œil, accuse les « cchhuuuut » des quelques personnes assises devant. elle pose une main sur sa bouche, adresse néanmoins un regard courroucé aux sièges où – elle pense – sont installés ceux qui lui demandent de faire moins de bruit. il est vrai que ce n’est pas réellement un lieu pour faire connaissance.
« luz. intéressant. »
petit haussement d’épaules. elle s’est souvent demandée, luz, si c’était une idée de ses parents – les adkins – ou si c’était sa génitrice qui l’avait choisi. n’ayant jamais obtenu de réponses, elle ne parvenait pas à le trouver particulièrement joli ou intéressant. c’était luz, c’était tout. elle préférait davantage ziggy, son « nom de scène », mais on ne choisit pas son prénom n’est-ce pas ?
« quoi tu ne t’en souviens pas ? alors que je te l’ai dit en arrivant ? »
elle sursaute légèrement, se touche la joue d’un air distrait ; c’est comme si elle s’était faite gifler. voyons luz, tu gâches encore tout, marmonne la petite voix qui la pousse toujours à la solitude. elle marmonne, bafouille.
- je suis affreusement désolée… c’est irwin, c’est ça ? j’étais tellement concentrée sur le vieux monsieur que je n’ai pas fait très attention. et puis, c’est un réflexe le « et toi ? »… je… je n’ai pas oublié.
elle fixe ses jambes, les joues rougies par la gêne et par la colère envers elle-même. elle rencontre un garçon charmant, et tout ce qu’elle trouve à faire, c’est ne pas retenir son prénom. heureusement qu’elle n’a pas fait ça avec donald « dino » brezlas.
heureusement, le vieux monsieur revient les importuner, ce qui sort immédiatement luz de sa transe d’auto-flagellation. elle monte sur ses grands chevaux, et s’empresse de le menacer. elle se rend compte après tout qu’elle ne connaît rien de l’histoire et que c’est peut-être irwin qui a fait quelque chose de mal, mais peu importe. luz est ancrée dans une certaine neutralité, ne prenant jamais parti pour rien – à part elle-même. alors changer ses habitudes… juste une fois… ça ne va pas la tuer.
« oui allons-nous en. et ne vous avisez plus à venir me harceler lorsque je suis avec ma petite amie. »
petite amie. ces deux mots accolés la troublent plus que ce qu’elle n’aurait cru. ce n’est pas une mijaurée ou une incurable romantique, luz. très terre à terre (peut-être trop), elle s’est résignée il y a quelques années maintenant qu’elle ne serait jamais véritablement en couple. pas tant qu’elle aurait cette occupation-là. et pourtant, même si c’est un mensonge, ça gonfle son cœur de joie de s’entendre être « la petite amie » de quelqu’un.
irwin murmure autre chose, mais luz n’entend pas vraiment. elle attrape sa main, se fraie un chemin jusqu’à la sortie. la lumière du jour, dehors, l’aveugle quelques instants. elle pose sa main libre au-dessus de ses yeux, cligne plusieurs fois. et elle ne fait pas gaffe au fait qu’elle continue de tenir la main d’irwin.
- qui a gagné le pari, du coup ? parce que nous ne verrons pas la fin du film… même pas le début…
si son ton est boudeur, le sourire énigmatique qui lui étire les lèvres l’est beaucoup moins. elle se sent toujours un peu mal d’avoir oublié la première chose qu’il lui ait dite, mais tente de passer à autre chose. ressasser le passé ne fera pas avancer le présent.
- mince alors, on dirait que nous allons être obligé d’avoir un rendez-vous.
son sourire s’élargit, et luz devient comme une gamine un soir de noël. elle a envie de sautiller et de frapper dans ses mains, mais contient de peu cet excès d’énergie. après tout, ce n’est qu’une rencontre comme une autre… mais du fait de son métier, luz manque cruellement d’amis. alors elle ne demande que ça, de papoter avec quelqu’un… en sachant pertinemment qu’elle devra laisser des zones d’ombres, parce qu’elle ne peut dire à personne ce qu’elle fait ; parce que ce n’est pas bien, pas éthique.

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MessageSujet: Re: s'amuser à prétendre. (luz)   Dim 16 Sep - 5:22

irwin et luz c’était une rencontre fortuite entre deux inconnus comme on en voit des centaines tous les jours. c’est les fils des parques qui s’entremêlent quelques instants pour s’effiler ensuite. mais ils semblaient tous les deux prêt à lancer les dés en défaveur du destin. cette belle ingénue ne perdait pas le nord. elle l’observait, les prunelles malicieuses. un rendez-vous ? un vrai. pas comme celui-ci. un petit sourire timide s’étira le long des commissures du garçon. toute sa confiance avait soudainement disparue. les mains un peu moite, il évaluait songeur la proposition. un rendez-vous romantique. c’était des mots étranges sur sa langue, un goût de l’inconnu. une saveur qu’il avait fini par oublier. la faute à son travail. la faute à sa famille. la faute aux responsabilités. la faute à la vie tout simplement. « avec moi ? » qu’il demanda presque en s’étranglant, le doute perçant dans la voix. idiot qu’il était, bien évidemment que c’était avec lui et pas avec le chat de la vieille dame deux sièges plus loin. les battements de son cœur s’arrêtèrent quelques instants, avant de battre à tout rompre dans sa poitrine. boom. boom. sa respiration devenait plus calme, retrouvant un semblant d’autorité sur son corps. il ne comprenait pas vraiment lui-même pourquoi il était dans un état pareil, tout ça semblait lui échapper. le regard perçant, il pinçait les lèvres. un « oui » semblait vouloir s’échapper de ses lèvres, alors qu’aucun son sortait de sa bouche. irwin qui avait toujours été courageux, n’osait pas sauter les pieds joints dans le vie. pourtant, il savait qu’après l’avoir défendu bec et ongle devant son propriétaire il lui devait au moins ça. la volonté de continuer à mettre du piment dans leur vie. de sortir de leur zone de confort. « d’accord, mais seulement si tu me jures que tu n’es pas déjà en couple ou mariée » qu’il concéda ne souhaitant pas voir débarquer un amant en colère, les poings en sang. il fallait savoir jouer la carte de la sécurité avant de prendre des risques inconsidérés. cette notion s’appliquait aussi aux femmes. surtout à elle d’ailleurs. puis, ce fut au tour d’irwin de se lancer dans un discours poignant. regorgeant de sentiments, parsemé de vérité, avec une touche d’humour. si tu veux, je peux te donner des coups de sac à main. il accompagna son rire à celui de la demoiselle. il commençait à apprécier son sens de la répartie, sa façon de avoir toujours quelque chose à lui répondre. sa voix toujours teintée de défi. luz l’intriguait. elle lui donnait envie de mieux la connaitre, de découvrir ses secrets. je suis affreusement désolée… c’est irwin, c’est ça ? j’étais tellement concentrée sur le vieux monsieur que je n’ai pas fait très attention. et puis, c’est un réflexe le « et toi ? »… je… je n’ai pas oublié. il avait pu apercevoir la luz confiante, la luz amoureuse, la luz séductrice, et voilà qu’elle lui dévoilait cette fois-ci une part plus vulnérable d’elle-même. il se sentait presque coupable de lui avoir fait remarqué son oubli. il n’avait pas souhaité la mettre mal à l’aise. bien au contraire. les joues rosies, le regard déviant. cette nouvelle facette était à manier avec douceur et subtilité. « ce n’est pas grave luz. » qu’il articula gentiment, plaçant une main sur sa joue. comme si la fraicheur de sa peau pouvait combattre le feu de ses pommettes. « si je m’étais aussi retrouvé soudainement devant un inconnu super sexy, j’aurai à peine retenu son prénom. » qu’il souligna les yeux pétillants pour alléger l’atmosphère. c’était suffisant pour délier les tensions et ne pas retenir les oublis. un moment presque trop intime, alors que le vieux serpent hernandez rôdait toujours autour d’eux. après avoir parlé avec force, et abruptement, défendant leur territoire , le « couple » sorti du cinema. irwin bouillonnait encore intérieurement, partagé entre la colère, et l’inquiétude. il se demandait si après ces échanges acérés il aurait toujours un toit au-dessus de la tête pour lui et sa famille. une pointe de regret perçait presque sur son visage. il avait parlé sans réfléchir, sans penser au après et à toutes les personnes qui comptaient sur lui. un grand idiot, voilà ce qu’il était. soupirant, il plaça une main dans ses cheveux. il tentait de regagner son sang-froid alors qu’il se retrouvait maintenant à l’air libre en compagnie de la jeune femme. « encore désolé pour ce vieux monsieur, je me suis permis de t’entrainer dans mes histoires sans te demander ton avis. » qu’il s’excusa platement après quelques secondes de silence. il l’avait déjà fait, mais il avait besoin de le redire. de lui montrer à quel point il était désolé de la tournure des évènements. du moins concernant le vieux monsieur, il était content d’avoir rencontré luz. - qui a gagné le pari, du coup ? parce que nous ne verrons pas la fin du film… même pas le début…un sourire énigmatique brillait sur le visage de la rouquine. « huuum je ne sais pas…mais si ça peut te consoler il avait pas l’air siiiii bien que ça comme film. » qu’il éluda avec un grand sourire détendu, lui donnant amicalement un petit coup d’épaule. content finalement de ne pas à avoir subir ce chef d’œuvre cinématographique français. comme un enfant devant son sapin de noël. mince alors, on dirait que nous allons être obligé d’avoir un rendez-vous. « oh mon dieu non je vais mourir. » qu’il s’exprima sur un ton faussement théâtrale, la main sur le cœur, le visage agonisant devant la mort atroce qui allait l’attendre. en réalité il était lui aussi secrètement content de la situation. attrapant sa main, ils traversèrent le passage piéton, se faisant bousculer par les autres newyorkais. c’était toute la beauté de la ville. « je t’ai promis un véritable rendez-vous, mais est-ce-que un rendez-vous mcdo à emporter et aller manger l’happy meal à central park fera l’affaire pour le moment ? » qu’il demande en pointant du doigt l’enseigne jaune et rouge qui semblait briller entre tous les immeubles. tel un batsignal dans le ciel, un appel en détresse de son ventre contre la famine.

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