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 concrete jungle. (aran x gioia)

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MessageSujet: concrete jungle. (aran x gioia)   Jeu 9 Aoû - 9:07

new york. la grosse pomme. une ville dans laquelle tu ne pensais jamais mettre les pieds. et pourtant, te voilà, aujourd’hui dans cette ville mythique. c’est assez marrant de se dire qu’avant aujourd’hui, tu n’avais jamais été quitté l’europe. t’as jamais vraiment eu les moyens de partir aussi loin, pas vraiment l’occasion et honnêtement ça te stressait de quitter ton père. tu sais qu’il fait de son mieux pour lutter contre ses vices, mais qu’il a des moments de faiblesse, comme tout humain. alors t’es jamais vraiment partie. jusqu’à aujourd’hui. tu pensais que charlie viendrait te chercher à l’aéroport mais elle n’a pas pu à cause de ses cours. tu lui as assuré que ce n’était pas grave et que tu viendrais la chercher, elle, à la fin de la journée. t’as pris un taxi sans vraiment savoir où lui dire de te conduire. t’as répondu le queens directement, sans savoir. le taxi, il a ri et puis il a demandé de quel côté. « peu importe. » t’as plusieurs heures à tuer, gioia, alors vraiment, peu importe le lieu. ça te permettra de découvrir la ville. la tête adossée sur le siège, t’observes les bâtiments qui défilent devant tes yeux, tous aussi grandioses les uns que les autres. tous brillants, géants, ils reflètent la lumière. t’es éblouie. t’as l’impression de rêver éveillée, un peu comme d’habitude en somme, mais en mieux. le voyage s’arrête un peu abruptement entre deux klaxons et un feu rouge. tu donnes l’argent sans vraiment écouter le montant et tu quittes l’habitacle pour être accueillie par les bruits de circulation. les gens semblent pressés et fourmillent sur le trottoir à une allure vive. les feux de signalisation vacillent du rouge au vert rapidement. le bruit est constant. tu saisis la poignée de ta valise et tu commences à marcher. sans vraiment savoir où aller, sans aucun plan en tête. t’as absolument rien prévu pour ce voyage, gi. t’as fait ta valise en quatrième vitesse quand charlie t’a dit que c’était possible que tu prennes place sur son canapé. t’as booké le premier vol possible pour la ville qui ne dort jamais. t’as l’impression de voir la city de londres à une beaucoup beaucoup plus grande échelle. t’es un peu dépassée par tout ce que tu vois, littéralement. des petites échoppes aux food trucks, en passant par les gratte-ciels, tes yeux vacillent dans tous les sens et tu ne sais plus où donner de la tête. t’en oublies presque de regarder devant toi, au point de bousculer un passant qui s’énerve. tu tentes de t’excuser mais il a déjà disparu dans la foule. même à l’autre bout du monde, les gens sont tous les mêmes. tu passes devant un petit café. tu vas te mettre là, dessiner pendant quelques heures et tu vas éviter tous dégâts, gioia. tu passes la porte et la vibe hipster du lieu t’envahit. tu poses tes affaires près d’une table libre avant d’aller te commander un thé (à peine cliché, tu sais). tu sors ton matériel, sketch book, crayon, gomme, feutres, marqueurs. cette ville effervescente t’inspire. t’aurais peut-être dû voyager plus, sortir de ta zone de confort, découvrir le monde. tu commences à griffonner, sans trop y penser. des buildings, des néons et des gens, par milliers. t’imagines ce à quoi ressemble new york la nuit, illuminée de couleurs plus chaleureuses les unes que les autres. tu tournes la page. tu te sens tellement inspirée par tout ce nouveau qui t’entoure. t’as tellement de choses à voir encore. si tu n’avais pas peur de te perdre, tu serais déjà partie de part et d’autre de la ville pour en voir chaque recoin. peut-être que tu te verrais bien vivre ici, pas quelques jours, mais peut-être bien une vie entière. tu relèves la tête, satisfaite de tes derniers sketchs. tu en retravailleras possiblement un pour en faire un travail plus fini, plus tard. le petite café s’est rempli sans que tu le remarques, mais la majorité des personnes dans la file ne font que des commandes à emporter, les tables sont quasiment toutes libres. tu remarques d’ailleurs, un homme, a l’autre bout de la pièce. il a une expression assez froide et fermée. il a l’air pensif. et seul, aussi. tu recommences à tracer des traits par automatisme. tu passes tes yeux de ta page qui se noircit à son visage. tu te demandes, gioia, quelle est son histoire. tu te demandes à quoi il pense. il t’intrigue, cet homme. peut-être qu’un autre jour, tu ne l’aurais même pas regardé deux fois. mais aujourd’hui, sa pose, son visage, cet air un peu bourru, ça t’inspire. ta main bouge machinalement, dans tous les sens. tu effaces, tu recommences, tu griffonnes. il a ce tu-ne-sais-quoi qui te fascine.
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